Annonce de parution
Traces et approches des usages dans la culture populaire et médiatique (1880-2020)
Communication, vol. 43, n° 1, 2026
Matthieu Letourneux et Chantal Savoie (dirs.)

Communication, vol. 43, n° 1, 2026
Matthieu Letourneux et Chantal Savoie (dirs.)

Institut Catholique de Toulouse
Jeudi 19 novembre 2026
Échéance des propositions : vendredi 5 juin
Notification d’acception ou de refus : à la fin du mois de juin 2026
Organisé par :
Longtemps l’Occident a distingué culture et nature en les opposant, notamment depuis l’avènement de l’ère industrielle vampirisant toutes les ressources et le vivant global. Mais le XXème siècle, et désormais le XXIème ont vu s’opérer une prise de conscience écologique dont les presses et littératures de jeunesse ont su s’emparer pour alerter la jeune génération au niveau mondial, en produisant des messages d’une esthétique et d’une poétique adaptées à cette cible : une écopoétique de l’environnement.
Dix œuvres musicales à l’ONUUne diplomatie du sensible
Frédéric Ramel
CNRS Éditions
2026
Tous les 24 octobre, l’Assemblée générale des Nations unies se transforme en salle de concert ouverte sur le monde : le temps d’une soirée, la musique suspend les tensions et laisse entrevoir une possible harmonie. Or, quelles œuvres et quels orchestres choisir lorsqu’il s’agit de célébrer l’universel ?
Si la Symphonie n° 9 de Beethoven est la composition la plus souvent interprétée, ce « fétiche sonore de l’Occident » laisse progressivement place à d’autres horizons. De la symphonie de Chostakovitch qui déclencha la colère de Staline, hommage implicite aux victimes du totalitarisme, au rock soufi d’Ali Azmat à la suite du 11-Septembre, en passant par l’Environnemental Symphony d’Allan Zavod, sélection d’un petit État insulaire menacé par la montée des eaux, ces concerts invitent à entendre les choix politiques d’une institution aujourd’hui en péril et pourtant seule à réunir autant d’États.
En explorant dix des œuvres programmées depuis les années 1950, leur contexte de création et de réception, leur texture sonore et leurs significations sous-jacentes, ce livre propose de penser les liens entre musique et politique internationale. Une invitation à observer la diplomatie à partir du sensible.
Des séries qui comptentSociologie d’un goût contemporain
Hervé Glevarec, Clément Combes et Thibaut de Saint Maurice
Éditions de l’Aube
2026
En septembre 2014, Netflix, la plus importante des plateformes audiovisuelles, s’implante en France et bouleverse l’écosystème audiovisuel en proposant, par abonnement, un vaste catalogue de séries et de films, aux côtés de la télévision. En 2022, un Français sur deux déclare regarder au moins une fois par mois des séries en VOD, soit autant que la télévision en direct.
L’ouvrage Des Français et des séries au temps des plateformes explore la pratique sérielle dans ce contexte de « plateformisation », en analysant à la fois l’évolution des usages et des goûts, et les effets des séries dans les vies contemporaines. Il s’appuie sur une enquête par questionnaire menée en novembre 2022 auprès d’un panel représentatif de 2015 Français de 18 ans et plus, réalisée par le cabinet d’études Verian (ex-Kantar Public).
The Tune Will Come To You At LastÉcouter les récits des musiques rock et folk
Marion Brachet
Éditions MF
2025
Qu’est-ce qui fait se dire à un auditeur qu’il est en train d’écouter une histoire ? Tissera-t-il un lien affectif aussi fort avec ce récit musical qu’avec un livre ou un film ? Au-delà des paroles, quels facteurs sonores peuvent encourager un rapport narratif à la musique ? The Tune Will Come To You At Last, entre musicologie et narratologie, apporte des pistes de réponses à ces questions en s’appuyant sur des témoignages de mélomanes.
Que ce soit dans la quête spirituelle menée par un flûtiste dans « Stairway to Heaven » de Led Zeppelin ou dans le récit engagé contre la discrimination raciale de la célèbre « Hurricane » de Bob Dylan, on entend en effet souvent les musiciens rock et folk se changer en conteurs. Il s’agit ici de comprendre comment des chansons du siècle dernier sculptent encore notre rapport à ces répertoires, en écoutant à travers les oreilles de leurs publics les histoires qui leur restent chères.
« La nostalgie n’est plus ce qu’elle était » : Fabrique et usages de la nostalgie en cinéma et audiovisuel30 mars – 1 avril 2026
Université Bordeaux-Montaigne, (Odéon, Amphithéâtre de l’Archéopôle d’Aquitaine, 8 bis Esplanade des Antilles)
Le colloque interroge la place de la nostalgie dans le cinéma et l’audiovisuel contemporains, à travers les récits, les esthétiques et les pratiques industrielles qui rejouent et recomposent le passé entre mémoire intime et mémoire collective. À la croisée de l’analyse esthétique, de l’histoire culturelle et des études de réception, cette rencontre réunira des chercheurs français et internationaux. Elle donnera également la parole à des professionnels du cinéma, notamment le chef décorateur de film François Emmanuelli, le repéreur Luc Barrau et Olivia Dorado, qui dirige le master Décor à l’ENSAV, afin d’éclairer ces questions à partir de leurs pratiques. Continuer la lecture de Colloque – La nostalgie n’est plus ce qu’elle était
Journée d’étude internationale
13 novembre 2026
Maison de la Recherche, Université Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris
Échéance des propositions : 30 mars 2026
Organisé par :
Le rôle démocratique de la BBC, en tant que garante du pluralisme des perspectives et rempart contre la désinformation, consiste à fournir un socle informatif rigoureux, un espace délibératif accessible et une offre culturelle fédératrice, essentiels à la cohésion sociale et à la vitalité de l’espace public britannique. Les controverses récentes quant à la capacité de la BBC à remplir ce mandat d’impartialité alimente un processus de délégitimation qui porte directement atteinte à sa mission fondatrice. La BBC, pilier du service public audiovisuel britannique, traverse en effet une nouvelle zone de turbulences dans son histoire centenaire. En novembre 2025, la diffusion d’un mémo rédigé par Michael Prescott, ancien conseiller de l’institution, a entraîné les démissions successives du Directeur général Tim Davie et de la directrice de l’information Deborah Turness. Le document dénonce des biais systémiques dans le traitement de sujets sensibles — montage d’un discours de Donald Trump après les événements du Capitole, couverture de la guerre à Gaza, ou encore questions d’identité de genre et de représentation des personnes LGBTQ+.
Continuer la lecture de Appel à communications – La BBC sous le feu
Lire la romance. Femmes, patriarcat et littérature populaireJanice Radway
trad. fr. Sarah-Louise Raillard
sous la direction de Delphine Chedaleux et Marine Lambolez,
Lyon, ENS Éditions, 2026.
Cet ouvrage est issu du projet “Traduction de grands textes des SHS” copiloté par ENS Éditions et le Ministère de la Culture.
Écrit au début des années 1980, dans un contexte d’émergence des women studies et des feminist studies au sein des universités américaines, Lire la romance s’intéresse à un phénomène culturel alors en plein essor, qui se décline presque exclusivement au féminin : la consommation de romances. Devenu un véritable best-seller des sciences sociales anglo-américaines, l’ouvrage déploie une méthodologie inédite qui lui permet de saisir les tenants et les aboutissants de ce genre littéraire populaire, depuis sa production jusqu’à sa réception. Lire la romance constitue en particulier la première enquête sociologique sur les lectrices de romances, et contribue par conséquent à démystifier cette pratique dénigrée et prise en tenaille entre le mépris culturel et la condamnation féministe. La démonstration de l’ouvrage s’articule autour d’une question centrale : la lecture de romances renforce-t-elle la culture patriarcale et les systèmes de croyances qui la soutiennent, ou bien dote-t-elle les femmes d’une forme de pouvoir résultant de la revendication d’une pratique peu conforme à leurs rôles sociaux d’épouses et de mères ?
Cette traduction inédite de l’édition de 1991 de Reading the Romance met à la disposition d’un lectorat francophone un texte majeur pour comprendre les ressorts d’une culture plus vivante que jamais, à l’heure où la new et la dark romance rencontrent un succès prodigieux auprès du public féminin.
Culture & Politique : interstices, circulations, conflits
Journées jeunes chercheuses et jeunes chercheurs
ENS de Lyon – 24 et 25 novembre 2026
On adopte ici une acception large du terme politique, pour désigner la nature des rapports entre les individus, les groupes, les nations, les aires géographiques qui engage une vision de la reconnaissance mutuelle et structure la vie collective. Interroger les liens entre culture et politique, c’est donc interroger les fondements culturels du « faire société », cad de l’établissement de liens de pouvoir et d’autorité, mais aussi les fondements symboliques du lien politique. Dans ce cadre, le terme culture est également pris dans une acception large, anthropologique, pour concerner tout aussi bien les contenus et objets culturels, que les arts de faire et les représentations sociétales, laïques ou religieuses (Sawicki & Siméant, 2009 ; Fretel, 2017 ; Grisez, 2023).
Communiquer
Échéance des propositions : 1er février 2026
Date prévue de parution : Été 2026
Coordination du dossier par : Stéfany Boisvert (UQAM), Sabrina Moro (UQAM) & Christine Thoër (UQAM)
Appel à articles pour un dossier de la revue Communiquer
La culture populaire, notamment les médias audiovisuels, participent activement à la construction des représentations de la vieillesse. Depuis une vingtaine d’années, le nombre de personnages âgés a augmenté au sein des productions cinématographiques et télévisuelles (Haensler, 2025) ainsi que dans la publicité (Jermyn 2016), en réponse à un public vieillissant en quête de représentations valorisantes (Jerslev, 2017; Whelehan et Gwynne 2014).
Toutefois, ces contenus audiovisuels perpétuent souvent des visions polarisées et stéréotypées de la vieillesse, en particulier de la vieillesse au féminin, oscillant entre vieillesse fragile et bien vieillir (Boutang et Arbogast, 2024; Edström, 2018; Oró-Piqueras, 2014; Reul et al., 2023). Même lorsque les personnages féminins s’émancipent des archétypes de la grand-mère aimante et disponible, de la vieille vulnérable et dépendante ou encore de la mégère hystérique (Beauvillard, 2012 ; Whelehan et Gwynne, 2014), et ne sont pas uniquement définis par leur âge, la vieillesse est souvent associée à une perte de séduction et de désir (Twigg, 2013, citée dans Jelslev, 2017). L’asexualité des personnes âgées, soit la disparition de l’intérêt sexuel, du plaisir sexuel et des activités érotiques (Wallach, Van Pevenage, Beauchamp, 2024), demeure un préjugé tenace, particulièrement dans les séries télévisées (Arbogast, 2015).
Continuer la lecture de Appel à contributions – Vieillir à (et avec) l’écran (Revue Communiquer)