Archives par mot-clé : culture populaire / popular culture

Séminaire “Penser l’Eurovision par la communication” (hybride)

Séminaire “Penser l’Eurovision par la communication”

CELSA (77, rue de Villiers. 92200 Neuilly-sur-Seine) et en hybride sur inscription

Co-organisé par les laboratoires GRIPIC, LabSIC et CNE

Programme

#1 Cultures queer, genre et Eurovision. 10 décembre 2024 – 16h30-19h30 (visio)

Catherine Baker, University of Hull : ‘Performing the queer nation at Eurovision and other mega-events’

Peter Rehberg, University of Cincinnati : ‘The Eurovision Song Contest and queer culture’

Modération : Hécate Vergopoulos, GRIPIC, CELSA – Sorbonne Université

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Appel à contributions : Genre et neurodiversité à l’écran (Revue Genre en série : cinéma, télévision, médias)

Genre et neurodiversité à l’écran

Revue Genre en série : cinéma, télévision, médias, numéro 20, 2025

Nouvelle date limite de soumission des propositions : 17 mars 2025

Dossier dirigé par Mélanie Lallet (CHUS, UCO), Sandra Hamiche (chercheuse associée à l’Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle) et Marine Malet (University of Bergen ; chercheuse associée au CARISM, Université Paris Panthéon-Assas)

Texte de l’appel

La sociologue australienne Judy Singer formule le concept de neurodiversité à la fin des années 1990 à la suite du diagnostic de sa fille autiste. Elle prend conscience qu’elle est elle-même concernée, ainsi que sa mère, ce qui la conduit à repenser leur condition commune comme une différence de fonctionnement plutôt qu’un trouble (Chamak, 2015b ; Singer, 1999). Alors que les travaux sur l’intersectionnalité (Crenshaw, 1997) et les feminist disability studies (Garland-Thompson, 2004) poursuivent leur développement, la neurodiversité est progressivement pensée comme un élément à prendre en compte en articulation avec les catégories de classe, de genre, ou de race (Strand, 2017), pour enrichir le modèle social du handicap (Abberley, 1987 ; Albrecht, Ravaud et Stiker, 2001 ; Barton et Oliver, 1997 ; Goodley, 2017). Le concept est intégré au lexique de la communauté autiste dans le cadre de revendications pour la dépathologisation plaidant en faveur d’une conceptualisation de l’autisme comme un ensemble de particularités, observables dans le champ de l’interaction sociale, des centres d’intérêt et de la perception. Tandis que le concept de neurodiversité et les différences qu’il englobe font l’objet de controverses (Chamak, 2021), on observe la généralisation d’un mouvement culturel autour de ce concept parmi les personnes présentant diverses conditions autrefois définies uniquement en termes de santé mentale, et qui se reconnaissent davantage dans la représentation d’une personne atypique (Antonetta, 2005 ; Chamak, 2013 ; Martin, 2007). Plastique, le concept de neurodiversité tend aujourd’hui à désigner la variabilité cognitive de l’ensemble des personnes neurotypiques et neuroatypiques1 (Egner, 2019 ; Silberman, 2017) – cette dernière catégorie incluant différentes identités au-delà de l’autisme, telles que la bipolarité, la schizophrénie, le TDAH2, le HPI3, les dys4, etc.

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Appel à communications : Écrire contre : une polysémie féconde dans la création littéraire et artistique de l’Antiquité à nos jours (Caen)

Journée d’étude : “Écrire contre : une polysémie féconde dans la création littéraire et artistique de l’Antiquité à nos jours”

4 juin 2025

MRSH, Salle des actes – Université de Caen Normandie Campus 1

Date d’échéance des propositions : 15 février 2025

Organisé par Daphné Le Digarcher Doublet, Sarah Levy Valensi et Armelle Parey

Argumentaire

Contre quoi écrivons-nous ? L’association du verbe « écrire » avec la préposition « contre » permet une éclosion soudaine de sens dépassant la simple notion d’opposition que l’on associe généralement à cette expression, pluralité que nous souhaitons soumettre à la réflexion des participants à l’occasion d’une journée d’étude.

1. Appui, contact étroit

Puisque « nous ne faisons que nous entregloser(1) », tout texte littéraire est nécessairement écrit « contre » un autre texte, au sens local de cette préposition qui indique le contact étroit. Cette idée de contact entre un texte et le ou et les éléments contre lesquels il s’érige nous semble recouper de manière pertinente les différents phénomènes de transtextualité détaillés par Gérard Genette dans Palimpsestes : la littérature au second degré (1982). Si divers phénomènes de l’écriture « contre » coexistent depuis les origines de la littérature, c’est la manière d’envisager ces phénomènes qui varie dans le temps. Alors que le « tuteur » que représente l’auteur canonique contre lequel s’appuie le texte nouveau est valorisé durant les siècles anciens, Antiquité et Moyen Âge, d’autres époques, notamment le XIXe siècle, tendent à dénigrer l’écriture qui s’adosse trop ouvertement sur ses prédécesseurs, avec l’idée que le génie artistique doit parvenir à s’en détacher. À l’ère postmoderne, les écrivains s’appuient volontiers sur cet héritage, avec un objectif avoué : mieux le détourner. 

2. Opposition, lutte

Écrire « contre » revient très souvent à s’inscrire dans une résistance, voire même une dualité, un conflit. L’histoire de la littérature est jalonnée de grandes querelles dont les participants écrivent le plus souvent à la fois « pour » et « contre » ou de controverses donnant naissance à divers contre-ouvrages. L’écriture « contre » est un moyen évident de se positionner par rapport à des valeurs ou une idéologie, ouvrant un débat qui ne s’applique plus seulement à la littérature ou aux individus, mais à la société toute entière. On ne compte plus les œuvres qui s’inscrivent contre la guerre, contre la haine : si l’on prend l’exemple du racisme, alors on peut penser à l’ouvrage de Kathryn Sockett, La Couleur des sentiments (2009). Le canon littéraire peut lui aussi être soumis à cette écriture « contre » dans des réécritures ou des expansions narratives qui revisitent les personnages, l’intrigue et les présupposés du texte source comme dans James (2024) de Percival Everett qui donne la parole à l’esclave noir de Adventures of Huckleberry 
Finn (1885).

3. Échange

La notion d’échange nourrit la littérature depuis ses débuts. Elle est particulièrement présente dans la littérature épidictique qui produit bien souvent des pièces de circonstances, comme les panégyriques, généralement composés dans l’espoir d’obtenir des faveurs. Mais ces échanges espérés par l’écrivain n’impliquent pas toujours les puissants, et de nombreux poèmes se présentent comme des offrandes du poète envers l’être aimé. Certains poèmes de Ronsard (« Sonnet pour Hélène ») ou Corneille (« Stances à Marquise ») apparaissent ainsi comme de plus ou moins discrètes tentatives de chantage amoureux envers la belle. La rétribution qu’ils espèrent obtenir peut pousser les auteurs à remodeler en profondeur la forme de leur œuvre, voire même à la distordre. Que l’on songe au romanciers-feuilletonistes du XIXe qui multiplient à loisir les péripéties et du même coup le nombre de livraisons à l’image de C. Dickens, W. M. Thackeray ou encore E. Sue… On retrouve aujourd’hui ces mêmes procédés dans l’écriture des scénarios des séries télévisées, ou encore des mangas, généralement livrés par épisodes dans des magazines dédiés.

Les communicants sont invités à croiser ces différentes définitions de l’« écrire contre » dans le champ littéraire de l’Antiquité à aujourd’hui. En regroupant au sein d’une même journée des analyses de textes temporellement éloignés, nous espérons mettre en lumière les continuités et ruptures de ces démarches d’écriture. Les communications, en français, pourront aborder ces différentes pistes de réflexion (liste non exhaustive) :

  • Rapport à la canonicité et aux modèles (écriture de la déconstruction, de l’hommage, fan fictions…)
  • Écriture et diverses formes de transtextualité (architextualité, hypertextualité, intertextualité…)
  • Écriture et idéologie, écriture engagée, réécriture et expansion narrative
  • Différentes querelles et controverses littéraires 
  • Écritures de circonstance
  • Place du destinataire dans la démarche d’écriture 
  • Lecteur et réception
  • Dimension financière et économique de la démarche d’écriture
  • Le paratexte

(1) Montaigne, Les Essais, Villey-Saulnier, PUF, 1588 ; 2004, III, 13, p. 1069.

Modalités de soumission

S’inscrivant dans une perspective interculturelle qui réunit ici l’ERIBIA (Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur la Grande-Bretagne, l’Irlande et l’Amérique du nord) et le LASLAR (Lettres, Arts du Spectacle et Langues Romanes), les œuvres étudiées pourront relever des domaines anglo-saxon ou francophone.

Les propositions de communication, d’environ 400 mots, rédigées en français et accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 15 février 2025 aux trois adresses suivantes : 

  • armelle.parey@unicaen.fr
  • daphne.ledigarcher@unicaen.fr
  • sarah.levy-valensi@unicaen.fr

La journée se tiendra le 4 juin 2025.

Invité : Vincent Jouve (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Appel à contributions / CFP : Popular Fiction in Translation – An International Conference

Popular Fiction in Translation – An International Conference

Date: 10-12 September 2025

Lieu/Location : Ghent University, Belgium

Organisé par TRACE (UGent) and CLIV (VUB-UGent)

Texte de l’appel / Description

The research groups TRACE (UGent) and CLIV (VUB-UGent) are delighted to share a call for papers for an on-site conference in Ghent, Belgium, on Popular Fiction in Translation. Building on several research projects in both research groups, our conference welcomes proposals for papers on the circulation of popular fiction across borders and languages from the 19th century to the present day. All presentations will be in English, while the research presented can focus on any geographical or linguistic context. We are very honored to have Hélène Buzelin (Université de Montréal) and Ting Guo (The University of Liverpool) as our keynote speakers.

Échéance des propositions / Deadline : 15 January 2025

Keynote speakers: Hélène Buzelin (Université de Montréal) & Ting Guo (The University of Liverpool)

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PROGRAMME DU SÉMINAIRE LPCM 2024-2025

Programme du séminaire LPCM 2024-2025 : “Dans l’atelier des chercheur·ses en littératures populaires et culture médiatique”

Organisateurs·rices : Lucie Amir (Université Grenoble), Marie-Lucie Bougon (Université Paris Nanterre), Marion Coste (Sorbonne Université), Victor Faingnaert (Université de Caen-Normandie) Flavie Falais (Université de Limoges), Marc Vervel (Université Paris Cité)

L’Association internationale des chercheur·ses en Littératures Populaires et Culture Médiatique (LPCM) a pour but d’étudier, dans une perspective résolument pluridisciplinaire et intermédiale, les formes des cultures médiatiques, les pratiques qu’elles ont favorisées et les imaginaires qu’elles ont suscités dans les époques moderne et contemporaine.

Le séminaire de recherche de la LPCM vise à favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheur·se·s qui se spécialisent dans l’analyse des cultures populaires et médiatiques, quel que soit leur ancrage disciplinaire (littérature, sciences de l’information et de la communication, sociologie, histoire, économie, musicologie, humanités numériques…) et leur objet d’étude (littérature, bande dessinée, littérature jeunesse, cinéma, séries télévisées, productions transmédiatiques, musique, jeux vidéo, jeux, figurines, images…). 

Il se tiendra sous une forme co-modale et nomade : chaque séance sera diffusée en visioconférence, tout en laissant la possibilité aux intervenant·es et aux auditeur·rices qui le souhaitent de se rendre sur place dans l’université dans laquelle elle se déroulera. 

Le lien de connexion sera communiqué quelques jours avant chaque séance. Les auditeur·rices qui souhaitent se rendre sur place ou obtenir le lien vers la salle de visioconférence doivent s’inscrire en écrivant à l’adresse suivante avant les séances : atelierlpcm@protonmail.com.

Nous encourageons les participant·es à adhérer à la LPCM : https://lpcm.hypotheses.org/adherer-a-lassociation

 

PROGRAMME COMPLET 2024-2025

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Appel à contributions : Comparatismes croisés : de nouvelles approches pour de nouveaux corpus ?

Comparatismes croisés : de nouvelles approches pour de nouveaux corpus ? Journée d’études des doctorant·e·s et jeunes docteur·e·s de la SFLGC (Paris).

Jeudi 3 avril 2025

Paris, Université Sorbonne Nouvelle, Maison de la Recherche

Échéance des propositions : 20 décembre 2024

Organisé par Margaux Gérard (CL – Configurations Littéraires, Université de Strasbourg), Solenne Guyot (MGNE – Mondes germaniques et nord-européens, Université de Strasbourg), SangYeon Kim (CRP19 – Université Sorbonne Nouvelle — Paris 3), Laurence Riu-Comut (ALTER – Arts/Langages : Transitions & Relations, Université de Pau et des Pays de l’Adour), Marie-Lou Solbach (LIS – Littératures, Imaginaire et Sociétés, Université de Lorraine)

Depuis 2023, l’atelier des doctorant·e·s de la Société Française de Littérature Générale et Comparée organise des rencontres collaboratives en visioconférence qui permettent à des doctorant·e·s et à de jeunes docteur·e·s en Littérature générale et comparée de se réunir à distance, dans un cadre informel propice au partage d’expériences. En parallèle, deux journées d’études régionalisées ont eu lieu : « Vulgarisons la littérature comparée » à l’Université de Saint-Étienne (novembre 2023) et « Penser l’oubli en littérature comparée » à l’Université de Caen (mars 2024). Pour l’année 2025, nous avons souhaité organiser un événement à l’ampleur nationale permettant aux participant·e·s de présenter leurs recherches lors d’interventions formelles, mais également, dans l’esprit de l’atelier, lors d’une table-ronde favorisant dialogues et débats.

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Rappel : Appel à contributions : Enregistrer les musiques populaires

Enregistrer les musiques populaires

23e colloque international de l’IASPM (International Association for the Study of Popular Music)

7 au 11 juillet 2025

Université Sorbonne Nouvelle, Campus Nation, 8 avenue de Saint-Mandé, Paris 12e

Échéance des propositions : 30 octobre 2024

Organisé par Catherine Rudent (porteuse), Marion Brachet, Romain Garbaye, Gérôme Guibert, Emmanuel Parent, Cécile Verschaeve, via l’Université Sorbonne Nouvelle et l’IASPM-bfE

L’enregistrement a joué un rôle central lors de la constitution du champ de recherche sur les musiques populaires dans les années 1970-1980 : à cette période de mise en place des popular music studies, le statut spécifique de l’enregistrement permettait de distinguer trois pôles, celui des musiques populaires – ou popular music -, des musiques savantes – ou art music – et des musiques traditionnelles ou folk music.

L’enregistrement a également été pensé en tant que symptôme et variable dans le développement du commerce de la musique. Devenue un bien reproductible, la musique évolue dans des directions nouvelles quand, vers le milieu du xxe siècle, le disque devient le support principal de l’industrie musicale. Dans le même mouvement, l’enregistrement inscrit la musique dans un contexte médiatique de large diffusion incluant la radio, le cinéma, plus tard la télévision, puis Internet. À l’heure de la plateformisation des musiques populaires, les droits musicaux et la constitution de catalogues deviennent un enjeu majeur pour les industries culturelles et les acteurs économiques du numérique.

Le support enregistré, comme bien reproductible, devient aussi un bien conservable, archivable, et restaurable (réédition) au gré des changements de support. À des aspects marchands – renouveler l’équipement des ménages, vendre des éditions augmentées, des alternate takes, etc. – s’ajoute une dimension créative : l’enregistrement peut être support de création (platinisme, djing, échantillonnage), ainsi qu’une dimension patrimoniale – l’enregistrement comme trace ou trésor du passé – les diggers pouvant apparaître à la jonction de ces deux dimensions. Continuer la lecture de Rappel : Appel à contributions : Enregistrer les musiques populaires →

Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie » : année universitaire 2024-2025 –Héros/Héroïnes. Pouvoir(s) d’agir

Le séminaire se réunit tous les quinze jours, les 1er, 3e et 5e mardi du mois, de 16h à 18h
École Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm – 75005 Paris, Salle Celan –  Site du séminaire : http://narratologie.ehess.fr/

Le séminaire se déroulera en mode hybride (présentiel + distanciel).

Co-organisateurs du séminaire : Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS), Thomas Conrad (ENS, Paris), Anne Duprat (Université de Picardie-Jules Vernes/IUF), Anaïs Goudmand (Sorbonne Université), John Pier (Université de Tours et CRAL), Philippe Roussin (CRAL/CNRS).


Programme des séances

Mardi 1er octobre 2024

Thomas Conrad (ENS, Paris) « Introduction » et Jennifer Tamas (Rutgers University) – « Héroïne ou Victime ? Regards narratologiques de Perrault à Breillat sur la femme de Barbe Bleue ».


Mardi 15 octobre 2024

Florence Dupont (Université Paris Cité) – « Héraklès, Alexandre, César et les autres »


Mardi 5 novembre 2024

Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS) – « Génies et surdoués à l’écran : comment l’intelligence extrême transforme la notion d’héroïsme »


Mardi 19 novembre 2024

Jacques-David Ebguy (Université Paris Cité) – « Les héros de la vie moderne. Héroïsme et roman balzacien »


Mardi 3 décembre 2024

Hélène Sellier (Université Toulouse II Paul Sabatier) – « Héroïsmes au féminin dans les jeux vidéo et agentivité de la joueuse »


Mardi 17 décembre 2024

Anne Duprat (Université Picardie-Jules Verne/IUF) – « L’héroïsme est-il personnel? l’individuel et le collectif dans la constitution du personnage littéraire (XVIe-XIXe siècles) »


Mardi 21 janvier 2025

Cao Danhong (Nanjing University, Chine) – « La narratologie ‘chinoise’ au carrefour de deux traditions »


Mardi 4 février 2025

Simon Bréan (Université Sorbonne Nouvelle) – « Jouer au héros : mises en scène contemporaines du devenir héroïque »


Mardi 4 mars 2025

Sabine Chalvon Demersay (CNRS et EHESS) – « Le héros de série télévisée et son étrange nature »


Mardi 18 mars 2025

Sarah Mallah (Université Gustave Eiffel) – « Infra-héroïsme, hyper-héroïsme : quand la science-fiction joue avec ses codes »


Mardi 1er avril 2025

Benoît Hennaut (École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre – Bruxelles) -« Des héros et des mythes « affaiblis » : retour sur les fondements radicaux du théâtre de Romeo Castellucci dans les années 1990 »


Mardi 29 avril 2025

John Pier (Université de Tours et CRAL) – Titre à communiquer

Appel à communications : Les magazines de polar en France (1945-1989) : perspectives historiques, culturelles et médiatiques (Montpellier)

Colloque Les magazines de polar en France (1945-1989) : perspectives historiques, culturelles et médiatiques

13-14 mai 2025

Université Paul Valéry Montpellier 3

Organisé par Annabelle Marion (Université de Limoges) et Yoan Vérilhac (Université de Nîmes), dans le cadre de l’ANR POLARisation

Texte de l’appel

Organisé dans le cadre du projet ANR POLARisation (https://polarisation.hypotheses.org/), le colloque a pour ambition d’explorer les magazines de polar en France, entre 1945 et 1989. Si la presse criminelle a fait l’objet de nombreux travaux[1], les magazines de polar représentent un champ d’investigations à ce jour presque inexploré, si l’on excepte les quelques inventaires dressés par des amateurs passionnés[2].

En ce qu’ils centralisent un grand nombre de discours et de représentations portés sur le polar et mettent en relation les différents acteurs de l’espace culturel et médiatique (les auteur·ices, les éditeur·ices, les publicitaires, les critiques, les lecteur·ices), les magazines spécialisés permettent d’analyser l’interdiscours à travers lequel se construit le genre. Ils donnent à mesurer les définitions et les appropriations plurielles, souvent contradictoires, dont celui-ci fait l’objet, à travers un ensemble de formes diverses qui fonctionnent en réseau et doivent dès lors être appréhendées de manière globale (récits policiers, commentaires accompagnant ces récits, publicités, comptes rendus, actualités, études critiques, débats, courriers des lecteurs, bulletins d’associations ou de clubs, palmarès de prix, sondages, jeux et concours, illustrations).

Étudier ces magazines spécialisés permet ainsi de ressaisir, de l’intérieur, la fabrique collective du genre et d’une culture « polar », de même que leur histoire, depuis le « moment américain[3] » qui suit la Libération jusqu’au tournant contre-culturel d’après Mai-68. Cette évolution transparaît aussi bien dans les contenus que dans les formats de publication : si les années 1945-1965 sont dominées par les périodiques adaptant ou imitant les magazines de nouvelles américaines au format digest (Mystère-Magazine, Hitchcock Magazine, Noir Magazine, Le Saint Détective Magazine, Suspense, Minuit), les années 1970-1980 favorisent l’essor des fanzines dévolus aux « mauvais genres », qui deviennent les vecteurs d’une contestation sociale et politique (Enigmatika, Les Amis du crime, Hard-boiled Dicks, 813, La Tête en noir). La « déflagration “néo-polar”[4] » de 1979 marque par ailleurs un intérêt renouvelé pour le genre qui se traduit par la création de nouveaux magazines (Polar, Gang, Asphalte).

Aborder ces périodiques dans une perspective historique, culturelle et médiatique, en distinguant leurs périodes de publication, leurs politiques éditoriales et les publics auxquels ils se destinent, conduit ainsi à explorer des enjeux multiples : modélisation collective du genre policier et de ses sous-genres ; pratiques et imaginaires de la consommation des fictions criminelles ; négociations avec les héritages passés (les « ancêtres » du roman policier, les représentants du detective-novel) mais aussi les modèles internationaux, en particulier étatsuniens ; circulations transmédiatiques des imaginaires criminels (cinéma, radio, télévision, BD). Plus particulièrement, l’étude des magazines spécialisés permet d’évaluer le rôle des amateurs dans la construction du genre policier : offrant des espaces d’échanges et de sociabilités, les revues et fanzines contribuent à faire vivre une culture du polar qui déborde largement la simple consommation des fictions et participe au rayonnement du genre. Ils favorisent également la structuration de discours savants portés sur le genre, fortement liés à des enjeux de légitimation. Si ce discours critique se développe surtout à partir des années 1970, à la faveur de mouvements de réévaluation de productions culturelles en marge des canons légitimés, il émerge dès la fin des années 1940 dans Mystère-Magazine, première revue à offrir aux passionnés et aux professionnels du genre une tribune inédite en France.

Une première journée d’études consacrée aux discours sur le polar, organisée à l’université Paul Valéry Montpellier 3 en mai 2024[5], a permis d’amorcer la réflexion en abordant plusieurs magazines spécialisés de la seconde moitié du XXe siècle. Nous souhaitons poursuivre ces recherches, en nous montrant particulièrement sensibles aux propositions qui porteront des questionnements transversaux permettant d’embrasser plusieurs titres, plutôt que des études monographiques. À titre indicatif, on pourra s’intéresser aux points suivants : 

·       Circulations et fonctionnement en réseau des magazines de polar ;

·       Rapport à l’international ;

·       Formes et enjeux du discours critique, entre logiques mercatiques et constitution d’un discours savant sur le genre ;

·       Processus d’évaluation et stratégies de légitimation ;

·       Rapport à l’actualité et à l’histoire du genre ;

·       Sociabilités établies et/ou médiatisées par les magazines ;

·       Image et place des lecteur·ices ;

·       Dimension genrée des magazines de polar ;

·       Rapports entre polar et fait divers, entre fictionnel et factuel ;

·       Circulations transmédiatiques du genre (place laissée au cinéma, à la radio, à la télévision) ; 

·       Place et rôle des illustrations.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, doivent être adressées avant le 3 janvier 2025 aux organisateur·ices du colloque, Annabelle Marion (Université de Limoges) et Yoan Vérilhac (Université de Nîmes) aux adresses : annabellemarion42@gmail.com ; yoan.verilhac@unimes.fr

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[1] On se reportera au bilan qu’en propose Claire Sécail, « La presse criminelle », dans Claire Blandin (dir.), Manuel d’analyse de la presse magazine, Paris, Armand Colin, coll. « ICOM », 2018, p. 125-139. Le magazine Détective, en particulier, a fait l’objet de plusieurs études : Amélie Chabrier et Marie-Ève Thérenty, Détective. Fabrique de crimes ?, Nantes, Éditions Joseph K., 2017 ; Amélie Chabrier et Marie-Ève Thérenty (dir.), Détective, histoire, imaginaire, médiapoétique d’un hebdomadaire de fait divers (1928-1940), Criminocorpus [En ligne], 12 | 2018 (URL : https://journals.openedition.org/criminocorpus/5537).
[2] Voir notamment Danny de Laet, Mensuels du meurtre et du mystère. Inventaire des magazines policiers en France (1946-1996), Anvers, Éditions de l’Invisible, 2008.
[3] Anne Cadin, Le Moment américain du roman français (1945-1950), Classiques Garnier, 2018.
[4] Natacha Levet, Le roman noir. Une histoire française, Paris, PUF, 2024, p. 209.
[5] Voir le programme à l’adresse suivante : https://www.univ-montp3.fr/fr/evenements/polarisation-le-polar-1945-1989-les-discours-sur-le-genre  

Journées de recherche «indisciplinaires» : Fictions multiverselles, fictions multiversions. Pour une poétique des mondes fictionnels parallèles

Dates : jeudi 3 octobre et vendredi 4 octobre 2024

Lieu : Foyer de La Grange, campus de Dorigny, Université de Lausanne 

Journées d’étude organisées par le Pôle de narratologie transmédiale, transculturelle et transhistorique (NaTrans) de l’Université de Lausanne, avec le soutien du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures (CIEL) et du Centre d’études théâtrales (CET) 

Comment différentes disciplines scientifiques abordent-elles le concept de multivers ? Des chercheurexs en narratologie, cultural studies, astrophysique, philosophie et histoire se réunissent lors des premières journées de recherche francophones exclusivement consacrées à la question du multivers dans une perspective transdisciplinaire. L’occasion de partager leurs approches respectives avec leurs pairs et le public, tout en se saisissant du travail artistique des Compagnies du Multivers pour nourrir la rencontre.

Intervenantexs
Raphaël Baroni, Anne Besson, Romain Bionda, Florent Favard, Anaïs Goudmand, Oliver Janssen, Aurélien Maignant, Valentine Robert, Marie-Laure Ryan, Gérald Sinclair, Aliénor Vauthey et les Compagnies du Multivers

Événement lié

Grille horaire

Crédits image : © Nausicaa Planche / UNIL