Archives par mot-clé : genres de l’imaginaire

Appel à contributions : Journées de Recherche et de Rencontres sur Tolkien

Journées de Recherche et de Rencontres sur Tolkien

6-7 octobre 2023

Échéance des propositions : 31 mai 2023

Dans une période où l’actualité autour de l’œuvre de Tolkien foisonne, entre publications accompagnées par les illustrations de l’auteur lui-même pour la première fois et sortie de la série des Anneaux de Pouvoir sur Amazon Prime en 2022 par exemple, les Journées de Recherche et de Rencontres sur Tolkien ont pour objectif de permettre un état des lieux des études universitaires sur l’œuvre de Tolkien.

Il y a de cela cinquante ans, le lectorat francophone découvrait en librairie l’œuvre majeure qu’est Le Seigneur des Anneaux, phénomène médiatique et littéraire aux États-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni quoique de manière moins visible, et pourtant encore pratiquement inconnu en France. Traduit pour les éditions Christian Bourgois par Francis Ledoux et publié en trois tomes, sa parution était concomitante avec la disparition de l’auteur : 2023 est donc une année de double commémoration pour le public francophone.

Arrivée dans le paysage éditorial près de près de vingt ans après la sortie de l’ouvrage au Royaume-Uni (1954-1955), l’œuvre de Tolkien s’impose en France comme un incontournable, en particulier dans la culture populaire des amateurs de littératures de l’imaginaire, tout en étant cycliquement « redécouverte » dans les médias. Elle devient durablement et littéralement visible tout particulièrement à partir des années 2000 avec le succès médiatique des adaptations cinématographiques de Peter Jackson. Cette période permet aussi, avec l’impulsion éditoriale de Vincent Ferré, d’accélérer le rythme de traduction de nouveaux ouvrages, avec la suite des tomes de L’Histoire de la Terre du Milieu ou des textes non fictionnels comme les Lettres, et le lancement d’un long chantier de retraduction et harmonisation des œuvres déjà publiées. En parallèle, l’étude universitaire de l’œuvre de Tolkien en France acquiert, après des décennies peu prolifiques, plus de visibilité académique grâce aux colloques organisés en 2008 (Rambures) et 2012 (Cerisy) et plus récemment en 2022 (« Tolkien et l’Antiquité », Paris). À cela s’ajoutent de nombreuses publications comme Sur les rivages de la Terre du Milieu (2001), D’Asimov à Tolkien (2004), Tolkien et ses légendes (2009) ou Tolkien et la religion (2021), et de multiples travaux d’étudiants, de plus en plus nombreux depuis vingt ans. Œuvre à la réception protéiforme, entre objet assimilé à la culture populaire et fiction associée à la culture académique (en particulier à travers le statut universitaire de son auteur), la légitimité de cet objet d’étude ne fait plus de de doute entre la publication du Dictionnaire Tolkien aux éditions du CNRS en 2012 et l’organisation d’une exposition consacrée à l’auteur à la Bibliothèque Nationale de France en 2019 – dont le succès sans précédent, 135 000 visiteurs en quatre mois, vient conforter la notion d’une popularité forte de l’œuvre. Continuer la lecture de Appel à contributions : Journées de Recherche et de Rencontres sur Tolkien

Appel à contributions : “Rétrotopies”, Pagaille, revue de littératures et médias comparés

Appel à publications pour le troisième numéro de la revue Pagaille, revue de littératures et médias comparés : “Rétrotopies”

Échéance des propositions : 15 mars 2023

En 2017, l’essai Retrotopia de Zygmunt Baumann, publié de manière posthume, interroge le rapport qu’entretiennent les sociétés occidentales avec le passé. Selon le sociologue, ces dernières se caractériseraient par une perte de foi en l’avenir, « devenu le réceptacle même de tous les cauchemars » (BAUMANN, 2017). Elles seraient ainsi animées par un mouvement de nostalgie envers un passé fantasmé, censé garantir la stabilité en réconciliant sécurité et liberté. Cet élan que Baumann définit comme une rétrotopie est qualifié de réactionnaire, tendant à fermer les imaginaires, à entraîner des régressions politiques, sociales, à construire des communautarismes. Dans une perspective différente mais complémentaire, la réflexion de François Hartog sur le présentisme posait un constat similaire sur nos sociétés contemporaines, devenues incapables de se projeter dans un futur trop anxiogène, bloquées à « un moment d’arrêt, de stase » (HARTOG, 2003), enfermées dans une crise du rapport au temps.

Ce troisième numéro de Pagaille propose ainsi de réfléchir à la manière dont la fiction s’est souvent nourrie de cet élan rétrotopique pour construire des univers parallèles, des mondes possibles, des « utopies régressives » (MURVAI, 2018), caractérisés par un même mouvement de retour vers un passé idéalisé, contrepoint salutaire à un présent décevant ou projection réflexive permettant de dialoguer avec le monde contemporain, de l’enrichir, de rêver à ce qu’il aurait pu être. Ce phénomène est-il bien une « constante de l’esprit humain confronté au temps » comme l’affirment Bénédicte Brémard et Marc Rolland dans De l’âge d’or aux regrets, ou est-il un trait particulièrement saillant de nos sociétés actuelles emmurées dans une crise de l’imaginaire?

La réflexion proposée invite à travailler à la fois sur des œuvres rétrotopiques, sur des œuvres questionnant le phénomène de la rétrotopie, mais aussi à développer une lecture rétrotopique d’œuvres qui ne le sont pas. Continuer la lecture de Appel à contributions : “Rétrotopies”, Pagaille, revue de littératures et médias comparés

Colloque: Créer et incarner des créatures fantastiques 2/2 (Université d’Artois)

Colloque: Créer et incarner des créatures fantastiques 2/2

Samedi 18 février 2023, Festival Atrebatia, Salle du Beffroi, Arras

Le colloque “Créer et incarner des créatures fantastiques” est organisé conjointement par l’ANR Aiôn et le laboratoire Textes et Cultures (UR 4028) de l’Université d’Artois, en partenariat avec le festival Atrebatia – Escales imaginaires. Il est mené par Anne Besson et Audrey Tuaillon Demésy.

Après une première journée organisée en visioconférence le 18 février 2022, la deuxième et dernière partie du colloque se déroulera à Arras le samedi 18 février 2023, à l’occasion du Festival Atrebatia, dans la salle du beffroi.

 10h00 : Accueil

10h15 : Introduction, Romain Plichon, Président du Festival

Session 2 : Créatures et communautés de pratiques, Présidence : Audrey Tuaillon-Demesy

10h30 : « Incarner le Metal. La mise en scène des groupes lors du festival Hellfest », Corentin Charbonnier, Université de Tours

11h : « Qui sont ces zombies qui arpentent la France ? Le cas Zomb’in The Dark, la course d’orientation », Paul Chiozzotto, Argémie, Lyon

11h30 : « “On est des orcs !” Incarner un monstre de fantasy dans la Russie contemporaine. », William Blanc, Université Paris 3

12h : Discussions

12h30 : Pause déjeuner

Session 3 : Expérimenter l’altérité fantastique, Présidence : Anne Besson

14h : « Se costumer pour réenchanter le quotidien : les magical girls Sailor Moon et Sakura, des rôles plus que des personnages », Aurélien Rossanino, Université Aix-Marseille

14h30 : « It’s not for nerds at all !: le cosplay médiévaliste dans les séries US », Justine Breton, Université de Reims

15h : Discussions

15h30 : Pause

16h-17h : Table ronde avec La Compagnie du Dragon Vert, association de reconstitution de la Terre du Milieu, animée par Laura Martin-Gomez, Université d’Artois

17h : Conclusion, Anne Besson et Audrey Tuaillon Demésy

17h30 : Fin du colloque

Appel à contributions : “Polars fantômes et autres spectres : séries et surnaturel”

“Polars fantômes et autres spectres : séries et surnaturel”, quatrième volume des « séries policières », RLM Minard-Garnier.

Laboratoire Textes et Culture, EA 4028, Université d’Artois

Échéance des propositions : 01 Juillet 2023

“Je vois des gens qui sont morts… ils vont et ils viennent comme n’importe qui… ils ne se voient pas entre eux… ils ne voient que ce qu’ils ont envie de voir… ils ne savent pas qu’ils sont morts” (Cole dans The sixth sense)

Si tant est, dans l’esthétique postmoderne, qu’un genre puisse conserver ses spécificités, il paraît difficile de concilier les codes du polar avec ceux du surnaturel ; la résolution rationnelle des énigmes – même les plus apparemment insurmontables – demeure la règle la plus intangible du roman policier, et à part quelques cas d’école de type « Scooby Doo » ou « SOS Fantômes », la structure du récit (ou du film) de détection ne fait que rarement place au doute fantastique – si ce n’est sous forme de boutades, d’images, ou de superstitions populaires vite ridiculisées : dans le cultissime Mystère de la chambre jaune (Leroux), seuls les vieux domestiques crédules et les paysans du coin croient à une présence diabolique, mais ces remarques sont plus typifiantes que sérieuses ; d’ailleurs, pas un seul instant le policier Larsan ou le journaliste Rouletabille n’accordent le moindre crédit à ces allégations naïves : « Alors ? Alors… je commençais à croire au diable » (17) ; « C’est un mystère du diable ! » (57) ; « Je m’suis signée, quand j’ai entendu ça, comme si j’entendais l’diable ! » (93).

On retrouve le même procédé dans la plupart des romans de Leroux, par exemple dans Le Fantôme de l’Opéra : « La légende du fantôme avait bientôt pris des proportions colossales dans le corps de ballet. […]Tout était de la faute du fantôme, du fantôme de l’Opéra ! » (14), ou dans La Poupée sanglante : « C’est épouvantable !… C’est moi qui l’ai livrée au démon ! … Que Jésus ait pitié de nous ! » (t. 1 : 205), qui appartient effectivement à la science-fiction post-vernienne, mais pas par le biais que l’on croit.

Plusieurs auteurs ont relevé le défi, en préférant le « mystère » (lié à l’atmosphère, donc inscrutable) à l’énigme (résolue la plupart du temps, donc rationnelle). Prenons un exemple : toute l’œuvre de Jean Ray – nous parlons du corpus fondé sur la récurrence de Harry Dickson, l’autoproclamé Sherlock Holmes américain – est un vaste flirt entre enquête policière classique et aventures surnaturelles (par exemple, dans Le Temple de Fer) ! Bien avant lui, Sheridan Le Fanu avait inventé, avec le personnage de Martin Hesselius, le prototype du « détective de l’occulte » dans les Créatures du Miroir. Des auteurs ont ouvertement exploré ce filon, entre autres les chronologiquement contemporains William Hope Hodgson et Algernon Blackwood ; le premier a créé un personnage d’enquêteur amateur d’insolite et de bizarre : son Thomas Carnacki affronte les revenants mal intentionnés dans Carnacki et les fantômes (1910) ; mais c’est essentiellement par son recueil La Chose dans les algues que Hodgson est passé à la postérité, en tant qu’écrivain de la suggestion fantastique à part entière ; tué à Ypres en 1918, il laisse une œuvre en pleine maturation. Deux ans avant Carnacki, Blackwood avait proposé, lui, un héros « psychologue » féru de fantastique, le docteur John Silence, qui libère ses patients de leurs sujétions diaboliques (John Silence, 1908). Le plus connu est cependant leur cadet, Seabury Quinn, créateur du « Sherlock Holmes du surnaturel » en la personne de Jules de Grandin (Les aventures de Jules de Grandin, 1923-1952).

Continuer la lecture de Appel à contributions : “Polars fantômes et autres spectres : séries et surnaturel”

Parution : Fantasy Art and Studies, n° 13, “School Fantasy / École et Fantasy”

Fantasy Art and Studies, n° 13, “School Fantasy / École et Fantasy“.

Des châteaux-écoles qui émergent de la brume et des professeurs aussi impressionnants qu’inquiétants… Le 13e numéro de Fantasy Art and Studies, paru fin décembre 2022, examine comment la Fantasy investit l’univers scolaire et le thème de l’apprentissage, à travers des articles de spécialistes et des nouvelles inédites.
En prime, retrouvez le nouveau chapitre de la BD de Guillaume Labrude.
Ce numéro, dont la partie scientifique est coordonnée par Justine Breton, est illustré par GaëlleC., Guillaume Labrude, Antoine Pelloux, Amélie Savio, et Véronique Thill, qui signe l’illustration de couverture.

School castles emerging from the mist and teachers as impressive as they are disturbing… The 13th issue of Fantasy Art and Studies, published in December 2022, examines how Fantasy explores the world of education, with articles by experts and new short stories.
As a bonus, discover the new chapter of Guillaume Labrude’s comics.
This issue, academically supervised by Dr Justine Breton, is illustrated by Gaëlle C., Guillaume Labrude, Antoine Pelloux,  Amélie Savio, and Véronique Thill, who has signed the cover art.

Sommaire / Contents

Edito, de/by Justine Breton
Article. École des rêves ou école des cauchemars : l’apport de la « fantasy onirique » à la représentation de l’espace scolaire, de/by Nadège Langbour
Fiction. La Lumière avançait avec elle, de/by Marie Brunelm
Fiction. Le Maître des échecs, de/by Léa Nuzzo
Article. Dark Academia et roman colonial dans Éducation meurtrière (Scholomance) de Naomi Novik, de/by Fleur Loféron-Hopkins
Article. La Révolte contre l’école du mal : un apprentissage politique et moral, de/by Romain Guillaud-Bataille
Fiction. À l’école des créatures de l’ombre, de/by Paul Blanchot
Fiction. Fantasques leçons de magie corrosive, de/by Claire Nottola
Article. Savoirs en ruine et monde désenchanté : splendeur et déchéance de l’université dans La Trilogie du magicien noir, de/by Sylvain Brehm
Fiction. L’École de Magie pour Personnes Âgées Démentes, de/by Mathilde Desaché
Fiction. La Vie des objets, de/by Sandrine Vailtera
Article. The « Brazilian Hogwarts? »: Similarities and Differencies in the Magical School Representation in Eu e Meu Guarda-Chuva and in the Harry Potter Series, de/by Pedro Lauria
Fiction. Le Phare du Bout de Brêt, de/by Elisabeth Astruc
BD/Comics. Brûlez la sorcière, de/by Guillaume Labrude

Parution : Res Futurae n°20, “Théorie(s) de la science-fiction”

Res Futurae n°20, “Théorie(s) de la science-fiction“, dir. Irène Langlet, 2022.

La grande affaire de la théorie de la science-fiction a longtemps été de la définir. Après le tournant des études culturelles, quelle pensée de la SF comme ensemble de pratiques peut-on promouvoir? Dix ans après le lancement de Res Futurae, ce numéro s’arrête sur les théorie(s) et les éléments de la science-fiction.

Comité de rédaction de Res Futurae : Éditorial n°20 [Texte intégral]

  • Théorie(s) de la science-fiction, sous la direction d’Irène Langlet

Irène Langlet, Pour une French (Science Fiction) Theory [Texte intégral]

 

Aurélie Huz, Démêlés avec le novum : démontages et remontages de la notion dans une perspective culturelle intermédiatique [Texte intégral]

Bastien Descombes, De l’avantage (ou non) de définir la science-fiction (comme expérience de pensée) [Texte intégral]

Margot Châtelet, Les univers partagés de science-fiction : pour une transauctorialité [Texte intégral]

Emmanuelle Lescouet, Gestes de lecture numérique et lecture immersive de science-fiction [Texte intégral]

Matthieu Letourneux, Le genre comme fait de discours : pour une définition molle de la science-fiction[Texte intégral]

Simon Bréan, Pour un usage externe des théories de la science-fiction [Texte intégral]

  • En direct de Science Fiction Studies

Simon Spiegel, Le monde en plus étrange : à propos du concept d’« estrangement » en théorie de la science-fiction  [Texte intégral]

Istvan Csicsery-Ronay (Jr.), Science-Fiction et Empire [Texte intégral]

  • Comptes rendus

Irène Langlet, Les Compagnons de la théorie (de la science-fiction) [Texte intégral]

Parution : Les littératures de l’imaginaire (Anne Besson)

Anne Besson, Les littératures de l’imaginaire, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. “L’Opportune”, 2022.

Science-fiction, fantasy et fantastique sont plus que jamais au cœur des consommations culturelles contemporaines, de Star Wars à Game of Thrones en passant par Harry Potter. Ces « genres de l’imaginaire », qui s’étendent dans tous les médias, mais dont l’origine est littéraire, sont pourtant trop mal connus par les publics qui les plébiscitent, faute d’ouvrage de référence récent. Cette petite synthèse, par la spécialiste Anne Besson, vient combler ce manque, en présentant clairement les différences entre les trois grands genres, mais aussi leur proximité tout au long de leur histoire et jusqu’aux hybridations contemporaines.

SOMMAIRE

Introduction : le parti pris de l’imaginaire

1. Trois genres pour un domaine

2. Histoires parallèles

3. De constantes hybridations

4. Nouveaux mondes

Conclusion : nouveaux questionnements

Glossaire

Bibliographie

Appel à contributions : European Comic Art Special Issue on Valérian et Laureline

Call for Papers: European Comic Art, Journal Special Issue on Valérian et Laureline.

Échéance des propositions : 1er février 2023. 

We are looking for contributors to a special issue of European Comic Art themed on Pierre Christin and Jean-Claude Mézières’s Valérian et Laureline science-fiction comic series.

The issue aims to redress the relative paucity of recent scholarship devoted to the stories.

The issue will be published in 2025 (vol. 18.1) and completed articles of between 6 and 7,000 words in English will be due in March 2024.

Simon Bréan (Sorbonne Université) is an invited contributor to the issue.

Articles could deal with, but are not limited to :

  • the comic artform or genre; 
  • stylistic and visual considerations; 
  • character studies and development; 
  • the depiction of gender,  
  • the environment and other nonhuman entities; race, colonialism, empire; technology; 
  • the evolution of a specific element across the four decades of publication; 
  • world-building and/or contributions to science fiction as a genre; 
  • a comparison between the bandes dessinées and Luc Besson’s 2017 movie;
  • a case study of a story or album.

    If you are interested in contributing, please submit a 400-word abstract to both co-editors of the special issue by February 1, 2023:

Christina Lord (lordc@uncw.edu) and Paul Scott (pascott@ku.edu).

Please do not hesitate to contact us for further information.

Parution : J.R.R. Tolkien, Du conte de fées (nouvelle éd.)

J.R.R. Tolkien, Du conte de fées (nouvelle éd.), Paris, Christian Bourgois, 2022

Avant-propos Nathalie Prince

Traduit de l’anglais par Christine Laferrière

Le texte fondateur de J.R.R. Tolkien, précurseur des théories sur le conte de fées, le merveilleux et la littérature de Fantasy.

Du conte de fées (1945) est l’essai de Tolkien qui correspond le mieux à l’ensemble de son œuvre créatrice. Il est essentiel à la compréhension des écrits de Tolkien lui-même, et il pose bon nombre de ses principes créateurs, parmi lesquels la subcréation, le concept de Faërie et la valeur de la fantasy. Cette nouvelle édition française est accompagnée d’une préface de Nathalie Prince, universitaire spécialiste des littératures jeunesse et de Fantasy. Dans cet essai, Tolkien se pose trois questions, trente ans avant Bettelheim : qu’est-ce qu’un conte de fées ? Quelles en sont les origines ? Et surtout : quelle est leur utilité ? Les notions abordées y sont très importantes pour cerner l’importance qu’accorde Tolkien au conte de fées et mieux comprendre l’univers original qu’il a créé au fil de ses ouvrages.

Parution : J.R.R. Tolkien, Contes et légendes inachevés

J.R.R. Tolkien, Contes et légendes inachevés, Paris, Christian Bourgois, 2022.

Traduction de Tina Jolas, révisée par Pauline Loquin

Les Contes et légendes inachevés est un recueil de récits allant des Jours anciens de la Terre du Milieu à la fin de la Guerre de l’Anneau, et offrent de nouvelles histoires qui complètent l’univers de J.R.R. Tolkien à ceux qui ont lu Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux. Ce recueil de textes apporte un éclairage crucial sur ce monde à travers l’histoire de Celeborn et Galadriel ou l’expédition d’Erebor. On en apprend davantage sur les Istari, le groupe des Mages auquel appartenaient Gandalf et Saruman, et on découvre aussi une description de l’Île de Númenor et des Palantíri. Enfin, le lecteur trouvera également une version en prose de l’histoire des Enfants de Húrin, et un épisode de la vie de Tuor : autant de textes qui complètent Le Silmarillion et pourraient constituer le « volume zéro » de l’Histoire de la Terre du Milieu.

Les contes ont été édités par Christopher Tolkien, qui fournit un bref commentaire sur chaque histoire, aidant le lecteur à replacer chaque histoire dans le contexte du reste des écrits de son père. Pour la première fois, cette nouvelle édition présente 18 magnifiques peintures réalisées par Alan Lee, John Howe et Ted Nasmith, qui présentent les trois âges de la Terre du Milieu comme jamais auparavant.