L’Esprit du burlesque
Une autre histoire du « musical » hollywoodien
Marguerite Chabrol
Presses Universitaires de Vincennes
2026
L’Esprit du burlesqueUne autre histoire du « musical » hollywoodien
Marguerite Chabrol
Presses Universitaires de Vincennes
2026
Bernard Papin
L’Harmattan
2026
À la fin des années 1950, Michèle Arnaud, une chanteuse au répertoire étiqueté rive gauche, devient productrice de variétés à la télévision. Pendant plus d’une décennie, elle va explorer, avec la complicité de quelques grands « téléastes » – Jean-Christophe Averty, Pierre Koralnik et Jacques Rozier – tous les possibles du genre des variétés à la télévision.
Elle perpétue la tradition du music-hall avec Music-Hall de France avant d’explorer l’art de la « mise en pages » avec Les Raisins verts de Jean-Christophe Averty puis l’esthétique du « plein air » avec Pierre Koralnik et la collection des Ni figue ni raisin. Elle propose enfin une série de téléfilms où la fiction finit par l’emporter sur le traditionnel défilé des attractions constitutif du genre des variétés, comme dans la comédie musicale Anna, en 1967.
Cette mise en scène innovante et audacieuse, voire iconoclaste, des artistes de la scène française et internationale va lui valoir la reconnaissance d’une partie de la critique et du public mais aussi des polémiques récurrentes qui vont alimenter une incessante « guerre des variétés » attisée par des organes de presse peu bienveillants à son égard.
Sang pour sang vampires. Étude d’une figure littéraire entre angoisse et fantasme
Journée d’études 27 février 2025
Faculté des Lettres et Sciences Humaines, 39E rue Camille Guérin, 87036 LIMOGES Cedex, France
Date d’échéance : 5 janvier 2025
Texte de l’appel :
Étymologie :
À la racine du mot « vampire » on trouve, selon Frank Miklosich (19e siècle) dans Etymologie der Slavischen Sprachen, les formes slaves « upior », « uper », « upyr » qui dérivent du turc « uber » (sorcière). Selon Summers et Harenberg (18e siècle) le mot vampire pourrait aussi venir du verbe grec « boire », voir le mot lituanien « wempti » (boire). Les plus vieux documents où apparaissent le mot « vampire » sont en français, anglais et latin, mais en Pologne, Russie et Macédoine apparaît aussi le thème du vampirisme. Le terme refait surface entre 1725-1732 dans des rapports rédigés en français, anglais et allemand, concernant l’épidémie de vampirisme serbe. C’est à ce moment que le mot est popularisé. Les superstitions concernant les vampires se sont ainsi généralement développées en Europe de l’Est. Continuer la lecture de Appel à communications : Sang pour sang vampires. Étude d’une figure littéraire entre angoisse et fantasme
Le séminaire de recherche mensuel de la LPCM, “Dans l’atelier des chercheur·se·s en littératures populaires et culture médiatique”, vise à favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheur·se·s qui se spécialisent dans l’analyse des cultures populaires et médiatiques, quel que soit leur ancrage disciplinaire (littérature, sciences de l’information et de la communication, sociologie, histoire, économie, musicologie, humanités numériques…) et leur objet d’étude (littérature, bande dessinée, littérature jeunesse, cinéma, séries télévisées, productions transmédiatiques, musique, jeux vidéo, jeux, figurines, images…).
Lieu : Université Paris Cité, salle 679C, Bâtiment des Grands Moulins, esplanade Vidal-Naquet, bâtiment C, 6e étage
Attention : ne pas confondre le bâtiment des Grands Moulins avec la Halle aux Farines, de l’autre côté de l’esplanade. En arrivant depuis la passerelle, il s’agit du grand bâtiment administratif sur votre gauche. L’entrée se fait au niveau de la grille située près de la sculpture de bateaux “Monochrome for Paris” de Nancy Rubins
À distance : en ligne sur Zoom
Lien de connexion : pour obtenir le lien de la réunion et suivre à distance cet événement, merci de bien vouloir écrire à l’équipe organisatrice via l’adresse mail de contact : atelierlpcm@protonmail.com
Aurélie Ledoux, Pierre-Olivier Toussa (dir.), Politiques du musical hollywoodien, Presses Universitaires de Nanterre, 2020.
La comédie musicale offre à ses publics des divertissements « familiaux » et en apparence inoffensifs, dont la fantaisie semble éloignée de tout réalisme et de tout souci critique. Pourtant le musical, émanation parfaite de l’ âge d’or hollywoodien, expose de façon ouverte les tensions idéologiques et culturelles qui le traversent.
Rassemblant les contributions de spécialistes de cinéma, de danse et de musique, cet ouvrage propose une exploration des « politiques » de ce genre protéiforme – depuis les cycles de musicals des années 1930 et jusqu’aux films à grand spectacle des années 1960 – à partir de trois questions principales : la place spécifique de la comédie musicale dans le système d’autocensure orchestré par le Code de production hollywoodien ; les normes de représentation, en particulier raciales, liées à la reprise de traditions musicales ou chorégraphiques ; les enjeux idéologiques, enfin, d’un genre situé au cœur de la culture de masse et, à ce titre, inséparable d’impératifs technologiques et médiatiques.
Contributions de Marion Carrot, Marguerite Chabrol, Steven Cohan, Todd Decker, Gaspard Delon, Laurent Guido, Aurélie Ledoux, Adrienne L. McLean, Karen McNally, Allison Robbins, Pierre-Olivier Toulza. Continuer la lecture de Parution : Politiques du musical hollywoodien
Colloque “Voyez comme on chante! Films musicaux et cinéphilies populaires en France (1945-1958), 11-12 avril, Toulouse.
Genre délaissé par la critique, le film musical français des années 1950 frappe pourtant par sa vitalité et son succès auprès d’un vaste public. Les revues de cinéphilie populaire de l’époque témoignent de cet engouement pour les films musicaux à la française, mais aussi pour des sons et des spectacles venus d’ailleurs, importés par les cinémas hollywoodien, italien ou britan- nique. Ce colloque se propose d’explorer ce genre mal connu et son foisonnement qui exprime la complexité des échanges entre cinéma et scène (de l’opérette, du cabaret et du music-hall), radio, industrie du disque, puis télévision, dans un contexte de mutations technologiques et de tensions entre tradition et modernité. Sous leurs dehors de pur divertissement, les films musicaux sont à l’image du cinéma populaire dans la France de l’après-guerre et des années 1950 : ils articulent l’ancien et le nouveau, le local et l’exotique, et sont le site de négociations générationnelles et identitaires
PROGRAMME
Jeudi 11 avril
Matinée | modératrice : Natacha Laurent
9h30-10h30 • Ouverture
Natacha Laurent, présentation du colloque Zoom Arrière
Raphaëlle Moine et Sébastien Layerle, introduction
Delphine Chedaleux, « Quand vous ne les voyez pas… écoutez-les ! » Cinéma, musique, chansons et cinéphilies populaires dans Cinémonde (1946-1958)
Pause
10h45-13h • Un genre « vedette » : l’opérette
Phil Powrie, Luis Mariano et l’exotisme ordinaire
Geneviève Sellier, « Le chéri des midinettes » : Luis Mariano dans le courrier des lecteurs de Cinémonde (1949-1956)
Laurent Creton et Kira Kitsopanidou, Le genre « opérette » et la production française en Cinémascope des années 1950 : le cas du film Le Chanteur de Mexico (Richard Pottier, 1956)
Après-midi | modérateur : Christophe Gauthier
14h30-16h45 • À la française ?
Chantal Meyer-Plantureux, Le burlesque musical « à la française » : Robert Dhéry, Gérard Calvi et les Branquignols
Michel Chion (conférence filmée), Les films d’orchestre swing après 1945 : une joyeuse survie
Thomas Pillard, Une « curieuse rencontre ». La « francisation » du musical hollywoodien dans Folies-Bergère (Henri Decoin, 1956)
Vendredi 12 avril
Matinée | modérateur : Pierre Molinier
9h15-12h30 • Des musiques venues d’ailleurs
Jean-Marc Leveratto, La popularisation de l’opéra par le cinéma en France. La réception du Verdi (1953) de Raffaello Matarazzo dans les années 1950
Jean-François Baillon, On connaît la chanson : musicalités du cinéma britannique dans la mémoire populaire de la France d’après-guerre
Pause
Camille Gendrault, Un vent de mambo sur les écrans français. Usages et réception d’un rythme venu d’ailleurs
Jean-François Brieu, « Un vent de folie souffle d’Amérique du Nord… ». La déferlante rock’n’roll sur le cinéma français (1954-1958)
Après-midi | modératrice : Gwénaëlle Le Gras
14h10-16h15 • Au-delà du film musical : les films à chansons
Ginette Vincendeau, Les scènes de cabaret dans le film policier des années 1950
Sébastien Layerle, La ronde des « petits lieux de minuit ». Scènes de cabarets dans trois « comédies-poursuites » des années 1950
Raphaëlle Moine, Edith Piaf : une chanteuse réaliste dans le cinéma français des années 1950 ?
16h15 • Conclusion : Geneviève Sellier
Organisé dans le cadre du programme ANR Cinépop50,
« Cinémas et cinéphilies populaires en France (1945-1958) » avec le soutien de l’IRCAV (Université Paris 3).
Lieu
La Cinémathèque de Toulouse | 69 rue du Taur – 31000 Toulouse Réservations : 05 62 30 30 10 | accueil@lacinemathequedetoulouse.com
Contacts
Sébastien Layerle : sebastien.layerle@univ-paris3.fr Raphaëlle Moine : raphaelle.moine@univ-paris3.fr
Projections
Pour accompagner ce colloque, des films musicaux français seront présentés dans le cadre du 7e festival Zoom Arrière : Casino de Paris, Le Chanteur de Mexico, Cherchez l’idole, Étoile sans lumière, Nous irons à Paris, Oh ! Qué mambo !. Retrouvez le détail de la programmation
sur www.lacinemathequedetoulouse.com et dans le programme tiré-à-part.