Archives par mot-clé : reconnaissance

Parution – À tout prix (Marie-Astrid Charlier, Chloé Delaporte, Marie-Eve Thérenty (dirs.))

À tout prix

Histoire et enjeux des récompenses culturelles

Sous la direction de Marie-Astrid Charlier, Chloé Delaporte et Marie-Eve Thérenty

Presses Universitaires de Vincennes

2026

Présentation

Premier livre à étudier les prix culturels, artistiques et médiatiques de l’espace francophone dans leur diversité (littérature, théâtre, cinéma, télévision, musiques populaires, art contemporain, bande dessinée, jeux vidéo), du XIX siècle à nos jours.

Aucun domaine n’échappe désormais à l’augmentation du nombre de prix culturels, qui croisent des intérêts esthétiques, économiques, sociaux et politiques.
À travers une pluralité d’approches (littérature, histoire de l’art, études cinématographiques et théâtrales, arts plastiques, sociologie, économie, sciences de l’information et de la communication), cet ouvrage propose une analyse comparée des prix littéraires et artistiques dans l’espace francophone, en examinant tant leurs modalités d’institutionnalisation que leurs effets sur les carrières, les œuvres, les publics et leur rôle dans la définition des normes.

Table des matières

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Appel (colloque) – La reconnaissance des modernes

La reconnaissance des modernes

Dates : 11-12-13 mars 2027

Lieux : Caen et Paris

Échéance des propositions : 1er septembre 2026

Organisé par Julie Anselmini et Alexandre Gefen, avec la collaboration de Maxime Decout et Olivier Guerrier

Définie dès Aristote comme le passage de l’ignorance à la connaissance, la reconnaissance est dans une œuvre narrative ou dramatique un moment structurant de l’intrigue, étroitement lié à la péripétie et au pathos. De L’Odyssée à la tragédie grecque, de la comédie latine aux romans grecs, la reconnaissance apparaît comme une scène de vérité, où le monde retrouve soudain sa cohérence. Elle s’appuie souvent sur des signes matériels ou indices sensibles (cicatrice, objet, nom, récit), dont la fonction est de restaurer une identité fissurée par le temps, l’exil ou la substitution. Mais alors que, des corpus antiques au XVIIe siècle, la scène de reconnaissance constitue un dispositif poétique central, à la fois normé et fortement ritualisé, à partir de l’âge classique, puis surtout avec l’émergence du réalisme et du roman moderne, la reconnaissance, comme scène spectaculaire, est progressivement disqualifiée. Comme l’a montré l’ouvrage déterminant de Terence Cave dans Poétiques de l’anagnorisis (Classiques Garnier, 2022), la reconnaissance fait de la littérature un scandale : « une pierre d’achoppement, un obstacle à la crédibilité ; elle trouble le décorum qui permet aux lecteurs raisonnables et aux critiques de parler de littérature ». Jugée artificielle, mélodramatique ou invraisemblable, elle semble reléguée vers des genres jugés mineurs (comédie, mélodrame, roman populaire, roman policier), marginalisation qui a longtemps contribué à faire de l’anagnorisis un objet secondaire pour l’analyse des corpus modernes.

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