Archives par mot-clé : histoire du cinéma

Parution – La représentation du corps malade dans le cinéma des premiers temps

La représentation du corps malade dans le cinéma des premiers temps

Actes du colloque de la Fondation Pathé

Fondation Pathé

2025

Présentation

Cet ouvrage se concentre sur la représentation des corps malades par le cinéma et la photographie entre 1885 et 1920.

La période a été marquée par une redéfinition des concepts physiologiques et psychologiques du corps. Des visions inédites des pathologies ont été produites sous diverses formes, des photographies microscopiques jusqu’aux films scientifiques montrant des opérations chirurgicales. Du côté des fictions, les mélodrames ont mis en avant les malheureuses victimes d’épidémies diverses ou, dans le cas des séries comiques, de neurasthéniques incapables d’assumer les nouveaux stimuli des temps modernes.

Sommaire

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Parution – Film Studios in Britain, France, Germany and Italy (collectif)

Film Studios in Britain, France, Germany and Italy

Architecture, Innovation, Labour, Politics, 1930-60

Sarah Street ; Tim Bergfelder ; Richard Farmer ; Eleanor Halsall ; Sue Harris ; Morgan Lefeuvre ; Carla Mereu Keating ; Catherine O’Rawe

Bloomsbury

2026

Presentation

This open access book investigates film studios in Britain, France, Germany and Italy between the 1930s and 1960s. During this time, studios faces unprecedented challenges including wartime disruptions, post-war fragmentation, movement of labour and the introduction of new technologies.

While the study of film studios has been dominated by the centralized Hollywood ‘studio system’, the authors present new research about the often very different histories of Europe’s film studios, comparing their geographic locations, architectures and infrastructural development. They explore a number of well-known studios including Pinewood, Joinville, Babelsberg and Cinecittà, as well as lesser-known production sites such as Manchester, Victorine, post-war West German studios and Tirrenia as diverse creative and economic infrastructures.

Drawing on a wealth of archival sources, photographs, films, aerial maps and visualizations, the book charts how artistic practices responded to transnational flows in film studio expertise, as studios constituted formative, materially based ‘spaces of the imagination’ that produced some of cinema’s most influential films. How studios worked in the past as dynamic, creative working environments that were profoundly influenced by their locations, architectures and personnel, is foregrounded as the authors produce new understandings of how the collaborative and material environments of studio spaces and technologies shaped film production and cultures.

The open access edition of this book is available under a CC BY-NC-ND 4.0 licence on www.bloomsburycollections.com. Open access was funded by the European Research Council.

 

Appel à contributions – Festivals de cinéma et cinémas du Moyen-Orient

Festivals de cinéma et cinémas du Moyen-Orient

Numéro 37 de Regards

Échéance des propositions : 20 juin 2026

Coordonné par :

Depuis près d’un siècle, les festivals internationaux de cinéma occupent une place déterminante dans la circulation mondiale des cinémas du Moyen-Orient. Les imbrications entre les festivals et le cinéma de la région remontent au moins à 1946, année où le film égyptien Dunia (réal. Mohammad Karim, 1946) fut projeté lors de la première édition complète du Festival de Cannes. Depuis, les films issus du monde arabe, d’Iran et de Turquie se sont imposés comme des piliers du circuit festivalier, présentés en avant-première et projetés dans les cinq grands festivals (Berlin, Cannes, Sundance, Toronto et Venise), ainsi que dans des manifestations de moindre envergure à travers le monde. Les films du Moyen-Orient qui parviennent à s’inscrire dans le circuit festivalier mondial bénéficient d’une visibilité accrue, d’une reconnaissance institutionnelle et, potentiellement, de contrats de distribution internationale lucratifs, autant d’éléments qui favorisent une diffusion plus large, un prestige rehaussé et un engagement plus profond des publics. Pour les cinéastes issus de marchés restreints tels que le Liban, les festivals sont indispensables afin de pallier les limites en ressources financières (Mouawad, 2020) ; pour celles et ceux qui opèrent au sein d’industries étroitement régulées, comme en Iran, ils offrent l’occasion de projeter des films qui ne recevraient pas autrement d’autorisation de diffusion nationale (Farahmand, 2002) ; et pour les cinéastes travaillant sous occupation, à l’instar des Palestiniens, ils constituent une opportunité singulière d’accéder à une reconnaissance nationale qui demeure impensable dans le cadre des institutions géopolitiques normatives (Cable, 2025).

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Parution – La Nouvelle Vague (Geneviève Sellier)

La Nouvelle Vague

Un cinéma au masculin singulier

Geneviève Sellier

Éditions Amsterdam

2025, réédition de 2005

Présentation

« L’héritage principal de la Nouvelle Vague est donc aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, le « cinéma d’auteur », dont l’existence dépend de ceux – critiques, professionnels, cinéphiles éclairés, institutionnels – qui ont le pouvoir de le désigner comme tel. »

Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage… Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu’ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique.
C’est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l’auteur, articulant l’analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.

Colloque – Claudia Cardinale, une actrice européenne (Nancy, 05/12)

Claudia Cardinale, une actrice européenne

5 décembre 2025

Amphithéâtre Max Ophuls, IECA – 10 rue Michel Ney, 54000 Nancy

Organisé par L’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel, IECA en partenariat avec La Fondazione Claudia Cardinale

Présentation

La journée d’études dédiée à l’iconique actrice Claudia Cardinale, qui se tiendra le 5 décembre 2025. Cet événement, riche en échanges et en réflexion, se déroulera en présence de sa fille, Claudia Squitieri. Un moment unique pour mieux comprendre l’influence et la carrière de cette grande figure du cinéma européen.

Au programme :
Des conférences animées par des experts du cinéma, qui aborderont les multiples facettes de l’œuvre et de l’impact de Claudia Cardinale.
Des discussions sur son influence sur le cinéma européen et international.
Des moments de partage avec le public, offrant une perspective nouvelle sur cette actrice incontournable.

La journée se conclura par un dévoilement de plaque au nom de Claudia Cardinale, qui remplacera la salle Vigo, en hommage à sa contribution à l’art cinématographique.

Enfin, pour prolonger l’expérience, une projection spéciale du film Le Guépard (1963) de Luchino Visconti au Caméo Saint-Sébastien sera organisée à 20H.

Programme :

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Appel à contributions : Cinéma, séries et société(s) de consommation : interactions, influences, détournements (Metz)

Colloque Cinéma, séries et société(s) de consommation  :  interactions, influences, détournements

7-8 décembre 2023

Université de Lorraine – Metz – Campus de Saulcy

Échéances des propositions : 3 septembre 2023

Organisé par Fanny Beuré et Nataliya Puchenkina  (2L2S, Université de Lorraine, Metz)


Ce colloque s’intéressera, à la fois, à la manière dont le cinéma et les séries contribuent à influencer les comportements de consommation de masse (introduction de nouveaux objets, façonnage de modes vestimentaires ou alimentaires, promotion de nouveaux loisirs…) et à la façon dont ils se font support de leur mise en visibilité (pratique du placement de produits, commercialisation de produits dérivés, partenariats entre salles et commerces de proximité…). 

Dans la perspective tracée par la New Cinema History, il s’agira de déplacer le centre de l’analyse des formes audiovisuelles aux relations que celles-ci co-construisent dans leurs interactions avec le(s) public(s). Avant même que le cinéma ne devienne un loisir de masse, sa dépendance grandissante à l’égard des financements extérieurs a contribué à ce que les images représentent à l’écran une “société de consommation”, entendue comme un espace dans lequel des produits sont développés et des individus encouragés à les consommer. Les personnages des vues Edison sillonnent les villes à bord de véhicules Ford, les héros de Méliès transportent une immense bouteille de champagne Mercier, tandis que les compagnies de tabac paient le prix fort pour que les protagonistes soient fumeurs. Objet de reproduction et de circulation généralement vaste, le cinéma s’est rapidement servi de sa capacité à créer des imaginaires autour de produits plus ou moins anodins, jusqu’à devenir l’un des piliers de la société de consommation, tout en portant sur elle un regard critique. 

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Parution : La culture de la récompense. Compétitions, festivals et prix cinématographiques (Chloé Delaporte)

Chloé Delaporte, La culture de la récompense. Compétitions, festivals et prix cinématographiques, Presses Universitaires de Vincennes, 2022. 

Palme d’or, César, Lumière, Globe, Trophée, Prix Louis-Delluc, Jean-Vigo, Serge-Daney, Henri-Langlois, Jean-Renoir ou Alice-Guy : il n’a jamais existé autant de prix cinématographiques. Ce livre est le premier à leur être consacré. 

Des prix du cinéma, on ne connaît souvent que le nom des lauréats. Faisant l’hypothèse que les distinctions valorisent au moins autant les récompenseurs que les récompensés, Chloé Delaporte explore les coulisses des cérémonies de remise des prix cinématographiques français et étudie leur fonctionnement à partir d’entretiens avec leurs organisateurs. Au croisement de la sociologie et de l’économie du cinéma, des Film Festival Studies et des sciences de l’information et de la communication, l’ouvrage constitue une source de documentation inédite et offre à la fois une méthode d’analyse et un modèle théorique pour penser la tendance à la récompensiarisation des champs culturels.
Ce livre repose sur une enquête de terrain, réalisée en France entre 2018 et 2020 dans le cadre d’une recherche sur les enjeux socioéconomiques des prix du cinéma, de la télévision et de l’audiovisuel.

Ouvrage publié grâce au soutien de l’équipe RIRRA21 (EA 4209, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Colloque : “Le cinéma en France de 1908 à 1919” (Centre national du cinéma et de l’image animée)

Colloque international : “Le cinéma en France de 1908 à 1919”

16, 17 et 18 mars 2022, Centre national du cinéma et de l’image animée

Organisation

Carole Aurouet (Université Gustave Eiffel) et Béatrice de Pastre (Centre national du cinéma et de l’image animée).

Comité scientifique

Carole Aurouet (Université Gustave Eiffel), Morgan Corriou (Université Paris 8), Laurent Guido (Université de Lille), Béatrice de Pastre (Centre national du cinéma et de l’image animée), Clément Puget (Université Bordeaux Montaigne) et Laurent Véray (Université de la Sorbonne Nouvelle).

Projet anr Ciné08-19

Ciné08-19, projet de recherche financé par l’Agence nationale de la Recherche, vise à mettre en exergue le rôle essentiel des années 1910 sur le chemin de l’institutionnalisation du cinéma. Cette période, assez peu explorée par la recherche, est celle où s’est mis en place le cinéma tel qu’on le connaît aujourd’hui au plan de ses structures économiques et industrielles. Outre le système de location des copies, le développement des salles spécialisées, la standardisation de la production, sous l’égide du modèle Pathé frères, elle marque un tournant essentiel dans la manière dont les films sont fabriqués et reçus, en accord avec un processus général de « narrativisation ». C’est ainsi qu’a émergé la conception « classique » qui gouverne encore l’essentiel de la production audiovisuelle : celle de la représentation d’un espace-temps continu, via le montage par raccords, au service d’un récit. Ciné08-19 explore cette « transition » vers le cinéma classique à travers de multiples sources, film et non-film, devenues accessibles récemment grâce au travail de nombre de centres d’archives et de conservation, publics et privés. Elles sont scrutées par un consortium et une équipe élargie, constituée à la fois de chercheurs universitaires et de représentants des institutions patrimoniales partenaires. Le consortium de Ciné08-19 – porté par Laurent Véray (Université de la Sorbonne Nouvelle) – est composé de Carole Aurouet (Université Gustave Eiffel), Teresa Castro (Université de la Sorbonne Nouvelle), Béatrice de Pastre (Centre national du cinéma et de l’image animée), Magali Mélandri (Musée départemental Albert-Kahn), Christophe Gauthier (École nationale des Chartes), Clément Puget (Université Bordeaux Montaigne), Cécile Roger (Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense) et Véronique Rossignol (Cinémathèque française). Ce consortium reçoit également les contributions régulières de l’Université de Lille, de l’Université de Lorraine-Metz, de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet (Paris) et des Archives départementales de la Gironde. Le séminaire mis en œuvre autour de ce groupe élargi, a accueilli de nombreux chercheurs français et étrangers qui ont permis d’éclairer la période d’un jour nouveau. Ciné08-19 s’est aussi attaché à reconstituer les séances de cinéma de cette période caractérisées par leur hybridité. Des spectacles construits à partir de programmes d’époque retrouvés en archives, associant films projetés dans des copies restaurées (scène comique, actualités, documentaire, dessin animé, film scientifique, phono-scène, mélodrame patriotique) et attractions (musique, chants, acrobaties, jongleries) ont été présentés à un public non spécialiste aux festivals de Blois, Compiègne, Toute la mémoire du monde de la Cinémathèque française, à l’auditorium du Louvre, aux Rencontres d’été théâtre & lecture en Normandie… Ces initiatives permettent de valoriser les travaux de la recherche et de les partager avec un large public qui retrouve ainsi toute la richesse du spectacle cinématographique, notamment pendant la Première Guerre mondiale.

Du 20 novembre 2021 au 6 mars 2022 s’est tenu aux Archives départementales de la Gironde à Bordeaux l’exposition Ciné 08-19 « Ils y viennent tous… au cinéma ! L’essor d’un spectacle populaire (1908-1919) » dont le commissariat a été assuré par Laurent Véray. Le catalogue de l’exposition a été publié par les éditions Le Passage.

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Appel à contributions : Cinématérialismes. Nouvelles approches matérialistes de l’audiovisuel (Université de Paris)

Colloque international : Cinématérialismes. Nouvelles approches matérialistes de l’audiovisuel (cinéma, médias, arts numériques) / Cinematerialisms. New Materialist Approaches to the Audiovisual (Cinema, Media, Digital Arts)

20-21 octobre 2022, Université de Paris

Échéance des propositions : 9 mai 2022

English version below

La notion philosophique de matérialisme recouvre des acceptions diverses, de l’atomisme grec au néo-matérialisme contemporain, en passant par le matérialisme athéiste des Lumières ou le matérialisme historique marxiste. Cette diversité est responsable d’un écart conceptuel certain entre une définition au premier degré – l’intérêt premier et déterminant pour la matière, qui peut parfois mener à une approche physicaliste et mécaniste des phénomènes, et s’oppose à l’idéalisme ontologique qui lui préfère les catégories de l’essence ou de la représentation – et son sens historique et politique, qui choisit de penser l’individu et le collectif à partir des rapports socio-historiques qui les constituent comme sujets politiques. 

Au cinéma, la notion est partagée entre ces deux acceptions majeures. Dans un premier cas, elle renvoie aux matérialismes hérités du marxisme (historique ou dialectique). C’est ce qu’illustrent les deux grandes périodes que sont, au XXe siècle, les avant-gardes soviétiques et allemandes des années 1920, et les militantismes révolutionnaires des années 1960-70, qui ne s’intéressent pas seulement aux propriétés représentatives du cinéma, mais aussi à ses capacités matérielles d’émancipation et de transformation de la société. Deuxièmement, la notion renvoie, dès les premiers textes théoriques sur le cinéma, à une compréhension matérielle, technique, concrète des images et du son. Dans les années 1920 toujours, la légitimité nouvelle du médium se fonde ainsi sur les dispositifs du cinéma et les spécificités de la vision appareillée. Depuis, cette approche matériologique des images s’est renouvelée au contact des nombreuses évolutions des images vidéo dès les années 1970, puis numériques depuis les années 1990.

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Parution : Les Spectateurs du cinéma Histoire des théories de la réception filmique (Emmanuel Plasseraud)

Emmanuel Plasseraud, Les Spectateurs du cinéma Histoire des théories de la réception filmique, Paris, Classiques Garnier, coll. “Recherches cinématographiques”, 2021

À travers l’histoire des théories de la réception filmique, de la période muette à nos jours, l’opposition idéologique entre collectivisme et individualisme transparaît dans la valorisation de la vision collective des films en salle ou de la dimension individuelle de l’expérience spectatorielle.

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