Archives par mot-clé : gender studies / études de genre

Filmer autrement ?

Appel à articles

Filmer autrement ? Reconfigurations du regard par les réalisatrices dans le cinéma contemporain

Genre en séries : cinéma, télévision, médias, n° 22

Échéance des propositions : 15 novembre 2026

Remise des articles : 1er mars 2027

Parution : automne 2027

Dossier coordonné par : Héloïse Van Appelghem (IRCAV – Université Sorbonne Nouvelle)


Ce numéro de la revue Genre en séries : cinéma, télévision, médias entend interroger les reconfigurations du regard portées par des réalisatrices dans le cinéma de fiction contemporain, des années 2000 à aujourd’hui. Il s’agira d’analyser comment des cinéastes femmes s’approprient des thématiques genrées, rejouent ou déjouent les normes sociales de genre et proposent, à travers leurs récits et dispositifs formels, des alternatives aux représentations dominantes.

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Parution – L’Esprit du burlesque (Marguerite Chabrol)

L’Esprit du burlesque

Une autre histoire du « musical » hollywoodien

Marguerite Chabrol

Presses Universitaires de Vincennes

2026

Présentation

L’ouvrage revisite l’âge d’or du film musical américain du XXe siècle en y cherchant l’héritage du théâtre burlesque qui se trouve aux origines du genre, mais que le cinéma a en partie effacé pour privilégier sa dimension romantique.

Si à Hollywood la comédie musicale est associée au romantisme et à l’onirisme, elle est dans le théâtre américain avant tout une forme satirique. Cet ouvrage enquête sur les vestiges cinématographiques de cette tradition satirique et les causes de son atténuation, pour des raisons notamment d’autocensure, mais aussi de ses résurgences. Cette histoire est centrée sur les performances féminines irrévérencieuses, issues du théâtre burlesque, qui ont caractérisé le style des grandes personnalités de la scène, et leur transposition hollywoodienne.

Appel à communications – Musique, invisibilités, vulnérabilités et participation politique

Musique, invisibilités, vulnérabilités et participation politique

19 et 20 octobre 2026

Maison des Sciences humaines et environnementales, Besançon

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Organisée par : Justine SIMON

Contenu de l’appel

Le projet « LaSiDo : La Politique en Musique » s’attache à comprendre comment la musique, dans ses formes contemporaines et participatives, façonne et révèle les rapports de pouvoir qui traversent nos sociétés. En partant du constat que les espaces médiatiques et numériques ont transformé la construction, la réception et la circulation des discours politiques, il interroge les manières dont la musique devient un moyen privilégié d’expression citoyenne, de contestation et d’affirmation identitaire. Par la circulation des chansons, des remixes et des performances musicales, les individus ne se contentent plus d’écouter : ils produisent, détournent, partagent et s’engagent.

Des artistes très populaires font de la musique un puissant outil politique pour donner voix à l’altérité et la valoriser, participant ainsi à la visibilisation des publics dominés et/ou marginalisés. Ces artistes sont aussi à l’origine de productions musicales expressivistes ou militantes. La musique devient ainsi un lieu de politique vécue, un espace sensible où se négocient inclusion, reconnaissance et pouvoir d’agir.

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Parution – Sorcières ! (dir. Krystel Gualdé)

Sorcières ! A trop chercher le Diable…

Sous la direction de Krystel Gualdé

Presses Universitaires de Rennes

2026

Présentation

Souvent réduite à une icône populaire ou un archétype fantastique, la sorcière résiste pourtant à toute simplification. Ce livre propose une relecture critique de cette figure complexe, en croisant des approches historiques et culturelles des magiciennes de l’Antiquité aux figures féministes contemporaines. À travers l’exploration de textes théologiques et de théories démonologiques  de l’époque médiévale, de procès de sorcellerie de la Renaissance et de l’époque moderne, de constructions symboliques, de représentations artistiques, de renversements d’images et de constructions sociales, il propose de restituer les différentes appréhensions de ce que le terme “Sorcières” peut recouvrir. Dans une approche globale, il questionne les réalités historiques de la chasse aux sorcières en résonance avec notre époque. Ainsi, nos rapports à la marginalité, à l’exclusion, à la violence, à la féminité, à la domination, aux mécanismes implacables de la persécution, aux procédures pénales, aux dynamiques de pouvoir, à la puissance des croyances et à la peur du chaos sont interrogés. Enfin, il lève le voile sur les puissances invisibles des imaginaires qui, hier comme aujourd’hui, nous dirigent.

Parution – Cultural History for a Changing World (dir. Jochen Hung et Willemjin Ruberg)

Cultural History for a Changing World

Sous la direction de Jochen Hung et Willemjin Ruberg

Bloomsbury

2026

Présentation

This volume explores the changing field of cultural history to map out its new developments and future directions, covering major themes such as environment, (de)colonization, digitization, knowledge, heritage and embodied identity. After the rise of the ‘new cultural history’ in the 1980s, the field of cultural history is once again undergoing a time of change. This collection discusses and explains these changes, highlighting new themes from disability and race to technology and animals, and shows how the field has become increasingly entangled with other disciplines such as gender studies, science and technology studies, and critical heritage studies. Featuring an international team of experts working in cultural history today, Cultural History for a Changing World is an indispensable guide to the field.

Each chapter historicizes and problematizes their topics, gives an overview of the different reactions within the field, and offers an outlook about future avenues and opportunities of research the respective topic offers. Introducing relevant case studies drawn from their own research, the authors show how these new approaches can work in practice. Also highlighting the opportunities offered by new approaches such as decolonial, environmental and digital methodologies, Cultural History for a Changing World sets out how this field has been adapting to, and sometimes instigating, shifts in society, and demonstrates how global cultural, social, political and economic changes are affecting the theories, methods and practices of cultural historians.

Appel à contributions – “ICE Breakers : hantises, résistances et imaginaires des corps racialisés, trans, queers et/ou migrants” (Nuage Mycélium, #2)

“ICE Breakers : hantises, résistances et imaginaires des corps racialisés, trans, queers et/ou migrants”

Nuage Mycélium, #2

Échéance des propositions : 25 mai 2026

Date prévue de parution : Automne 2026

Dirigé par : Crystal Aslanian, Kenza Boumaaz, Enzo Le Guiriec, et Hugo Orain

Appel à contribution

Nuage Mycélium est la revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires. Format hybride articulant recherche académique et création artistique autour de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique et de la création sonore, elle se veut un “pulp universitaire radiophonique” qui fait dialoguer chercheur·euse·s, auteur·ice·s, artistes et amateur·ice·s passionné·e·s. Chaque émission de 2h se compose de capsules tissées par une voix off qui crée correspondances et échos entre les propositions.

Quelle est la température d’un fantôme ?

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Parution – La Nouvelle Vague (Geneviève Sellier)

La Nouvelle Vague

Un cinéma au masculin singulier

Geneviève Sellier

Éditions Amsterdam

2025, réédition de 2005

Présentation

« L’héritage principal de la Nouvelle Vague est donc aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, le « cinéma d’auteur », dont l’existence dépend de ceux – critiques, professionnels, cinéphiles éclairés, institutionnels – qui ont le pouvoir de le désigner comme tel. »

Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage… Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu’ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique.
C’est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l’auteur, articulant l’analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.

Parution – Mylène Farmer. La diva pop (Isabelle Marc)

Mylène Farmer. La diva pop

Isabelle Marc

Éditions du Seuil

2026

Présentation

Avec ses hymnes pop et son image immédiatement reconnaissable, Mylène Farmer a fait danser et rêver toutes les générations depuis les années 1980. Créatrice du personnage de Libertine, méga-star entourée de mystère, femme de pouvoir, pionnière transgressive, elle incarne bien plus qu’une artiste-héroïne : la diva pop.
Conçue à l’origine comme l’objet du désir hétéropatriarcal, Mylène Farmer a inventé des imaginaires esthétiques originaux, particulièrement en matière de genre et de sexualité, jusqu’à devenir une icône LGBTQ+. En situant sa trajectoire dans l’histoire culturelle récente, ce livre raconte la « divinisation » d’une artiste exceptionnelle et les liens uniques qu’elle a noués avec son public.

Colloque – Les “dures”. Figurer les femmes scientifiques : une approche interdisciplinaire

Les “dures”. Figurer les femmes scientifiques : une approche interdisciplinaire

18-20 mars 2026

Maison de la recherche de l’UT2J, amphi F417 ; accessible en distanciel.

Informations et inscriptions : https://figurerfemmesci.sciencesconf.org

Organisé par :

  • Odile Chatirichvili (LERASS, Université de Toulouse)
  • Lila Coudière (Framespa, Université Toulouse 2 Jean Jaurès)
  • Charlotte Guiot (CIHAM, Université Lyon 2)

Contact : figurerfemmesci@sciencesconf.org

Programme

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Appel – (Questions de communication) Médiatisations des sexualités féminines. Entre normes, résistances et transformations

Médiatisations des sexualités féminines. Entre normes, résistances et transformations

Appel à articles (n° 52) de la revue Questions de communication

Dossier coordonné par
Laurence Corroy (Université de Lorraine)
Hélène Breda (Université Sorbonne Paris Nord)

Date limite de réception des propositions : 15 mai 2026 (entre 4 000 et 6 000 signes, références bibliographiques incluses)

Retour des décisions aux auteurs : 15 juin 2026

Remise des articles : 15 octobre 2026

Évaluation en double anonymat : 16 octobre-12 décembre 2026

Remise des articles finaux : 15 juin 2027

Parution : 2e semestre 2027

Les sciences humaines et sociales (SHS) ont mis au jour le caractère construit des sexualités, à rebours des croyances selon lesquelles elles seraient naturelles, affaire d’instinct. Dans son acception la plus courante, la sexualité renvoie aux comportements, pratiques et désirs relevant de la vie intime et érotique des individus. Mais depuis le tournant constructiviste des années 1970, elle est analysée comme un ensemble de représentations, de productions collectives et médiées, indissociables du langage. En France, Michel Foucault (1976) a marqué une rupture épistémologique en analysant la sexualité comme un dispositif de savoir et de pouvoir produit par les discours. Aux États-Unis, John Gagnon et William Simon (1973) ont proposé la théorie des « scripts sexuels », selon laquelle les significations qui constituent certaines situations comme sexuelles s’acquièrent par l’inscription dans le groupe social et l’imprégnation par ses récits. Ces apports fondateurs ont contribué à déplacer l’analyse des sexualités vers les pratiques concrètes, les interactions et les normes collectives, en invitant à parler désormais de sexualités au pluriel et à les étudier comme des pratiques socialement organisées et médiatiquement encadrées.

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