Archives par mot-clé : manga

Parution: “Le Clavier et les Larmes: Comprendre les cultures populaires japonaises à partir de Clannad” (Julien Bouvard et Mathieu Triclot)

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Julien Bouvard et Mathieu Triclot, Le Clavier et les Larmes: Comprendre les cultures populaires japonaises à partir de Clannad, Presses Universitaires de Liège, Collection “Jeu / Play / Spiel”, 2026

Présentation de l’ouvrage

On croyait jouer. On se retrouve à pleurer devant notre écran.
Pourquoi Clannad, ce jeu japonais des années 2000, continue-t-il, vingt ans après, à nous émouvoir aux larmes ? Que peut un jeu vidéo si pauvre en moyens et si riche en émotions ? Que nous dit-il de la fiction japonaise contemporaine, de ses réseaux d’attachement, de ses circuits du sensible ? Ce sont les interrogations qui guident Le Clavier et les Larmes.

Derrière ses airs de curiosité vidéoludique, ce visual novel s’avère une porte d’entrée inattendue vers les logiques profondes du jeu vidéo, de l’anime ou du manga contemporains : circulation des personnages d’un média à l’autre, économie du media mix, porosité entre création amateure et production industrielle, nouvelles figures du désir et du genre, puissance du mélodrame.

Julien Bouvard et Mathieu Triclot mènent une enquête à la fois théorique et sensible sur cet objet singulier. Ils y interrogent la place du joueur-lecteur, la honte et la tendresse de l’attachement aux figures de fiction, et ce que « jouer à pleurer » révèle des transformations du rapport à l’émotion à l’ère du support informatique. Au-delà de l’apparente légèreté d’un visual novel sentimental, ils découvrent une machine à fabriquer du sensible : un dispositif minimaliste où la pauvreté formelle se renverse en puissance d’émotion. À la croisée de la pornographie et du mélodrame, Clannad promeut une masculinité traversée par la féminité, où le soin et la fragilité deviennent des vertus.

Le Clavier et les Larmes est un livre qui permet de comprendre les logiques affectives et esthétiques qui traversent les cultures populaires japonaises contemporaines, souvent incomprises à l’étranger.

Julien BOUVARD est maître de conférences en études japonaises à l’université Jean Moulin Lyon 3. Il est un des spécialistes des cultures populaires japonaises contemporaines.

Mathieu TRICLOT est maître de conférences en philosophie à l’université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Il est un des spécialistes de l’étude des jeux vidéo.

Appel à communications – Renaissance et bande dessinée

Renaissance et bande dessinée

3-4 juin 2027

Maison de la Recherche Sorbonne université, 28, rue Serpente, Paris 6e Amphi Molinié

Échéance des propositions : 30 septembre 2026

Organisé par :

  • Thibaut Maus de Rolley
  • Anne-Pascale Pouey-Mounou
  • Sandra Provini
Contenu de l’appel

Parmi les chronotopes qui inspirent les auteurs et autrices de bandes dessinées, la Renaissance est loin d’être massivement représentée ; dans un univers de connaissances où elle a peu de place – du fait, notamment, de la faible part qui lui est concédée dans les programmes d’enseignement – et dans un univers de représentations intermédial où se sont imposés le médiévalisme et un modernalisme souvent tourné vers des périodes plus récentes, elle n’apparaît pas comme l’univers le plus familier d’une bonne part des créateurs comme de leur public. Toutefois, régulièrement, paraissent des ouvrages qui démentent cette impression. Ils révèlent le potentiel de séduction d’une « Renaissance imaginaire » qui ne laisse pas de stimuler la création, que ce soit sous la forme de best-sellers consacrés au niveau mondial (comme La Tour de François Schuiten et Benoît Peeters, 1987), de séries au succès international (comme le manga Cesare de Fuyumi Soryo et Motoaki Hara, 2005-), de succès de librairie durables (comme Peau d’homme d’Hubert et Zanzim, 2020, ou Les Indes fourbes d’Ayroles et Guarnido, 2019), d’événements littéraires récents (comme Les Sentiers d’Anahuac de Dytar et Romain Bertrand, 2025) ou de productions moins ambitieuses qui exploitent un certain nombre de stéréotypes sanglants, aventureux, érotiques ou ésotériques associés à la Renaissance.

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Journée d’étude: Changer de sens ? Adaptations des premiers mangas en francophonie

Changer de sens ? Adaptations des premiers mangas en francophonie

16 mai 2025, de 10h à 13h30

Plateforme 10, Auditorium Photo Elysée—mudac (Place de la gare 17, 1003 Lausanne)

Organisé par David Javet (Université de Lausanne)

Le manga occupe désormais une place culturelle et économique incontestable dans le secteur de la bande dessinée en francophonie. Comment écrire l’histoire éditoriale du manga en francophonie ? Comment le manga a-t-il voyagé jusqu’à nous et quels formats a-t-on privilégié ? Quels auteurs et quelles autrices ? Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur les jalons historiques qui ont conduit à cette situation mais également sur les enjeux actuels de recherche et d’exposition du manga sous nos latitudes.

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Appel à contributions : Fantasy est-asiatique / Eastern Asian Fantasy (revue Fantasy Art and Studies)

Fantasy est-asiatique / Eastern Asian Fantasy

Revue Fantasy Art and Studies

Date d’échéance : 16 juin 2025

[Image générée par l’IA]

Texte de l’appel :

En 2018, Fantasy Art and Studies consacrait son 5e numéro à la Fantasy japonaise et d’inspiration japonaise. Par ce numéro, nous prenions acte de l’importance de la production pop-culturelle japonaise dans le genre de la Fantasy, que ce soit à travers les mangas, les anime, mais aussi les jeux vidéo, et ce format littéraire spécifiquement japonais qu’est le light novel. Nous tenions également compte de l’influence de la culture et du folklore japonais comme source d’inspiration pour de nombreux auteurs occidentaux. Ainsi la Fantasy ne se définit-elle pas uniquement par ses origines anglo-saxonnes, et plus particulièrement britanniques et nord-américaines, elle ne s’arrête pas aux frontières du monde occidental mais se déploie également sur d’autres continents fertiles en mythes, contes et légendes, et en productions populaires.

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Appel à contributions : Les “nouveaux mutants” de la culture pop (XXe-XXIe s.) : sémiologie du désastre ou utopie posthumaniste ? (revue Études littéraires)

Les “nouveaux mutants” de la culture pop (XXe-XXIe s.) : sémiologie du désastre ou utopie posthumaniste ?

Revue Études littéraires

Université Laval

Date d’échéance : 1er septembre 2024

Texte de l’appel :

Quel est le point commun entre « l’Homme qui devint gorille » de Magog, les X-Men, Tony Stark et les autres « hommes de fer » nés vingt ans plus tard au cinéma dont Robocop chez Verhoeven, Terminator chez Cameron, Tetsuo chez Tsukamoto, les « Nouveaux Mutants » du spin-off scénarisé par Christ Claremont et les hybrides de Star Trek Discovery ? Ce sont tous des mutants, chers à la culture populaire des XXe et XXIe siècles, dont certains en sont devenus des icônes voire des mythes. Des êtres différents, à la marge et surtout en rupture, qui questionnent non pas, plus seulement notre société mais la définition anthropologique même de notre humanité. Quitte à en prédire littéralement la fin, telle Dolores, l’androïde-phare de la série TV Westworld produite par J.J. Adams et diffusée de 2016 à 2022 sur HBO :

Vos rêves seront oubliés, vos horreurs effacées. Vos os se transformeront en sable. Et sur ce sable, un nouveau Dieu marchera. Un Dieu immortel. Parce que ce monde ne vous appartient pas à vous, ni à vos ancêtres. Il appartient à celui ou celle qui doit encore arriver.[1] Continuer la lecture de Appel à contributions : Les “nouveaux mutants” de la culture pop (XXe-XXIe s.) : sémiologie du désastre ou utopie posthumaniste ? (revue Études littéraires)

Parution : Le corps en fête dans la bande dessinée

Frédéric Chauvaud et Denis Mellier (dirs.), Le corps en fête dans la bande dessinée, Presses Universitaires de Rennes, « Essais », 2024.

La fête peut être l’occasion d’une expérience singulière pour les corps dessinés. Elle est surtout une expérience collective où s’assemblent familles et groupes, amis et voisins, tribus et foules. Nul doute que les bals, les défilés, les manifestations, les concerts, les festivals, les cérémonies qui marquent les âges de la vie, ou encore les matchs de boxe, de basket ou de football sont autant de circonstances qui permettent de saisir la puissance expressive des corps. En effet, les rituels, les costumes, les accessoires, les lieux et les parcours, les poses et les comportements, ordonnés ou débridés, sont autant d’occasions d’observer les liens qui unissent les personnages selon les époques et les genres de la bande dessinée. La silhouette, que Georges Vigarello a étudiée, n’est pas la même au XIXe et au XXe siècle et elle se retrouve dans les récits graphiques qui traversent les imaginaires et les cultures. Continuer la lecture de Parution : Le corps en fête dans la bande dessinée

Appel à communications : Immortel péplum : présences et renouvellements d’un genre transmédiatique

Immortel péplum : présences et renouvellements d’un genre transmédiatique

13-15 février 2025

Nîmes

Date d’échéance : 14 juin 2024

Texte de l’appel :

Qui n’a pas frémi lorsque Maximus retire son casque devant le cruel empereur Commode ? Qui n’a pas ri des jeux de mots d’un Astérix en Égypte ou en Chine ? Qui n’a pas compati aux malheurs de Katniss Everdeen, jetée dans la terrible arène du Capitole ?

Depuis une vingtaine d’années, se multiplient films et séries dont l’action se déroule, au moins en partie, dans une Antiquité plus ou moins imaginaire. Ils contribuent à réinventer un genre cinématographique que beaucoup donnaient pour disparu depuis les années 60 : le péplum. Souvent désignés comme des « post-péplums » (Aknin 2009) ou des « néo-péplums » (De Baecque 2013), ces productions ont renouvelé la présence de l’Antiquité au cinéma et sont aujourd’hui l’un des principaux lieux où se fabriquent les imaginaires de l’histoire antique.

C’est sur cette nouvelle vague de péplums que ce colloque se propose de revenir, pour interroger les renouvellements d’un genre plus que jamais transmédiatique, qui s’écrit désormais aussi bien au cinéma que dans des séries, des bandes dessinées, des romans, des jeux vidéo, bravant les frontières des genres comme des siècles. Continuer la lecture de Appel à communications : Immortel péplum : présences et renouvellements d’un genre transmédiatique

Appel à communications : Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : des réceptions plurielles ? (Arras)

Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : des réceptions plurielles ?

Séminaire le 7 juin 2024

Arras, université d’Artois

Date d’échéance : 29 mars 2024

Texte de l’appel :

Dans la lignée des travaux de « Textes et Cultures » sur les transformations du patrimoine et du numéro 44 des Cahiers Robinson, Bible et littérature de jeunesse, ce séminaire, qui aura lieu le 7 juin, s’intéresse aux enjeux des réécritures de mythes dans la littérature de jeunesse contemporaine. Il vise à confronter, sous l’angle très circonscrit du destinataire enfantin, les trois sources majeures de la culture européenne, comme le rappelle Olivier Millet, que sont les mythes d’origine biblique, gréco-romaine et celtique. Cela permettra d’interroger la manière dont tout un pan du patrimoine immatériel est transmis, actualisé, détourné, voire instrumentalisé pour le jeune lectorat. Continuer la lecture de Appel à communications : Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : des réceptions plurielles ? (Arras)

Parution : Mémoires du livre/ Studies in Book Culture 14-1, « La bande dessinée vagabonde : échanges, transferts, circulations »

Mémoires du livre/ Studies in Book Culture vol. 14 n°1, « La bande dessinée vagabonde : échanges, transferts, circulations », sous la direction de Maël Rannou (U. de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et Philippe Rioux (U. Concordia), printemps 2023

La bande dessinée a longtemps été catégorisée en aires géographiques figées, mais ces catégories sont de plus en plus bousculées par des hybridations assumées et des collaborations inattendues. Les isolements nationaux sont régulièrement court-circuités et donnent lieu à des porosités des frontières nationales. La présence importante et durable des mangas sur les marchés occidentaux engendre une hybridation visible dans les séries. La bande dessinée circule hors des frontières nationales et cela a motivé le présent dossier de Mémoires du livre/Studies in Book Culture.

Sommaire :

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Parution : Transcr(é)ation, vol. 2, n° 1, “L’adaptation – De la bande-dessinée (et comics) aux films et/ou vice versa”

Transcr(é)ation, vol. 2, n° 1, “L’adaptation – De la bande-dessinée (et comics) aux films et/ou vice versa”, 2023.

D’après les auteurs de Transmédialité, bande dessinée et adaptation (2019), la bande dessinée aurait été tenue à l’écart de la réflexion sur l’intermédialité alors que la première adaptation filmique de bande dessinée remonte aussi loin qu’au 19e siècle, avec L’arroseur arrosé des frères Lumière. A l’époque, cette nouvelle forme de divertissement qu’était le cinéma aurait cherché à accéder à une certaine crédibilité artistique tout en installant sa stabilité narrative, en s’inspirant des autres médiums déjà assis. Bien que le 7e art ait notamment puisé dans les genres romanesque et dramatique, l’adaptation de bande dessinées est, d’après Liam Burke (2015), une source non négligeable dans le corpus ce qui ne semble pas étonnant puisque, en établissant une relation active avec son lecteur durant le processus de lecture, [le système bédéique] devient un médium au riche potentiel lorsqu’il s’agit de contribuer à la compression des mécanismes narratifs propres au contexte numérique, où tant la non-linéarité de la trame que le type de lecture qui implique activement le lecteur deviennent l’essence de l’acte narratif (Deprêtre et Duarte 2019, p. 9). Dans ce dossier, nous prolongeons la réflexion entamée concernant les dialogues entre la bande dessinée (manga, romans graphiques, etc.) et le médium filmique.

Introduction

Marie Pascal, De la bande-dessinée aux films et vice versa

Articles

Quentin Barrois, Programme esthétique liminaire et passage du mobile à l’immobile. Les génériques de la série animée Jojo’s Bizarre Adventure

Fleur Hopkins-Loféron, Adèle en Égypte ou l’adaptation-trahison Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (2010) de Luc Besson

Lia Perrone, Du roman graphique au film. L’adaptation « parfaite » selon Igort

Stéphanie Engola & Dylane Nana, Localisation culturelle et scénographique de Naruto shippūden en ewondo et en medumba pour un public jeune au Cameroun

Marie Enriquez, L’Île au trésor : Histoires d’échanges entre les adaptations cinématographiques et en bande dessinée du roman de Stevenson

Samuel Lévêque, Entre fan service, machinerie commerciale et vision d’auteur. Les adaptations des grands succès du manga en long métrage animé

Entretiens

Maroua Médini, Autour de la transmédialité et de la BD. Entretien avec la réalisatrice Nadia Nakhlé

John Harbour, L’oeuvre intermédiale de Francis Desharnais

Natasha Farrell, Les enjeux de l’adaptation dans les films tirés des romans d’Irène Némirovsky