Archives par mot-clé : nostalgie / nostalgia

Appel à communications – Retour vers le futur dans la publicité : faire, défaire et refaire

Retour vers le futur dans la publicité : faire, défaire et refaire

19 novembre 2026

Télécom Saint-Étienne – Université Jean Monnet de Saint-Étienne

Échéance des propositions : 31 mai 2026

Organisé par :

  • Marie-Lise BUISSON, GRIPIC, Celsa Sorbonne Université
  • Muriel CASSEL-PICCOT, CEL, Université de Lyon (UJML3)
  • Nathalie DELEY, ELICO, Université de Lyon (UJM Saint-Etienne)
  • Denis JAMET-COUPÉ, CEL, Université de Lyon (UJML3)
  • Imen SEGHIR, CEL, Université de Lyon (UJML3)
Contenu de l’appel

Dans le cadre de cette journée d’étude, nous nous proposons de questionner la publicité sous l’angle du rapport au temps.

Cette interrogation constitue la sixième édition d’une série de rencontres scientifiques traitant du discours publicitaire, fruit d’une collaboration entre le Centre d’Études Linguistiques – Corpus, Discours et Sociétés de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et l’Unité de recherche de Lyon en sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne. Initiés en 2019, ces événements ont porté successivement sur les stratégies argumentatives dans le discours publicitaire (2019), la figure du consommateur/usager comme énonciateur des marques (2020), la vieillesse comme représentation sociale majeure dans les discours marchands et non marchands (2021), le discours publicitaire comme discours genré (2023), et enfin, le discours publicitaire comme discours de tensions, détournements et renouvellements (2024).

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Colloque – La nostalgie n’est plus ce qu’elle était

« La nostalgie n’est plus ce qu’elle était » : Fabrique et usages de la nostalgie en cinéma et audiovisuel

30 mars – 1 avril 2026

Université Bordeaux-Montaigne, (Odéon, Amphithéâtre de l’Archéopôle d’Aquitaine, 8 bis Esplanade des Antilles)

 

Le colloque interroge la place de la nostalgie dans le cinéma et l’audiovisuel contemporains, à travers les récits, les esthétiques et les pratiques industrielles qui rejouent et recomposent le passé entre mémoire intime et mémoire collective. À la croisée de l’analyse esthétique, de l’histoire culturelle et des études de réception, cette rencontre réunira des chercheurs français et internationaux. Elle donnera également la parole à des professionnels du cinéma, notamment le chef décorateur de film François Emmanuelli, le repéreur Luc Barrau et Olivia Dorado, qui dirige le master Décor à l’ENSAV, afin d’éclairer ces questions à partir de leurs pratiques. Continuer la lecture de Colloque – La nostalgie n’est plus ce qu’elle était

Appel à communications – Punk (1976-2026). Mémoire et commémoration d’une culture transmédiatique

Punk (1976-2026). Mémoire et commémoration d’une culture transmédiatique

24-26 novembre 2026

Bordeaux

Échéance des propositions : 31 mars 2026

Organisé par :

  • Bertrand Mathilde ; Enseignant-chercheur ; CLIMAS
  • Chambelland Benjamin ; Enseignant-chercheur ; PASSAGES
  • Davo Yves ; Enseignant-chercheur ; CLIMAS
  • Swartwood Jeffrey ; Enseignant-chercheur ; CLIMAS
  • Christophe Chambost ; Enseignant-chercheur ; CLIMAS
  • Laugaa Didier ; Enseignant-chercheur ; PASSAGES
  • Tozzi Pascal ; Enseignant-chercheur ; PASSAGES
  • Labarre Nicolas ; Enseignant-chercheur ; CLIMAS
  • Alban Pichon ; Enseignant-chercheur ; ALTER (UPPA)
  • Sophie Imren ; Professionnelle – illustratrice
Contenu de l’appel

Le 26 novembre 1976 marque la date de sortie britannique de « Anarchy in the UK », le premier single de ce qui deviendra l’année suivante Never Mind the Bollocks, Here Comes the Sex Pistols. Ce colloque – qui s’inscrit dans un projet plus vaste, incluant aussi des interventions dans la ville et dans des établissements scolaires – prend pour point de départ le cinquantième anniversaire de cet événement, le 26 novembre 2026, en s’interrogeant d’abord sur le rôle d’un tel anniversaire.

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Appel à contributions : “Rétrotopies”, Pagaille, revue de littératures et médias comparés

Appel à publications pour le troisième numéro de la revue Pagaille, revue de littératures et médias comparés : “Rétrotopies”

Échéance des propositions : 15 mars 2023

En 2017, l’essai Retrotopia de Zygmunt Baumann, publié de manière posthume, interroge le rapport qu’entretiennent les sociétés occidentales avec le passé. Selon le sociologue, ces dernières se caractériseraient par une perte de foi en l’avenir, « devenu le réceptacle même de tous les cauchemars » (BAUMANN, 2017). Elles seraient ainsi animées par un mouvement de nostalgie envers un passé fantasmé, censé garantir la stabilité en réconciliant sécurité et liberté. Cet élan que Baumann définit comme une rétrotopie est qualifié de réactionnaire, tendant à fermer les imaginaires, à entraîner des régressions politiques, sociales, à construire des communautarismes. Dans une perspective différente mais complémentaire, la réflexion de François Hartog sur le présentisme posait un constat similaire sur nos sociétés contemporaines, devenues incapables de se projeter dans un futur trop anxiogène, bloquées à « un moment d’arrêt, de stase » (HARTOG, 2003), enfermées dans une crise du rapport au temps.

Ce troisième numéro de Pagaille propose ainsi de réfléchir à la manière dont la fiction s’est souvent nourrie de cet élan rétrotopique pour construire des univers parallèles, des mondes possibles, des « utopies régressives » (MURVAI, 2018), caractérisés par un même mouvement de retour vers un passé idéalisé, contrepoint salutaire à un présent décevant ou projection réflexive permettant de dialoguer avec le monde contemporain, de l’enrichir, de rêver à ce qu’il aurait pu être. Ce phénomène est-il bien une « constante de l’esprit humain confronté au temps » comme l’affirment Bénédicte Brémard et Marc Rolland dans De l’âge d’or aux regrets, ou est-il un trait particulièrement saillant de nos sociétés actuelles emmurées dans une crise de l’imaginaire?

La réflexion proposée invite à travailler à la fois sur des œuvres rétrotopiques, sur des œuvres questionnant le phénomène de la rétrotopie, mais aussi à développer une lecture rétrotopique d’œuvres qui ne le sont pas. Continuer la lecture de Appel à contributions : “Rétrotopies”, Pagaille, revue de littératures et médias comparés

Appel à contributions : “Retrophilia, nostalgia, and the end of pop culture” (Imaginaires, online journal)

CFP Imaginaires – Pop Culture Online Journal : “Retrophilia, nostalgia, and the end of pop culture

University of Reims, CIRLEP EA4299

Échéance des propositions : 27 décembre 2022

In 2011, music critic Simon Reynolds’s essay Retromania came out, the main argument of which was that “We live in a pop age gone loco for retro and crazy for commemoration. […] Could it be that the greatest danger to the future of our music culture is … its past?” (Reynolds ix).  Reynolds’s focus was on pop music at the turn of the new millennium, questioning the role of its producers and the tastes of its audience, stuck in a state of “hyper-stasis”. One decade after Reynolds’s thought-provoking analysis, one may wonder whether this assumption is still relevant today. Can it be extended to other objects of pop culture?

In a 2021 Guardian article, Mark Singer contended that “Covid has pushed pop culture into nostalgia. It’s time for something new”. The American journalist “worried that culture was increasingly trapped in its own past, awash with reissues and remakes. In contrast to most of the 20th century, very little in the world of music or cinema felt radically new” ( last accessed 11/08/22)

-Consumption-based nostalgia for children: books, films, and toys.

– Retro-consumption in music: revival of vinyl discs, CDs, even cassettes (and their players) Old bands reforming for special concerts/performances. 

-Retro-parties or revival parties: The Jazz Age Lawn Party (New York City’s original prohibition era inspired gathering. );  The Blitz Party in London (“London’s best-loved and most authentic 1940s party”,  <London’s Best 1940s-Theme New Years Eve Party (theblitzparty.com)> 

2- Retro and vintage culture: forms and formats

-Back to traditional forms of serialisation: weekly episodes vs binge watching – what narrative (and marketing) issues? Ex. On Netflix, Better Saul => one episode per week; more recently, Guillermo Del Toro’s Cabinet of Curiosities built up viewers “curiosity” by releasing two episodes every day. Continuer la lecture de Appel à contributions : “Retrophilia, nostalgia, and the end of pop culture” (Imaginaires, online journal)

Appel à contributions : “Le kitsch. Passé, présent, avenir” (Meridian critic)

Meridian Critic, “Le kitsch. Passé, présent, avenir”

Date limite de soumission des articles complets : 31 mars 2022

Phénomène omniprésent, aux significations évidentes et, en même temps, ayant une résistance inattendue aux définitions effrénées, attentif aux mutations historiques du goût, mais doté d’un noyau anhistorique dur avec lequel il a affronté les âges, le kitsch est, sans aucun doute, l’une des réalités (anti)culturelles fascinantes de notre époque. Objet, catégorie d’objets, type de relation entre le récepteur et l’objet, attitude ou phénomène social, et bien plus encore, le kitsch est partout et pourtant nulle part avec certitude. Il y a quelques traits qui le définissent, mais ils ne fonctionnent pas sans faille et dans tous les paradigmes esthétiques : l’imitation bon marché et de mauvaise qualité, une forme d’illusion et d’auto-illusion, le conventionnalisme grégaire, le cliché facile. 
Traité en termes d’esthétique, le kitsch est l’ennemi de l’art. Il constitue un danger dans le domaine de l’art car il popularise des émotions qui se vendent comme esthétiques et altère les principes de l’expérience artistique. Dans une lecture éthique, le kitsch est l’un des moyens par lesquels le mal se propage dans le monde. Rien ne justifie la fabrication à la chaîne de produits artistiques de mauvaise qualité et l’encouragement de leur consommation. En revanche, en termes sociologiques, en tant que phénomène social et symptôme, il doit être compris avec sérieux et responsabilité, car il synthétise, de manière non discrète, des changements psychologiques et esthétiques de grande ampleur. La surproduction de kitsch contemporain est probablement révélatrice d’une société à la fois hédoniste et névrosée, qui refuse la complexité de la réalité et la dissimule sous des images joyeuses et scintillantes. 

Dans ce contexte, la revue Meridian critic, http://meridiancritic.usv.ro, invite les chercheurs intéressés à soumettre des articles s’inscrivant dans les directions thématiques suivantes : 

  • (Anti)art du kitsch
  • Manifestations du kitsch artistique et du kitsch social
  • Dynamique des formes littéraires et du kitsch 
  • Formes de paralittérature 
  • Sentimentalité et nostalgie dans les productions kitsch
  • Kitsch et culture de consommation
  • Culture du divertissement 
  • Kitsch moderne et kitsch postmoderne 
  • La relation kitsch-camp 
  • Etc. 

Les communications sur des thèmes connexes sont également les bienvenues.

Les articles peuvent être rédigés en roumain, anglais, français ou allemand. Les articles (7000 mots maximum), accompagnés d’un résumé en anglais (200 mots maximum) et d’une brève présentation de l’auteur (une notice biographique de 400 mots maximum) doivent être envoyés à daniela.petrosel@usm.ro ou meridian.critic.flsc@gmail.com. Pour plus de détails sur les règles et le style d’écriture, veuillez respecter les exigences figurant sur le site web de la revue : http://meridiancritic.usv.ro//index.php?page=instructions-to-authors

Parution : 21st Century Retro: Mad Men and 1960s America in Film and Television (Debarchana Baruah)

Debarchana Baruah, 21st Century Retro: Mad Men and 1960s America in Film and Television, transcript-Verlag, 2021. 

Numerous contemporary televisual productions revisit the past but direct their energies towards history’s non-events and anti-heroic subjectivities. Debarchana Baruah offers a vocabulary to discuss these, using Mad Men as a primary case study and supplementing the analysis with other examples from the US and around the world. She takes a fundamentally interdisciplinary approach to studying film and television, drawing from history, memory, and nostalgia discourses, and layering them with theories of intertextuality, paratexts, and actor-networks. The book’s compositions style invites discussions from scholars of various fields, as well as those who are simply fans of history or of Mad Men.

Debarchana Baruah is a cultural theorist at the American Studies department, University of Tübingen. She completed her doctoral studies at the Heidelberg Center for American Studies, Heidelberg University and received her B.A., M.A., and M.Phil. degrees in English Literature from the University of Delhi. She is interested in US popular cultures, film and television, memory cultures, food cultures, and immigration histories.

Parution : Nostalgies contemporaines. Médias, cultures et technologies

Emmanuelle Fantin, Sébastien Fevry et Katharina Niemeyer (dir.), Nostalgies contemporaines. Médias, cultures et technologies, Presses Universitaires du Septentrion, “Information-communication”, 2021.

La nostalgie est devenue une ressource fondamentale de la culture médiatique contemporaine. Les séries télévisées au look rétro, l’amour du vintage et des meubles patinés, le déferlement du rétro-gaming ou encore les commémorations (muséales) d’un passé souvent idéalisé peuplent désormais notre quotidien. La nostalgie est pourtant bien plus qu’une simple rétrogradation temporelle, et c’est ce que les auteur·e·s de cet ouvrage entendent démontrer à travers des réflexions critiques et des cas d’études originaux et inédits. Comment comprendre la passion pour les photographies de maisons en ruines ? Qu’est ce qui nous pousse à regarder en boucle nos séries préférées ou celles de notre enfance ? Pourquoi écrire aujourd’hui une carte postale qui sera reçue en 2042 ? Voici quelques-unes des nombreuses questions auxquelles cet ouvrage collectif transdisciplinaire – le premier en langue française – propose d’offrir des pistes de réponse.

Table des matières…

Appel : Madeleines vidéoludiques

Appel à témoignages : “Souvenirs Heureux et Madeleines Vidéoludiques” – pour Les Chroniques Vidéoludiques

http://www.chroniquesvideoludiques.com/

Lorsque Nathan Drake (Uncharted 4) dépose le dossier d’une épave assis à son bureau dans son grenier, les joueurs peuvent ressentir une certaine nostalgie exprimé par ce personnage. Cette nostalgie fait référence aux souvenirs qu’il a de ses aventures passées. En se levant, les joueuses et joueurs peuvent alors contrôler Nathan et explorer son grenier. On peut interagir avec des objets qui se trouvent être des secrets des précédents opus de la série. Le message est ici très clair. Le game design aligne les souvenirs de Nathan avec ceux du joueur. On retrouve dans cette séquence ce qu’a pu ressentir Proust en croquant dans ses si célèbres madeleines​ : un objet, de la vie, déclenche avec émotion un souvenir d’un moment vécu. Ce qui nous intéresse avec cette séquence d’Uncharted, c’est la façon dont les développeurs se sont saisi de ce moment pour illustrer le souvenir d’expériences vidéoludiques passées. Le premier objet que l’on peut ramasser dans ce grenier est une pièce en or, la même pièce que le joueur trouve dans la première aventure de Nathan Drake. Mieux, il s’agit du premier secret à découvrir du jeu.

Le lien que suscite le jeu est alors extrêmement fort. En alignant les souvenirs de Drake à ceux des joueurs, au bon moment, le game design suscite immédiatement une relation très fort entre le joueur, son avatar et les aventures communes, vécues ensemble. Mais ce n’est pas tout, lorsque le joueur saisi les différents objets, il ressent alors lui-aussi cette nostalgie d’un moment heureux passé. C’est avec ce type d’exemples que l’on peut rapprocher ou plutôt intégrer le game design dans la grande famille de l’emotion design (pour reprendre la pensée de Miguel Sicart). Ce sont ces émotions à propos des souvenirs qui nous intéresseront dans ce premier appel à contribution pour la Revue LCV. Continuer la lecture de Appel : Madeleines vidéoludiques

Parution : L’âge d’or des médias

Revue “Le Temps des médias”, n°27, “L’âge d’or”

temps-medias

Dans un cadre médiatique, l’« âge d’or » est d’abord une formule d’une grande simplicité, aisément mobilisable pour catégoriser un phénomène ou une période. Elle est ainsi perçue comme un levier efficace pour conférer un sentiment de gratification, pour valoriser irréfutablement une période antérieure. En somme, parler d’âge d’or permet de faire référence à un passé révolu dont le souvenir rayonne encore sur le présent, tout en insufflant instantanément une coloration méliorative. Les médias apparaissent comme un terrain privilégié de ce travail en raison de leur rôle dans les représentations collectives. Ce dossier du Temps des médias questionne les dynamiques sous-jacentes à l’oeuvre pour les faire éclore : tour à tour stratégie éditoriale et médiatique, support de rhétoriques professionnelles, ou encore condensation sublimée de la mémoire délayée par le filtrage du présent, l’âge d’or n’est pas un objet propice au lissage uniformisant du processus de catégorisation.

Dossier coordonné par Emmanuelle Fantin et Thibault Le Hégarat.
n° 27, Automne-Hiver 2016-2017.

consulter le sommaire et lire les articles : http://www.histoiredesmedias.com/-27-L-Age-d-or-.html