Archives par mot-clé : cultural studies / études culturelles

Colloque – La “bataille culturelle” est-elle gagnée ?

La « bataille culturelle » est-elle gagnée ?

23-24 juin 2026

Maison de la Recherche – 4 rue des Irlandais – 75005 Paris

Organisé par :

  • Aurélie Aubert, Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN
  • Jamil Dakhlia, Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN
  • Éric Maigret, Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN
  • Camila Moreira Cesar, Université Sorbonne Nouvelle, IRMÉCCEN

Alors que l’on assiste au déploiement de stratégies visant à établir une hégémonie idéologique d’extrême droite dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans le monde de l’édition, et ainsi à une attaque en règle des institutions culturelles par des acteurs politiques ou économiques, ce colloque international reviendra sur les modalités de circulation, de légitimation et d’approbation des discours afférents dans un contexte marqué par l’arrivée au pouvoir de plusieurs leaders réactionnaires à travers le monde.

Suivant une approche pluridisciplinaire (ancrée en science politique, sociologie, sciences de l’information et de la communication ainsi que cultural studies), les interventions proposeront d’une part des réflexions d’ordre épistémologique permettant de comprendre comment désigner ces phénomènes et d’autre part des études empiriques centrées sur les discours et stratégies de l’extrême droite sur des terrains culturels et médiatiques internationaux contemporains.

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Affront, rendez-vous manqué ou influence réciproque ? Enjeux disciplinaires des cultural studies

Affront, rendez-vous manqué ou influence réciproque ? Enjeux disciplinaires des cultural studies

Appel à communication

Journée d’étude

10 septembre 2026

Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne
(Salle de formation, Place de la Sorbonne, Paris V)

Échéance des propositions : 1er août 2026

Organisation: Edward Lee-Six (ISJPS, Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Contenu de l’appel

Expliquant comment il a choisi, avec Richard Hoggart, l’expression “cultural studies” pour nommer leur Centre for Contemporary Cultural Studies, à Birmingham, en 1964, Stuart Hall se souvient : “c’était au sens le plus large possible, nous assurant ainsi qu’aucun
département d’humanités ou de sciences sociales, qui pensait s’être déjà occupé de la ‘culture’, vive à coup sûr notre présence comme un affront [1]”. En effet, les “cultural studies” ont bouleversé le paysage des sciences humaines et sociales, soit de façon conflictuelle, soit tout en douceur. Mais quel est, plus exactement, le rapport des cultural studies à d’autres disciplines et d’autres champs de la pensée et de la recherche (littérature, sociologie, philosophie, histoire, histoire de l’art, anthropologie…), notamment aujourd’hui et en France?

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Parution – The Velvet Underground & Nico Andy Warhol (Sébastien Bismuth)

The Velvet Underground & Nico Andy Warhol

Sébastien Bismuth

Éditions Densité

2026

Présentation

New York, 1967. En plein Summer of Love, un groupe hérétique écrit
la bande-son des bas-fonds. Hostile à l’utopie hippie, le Velvet joue les trouble-fête et déchire l’étendard arc-en-ciel de ses stridences en noir et blanc.
À rebours de l’épiphanie d’amour en vogue, les chansons wild side du groupe explorent la face sombre, cauchemardesque et perverse d’une Amérique qui feint d’ignorer sa propre décadence. En dépit du fracas sonique, l’époque, éperdue de liberté, oppose une sourde réfraction aux compositions expérimentales du Velvet et à la poésie ultra réaliste de son chanteur.

L’Album à la Banane (signée Andy Warhol) est l’œuvre de deux jusqu’au-boutitistes, imperméables à l’air enfumé du temps. Le fruit d’un des accouplements les plus créatifs du rock : celui de Lou Reed, songwriter et parolier de génie, et de John Cale, éminence noire et multi-instrumentiste formé à la plus intransigeante discipline avant-gardiste.

 

Parution – Musique rock et chronique sociale au Royaume-Uni (1963-2023). Des Beatles au Brexit

Musique rock et chronique sociale au Royaume-Uni (1963-2023). Des Beatles au Brexit

Sous la direction de Guillaume Clément et Jérémy Tranmer

Presses Universitaires de Rennes

2025

Présentation

Comment la musique rock britannique possède-t-elle une capacité à faire état des situations et des évolutions sociétales traversées par le Royaume-Uni ? Depuis sa genèse dans les années 1960, ce genre musical semble en effet s’être distingué par un penchant pour la chronique sociale puisque de nombreux événements de l’histoire socio-politique du pays sont décrits et parfois critiqués par les musiciens : l’essor des sous-cultures de la jeunesse, les périodes de prospérité ou de crise économique, l’avènement de nouveaux premiers ministres (Margaret Thatcher et Tony Blair notamment), sans oublier le Brexit et ses tumultes. Consacré à une période distincte de l’histoire socio-culturelle du Royaume-Uni, articulant les analyses de civilisation britannique, d’histoire, de musicologie et de science politique, le livre permet de s’interroger sur les riches modalités par lesquelles la musique (sous toutes ses dimensions : textes, sonorités, illustrations visuelles) peut devenir une forme de chronique sociale et constituer un prélude à un engagement politique, à la fois chez les musiciens et dans leur public.

Publié avec le soutien de l’université de Rennes, de l’Unité de recherche ACE de l’université Rennes 2 et du pôle scientifique LLECT et du groupe de recherche IDEA de l’université de Lorraine

 

Appel à communication – Communication, médias et culture à l’épreuve de l’extrême-droitisation (Paris, 24-25/06/2026)

La « bataille culturelle » est-elle gagnée ? Communication, médias et culture à l’épreuve de l’extrême-droitisation

Colloque international organisé par l’IRMÉCCEN

24-25 juin 2026

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle 4 rue des Irlandais (salle Athéna) (Paris, France)

Le développement spectaculaire de l’autoritarisme politique auquel nous assistons dans les pays démocratiques repose en grande partie sur un travail au long cours de préparation des esprits à un changement radical de perspectives par rapport au compromis social-démocrate instauré au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Si le « populisme autoritaire » des néolibéraux thatchériens, très tôt décrit par Stuart Hall (1979/2008), représente une étape significative de détachement par le haut des idéaux progressistes, des racines encore plus lointaines peuvent être identifiées aux Etats-Unis, dans le rejet des nouveaux droits civiques, dès la présidence Nixon (Grossberg, 2019) et dans l’invention de l’idée de « guerres culturelles » promue par des mouvements conservateurs et réactionnaires depuis les années 1970 (selon l’étude séminale de James Davison Hunter, 1991). Ces mouvements travaillent à instiller un sentiment de victimisation dans les publics majoritaires et à désigner des populations bénéficiant de droits exorbitants – les immigrés, les gays, les femmes, les pauvres… – en bousculant ainsi l’agenda des partis politiques, en contraignant les croyances religieuses. Au même moment, en France, en même temps que l’affirmation électorale du Front National et sa reprise de ces méthodes, un groupuscule d’extrême droite, le GRECE, préconise une reconquête par le bas, c’est-à-dire sur le terrain culturel, au moyen d’un « ethno-différentialisme ». Il utilise dans ce contexte l’expression de « bataille culturelle », détournée de son cadre gramscien, qui théorisait finement les liens entre idéologies et consentement, au profit d’une vision héroïque et belliciste de lutte à mort entre points de vue irréductibles, la xénophobie et le racisme tenant lieu d’idéologie nouvelle à substituer aux précédentes. A l’issue de décennies de « grand repli » des discours et des politiques (Bancel, Blanchard, Boubeker, 2017), le concept même de « bataille culturelle » est devenu pour beaucoup synonyme de « victoire » des idées d’extrême droite, en rupture théorique avec le sens gramscien et sans validation empirique du sens et de la portée de cette victoire.

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Parution – Politiques du corps, politiques de la performance (Revue POLI)

« Politiques du corps, politiques de la performance »

POLI – Politiques des Cultural Studies (no 18)

Sous la direction de Nelly Quemener et Rym Kireche-Gerwig 

2025

Résumé du numéro

Ce numéro double de Poli – Politiques des Cultural Studies propose d’esquisser une grille de lecture des corps dans leurs performances culturelles, médiatiques et marchandes. Il s’agit de produire, à partir de terrains, d’objets et de matériaux distincts, une réflexion sur les modalités de matérialisation des corps et des rapports de pouvoir qui les traversent. Qu’est-ce qu’un corps, une fois que ce dernier fait l’objet de médiations ? Comment se matérialise-t-il dans les dispositifs médiatiques, numériques, scéniques ? Dans quelle mesure ce processus rend-il compte d’une certaine configuration des rapports de pouvoir ? L’enjeu est d’initier une réflexion à la fois sur les cadres d’analyse et les méthodes permettant de faire sens avec le corps mis en scène sans toutefois négliger les différentes dimensions de ses apparitions. Ce premier volet aborde le corps dans sa force politique et ses dimensions idéologiques en mettant à l’honneur les politiques de représentation du corps telles qu’elles s’actualisent dans les cultures populaires et marchandes.

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Appel à contributions : “Archéologie des cultures médiatiques” (Sociétés & Représentations)

“Archéologie des cultures médiatiques”

Dossier de la revue Sociétés & Représentations, n° 62 – automne 2026

Date limite d’envoi des propositions : 15 avril 2025

Date de parution : septembre 2026 

Dirigé par Aurélie Huz (Université Paris Nanterre, CSLF) et Alice Jacquelin (Bibliothèque des Littératures Policières/Forellis)

Argumentaire :

Depuis le roman-feuilleton, né au XIXe siècle d’une nouvelle forme de presse, jusqu’aux séries télévisées du XXIe siècle, remodelées par le système des plateformes de vidéo à la demande, les dynamiques de la culture médiatique sont indissociables des transformations des médias qui la diffusent et la configurent. Ces médias peuvent aussi bien avoir acquis une centralité durable dans l’écosystème médiatique (cinéma, bande dessinée) ou n’avoir constitué qu’un moment relativement bref (Minitel), effacé (lanterne magique) ou désormais négligé (cassette audio) de l’histoire des productions culturelles. Dans les deux cas, l’archéologie des médias constitue une démarche précieuse pour excaver ces réalités médiatiques, en retrouver les contextes d’époque et désocculter ainsi les écosystèmes de production, de diffusion et de consommation qui donnent sens aux objets de la culture médiatique.  Continuer la lecture de Appel à contributions : “Archéologie des cultures médiatiques” (Sociétés & Représentations)

Parution : Les études littéraires face aux cultural studies

COnTEXTES, n°35, « Les études littéraires face aux cultural studies », sous la direction de Gabrielle Adjerad, Anaïs Goudmand, Marianne Hillion et Marion Leclair, 2025.

Sommaire :

Gabrielle Adjerad, Anaïs Goudmand, Marianne Hillion et Marion Leclair – Introduction

Retour à Cambridge : repenser les cultural studies avec Raymond Williams

Edward Lee-Six – « Culture » dans l’œuvre de Raymond Williams

Jean-Jacques Lecercle – « Du ras des pâquerettes textuelles… à la lutte des classes » : entretien avec Jean-Jacques Lecercle autour de Raymond Williams, du matérialisme culturel et des cultural studies. Propos recueillis par Marianne Hillion et Marion Leclair. Continuer la lecture de Parution : Les études littéraires face aux cultural studies

Appel à contributions : Comparatismes croisés : de nouvelles approches pour de nouveaux corpus ?

Comparatismes croisés : de nouvelles approches pour de nouveaux corpus ? Journée d’études des doctorant·e·s et jeunes docteur·e·s de la SFLGC (Paris).

Jeudi 3 avril 2025

Paris, Université Sorbonne Nouvelle, Maison de la Recherche

Échéance des propositions : 20 décembre 2024

Organisé par Margaux Gérard (CL – Configurations Littéraires, Université de Strasbourg), Solenne Guyot (MGNE – Mondes germaniques et nord-européens, Université de Strasbourg), SangYeon Kim (CRP19 – Université Sorbonne Nouvelle — Paris 3), Laurence Riu-Comut (ALTER – Arts/Langages : Transitions & Relations, Université de Pau et des Pays de l’Adour), Marie-Lou Solbach (LIS – Littératures, Imaginaire et Sociétés, Université de Lorraine)

Depuis 2023, l’atelier des doctorant·e·s de la Société Française de Littérature Générale et Comparée organise des rencontres collaboratives en visioconférence qui permettent à des doctorant·e·s et à de jeunes docteur·e·s en Littérature générale et comparée de se réunir à distance, dans un cadre informel propice au partage d’expériences. En parallèle, deux journées d’études régionalisées ont eu lieu : « Vulgarisons la littérature comparée » à l’Université de Saint-Étienne (novembre 2023) et « Penser l’oubli en littérature comparée » à l’Université de Caen (mars 2024). Pour l’année 2025, nous avons souhaité organiser un événement à l’ampleur nationale permettant aux participant·e·s de présenter leurs recherches lors d’interventions formelles, mais également, dans l’esprit de l’atelier, lors d’une table-ronde favorisant dialogues et débats.

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Appel à communications : Space and Time in Literature and Arts 

Du 14 au 16 juin 2024, Université de Bucarest (Roumanie)

Clôture de l’appel : 01 avril 2024

The subject matter of inexhaustible debates and, most importantly, disputes between philosophers and scholars  from diverse backgrounds, space and time have been perceived, despite their infinite or limited dimension, as  inextricably connected categories underlying the existence of matter and various processes unfolding in the  universe, on the one hand, and the human existence in all its aspects, on the other. Whether normatively or  symbolically represented by disciplines such as physics and mathematics or employed as (visual) narrative  modes by literature and the arts, space and time have been scrutinized not only as conventional abstractions,  but also as concepts that can be expanded or reconfigured. From Einstein’s theory of relativity, which stands  solid proof of the latter perspective, to Paul Ricoeur’s view of the narrative set in a temporal frame, it has  become evident today that both categories can no longer be interpreted separately, a perspective also endorsed  by Mikhail Bakhtin’s “chronotope”, a concept referring to both spatial and temporal relationships that are  expressed in literature. 

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