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Appel à communications : "Bis repetita placent. Remake et technologie dans le cinéma et les séries télévisées du monde anglophone", Grenoble, 3-5 octobre 2013

« Bis repetita placent » ? Remake et technologie dans le cinéma et les séries télévisées du monde anglophone

Colloque inter-laboratoire CEMRA (Université Stendhal Grenoble 3) et GRIC (Université du Havre)

Université Stendhal Grenoble 3, les 4 et 5 octobre 2013.

Lorsque Serge Daney déclare en 1991 « Ne sera gardé du cinéma que ce qu’on pourra refaire », il dénonce en fait la tendance des studios hollywoodiens à tabler sur le succès d’œuvres antérieures pour alimenter leur usine à rêves, créatrice d’une mythologie qu’il oppose à l’œuvre d’art unique qui « se conserve », alors qu’« une mythologie ne cesse, au contraire, de se gérer, de se recycler selon l’air du temps et l’état des techniques. » Cependant, le remake est loin d’être une pâle imitation de l’œuvre originale et bien des chefs-d’œuvre consacrés sont desremakes, de The Man Who Knew Too Much (Hitchcock, 1956, remake de son propre film de 1934) à A Star is Born (Cukor, 1954, remake de Wellman, 1937), de Scarface (Scorcese, 1973, remake de Hawks, 1932) à The Departed (Scorcese, 2006, remake de Lau et Mak, 2002, et deG-Men, 1935), de True Grit (les frères Coen, 2010, remake de Hathaway, 1969) à 3:10 to Yuma (Mangold, 2007, remake de Daves, 1957). Tous les genres se prêtent aux remakes alors que les technologies évoluent, permettant une actualisation substantielle à partir d’une trame scénaristique connue. L’évolution d’autres facteurs clé, tels que le jeu d’acteur ou les enjeux sociétaux, poussent aux remakes, notamment de films comiques, dramatiques ou politiques.

À travers des études de cas aussi bien que des réflexions théoriques, le colloque tentera de répondre aux questions que toute étude desremakes soulève : quel est le statut du remake ? Quelles sont ses relations avec l’œuvre antérieure ? Que mettent à jour les modulations scénaristiques, esthétiques et technologiques ? En particulier, les typologies des remakes proposées par Michael Druxman, Harvey Roy Greenberg ou, plus récemment, Constantine Verevis peuvent être envisagée à la lumière des nouvelles technologies, qui élargissent les différents types de remake déjà repérés. Si, comme l’affirme Greenberg, le remake est « pré-vendu » au public qui reconnaît l’œuvre originale, l’apport technologique sert-il exclusivement cet objectif de (pré)vente ou peut-on en discerner d’autres fonctions ? Ainsi, on notera que certains films ressortent, inchangés à l’exception de leur « transformation » de 2D en 3D ou voient leurs effets spéciaux « mis à jour ». S’agit-t-il d’une forme nouvelle de remake, et ces ajouts digitaux répondent-ils à la même logique que la colorisation subie en leur temps par les films originellement distribués en noir et blanc, ou que les remakes parlant de films muets, dans la mesure où la technologie altère l’expérience spectatrice ? S’agit-t-il d’un retour aux sources du « cinéma des attractions » permis par la technologie numérique ?

Ces questions sont d’autant plus pertinentes à l’ère des technologies numériques qui repoussent les limites de fabrication de mondes imaginaires. Les films d’horreur, de science-fiction et de fantasy sont depuis longtemps sujets aux remakes et à la sérialité, notamment à l’âge d’or du cinéma et jusque dans les années soixante, où s’enchaînaient les DraculasFrankenstein et autres Nosferatu. Le numérique a permis une recrudescence des remakes de science-fiction et de fantasy, que ce soit sur le grand ou le petit écran. Peut-on en mesurer l’apport, idéologique et esthétique, au-delà de la démarche économique répondant à l’attente d’un public friand d’effets spéciaux et de films en 3D ?

On peut également s’interroger sur la nature et la valeur de la métamorphose la plus récente du remake qu’est le reboot, où ce ne sont plus des films individuels mais des « franchises » entières qui sont remises à zéro et relancées (Star Trek, 2009, Spiderman, 2012). Le phénomène pointe du doigt les nouvelles stratégies mises en place par des studios cherchant à renouveler leurs franchises les plus rentables. Pourtant si la trame générale reste plus ou moins la même d’une mouture à l’autre, les intrigues unitaires peuvent être totalement inédites, les personnages et leurs biographies entièrement refondés, l’esthétique des séries radicalement repensée, tandis que des échos de nature très différentes (scènes ou dialogues qui se répondent d’un métrage à l’autre sans nécessairement se copier) rendent plus complexes qu’autrefois les liens unissant les originaux à leurs remakes. Lorsque Tim Burton, en 2001, qualifie de « reimagining » sa version de La Planète des singes, il cherche à se défendre de l’accusation d’inutile remake, mais il souligne également les possibilités créatives nouvelles offertes par la technologie numérique en même temps qu’il met en avant la capacité d’un auteur à se réapproprier un matériau préexistant et à s’éloigner de celui-ci, au même titre que l’adaptation (et cette deuxième Planète des singes, pour reprendre cet exemple, n’est-elle pas aussi une seconde adaptation du roman de Pierre Boulle avant d’être le remake du premier film ? La distinction a-t-elle encore un sens ?).

Nous invitons les participants à explorer ces questions théoriques et le rapport entre technologie et remake ainsi que l’évolution de celui-ci, en particulier depuis une trentaine d’années et l’apparition des technologies numériques ;

  • Ainsi, on pourra s’intéresser à la représentation, et la mise en scène de la technologie dans les remakes eux-mêmes (notamment les enjeux esthétiques et idéologiques) ;
  • Le remake connaît de nombreux dérivés : quel statut donner à des séries et des films homonymes de l’original dont ils s’inspirent, mais que tout semble séparer ?
  • Comment traiter les cross-overs : la série qui devient film (Twin Peaks, Star Trek…) ou le film qui devient série (M*A*S*H*) ? Quand considère-t-on avec le changement de média que le remake est une adaptation, au même titre que l’adaptation littéraire ?
  • Les remakes de télévision : comment expliquer l’apparition récente des remakes télévisés (Battlestar GalacticaBionic WomanV,Knight Rider, Hawaii Five-O, Charlie’s Angels), ou, si l’on veut, l’absence si longue du phénomène sur le petit écran ? Quel rôle, esthétique ou thématique, y joue la technologie ? Quelles sont les spécificités des remakes télévisés vis-à-vis du cinéma ?
  • Enfin, que dire du rôle des technologies dans la diffusion élargie des films et séries télévisées et les « échos » comme le vidding, desremakes amateurs parodiques postés sur Internet et diffusés par les réseaux sociaux, le rôle des blogs et des fanzines électroniques dans la faisabilité économique d’un remake ?

Les propositions de 350 mots en français ou en anglais, accompagnées d’une notice bio-bibliographique de 200 mots environ sont à envoyer àClaire.Maniez@u-grenoble3.fr et Donna.Andreolle@univ-lehavre.fr pour le 15 février 2013.

Call for papers : ‘Spaces of Television: Production, Site and Style’, University of Reading, 18-20 September 2013.

Call for Papers:

‘Spaces of Television: Production, Site and Style’

University of Reading

Wednesday 18 – Friday 20 September 2013

The culminating conference arising from the AHRC ‘Spaces of Television’ project will be held at the University of Reading from Wednesday 18th to Friday 20th September, 2013. Proposals are invited for papers and/or panels on the theme of ‘Spaces of Television: Production, Site and Style’. The project is about television fiction produced in the UK from 1955-94. It analyses how the material spaces of production (in TV studios and on location) conditioned the aesthetic forms of programmes. We are interested in how fictional spaces represented on the screen across a range of drama during this period negotiated the opportunities and constraints of studio and exterior space, film and video technologies, and live-ness and recording.

While we particularly welcome papers that specifically address British TV drama during this period, we will also consider comparative perspectives concerning dramas from other television industries, import/export, transnational exchange, co-productions and spatially-themed studies of earlier or later dramas.

Possible topics include but are not limited to:

  • The institutional and aesthetic relationships between the spaces of television production (studio, location) and dramas’ social, political and cultural meanings.
  • Histories and historiographies of television drama, particularly relating to production strategies and institutional contexts.
  • The social and cultural meanings of the spaces depicted in télévision drama: e.g. heritage spaces, the urban and the rural, regional, national and foreign spaces, fantasy spaces.
  • Case studies of television dramatists, actors, directors, producers, designers, or other production staff focusing on mise-en-scene and issues of space.
  • The relationship between television dramatic space and performance, and the social and cultural meanings of performance in different spatial and aesthetic contexts.
  • Analysis of the dramatic conventions of television genres and their realisation through the use of space and mise-en-scene.
  • The spatial significance of particular production techniques and/or special effects in television drama.

Proposals for 20 minute papers in the form of a 250 word abstract (or outline of a three person panel) should be submitted to Dr Billy Smart (w.r.smart@reading.ac.uk) by Friday 25 January 2013.

We welcome proposals from both established scholars and early career researchers including postgraduate students.

‘Spaces of Television’ is an AHRC-funded research project led by the University of Reading in collaboration with the University of Leicester and the University of Glamorgan.

Further details of the project can be found at:

http://www.reading.ac.uk/ftt/research/Spacesoftelevision.aspx

Parution TV/Series, n°2, "Les séries télévisées dans le monde : Echanges, déplacements et transpositions"

Parution du numéro 2 de TV/Series, “Les Séries télévisées dans le monde : Échanges, déplacements et transpositions”.

Ce numéro est en ligne à l’adresse suivante:

http://www.univ-lehavre.fr/ulh_services/Numero-2-Issue-2,1656.html

SOMMAIRE

Preface (Sylvaine Bataille et Sarah Hatchuel)

1. Échanges : « Mirroir, Mirroir »

  • Donna Andréolle, Gérald Billard, Arnaud Brennetot, Bertrand Pleven, Amandine Prié. « Subversive suburbia : L’effondrement du mythe de la banlieue résidentielle dans les séries américaines »
  • Donna Spalding-Andréolle. « … Paved with the Best Intentions ? Utopian Spaces in Star Trek, the Original Series (NBC, 1966-1969) »
  • Jennifer Houdiard. « La série catalane Ventdelplà, entre réalisme et utopie »
  • Valérie Foulquier. « Promenades au cœur du Village : L’articulation des espaces dans la série Le Prisonnier »
  • Sébastien Lefait. « Dystopian Villages : Surveillance and Re-mediation in The Prisoner »
  • Eric Gatefin. « La représentation de l’espace américain dans The West Wing »
  • Florence Cabaret. « Representations of Power Shifts Between Great Britain and India in The Jewel in the Crown (ITV, 1984) »
  • Amandine Ducray. « Take Me Back to Dear Old Blighty ? Déplacements, hybridation et oscillation identitaires dans les séries humoristiques à contenu ethnique à la télévision outre-Manche (1972-2011) »

2. Déplacements : circulation et adaptation

  • Eliane Wolff. « Du Mexique à l’Île de La Réunion : Études de réception de deux telenovelas “créolisées” »
  • Shannon Wells-Lassagne. « Crossing the Pond : Adapting The Office to an American Audience »
  • Justine Huet et Sathya Rao. « Les Invincibles en France : Temps et espace d’une adaptation »
  • Stéphane Thévenet. « La localisation à l’étranger dans les séries télévisuelles contemporaines et l’affirmation internationale de la Corée du Sud »
  • Marine Legagneur. « Importations, transpositions, adaptation dans le feuilleton quotidien Plus belle la vie »
  • Marie Tréfousse. « Jean-Paul Boher, ou le détournement du héros de 24 Heures chrono par Plus belle la vie »

3. Transpositions : intertextualité et transferts

  • Ronan Ludot-Vlasak. « Canon Trouble : Intertextuality and Subversion in Queer as Folk »
  • Natalie Depraz et Frédéric Mauriac. « Figures de la mobilité dans la série télévisée Dr. House et dans le service d’urgence médicale ERIC : Étude comparative de phénoménologie appliquée »

Notices biographiques des auteurs

Appel à communications : Philoséries, "Philosopher avec les séries télévisées", n° 5 : A la Maison Blanche

Philoséries « Philosopher avec les séries télévisées »

Episode n°5 : A la Maison Blanche

Vendredi 5 et samedi 6 juillet 2013, Paris.

Appel à contributions (pdf)

Le cycle de colloques « Philosopher avec les séries télévisées » initié en 2009 avec Buffy, tueuse de vampires se propose d’analyser chaque année une série télévisée déterminée, sur un mode à la fois monographique et interdisciplinaire. Pour 2013, renouant avec les thématiques ouvertes en 2011 avec le colloque consacré à la série 24h chrono, nous proposons de concentrer notre attention sur A la Maison Blanche (The West Wing), série américaine en sept saisons créée par Aaron Sorkin et initialement diffusée de 1999 à 2006. Mettant en scène de façon à la fois uchronique et réaliste sept ans de vie « à la Maison Blanche », et plus précisément dans « l’aile ouest » (« The West Wing ») qui abrite les bureaux de la Présidence américaine, la série suit les deux mandats successifs du président démocrate Josiah Bartlet (Martin Sheen) et de son équipe.
En continuité avec les précédents événements Philoséries, ces journées doivent s’entendre comme d’abord philosophiques, tout en étant largement ouvertes aux contributions d’autres sciences humaines et sociales : histoire, droit, science politique…  Si les dimensions éthiques, politiques et historiques en particulier de l’univers A la Maison Blanche méritent d’être analysées avec toute l’attention requise, les communications pourront s’attacher à d’autres questions, du moment qu’elles permettent de contribuer à répondre à celle qui sert de fil conducteur à l’ensemble du cycle : dans quelle mesure la série télévisée fictionnelle peut nous aider à mieux philosopher sur le monde, à mieux le comprendre, à mieux exister en lui ? Le fait-elle nécessairement, ou sinon, à quelles conditions ?
Le colloque aura lieu les vendredi et samedi 5 et 6 juillet 2013.
Les communications dureront chacune 30 mn et seront suivies de 15 mn de discussion. Merci de bien vouloir envoyer vos propositions (max. une page) à allouche.sylvie@gmail.com avant le 1er février 2013. Une réponse vous sera donnée avant le 1er mars 2013. Nous prions en outre les contributeurs de remettre leur texte définitif en vue de sa publication avant le 1er novembre 2013.

Comité d’organisation :
Sylvie Allouche (IHPST, U. Paris 1 – CEM, U. of Bristol)
Sandra Laugier (PhiCo, U. Paris 1)
Marjolaine Boutet, (CHSSC, U. de Picardie)

Philoséries « Philosopher avec les séries télévisées » – Episode n°4 : L’univers Battlestar Galactica

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – UFR de Philosophie – EA PhiCo Philosophies contemporaines – EXeCO Expérience et Connaissance

Philoséries « Philosopher avec les séries télévisées » – Episode n°4 : L’univers Battlestar Galactica

Lundi 3 décembre 2012, entrée libre, inscription recommandée

Cité Internationale Universitaire de Paris – Fondation Lucien Paye, 45 B Boulevard Jourdan, 75014 Paris – Métro Porte d’Orléans ou Tram Montsouris ou RER Cité Universitaire

http://philofictions.org

Programme

09:00-09:15 Accueil et introduction (Sandra Laugier et Sylvie Allouche)

Matinée : Anthropologie du cylon

I.  Le cylon est-il un homme comme les autres ? (Sandra Laugier)

  • 09:15-09:45 : Donna Andréolle : A Tale of Two Toasters (part 1) : Evolutions de la figure du cylon dans Battlestar Galactica (versions 1978-79 et 2003-09)
  • 09:45-10:15 : Olivia Chevalier-Chandeigne : L’homme et la machine : reformulation d’une distinction classique
  • 10:15-10:45 : Ophir Levy : Le cylon est-il un humain en souffrance ?
  • 10:45-11:15 : Discussion
  • 11:15-11:30 : Pause

II. Quel genre d’autre le cylon est-il ? (Marco Dell’Omodarme)

  • 11:30-12:00 : Pascale Molinier : Battlestar Galactica : un féminisme choral ?
  • 12:00-12:30 : Sylvie Allouche : Aperçus sur l’« altersubjectivité » cylon
  • 12:30-13:00 : Discussion

Après-midi : Physique et métaphysique dans l’univers de Battlestar Galactica

III. Des temps et des dieux (Marc Cerisuelo)

  • 14:15-14:45 : Mehdi Achouche : A Tale of Two Toasters (part 2) : Caprica et le « cyborg spirituel »
  • 14:45-15:15 : Sylvaine Bataille : Quelques enjeux philosophiques de la présence de l’Antiquité dans Battlestar Galactica
  • 15:15-15:45 : Isabelle Périer : Destin, providence et temps cyclique : quelle liberté pour les personnages du Battlestar Galactica ?
  • 15:45-16:15 : Discussion
  • 16:15-16:30 : Pause

IV. Vertigineux espaces (Monica Michlin)

  • 16:30-17:00 : Sarah Hatchuel : Vivre une fiction authentique ? Les rencontres (virtuelles ?) d’Amanda et Daniel Graystone dans Caprica
  • 17:00-17:30 : Thibaut de Saint-Maurice : Battlestar Galactica ou le spectacle de l’humanité perdue dans l’immensité
  • 17:30-18:00 : Discussion
  • 18:00-18:15 : Conclusion (Sylvie Allouche)

Comité d’organisation

Sandra Laugier (EXeCO, Paris 1)

Sylvie Allouche (IHPST, Paris 1 – CEM, Bristol)

Monica Michlin (Paris 4)

Marco Dell’Omodarme, (EXeCO, Paris 1)

Contact et inscription : allouche.sylvie@gmail.com

Pour des informations supplémentaires sur la journée d’étude et le programme Philoséries en général, voir http://philofictions.org.

Publication : la sériephilie. Sociologie d’un attachement culturel, Hervé Glevarec

La sériephilie. Sociologie d’un attachement culturel, Hervé Glevarec, Ellipses, Paris, 2012.

Depuis une dizaine d’années, les séries télévisées de provenance américaine sont devenues l’objet déclaré de passion de la part de catégories peu enclines jusque-là à valoriser ce genre télévisé, tout autant qu’un format de premier plan dans la programmation de soirée des grandes télévisions en France. Que se passe-t-il donc de si nouveau depuis les années 1990 du côté des séries télévisées ?
À partir d’entretiens avec une trentaine d’amateurs, corpus dont le noyau dur est constitué d’une population de jeunes adultes, cet ouvrage rend compte des raisons d’une passion qui met en avant la valeur des personnages, aux personnalités fouillées, fréquemment traversés par des questions existentielles et pourvus de talents ignorés, mais aussi des univers narratifs troublants par leur rapport aux sentiments, au quotidien et aux faits du monde, ce qui en fait des sortes de fictions de l’ordinaire. Les séries contemporaines sont des séries à hypothèses. Elles offrent un espace de questionnement et de projection à des jeunes adultes notamment, individus en devenir et aux identités plus labiles qu’auparavant.

Information et sommaire : http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8742

Appel à communication: Adaptations et transferts télévisuels dans la francophonie

Appel à textes pour le no6 du journal en ligne Alternative Francophone

http://ejournals.library.ualberta.ca/index.php/af

Thème : Adaptations et transferts télévisuels dans la francophonie

Comme l’a montré Albert Moran dans TV Formats Worldwide, la circulation de programmes télévisés (séries, jeux, émissions d’actualité) a été accélérée dans le contexte de la mondialisation. Le succès de ces programmes dans leur pays d’accueil sera d’autant plus grand qu’ils auront été préalablement reconditionnés pour répondre aux attentes spécifiques de leur(s) public(s) cible(s). L’objet de ce sixième numéro d’Alternative Francophone sera de s’interroger sur la nature et la forme de ces transferts dans le contexte francophone notamment à partir des axes de réflexion suivants, mais pas uniquement :

-Analyse et/ou comparaison d’adaptations d’émissions télévisées (séries, sitcoms, reality shows, etc.) entre espaces francophones. L’accent pourra être mis sur les questions de représentation ethnique, sexuelle et sociale. On se demandera notamment si la pratique de l’adaptation et du changement de format dans le contexte francophone peuvent faire l’objet d’une théorisation particulière.

-Comparaison entre les pratiques télévisuelles en vigueur entre espaces francophones. On pourra se questionner sur l’usage qui est fait de la langue française et de son éventuelle cohabitation avec d’autres langues à travers les pratiques de la traduction et du doublage.

-Comparaison entre programmes télévisés francophones et non-francophones. On pourra notamment s’interroger sur l’influence qu’exercent les programmes anglophones sur ceux produits dans le contexte francophone. On se demandera également dans quelle mesure le produit télévisuel francophone peut rivaliser avec son équivalent anglophone à partir d’études de cas précis. Est-il légitime de parler comme beaucoup de spécialistes d’un « retard » des séries francophones?

-Modes et stratégies de construction de l’identité francophone dans les médias, qu’ils soient minoritaires ou majoritaires, en particulier la télévision. On pourra se demander comment les francophonies se représentent entre elles et quelle image d’elles-mêmes elles donnent à voir aux publics non-francophones.

-Collaboration et compétition au niveau international entre médias francophones. On s’interrogera sur les rapports de force à l’œuvre entre médias francophones du centre et de la périphérie pour ce qui est en particulier de la construction de l’information.

Calendrier de publication :

Les auteurs sont priés d’adresser leurs articles à Sathya Rao (srao@ualberta.ca) et Chris Reyns-Chikuma (reynschi@ualberta.ca) avec comme objet : « Proposition AF/6 ». Les articles ne respectant pas le protocole de publication ne seront pas acceptés. Pour toute demande d’informations, veuillez contacter Sathya Rao et/ou Chris Reyns-Chikuma.

-Remise des articles : 15 janvier 2013

-Réponse aux auteurs : fin mars 2013

-Publication en ligne : fin juillet 2013

Vient de paraître : Isabelle-Rachel Casta Pleins feux sur le polar

Aujourd’hui, le genre policier s’aventure et fleurit loin, bien loin souvent de son origine narrative « classique » : le crime se chante, se dessine et se peint, se met en scène, jouxte la littérature d’enfance autant que la nouvelle fantastique, se fait loufoque ou bien nous glace le sang… En un mot, le crime contamine toutes les formes de la fiction contemporaine.
Et c’est là l’idée forte de ce livre : en un siècle et demi, à mesure que s’éloignait l’ancien canon des frontières du littéraire, le dire policier est devenu la mère de tous les récits. Il leur a transmis son esthétique, ses propres registres d’attente et de réception, et il imprime son rythme (énigme-leurres-indices-résolution partielle-dénouement) à la « posture » mentale de générations entières.
En terme de problématologie (Michel Meyer), on peut dire que la procédure criminelle est à la fois du côté de la question (comme la science-fiction) et de la réponse (comme le mythe) et que, ainsi, elle nous constitue en sujet lyrique, contrairement à bien d’autres créations de la modernité.
Oui, tout se passe comme si l’œuvre criminelle savait trouver en nous une forme d’acquiescement fasciné, d’addiction sans retour, consumés que nous sommes par le feu noir.

Isabelle- Rachel Casta est professeur de littérature à l’université d’Artois; spécialiste des oeuvres noires, tant criminelles que fantastiques, elle a écrit de nombreux articles sur la dark fantasy, la sérialité et les sagas vampiriques et à publié récemment Nouvelles Mythologies de la mort.

 

Pour le sommaire , voir  http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100420840

Appel: NeMLA 2013: Theorizing Tension in Television Drama

NeMLA 2013:

Theorizing Tension in Television Drama

Appel à contribution

Date limite : 30 septembre 2012

Recent years have seen the rise of TV dramas (Mad Men, Luck) that downplay tension in favour of atmosphere and characterization: yet tense dramas like True Blood and 24 have also thrived. What can theoretical readings reveal about these diverse series? Papers on all current and recent televised drama series welcomed. Possible approaches include, but are not limited to, psychoanalytic, chronotopic, formalist and ecocritical.

300-word abstracts (include name, affiliation and email) to Rod Cooke,rpc2108@columbia.edu.