Archives par mot-clé : jeunesse

S’engager, s’informer, contester : Jeunesse et démocratie en tension

Journée d’étude

8 juillet 2026

Sorbonne Nouvelle
(Maison de la recherche, rue des Irlandais, Paris Ve)

Organisation: Camila Moreira Cesar, Sandra Hamiche, Annabelle Amzat, Karim Sijilmassi (Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN)

Programme

9h30 Accueil des participant·e·s
10h00 Mot d’ouverture


10h15 | Panel 1 – Engagement et rapports sociaux de pouvoir

Modération: Jedediah Sklower (IRMÉCCEN/U. Sorbonne Nouvelle)

Les barrières et les leviers à la participation politique des jeunesses: Résultats du Global Youth Participation Index (GYPI) et la France
Sarah Pickard (Professeure, Université Sorbonne Nouvelle/CREW)

La socialisation politique chez les générations post-ouvrières des “quartiers” : entre résistances et défiance
Éric Marlière (Professeur, Université de Lille/CeRIES)

De l’exclusion démocratique à l’exclusion systémique: la mobilisation des jeunes Afro-Américains de Washington D.C. et la lutte pour une représentation fédérale
Eric Rouby (Maître de conférences, Université Marie et Louis Pasteur/CRIT)

La pathologisation de l’éco-anxiété dans la presse française: dépolitisation et disqualification des discours de la “jeunesse” par l’articulation des stigmates
Diane Garinat (Doctorante, Celsa, Sorbonne Université/GRIPIC)
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Appel à contributions – L’enfant criminel (L’Irrégulière)

L’enfant criminel

Médiatisation et construction de figures, du XIXe siècle à nos jours

Numéro 29 de L’irrégulière

Échéances des propositions : 10 juin 2026

Date de parution : août 2027

Dirigé par

Appel à contributions

La violence et la jeunesse sont des notions floues. Les frontières qui distinguent les mineurs criminels des jeunes adultes criminels s’avèrent poreuses. Si aux États-Unis le taux de criminalité chez les jeunes ne connait pas une évolution linéaire, sont enregistrés, malgré tout, « les crimes violents graves » commis entre 12 et 17 ans qui sont l’objet d’un traitement spécifique et qui restent stables, voire connaissent un repli depuis 1994. Dans d’autres pays, il s’avère difficile de prendre la mesure quantitative de la criminalité de la jeunesse pour des raisons très variées. Si des travaux récents évoquent la question du juvénicide, désignant ainsi des jeunes exposés à toutes formes de violence jusqu’à la mort, il n’existe pas de désignation pour évoquer la jeunesse criminelle, allant des gamins aux jeunes adultes. Toujours est-il que la prochaine livraison de L’Irrégulière prend l’enfance au sens large. Il s’agit de traiter de la médiatisation de la violence criminelle, elle-même sujette à un grand nombre de définitions, d’acceptions et d’usages, entrainant de grandes confusions entre délinquance et violence criminelle, adolescents et mineurs, impubères et jeunes. En France, dans le débat public, c’est la question de l’augmentation de la délinquance des jeunes qui suscite des observations alarmistes. La cour des comptes, dans un rapport de 2025, évoque la question particulière des « jeunes majeurs » et celle des mineurs délinquants dont les faits d’extrême violence sont « largement relayés par les médias ». Or la violence juvénile criminelle s’avère marginale, mais elle est l’objet d’un important traitement médiatique qui a pour effet de dramatiser et d’obscurcir les réalités.

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Parution : Flore imaginaire

Fantasy Art and Studies, n° 17, « Flore imaginaire/Fantasy Flora », sous la direction de Florie Maurin, 2024.

Mandragores, Ents, filets du Diable, poirier savant et autres citrolles… Fleurs et arbres contribuent à donner corps aux mondes de la Fantasy, mais sont parfois plus que des ornements.

Le 17e numéro de Fantasy Art and Studies, dirigé par Florie Maurin, explore les multiples facettes de cette flore imaginaire, tantôt décor, tantôt personnage à part entière, à travers 5 articles de chercheurs et 7 nouvelles inédites, ainsi que deux chapitres de bande dessinée.

Sommaire

Edito, de Florie Maurin
Fiction. Guide du Lys, de Anaïs Mirliaz
Article. Flore forestière dans les séries animées à destination de la jeunesse : regards croisés entre la France, le Japon et les États-Unis, de Marie Barraillier
Fiction. Équinoxe, de Bastienne
Fiction. Des écailles sous les fleurs, de Shig’
Article. Du foisonnement végétal à l’explosion du rire, ou la phytothérapie magique de Tara Duncan, de Rosine Huguet
Fiction. Un Village Fleuri, de Grégory Covin
Fiction. Je Te Salue, Forêt Millénaire…, de Jordan Tarbe
Article. « Burning Leaves » : Place et rôle de l’herbe à pipe dans Le Seigneur des Anneaux, de Antoine Paris
Article. Les Racines linguistiques de la Terre du Milieu : introduction à la phytonymie dans l’œuvre de J. R. R. Tolkien, de Marine Verriest
Fiction. La Couronne de l’Empereur, de Jean-François Vivicorsi
Article. Retrouver la Déesse : nostalgie du merveilleux et préoccupations écoféministes en fantasy queer, de Marion Zell
Fiction. Le Printemps des plantes en mouvement, de Laure Turmel
BD. La Cueillette, de Antoine Pelloux
BD. Le Bal d’Asgard, de Guillaume Labrude

Appel à contributions : L’album de jeunesse : un espace de réflexion philosophique et idéologique (Revue algérienne des lettres)

L’album de jeunesse : un espace de réflexion philosophique et idéologiques

Revue algérienne des lettres RAL, vol. 9, n°1 | 2025

Ain Temouchent university | Algeria

Date d’échéance : 10 mars 2025

Texte de l’appel :

Numéro thématique coordonné par Nadjet Boukebbab

La littérature de jeunesse, trop controversée depuis son affermissement, constitue actuellement un champ d’investigation pluridisciplinaire fertile. Apparue au milieu des années 1970, surtout avec l’éclatement éditorial de l’album de jeunesse, cette innovation littéraire à vocation pédagogique a profondément transformé les représentations traditionnelles de la littérature et de son utilisation didactique. Marc Soriano, spécialiste des contes de Perrault, la définit comme « une communication historique […] entre un scripteur adulte et un destinataire enfant (récepteur) qui, par définition en quelque sorte, au cours de la période considérée, ne dispose que de façon partielle de l’expérience du réel et des structures linguistiques, intellectuelles, affectives et autres qui caractérisent l’âge adulte  » (1975 : 18). Il circonscrit dans sa définition le critère principal de la production pour la jeunesse rattaché essentiellement à la nature même de son public jeune en mettant l’accent sur l’aspect limité de ses compétences expérientielles, linguistiques, émotionnelles, interprétatives et analytiques. Continuer la lecture de Appel à contributions : L’album de jeunesse : un espace de réflexion philosophique et idéologique (Revue algérienne des lettres)

Appel à contributions : Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : un patrimoine européen en circulation ?

Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : un patrimoine européen en circulation ?

 

6 et 7 novembre 2024

 

Université d’Artois, Arras

 

Échéance des propositions : 31 mars 2025

 

Organisé par Anne Besson, Béatrice Ferrier et Isabelle Olivier, Textes et Cultures UR 4028

 

Partant du constat que les mythes littéraires ont fait l’objet de nombreux travaux en mythocritique parmi lesquels la littérature de jeunesse est peu traitée, ce colloque s’intéresse aux enjeux des réécritures de mythes dans la littérature de jeunesse contemporaine dans la sphère européenne. Il vise à confronter, sous l’angle très circonscrit du destinataire enfantin, les trois sources majeures de la culture européenne, comme le rappelle Olivier Millet, que sont les mythes d’origine biblique, gréco-romaine et celtique. Cela permettra d’interroger la manière dont tout un pan du patrimoine immatériel circule entre les frontières selon des modes de transmission divers relevant de l’héritage, de l’actualisation, du détournement, voire de l’instrumentalisation pour le jeune lectorat.

D’après la définition du mythe comme un récit ancestral, primitif, que la littérature antique ou médiévale a transmis, il ne s’agit pas d’aborder le mythe au sens où l’entendent les anthropologues comme un « mythe ethno-religieux », récit oral des temps primordiaux qui serait tenu pour vrai en faisant surgir le sacré. La réflexion porte sur les mythes littéraires qui, selon Philippe Sellier, conservent les trois autres caractéristiques des mythes religieux fondateurs, à savoir la portée symbolique et universelle, la structuration dramatique et la dimension métaphysique. Dans le cadre de la « lecture actualisante » (Yves Citton) nous pourrons nous demander de quelles manières et selon quels enjeux, en fonction des diversités culturelles, géographiques, pédagogiques, idéologiques, la littérature de jeunesse contemporaine diffuse cette culture patrimoniale en faisant état ou non de sa dimension symbolique, métaphysique, philosophique. La fictionalisation des mythes, adressée à la jeunesse sur le mode de la « feintise ludique » (Jean-Marie Schaeffer), impliquerait-elle des modes de réception singuliers selon les contextes ? Continuer la lecture de Appel à contributions : Les réécritures contemporaines des mythes en littérature de jeunesse : un patrimoine européen en circulation ?

Parution : Histoire de la pop; Quand la culture jeune dépasse les frontières (années 1950-1960)

Bodo Mrozek, Histoire de la pop; Quand la culture jeune dépasse les frontières (années 1950-1960), trad. fr. Sofiane Boussahel, éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2024 [2019].

Dans les années 1950 et 1960, la culture jeune connaît un véritable bouleversement qui ébranle et scandalise la société. De nouveaux codes et pratiques de musique ou de mode ainsi que de nouveaux comportements voient le jour, déclenchant des débats houleux sur la prétendue délinquance juvénile. La culture pop naissante est interprétée comme une dégradation des mœurs et de la morale, et il convient donc de discipliner cette jeunesse « déviante » par la censure, les interdictions et les sanctions. Parallèlement, des modes de dévalorisation racistes, genrés ou reposant sur des préjugés sociaux imprègnent profondément l’opposition à ce changement culturel.

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Appel à contributions : Les albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970/Korean Picture Books since the 1970s

Les albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970

Date d’échéance : 30 juin 2024

Numéro  de la revue en ligne dirigé par Dr Sungyup Lee (Ewha Womens University, Seoul).

Texte de l’appel :

 English version below

En 1988 est publiée une œuvre qui restera gravée dans l’histoire de l’album coréen : 백두산 이야기 ([Baekdusan Iyag], L’histoire du mont Baekdu), considérée comme le premier album coréen vendu à l’unité (Lee, 2022). De la fin du XIXe siècle au milieu du XXe, on peut pourtant observer la publication de livres et de recueils considérés comme précurseurs de l’album, dont témoigne우리들 노래 ([Urideul norae], Nos chansons, 1947), recueil de poèmes (Cho, 2006 ; Jeong, Park, 2013). Mais jusque dans les années 1960 et 1970, il n’existe pratiquement que des collections, dont le format est uniformisé et qui se vendent seulement en bloc, avec paiement fractionné. La plupart des collections empruntent leurs textes à des contes traditionnels ; d’autres sont des traductions non autorisées d’albums étrangers. À la fin des années 1970, prenant conscience du grand écart entre les livres coréens et étrangers, la maison d’édition Dongwha publie 그림나라 100 ([Grimnara100], Pays d’images 100), une collection qui se distingue par le fait que chaque livre est une création, et non une reproduction d’un conte traditionnel (Cho, 2019 ; Ro, 2018). Une décennie plus tard, L’histoire du mont Baekdu marque la naissance des albums à l’unité dans lesquels s’expriment l’originalité et la créativité de chaque artiste. Continuer la lecture de Appel à contributions : Les albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970/Korean Picture Books since the 1970s

Appel à contributions : Misopédie : La domination adulte dans les discours contemporains artistiques, scientifiques, politiques et médicaux

Colloque international : Misopédie. La domination adulte dans les discours contemporains artistiques, scientifiques, politiques et médicaux.

3 et 4 octobre 2024

Université de Limoges

Echéance des propositions : 30 avril 2024

Organisé par Cécile Kovacshazy (littératures comparées, UNILIM), Daliborka Milovanovic (éditrice), Laelia Benoit (pédopsychiatrie, CESP), Tanu Biswas (philosophie), Daniel Delanoë (psychiatrie et anthropologie), Olivier Maurel (histoire), Muriel Salmona (psychiatrie).

La misopédie est la haine des enfants (comme on parle de misogynie, à propos des femmes). C’est le sentiment de mépris – le plus souvent inconscient – qu’on porte aux plus jeunes, le rejet qu’on leur fait subir dans le fonctionnement de la polis. Être ou avoir été un·e enfant est la seule et unique expérience universelle commune à tous les êtres humains de la planète. Et pourtant, de générations en générations se reproduit une incapacité à entrer en lien empathique avec l’enfance, une fois qu’on l’a quittée. Cette misopédie n’est pas universelle mais elle est assez répandue et elle varie bien sûr selon les époques et les lieux. Continuer la lecture de Appel à contributions : Misopédie : La domination adulte dans les discours contemporains artistiques, scientifiques, politiques et médicaux

Appel à communications : Public(s) et Illustration(s) jeunesse(s) : regards, pratiques et perspectives (Moulins)

Public(s) et Illustration(s) jeunesse(s) : regards, pratiques et perspectives.

17 et 18 octobre 2024

Musée de l’Illustration Jeunesse à Moulins

Date d’échéance : 15 juin 2024

Colloque organisé par Cyril Devès (Historien de l’art, coordinateur scientifique du CRHI, Ecole Emile Cohl et directeur de Mnémos’Arts) et Emmanuelle Martinat-Dupré (responsable scientifique du mij, Moulins).

Texte de l’appel :

Résonances scientifiques de l’illustration jeunesse

Première édition – Quand l’illustration jeunesse rencontre ses publics.

Le musée de l’illustration jeunesse (mij), patrimoine du Conseil départemental de l’Allier, lance sa première édition des Résonances scientifiques et rencontres de l’illustration jeunesse, les 17 et 18 octobre 2024. C’est l’occasion pour le musée de proposer un colloque dont le propos vise à faire un état des lieux de l’illustration jeunesse. Quoi de mieux pour lancer un événement qui se veut pérenne et bisannuel que de s’attarder sur les premiers concernés, le public. C’est pour lui que l’illustrateur illustre, l’auteur écrit et que l’éditeur édite. Un constat évident mais qui n’est pas sans poser des questions. L’emploi du singulier pour « Illustration jeunesse » ne met-il pas à mal ce domaine de création ? Ne devient-elle pas une expression « fourre-tout », voire restrictive ? Ne serait-il pas préférable d’en préférer son pluriel, plus à même de répondre à ses lecteurs. Pour preuve, la typologie du public est vaste et implique une multiplicité de l’image. Continuer la lecture de Appel à communications : Public(s) et Illustration(s) jeunesse(s) : regards, pratiques et perspectives (Moulins)

Parution : Dessins d’enfance dans la bande dessinée

Comicalités. Études de culture graphique, Dessins d’enfance dans la bande dessinée, sous la direction de Maaheen Ahmed et Benoît Crucifix, 2023

Ce dossier thématique s’interroge sur les différentes manières d’imaginer, de solliciter et d’organiser le dessin enfantin dans l’histoire de la bande dessinée. La diversité et la multiplicité des interactions entre bande dessinée (comme objet culturel produit pour les enfants) et dessin d’enfant (à la fois l’objet de discours adultes et les production enfantines) offre un vaste terrain d’enquête, allant des conceptions du style graphique en bande dessinée jusqu’aux recyclages de la bande dessinée dans les dessins d’enfants.

Ce dossier thématique a été réalisé dans le cadre du projet COMICS, financé par le Conseil Européen de la Recherche dans cadre-programme de Horizon 2020 de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation.