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Figures en chantier : les nouvelles fabriques du personnage

Figures en chantier : les nouvelles fabriques du personnage

Journée d’études

8 juin 2026

Sorbonne Université
Amphi Guizot
(1 rue Victor Cousin, 75005 Paris)

 

Organisation: Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF) et Clément Sigalas (CELLF)

Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

Si vous êtes extérieur·e à Sorbonne Université et que vous souhaitez assister à la journée d’études, merci de bien vouloir vous inscrire sur ce formulaire avant le mardi 2 juin 2026.

Du masque de l’acteur·rice (persona) aux protagonistes des œuvres de fiction, le personnage a été l’objet d’un vif intérêt théorique depuis les travaux fondateurs de Philippe Hamon (1972) et de Vincent Jouve (1992). Ces dernières décennies, loin de se tarir, les recherches sur le personnage ont essaimé dans de multiples directions : les jeux vidéo, les récits transmédiatiques ou encore les fictions à multivers ont considérablement renouvelé la « fabrique du personnage » (Lavocat, Murcia, Salado 2007), imposant d’envisager d’autres formes ou modalités d’élaboration et de réception, qui défient l’unité de son statut ontologique, dans un contexte où l’auctorialité elle-même fait l’objet de constantes redéfinitions. À l’heure des processus fictionnels hybrides (fanfictions, personnagisation de l’auteur ou d’une personne réelle, autofiction, transfictionnalité…), que reste-t-il du personnage dans les pratiques fictionnelles contemporaines ? C’est à cette réflexion, qui pourra emprunter deux axes, que nous vous invitons.

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Parution : Le Syndrome Magneto (B. Patinaud)

Benjamin Patinaud, Le Syndrome Magneto, Paris, Au diable Vauvert, 2023. 

« Tout le monde aime les méchants. La culture populaire en a produit de toutes formes et toutes couleurs. Mais tous ne commettent pas leurs atrocités pour de viles raisons. Certains ne veulent pas détruire le monde : ils veulent le changer. Utopistes malencontreusement dystopiques, extrémistes plus ou moins bien intentionnés, libérateurs aux penchants totalitaires, terroristes se vivant comme résistants : ce livre leur est consacré. »

De Thanos à Poison Ivy, de Killmonger à Daenerys, en passant par les sorcières et autres freaks, il fallait donner un nom à ce troublant phénomène, un nom en hommage à son leader incontesté : le syndrome Magneto.

Lire un extrait

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Né en 1986, Benjamin Patinaud est connu pour la chaîne YouTube Bolchegeek suivie par plus de 130.000 abonnés. Auteur et vidéaste web spécialiste de culture populaire, il examine sur sa chaine YouTube cinéma, BD, roman, séries ou jeux vidéo sous des angles artistiques, sociologiques et politiques. Le Syndrome Magneto est son premier livre.

Séminaire : Recherches contemporaines en narratologie (CNRS/EHESS, ENS)

Centre de recherches sur les arts et le langage (CNRS/EHESS)
Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie »
2022-2023
 
Le séminaire se réunit tous les quinze jours, les 1er, 3e et 5e mardi du mois, de 16h à 18h
Ecole Normale Supérieure
45, rue d’Ulm – 75005 Paris 
 
NB : Le séminaire se déroulera en mode hybride (présentiel + distanciel)
Écrire à Anaïs Goudmand (anais.goudmand@gmail.com) pour obtenir le lien Zoom.
 
John Pier (Université de Tours et CRAL) et Philippe Roussin (CRAL/CNRS), gestionnaires, 
avec la collaboration d’Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS), de Thomas Conrad (ENS, Paris), 
d’Anne Duprat (Université d’Amiens et IUF) et d’Anaïs Goudmand (Sorbonne Université)
 
Site du séminaire
http://narratologie.ehess.fr/presentation/

English below

Raconter / construire des mondes
 
Les narratologies et les théories de la fiction contemporaines ont pris acte de deux phénomènes caractéristiques de l’évolution récente des formes narratives. D’un côté les récits de longue haleine se multiplient dans la plupart des médias ; de l’autre, des encyclopédies diégétiques (cartographies, généalogies, étymologies, bestiaires…) s’y développent bien au-delà de la narration proprement dite. 
 
De Balzac au jeu vidéo, l’idée d’« œuvre-monde » s’est ainsi imposée, au risque de se trivialiser. Pour autant, tout récit long ne donne pas forcément lieu à une diégèse qui « fait monde » ; en retour, le worldbuilding ne produit pas automatiquement de l’intrigue. Le séminaire interrogera les articulations qui existent entre narration longue et construction de mondes, au lieu de les traiter comme des phénomènes nécessairement conjoints.
 
On pourra ainsi approfondir les différences qui existent entre un usage culturel précis, spécifiquement contemporain de la notion de monde et un usage théorique de la notion. Ainsi, la théorie littéraire peut comprendre comme un monde fictionnel la projection mentale d’un univers cohérent à partir d’un récit au long cours. En ce sens, les cycles romanesques et romans très longs propres aux usages romanesques d’Ancien Régime projettent bien des mondes. L’« œuvre-monde » proprement dite désignerait en revanche un ensemble de pratiques plus spécifiques, liées aux genres de l’imaginaire dans la culture médiatique contemporaine, science-fiction et fantasy notamment. On se demandera également si les notions développées par la narratologie cognitive, qui cherchent à envisager simultanément les dimensions spatiale et temporelle des récits – à l’instar du storyworld – permettent bien de penser la dimension encyclopédique des œuvres-mondes, ou si elles nécessitent d’être ajustées pour cet usage particulier.

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Appel à communications : The globalization of series: the example of Israeli series in the world (Hebrew University of Jerusalem)

International Conference: The globalization of series: the example of Israeli series in the world. Towards a cross-cultural and comparative approach to series adaptations and franchises 

Hebrew University of Jerusalem

31 October -2 November 2022

Proposals for papers  should be sent by 10 January 2022

Conference organizers : Alexandre Gefen (CNRS-Université Sorbonne Nouvelle-ENS), Yona Hanhart-Marmor (The Hebrew University of Jerusalem), Sandra Laugier (Université Panthéon Sorbonne).

TV Series have conquered the world. From Game of Thrones or Lupin to Homeland or to The Handmaid’s Tale or Squid game, many of them now constitute a common cultural heritage that allows us to reflect together and across continents on ethical and political issues. This cultural globalization takes place through some “global” series but also through countless adaptations or franchises. The example of Israeli series is particularly striking: Homeland (Hatufim), In Analysis(BeTipul), Euphoria (Euphoria), Hostages (Bnei Aruba), Your Honor (Kvodo), The Good Cop (Hashoter Hatov), Allegiance (The Gordin Cell), The Ex List (The Mythological Ex), Traffic Light (Ramzor).

This conference hypothesizes that these adaptations or variations constitute an extraordinary tool for a comparative approach to cultural, if not anthropological, particularities. Behind similar scenarios and parallel general questions, the regional or national incarnations of the series allow us to understand historical contexts, but also different sensibilities whose nuances are ethically or politically fundamental. More generally, the comparison of local offerings from platforms like Netflix or local productions is a remarkable revelation of differences or convergences that go beyond the mere situational tastes of viewers.

During this conference, we will focus specifically on a comparison between Israeli series and their adaptations, mainly French, considering this comparatist approach as a tool to grasp the specificity of the politic, national and individual identity which expresses itself through the series adaptations. 

It is thus to a comparative approach of TV series that this conference, the very first of its kind, invites researchers. 

Proposals for papers (300 words) should be sent to jerusalemseries2022@gmail.com by 10 January 2022. They should be accompanied by a short bio-bibliographical note. A response will be given mid-February.

Papers should not exceed 25 minutes.

Parution : “Tendances et évolutions du cinéma de science-fiction” (Res Futurae, n° 17)

ReS Futurae, n°17,  “Tendances et évolutions du cinéma de science-fiction”, Sous la direction de Simon Bréan et Daniel Tron, 2021

Prendre en compte la dynamique propre de la science-fiction, ses procédés de concrétisation de novums visuels et de mise en récit d’étrangetés pourtant si familières, c’est se donner la possibilité d’explorer certaines spécificités de l’art cinématographique, mais c’est aussi identifier ce que ce cinéma apporte, en propre, à une science-fiction moins transcendante qu’elle n’y paraît, et qui vit de ses incarnations singulières. Ce numéro de ReS Futurae entend apporter de nouveaux éclairages sur cette relation toujours plus féconde.

Comité de rédaction de Res Futurae

Éditorial

Simon Bréan

Cinéma/Science-fiction : vers un changement de paradigme critique ?  – Cinema/Science Fiction: towards a critical paradigm shift?

Gaspard Delon

Blockbuster de science-fiction : étendue, extension, morcellement du territoire – Science fiction blockbuster: extent, expansion, fragmentation of the field 

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Colloque : Mondes imaginaires et univers transmédiatiques

Colloque International en ligne : Mondes imaginaires et univers transmédiatiques

20 et 21 Avril 2021 

Université de Toulon – Institut Méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication (IMSIC), Observatoire des Mondes Imaginaires (OMI), Laboratoire BABEL

organisé par Ugo ROUX, Laurent COLLET, Anne GAGNEBIEN et Alessandro LEIDUAN 

Voir l’appel à contributions 

Télécharger le programme

Parution : Du droit dans Disney

Quentin Le Pluard, Marion Talbot (dir.), Du droit dans Disney, Mare et Martin, 2020. 

Qu’ont en commun Star Wars, Pirates des Caraïbes, Cars, Le Roi Lion ou Bambi ? La première réponse à cette question, la plus évidente, serait de dire qu’il s’agit de films et franchises Disney. Une autre, plus spécifique, serait d’affirmer que chacune de ces oeuvres présente un aspect particulier du droit ou peut servir de biais pour le présenter et approfondir ses connaissances en la matière. Il en est ainsi de la qualification et du régime juridique de la chasse (Bambi), du coffre de pirate (Pirates des Caraïbes) ou encore de la légalité de l’Ordre 66, ordonnant le génocide des Jedi (Star Wars). Ces quelques points, parmi bien d’autres, viennent asseoir l’intérêt d’une recherche du droit dans la magie de Disney, à moins que ce ne soit l’inverse. Se voulant accessibles à tous – néophytes du droit ou de Disney, comme juristes confirmés ou fans inconditionnels des différents films et sagas –, les différentes contributions de cet ouvrage sont autant de preuves supplémentaires que, comme le veut l’adage, le droit est véritablement partout. Il l’est donc aussi dans les oeuvres estampillées Disney.

Parution : The Empire Strikes Back

Rebecca Harrison, The Empire Strikes BackBritish Film Institute, BFI Film Classics, 2020. 

The Empire Strikes Back (1980), the second film in the original Star Wars trilogy, is often cited as the ‘best’ and most popular Star Wars movie. In her compelling study, Rebecca Harrison draws on previously unpublished archival research to reveal a variety of original and often surprising perspectives on the film, from the cast and crew who worked on its production through to the audiences who watched it in cinemas.
Harrison guides readers on a journey that begins with the film’s production in 1979 and ends with a discussion about its contemporary status as an object of reverence and nostalgia. She demonstrates how Empire‘s meaning and significance has continually shifted over the past 40 years not only within the franchise, but also in broader conversations about film authorship, genre, and identity.

Offering new insights and original analysis of Empire via its cultural context, production history, textual analysis, exhibition, reception, and post-1980 re-evaluations of the film, the book provides a timely and relevant reassessment of this enduringly popular film. Continuer la lecture de Parution : The Empire Strikes Back

APPEL À COMMUNICATION : MONDES IMAGINAIRES ET UNIVERS TRANSMÉDIATIQUES

La date limite d’envoi des propositions pour le colloque “Mondes imaginaires et univers tansmédiatiques” a été repoussée au 1er mars 2020

Institut Méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication (IMSIC) 

Observatoire des Mondes Imaginaires (OMI) 

7, 8 et 9 avril 2020 à Toulon, France

Texte de l’appel

Les propositions devront être envoyées sous format *.doc ou *.docx à l’adresse de messagerie suivante : ugo.roux@univ-amu.fr, laurent.collet@univ-tln.fr, anne.gagnebien@univ-tln.fr et alessandro.leiduan@univ-tln.fr. 

Appel à communication: Les Geeks Héros (pop) des temps modernes

Colloque organisé par Fabien Delmas, Hélène Valmary, Justine Nicollin et Alexandros Tsopotos pour le groupe de recherches POPPART – LePOPestPARTout

Université Paris-Est Marne-la-Vallée (Université Gustave Eiffel) 29-30 mai 2020

En tant qu’archétype, le geek et ses diverses déclinaisons (le fanboy, le nerd, le cyberpunk, le nolife) est emblématique du cinéma américain contemporain du point de vue thématique, historique et systémique. Plus généralement, à l’heure de la mondialisation, de la multiplication des supports, des réseaux de diffusion et des accès à l’information la place de plus en plus prégnante du geek dans le paysage cinématographique et télévisuel américain rend compte d’une sorte d’âge d’or de la pop culture triomphante et d’un moment où est reconsidérée la hiérarchie entre la culture savante (« high culture ») et populaire (« low culture »).

S’ils sont apparus dans les années 1960-1970 et qu’ils ont prospéré dans les années 1980-1990, c’est bien dans les années 2000 et grâce à la comédie que les geeks et les fanboys ont conquis leurs lettres de noblesse. Ils ont alors cessé d’être des faire-valoir ou de brillants mais maladroits adjuvants (des sidekicks) pour porter sur leurs frêles épaules la responsabilité du continuum narratif. Ce glissement et cette évolution de leur nature primaire ont eu lieu grâce, notamment, au producteur et réalisateur Judd Apatow avec la série Freaks and Geeks (Paul Feig, 1999-2000, NBC), et les films 40 ans, toujours puceau (The 40 Year-Old Virgin, Judd Apatow, 2005), Supergrave (Superbad, Greg Mottola, 2007) ou En cloque mode d’emploi (Knocked Up, Judd Apatow, 2007). 

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