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Formes contemporaines de l’imaginaire informatique – Programme

Formes contemporaines de l’imaginaire informatique

 Colloque organisé du 7 au 9 octobre 2015 à l’Université Paul-Valéry Montpellier, dans le cadre des travaux du centre de recherche RIRRA21, par Cédric Chauvin et Éric Villagordo

À l’occasion de ce colloque se tiendra l’assemblée générale 2015 de l’association LPCM

Programme

 

Mercredi 7 octobre

 

 

13h30 Accueil des participants

14h00 Présentation du colloque par Marie-Ève Thérenty, Cédric Chauvin et Éric Villagordo

14h30 Conférence inaugurale d’Isabelle Krzywkowski (Université Stendhal – Grenoble 3), « L’ordinateur n’est pas une machine. À Jean-Pierre Balpe »

 

15h30 Discussion et pause

 

Séance 1. Imaginaire informatique et société

 

16h00 Jean-Paul Fourmentraux (Université Aix-Marseille), « Création numérique et médiactivisme »

16h30 David Peyron (Université Jean Moulin Lyon 3), « L’évolution de la figure du geek dans la fiction populaire »

 

17h00 Discussion

 

 

Jeudi 8 octobre

 

Séance 2. Spatialités cyberpunk

 

9h00 Henri Desbois (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), « Des cités hallucinées à la grille invisible, William Gibson et les métamorphoses du cyberespace »

9h30 Simon Bréan (Université Paris 4 – Sorbonne), « Hanter la machine : reconquêtes de la conscience humaine dans le cyberpunk à la française »

10h00 Isabelle Périer (Université du Maine), « Jouer dans un monde informatisé, ou l’imaginaire informatique dans les jeux de rôle cyberpunk »

 

10h30 Discussion et pause

 

Séance 3. Imaginaire des langages informatiques

 

11h00 Philippe Birgy (Université Toulouse – Jean Jaurès), « Les artifices de la pensée dans Permutation City de Greg Egan »

11h30 Irène Langlet (Université de Limoges), « Code is poetry »

 

12h00 Discussion et pause-déjeuner

 

Séance 4. Images d’hybrides

 

13h30 Bounthavy Corbaux-Suvilay (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « L’âme des machines dans The Ghost in the Shell »

14h00 Maxence Duarte (Université de Rouen), « Les super-ordinateurs des comic books américains : de l’homme-machine à l’homme-virtuel »

 

14h30 Discussion et pause

 

 

Séance 5. Imaginaire informatique et représentations du réel contemporain

 

15h00 Florence Thérond (Université Paul-Valéry Montpellier 3), «  L’ordinateur intime »

15h30 Natacha Levet (Université de Limoges), « Polar français et imaginaire informatique »

16h00 Sébastien Candelon (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « L’évolution de l’informatique dans l’univers terroriste des blockbusters américains »

 

16h30 Discussion et pause

 

17h00 Assemblée générale 2015 de la LPCM

 

19h30 Rencontre avec Claude Ecken et Laurent Genefort, animée par Natacha Vas-Deyres (Université Bordeaux Montaigne) et Olivier Legendre (Librairie Sauramps, Montpellier), suivie d’un banquet (Brasserie Le Dôme, Montpellier).

 

 

 

Vendredi 9 octobre

 

Séance 6. L’éros informatique

 

9h30 Jean-Christophe Valtat (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « La M-à-J des femmes : Il grande ritratto (1953), Galatea 2.2 (1995) »

10h Bruno Dupont (Université de Liège), « “KOMM – PROGRAMMIERE MICH / ICH LIEBE DICH !” Sensualité et érotique de l’ordinateur en littérature allemande »

10h30 Anthony Masure (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Pia Pandelakis (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « Machines désirantes : des sexbots aux OS amoureux »

 

11h00 Discussion et pause

 

Séance 7. Informatique, magie et archaïsme

 

11h30 Anne Besson (Université d’Artois), « « Magie du numérique : l’ordinateur comme boîte à merveilles »

12h00 Arnaud Despax (Université Toulouse – Jean Jaurès), « « Les consoles de l’éternel, à l’ombre des ordinateurs : Les cordelettes de Browser de Tristan Garcia »

 

12h30 Pause-déjeuner

 

Séance 8. Représentations du jeu vidéo

 

14h00 Éric Villagordo (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « Les Technopères : la carte informatique, un chemin initiatique »

14h30 Hélène Sellier (Université de Limoges), « Le personnage jeu vidéo dans la littérature contemporaine »

 

15h00 Discussion et pause

 

Séance 9. Réflexivités du jeu vidéo

 

15h30 Thierry Serdane (Université Paul-Valéry Montpellier 3), « The Stanley Parable : questionner une pseudo-liberté »

16h00 Estelle Dalleu (Université de Strasbourg), « hacking > < jeu vidéo »

 

 

16h30 Discussion et clôture du colloque

Dans son ouvrage de 2010, Machines à écrire. Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècles, Isabelle Krzywkowski montre comment les objets techniques, d’abord « exclus du champ esthétique », se sont, au cours du XXe siècle, rapprochés du cœur de la création littéraire,
depuis un statut de thème privilégié à l’époque moderniste jusqu’à une complémentarité essentielle dans le cas de la « littérature informatique » ; de façon corollaire, quoique davantage synchronique, de tout récents travaux ont pu mettre au jour des relations dialectiques entre livre et jeu vidéo – d’une légitimation du jeu vidéo par le livre et d’une modernisation du livre par le jeu vidéo, jusqu’à l’avènement de formes tierces, matérielles ou virtuelles, où les deux médias se réinventent réciproquement, et se dépassent (Fanny Barnabé et Björn-Olav Dozo (dir.), Mémoires du livre : livre et jeu vidéo, 2014). C’est dans la continuité de telles entreprises scientifiques que nous proposons de développer une réflexion sur les représentations fictionnelles de l’ordinateur et de l’informatique depuis le début des années 1980 et leurs traitements respectifs ou croisés dans les différents genres et médias susceptibles de les prendre en charge. Une proposition de généalogie de ces représentations permettra de formuler les questions qui seront au cœur du colloque.

Dès l’entre-deux-guerres apparaissent les premiers projets puis réalisations de grands calculateurs électroniques : l’image de l’ordinateur dans la fiction a longtemps été celle d’une machine aussi rare et solitaire qu’inquiétante par l’ampleur mystérieuse de ses capacités totalisantes voire totalitaires – on peut penser à la « Machine » de A. E. Van Vogt dès 1945, dans les romans du Ā, ou à HAL 9000 chez Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick en 1968 ; l’ordinateur a alors un nom qui lui est propre, et une autonomie inquiétante. Il semble en revanche qu’à partir du début des années 1980 et l’invention du personal computer, le statut imaginaire de l’ordinateur ait évolué. Dès 1984, dans Le postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif (Beaux-Arts de Paris, 2007, p. 81-83), Fredric Jameson oppose ainsi, d’un côté, une « idolâtrie relativement mimétique des machines du monde futuriste », caractéristique d’un modernisme de l’énergie et de la vitesse, et de l’autre une « machine de reproduction plus que de production », « l’ordinateur, dont la coquille extérieure n’a de pouvoir ni emblématique ni visuel ». À ce premier aspect neutre et familier, celui du “dehors” de l’objet informatique, Jameson associe une seconde valeur opposée, celle de l’opacité du “dedans” : de fait, au début des années 80, l’informatique rejoint notre quotidien, et dans Tron (Steven Lisberger et Bonnie McBird, 1982) et la littérature cyberpunk, l’homme plonge dans l’ordinateur. Or pour Jameson, de telles œuvres visent à « capter les réseaux du processus reproductif » opéré par chaque ordinateur puis par les ordinateurs entre eux : il identifie alors « un sublime technologique ou postmoderne », où la complexité des entrailles de la machine nous renvoie à « nos représentations défectueuses d’un immense réseau communicationnel et informatique », celui du « capitalisme multinational actuel ». Depuis l’écriture de ce texte en 1984, il semble encore que, d’une surface lisse dissimulant des profondeurs insondables, la technologie numérique, sortant de l’ordinateur, se soit comme étendue de façon invisible à tout notre habitat : l’humanité occidentale, comme aspirée par la machine, évoluerait ainsi dans un monde devenu informatique ; corollairement, les sujets trouveraient dans la « toile » un espace où projeter leur intériorité et multiplier leurs expériences.

Trois faisceaux de questions peuvent être dégagés des trois temps évoqués précédemment – temps qui sont plutôt, sans doute, des facettes d’un même objet. L’ordinateur-personnage de jadis a-t-il bel et bien perdu de son autonomie pour se fondre dans le décor, ou reste-t-il singularisé, selon des fonctions narratives, des propriétés visuelles ou descriptives et des caractérisations axiologiques qu’il s’agira le cas échéant de définir ? On songe autant aux figures traditionnellement menaçantes de l’ordinateur central dans le bref récit graphique Le rêveur de Caza en 1981 ou de SHODAN dans System Shock 1 et 2 (Looking Glass Studios, 1994-1999), qu’à la « neuromatrice » davantage ambiguë des Racines du mal de Maurice G. Dantec en 1995 – voire aux logiciels amoureux du film Her de Spike Jonze, en 2014… Ensuite, les œuvres de fiction font-elles écho à la thèse, proposée par Jameson, d’un vertige face à la complexité informatique vue comme figure de « la totalité impossible du système-monde contemporain » ? Alors que la saga graphique Les technopères de Jodorowsky, Janjetov et Beltran (1998-2006) met en scène l’informatique des jeux vidéo comme possible arme d’ascension sociale par le biais d’une nouvelle religion des mondes virtuels, dans La théorie de l’information d’Aurélien Bellanger en 2012 l’exploitation intensive de Wikipedia (comme dans La carte et le territoire de Michel Houellebecq en 2010) sert la description des milieux économiques responsables du développement tentaculaire de l’informatique contemporaine. Comment, enfin, les figures d’un milieu informatique où chacun d’entre nous se trouverait aujourd’hui immergé (chez Greg Egan ou dans Matrix [Wachowski, 1999], volontairement ou non, les humains migrent dans la machine), et réinventerait son identité autant que ses relations à autrui (Véronique Taquin, dans Un roman du réseau en 2011, décrit la multiplication des biographies individuelles sur internet), se trouvent-elles disposées ?

De façon complémentaire et davantage théorique, il s’agira d’envisager la représentation de l’imaginaire informatique selon les fonctions qu’elle occupe spécifiquement, autant que de façon comparative, dans chaque genre ou média. Trois exemples : on pourra problématiser l’hypothèse de départ d’une relation d’altérité où le roman se penserait en creux – Pierre Bordage, en 2002-2003, oppose transmission orale des Griots célestes et vampirisme encyclopédique de l’ordinateur PRIMA ; on pourra au contraire étudier des stratégies d’autoréférentialité par métonymie où le jeu vidéo réfléchirait son propre gameplay – ainsi, exemplairement, des jeux fondés sur le hacking, d’Uplink en 2001 à Watch Dogs en 2014 ; le statut des images de l’ordinateur en bande-dessinée pourra encore être approché de façon tensionnelle depuis le carrefour où elle semble se situer – entre héritage des représentations d’objets techniques dans l’histoire de l’art du XXe siècle, et expression des imaginaires narratifs et culturels les plus populaires, science-fictifs en particulier. Ces pistes ne doivent pas être vues comme restrictives ; d’autres types d’interrogation pourront être envisagés, dans d’autres genres fictionnels, et d’autres médias. L’analyse d’objets transmédiatiques sera enfin la bienvenue : elle permettra la mise en regard de traitements distincts au sein d’un même dispositif.

Contacts: Cédric Chauvin (cedric.chauvin@univ-montp3.fr) et Éric Villagordo (eric.villagordo@univ-montp3.fr).

Appel: Les super-héros d’aujourd’hui : que sont nos héros devenus ?

Les super-héros d’aujourd’hui : que sont nos héros devenus ?

Journée d’étude organisée par l’Institut de Lettres et Langues Européennes (ILLE) de l’Université de Haute-Alsace le vendredi 5 décembre 2014

Dans le prolongement de la journée d’étude portant sur les hackers, nouveaux types de personnages apparus dans la littérature, la culture et le cinéma contemporains, on s’interrogera sur un autre type de ces personnages qui ont émergé avec la postmodernité et se sont renforcés dans notre hypermodernité : celui de super-héros. Dans le prolongement des analyses d’Umberto Eco, De Superman au surhomme, on s’interrogera sur les nouveaux modes d’expression héroïques dans les personnages d’aujourd’hui. Quand les personnages d’antan stimulaient une « consolation héroïque » (Les Trois Mousquetaires, Monte-Christo d’Alexandre Dumas, Ulysses de James Joyce, ou même Ivanhoe de Walter Scott), nos héros contemporains sont des héros masqués, jouant de leur hyper-puissance technique et technologique. Leurs pouvoirs sont surnaturels et anormaux ; ils se sont disséminés sous différentes formes qu’il sera intéressant de mettre au jour et d’analyser dans une perspective transdisciplinaire.

Que sont donc nos héros devenus ? Par quels mécanismes gratifiants réussissent-ils à transformer leur condition héroïque ? L’avenir est-il dans les héroïnes ? Dans quelle mesure également sont-ils à même de faire de grandes œuvres de celles, très différentes, qui les accueillent (romans, cinéma, mais également comics, roman-graphique, séries télévisées et autres nouvelles médiatisations culturelles) ? Ce sont ces différentes questions que l’on abordera. Outre la littérature comparée et les champs de la théorie générique et fictionnelle, cette approche nécessitera également de croiser les expériences de champs disciplinaires novateurs dans le domaine des sciences humaines et sociales (cultural studies, humanités numériques, etc.).

Les propositions de communication sont à adresser à Frédérique Toudoire-Surlapierre (frederique.toudoire@free.fr) et Sébastien Hubier (sebastien.hubier@univ-reims.fr) avant le 8 septembre 2014.

Sébastien Hubier Frédérique Toudoire-Surlapierre

Publication : Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama, Dominique Nasta, Muriel Andrin et Anne Gailly (dit/eds)

Nasta, Dominique ; Andrin, Muriel ; Gailly, Anne (dir./eds.), Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama, Peter Lang, 2014, coll. : Repenser le cinéma / Rethinking Cinema vol. 5

Nasta, Dominique ; Andrin, Muriel ; Gailly, Anne (dir./eds.),

Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama, Peter Lang, 2014, coll. : Repenser le cinéma / Rethinking Cinema vol. 5.

ISBN 978-2-87574-136-3 br.  (Softcover)

ISBN 978-3-0352-6400-5 (eBook)

 

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.

Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.

 

Contenu/Content:

Thomas Elsaesser: Le mélodrame: entre globalisation de l’empathie et standardisation de l’intime

Jean-Loup Bourget: Mélodrame et théorie des modes

Sabine Lenk / Frank Kessler: Aspects du mélodramatique dans le cinéma des premiers temps

Marc Vernet: Les formes mélodramatiques du temps de la Triangle (1913-1919)

Anke Brouwers: The Original Serial Queen. Capitola Black and the Serial Queen of the 1910s

Anne Gailly: Doux Jésus ! Prolégomènes à une sous-catégorisation générique: Le mélodrame de l’Enfance (Pathé, 1900-1913)

Tom Paulus: The Melodramatic Moment as Allegory in Griffith’s Biograph Films

Laurent Guido: «Captiver» au lieu de «paralyser». Henry Albert Philipps, pourfendeur des excès mélodramatiques au cinéma

Natalia Noussinova: Kean d’Alexandre Volkov: intertextualité et mélodrame

Jean-Marc Leveratto: Queen Elizabeth (1912), le mélodrame et la formation du feature film

Pierre Arbus: Le mélodrame chez Pagnol: une arme idéologique

Katalin Por: Interaction des pôles créatifs dans le mélodrame hollywoodien au départ de pièces hongroises

Christophe Damour: Deux visages du jeu mélodramatique au cinéma: Garbo et Kidman

Stefania Giovenco: L’amorosa menzogna: Novelization and Melodrama in the 1950s Italian Cinema

Elena Dagrada: À revisiter ? Mélodrame, néoréalisme et Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini

Christian Viviani: Correspondances élémentaires: universalité du mélodrame

Olga Kourelou: 1960s Greek Meló: A Despised Genre

Mathias Lavin: Amour en perdition. Le moment mélodramatique dans l’œuvre de Manoel de Oliveira

David Asenjo Conde: Mélodrame maternel et exode rural. Analyse, production et réception critique de La Aldea Maldita (1930) et Solas (1999)

Nevena Daković: National Melodrama: Melodrama, Revolution, Nation

Jane Gaines: 4 Months, 3 Weeks, and 2 Days. Where is Marxism in Melodrama Theory?

Pierre Véronneau: La mauvaise réputation et le malaise de l’histoire. Le mélodrame québécois des années 1940-1950

Jean Bruce: Ethnography, Melodrama, Multiculturalism: Atanarjuat – The Fast Runner

Julie Amiot-Guillouet: Quand le cinéma «sombre» dans le mélodrame. Le genre comme critère de dévalorisation dans la critique cinématographique mexicaine et cubaine. Étude de cas

Carrie Tarr: Melodrama, Modernity and National Identity in the Films of Viet Linh

Ira Bhaskar: Trauma, Melodrama and the Production of Historical Affect. Indian Cinema and the Figuration of The Partition and the Contemporary Communal Riot

Philippe Ortoli: Problématique de la compassion. La trilogie de la vengeance de Chan-wook Park comme exploration des vertus cathartiques du mélodrame cinématographique

Antoine Gaudin: Les «mélodrames gangstéristes» américain des années 1990. Formes pathétiques de la romance et de l’affect amoureux masculin

Eric Dumont: Cinématoscopie mélodramatique du réel: le cas de Satoshi Kon

Jean-Pierre Esquenazi: Métamorphoses du mélodrame. L’exemple de la télévision américaine contemporaine

Pierre-Olivier Toulza: Le mode mélodramatique dans les séries télévisées américaines contemporaines. 24h Chrono et Veronica Mars

Pascal Lefèvre: «My God! Your life is like a soap opera!» The Complex and Paradoxical Universe of the Soap: The Bold and the Beautiful – Laurent Jullier: «I did not cry, but I sighed a lot». Users Reviews of Hollywood Melodramas on IMDb.

 

Dominique Nasta is Film Studies Professor at the Université Libre de Bruxelles, where she chaired the Film Department from 1990 to 2010. She is the author of Meaning in Film: Relevant Structures in Soundtrack and Narrative (1991) and the co-author of New Perspectives in Sound Studies (2004). Her latest book isContemporary Romanian Cinema: The History of an Unexpected Miracle (2013).
Muriel Andrin est Présidente de filière et enseigne au sein du Master en études cinématographiques de l’Université Libre de Bruxelles. Elle est l’auteure de Maléfiques. Le Mélodrame filmique américain et ses héroïnes (2005) ainsi que co-éditrice de Femmes et critique(s) (2009) et de Pratiques de l’intime – écrire, filmer et commenter la sexualité au féminin (2012).
Anne Gailly est assistante au sein du Master en études cinématographiques de l’Université Libre de Bruxelles. Sa recherche doctorale définit les caractéristiques du « mélodrame de l’Enfance » dans les productions françaises réalisées entre 1900 et 1920. Son intérêt porte également sur le mélodrame contemporain et sur les cinéastes belges de l’époque du muet.

Conférence: E. Dreux, Premiers burlesques et subversion au cinéma, Séminaire "Subversions", mardi 6 mai, InTRu, Univ. de Tours

Emmanuel DREUX

“Premiers burlesques et subversion au cinéma”

Séminaire “Subversions”

mardi 6 mai

Laboratoire InTRu, Université de Tours

Le séminaire “Subversions”, organisé par le laboratoire InTRu de l’Université François Rabelais, se poursuit le mardi 6 mai prochain (17h-20h) en salle 325, avec une intervention de Emmanuel DREUX : «Premiers burlesques et subversion au cinéma»

 Un landau qu’on écrase, un bébé qu’on écartèle, un piano dans lequel on vomit. Des policiers en tutus, des courses à dos de belles-mères, des tribunes officielles balayées par une lance d’incendie. S’armer d’odeurs putrides, répandre des viscères, lancer des projectiles salissants à la tête de tout ce qui s’érige en valeur et principes. Ce sont quelques-unes des images et actions renversantes que donne à voir le premier cinéma comique et burlesque, européen et américain. Cette séance se propose d’explorer les capacités subversives et la puissance de tir de cette machine de guerre quasi spontanée – elle a ses origines spectaculaires et graphiques, qui seront évoquées – machine qui surgit, sans plan ni programme, mais massivement et faisant feu de tout bois, à la naissance et à l’adolescence du cinéma. Machine qui a pu donner naissance à quelques bâtards, aux figures d’opposition et de contradiction radicale et systématique que sont Charlot, Laurel et Hardy, les Marx, W.C. Fields…

Cette intervention sera suivie d’un débat animé par Valérie VIGNAUX (Arts du spectacle, Université de Tours).

Le programme des séances est disponible en ligne :

http://intru.hypotheses.org/1658

Parution: Belphégor, Fantômas

Belphégor 1, 2013

Fantômas dans le siècle

http://belphegor.revues.org/75

C’est il y a un siècle que l’ombre immense de Fantômas s’est allongée pour la première fois sur Paris. Continuer la lecture de Parution: Belphégor, Fantômas

Appel: Frontière(s) au cinéma (6 janvier)

Frontière(s) au cinéma

Border in film

Septièmes rencontres « Droit et cinéma »

Seventh “Law and Cinema” conference

Résumé

La septième édition des rencontres « Droit et cinéma » sera consacrée au thème des frontières dans le cinéma. Nous tenterons par une approche interdisciplinaire (juridique, historique, économique, littéraire, civilisationniste, sociologique, communicationnelle, cinématographique) d’analyser la frontière au prisme du 7ème art. La frontière est-elle coupure ou passage ? Les marches, héritées de l’Empire romain, ont-elles disparu ? La chute du Mur et la suppression d’une partie des postes frontières, notamment en Europe, signifient-elles disparition de toutes les frontières ou leur maintien dans les domaines économiques et politiques ? Le cinéma transcende-t-il les frontières nationales à la fois par son ingéniosité créative, mais également dans sa représentation des frontières symboliques, mentales, de genre ?

Argumentaire

La septième édition des rencontres « Droit et cinéma », organisées depuis 2008  pendant le Festival International du Film de La Rochelle, sera consacrée au thème des frontières dans le cinéma. Nous tenterons par une approche interdisciplinaire (juridique, historique, économique, littéraire, civilisationniste, sociologique, communicationnelle, cinématographique) d’analyser la frontière au prisme du 7ème art. Le processus de délimitation d’une frontière – fruit d’une longue démarche diplomatique et/ou militaire – est à la fois un acte géographique de représentation des espaces sur une carte, un acte politique fixant les limites d’une souveraineté étatique, et un acte juridique fondant la compétence de chacun des Etats par un procédé de reconnaissance internationale. Dès lors les frontières – qu’elles soient terrestres, fluviales, maritimes ou spatiales – ont imprimé la pellicule cinématographique, à l’image du cinéma états-unien, comme des filmographies issues de pays en proie à des revendications territoriales, à travers lignes de démarcation, postes frontières, murs, mais aussi migrants, réfugiés ou populations déplacées.

À une époque de mondialisation, d’effacement apparent des frontières, celles-ci semblent s’intérioriser, devenir plus floues, avec une remise en cause des identités et des entités physiques, psychologiques et culturelles, conduisant à une nécessaire reconsidération éthique des changements opérés. Ainsi avec l’Internet, la (re)composition de groupes identitaires et de communautés virtuelles éphémères s’opère, au gré d’engouements et d’engagements divers.Le cinéma apparaît comme un médium privilégié pour interroger de manière interdisciplinaire cette notion de frontière. La frontière est-elle coupure ou passage ? Les marches, héritées de l’Empire romain, ont-elles disparu ? La chute du Mur et la suppression d’une partie des postes frontières, notamment en Europe, signifient-elles disparition de toutes les frontières ou leur maintien dans les domaines économiques et politiques ? Le cinéma, qui a pu être considéré comme un art de l’universel, transcende-t-il les frontières nationales à la fois par son ingéniosité créative, mais également dans sa représentation des frontières symboliques, mentales, de genre ?

Les films, par leur thématique, peuvent aborder la frontière diversement (western, roadmovie, science fiction, films de gangsters…), que ce soit par absorption, réécriture ou palimpseste, mais également la notion de transgenre, tout comme des festivals de cinéma – nés à la marge de festivals officiels dans l’utopie des années 70 – visaient à repousser les frontières établies par ceux-ci. Quant aux cinéastes, si certains filment à l’intérieur de leurs frontières nationales, d’autres s’en éloignent temporairementou définitivement. À travers leurs parcours et leurs œuvres, ils interrogent les notions de diaspora, d’exil, de transnationalisme, mais aussi les frontières du cinéma (fiction/documentaire, liens avec les autres arts…).

Le colloque envisagé ayant une dimension plurielle, le corpus de films à étudier – qu’ils soient de fiction ou documentaires, permettra aux communications de s’inscrire dans toute l’histoire cinématographique et toutes les cinématographies nationales, sans exclusive.

Colloque organisé avec le concours financier du PRES Limousin Poitou-Charentes.

Bibliographie indicative

  • Robert BELOT dir., Frontières en images. Une mémoire cinématographique, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard, 2006, coll. Sciences humaines et technologie ;
  • Elyette BENJAMIN-LABARTHE dir., Cinéma métis aux Etats-Unis : représentations de la frontière Mexique/Etats-Unis, Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine, 2012 ;
  • Daniela BERGHAHN, Far-flung Families in Film : The Diasporic Family in Contemporary European Cinema, Edinburgh , Edinburgh University Press, 2013
  • Wendy BROWN, Murs. Les murs de séparation et le déclin de la souveraineté étatique, trad. Nicolas Vieillescazes, Paris : Les Prairies ordinaires, 2009, coll. penser/croiser, 206 p. ;
  • Judith BUTLER, Bodies That Matter: On The Discursiv Limits of « sex », 1993 ;
  • Andrea GRUNERT dir., « L’écran des frontières », Cinémaction n° 137, 2010 ;
  • D. HASTINGS et T.M. WILSON, Borders, Frontiers of Identity, Nation and State, Oxford, New-York: Berg, 1999 ;
  • N. JARMAN, Material Conflicts, Parades and Visual Displays in Northern Ireland, Oxford : Berg, 1997 ;
  • J. W. JOHN HILL, Cinema and Northern Ireland : Film, Culture and Politics, London : BFI publishing, 2006 ;
  • Stéphanie LATTE ABDALLAH et Cédric PARIZOT dir., A l’ombre du mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation, Actes sud/MSHS, 2011, coll. Etudes méditerranénennes ;
  • Sophie LE MENAHEZE, Nathalie MARTINIERE, Ecrire la frontière, Limoges : Pulim, 2003 ;
  • Nolwenn MINGANT, Hollywood à la conquête du monde. Marchés, stratégies, influences, CNRS édition, 2010 ;
  • Laura MULVEY, Visual and Other Pleasures, Houndmills, Basingstoke, Hampshire : Macmillan, 1989) ;
  • Stan NEILSON, Robot Nation, Eridanus Press, 2011 ;
  • M. NICCRAITH, Plural Identities, Singular Narratives : The Case of Northern Ireland, UK: Berghan Book, 2002 ;
  • Jean-Marc  SOREL Dir., Les murs et le droit international, Ed. Pedone, 2010, coll. Cahiers internationaux n° 24 ;
  • Bertrand WESTPHAL, Le Monde plausible. Lieu, espace, carte, Paris, Minuit, coll. « Paradoxe », octobre 2011.

Filmographie indicative

  • Bloody Sunday, Paul GREENGRASS GB/Irlande 2002
  • Bring Me The Head of Alfredo Garcia/Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia, Sam PECKINPAH, Etats-Unis/Mexique, 1974
  • Dr Jekyll and Mr Hyde, Victor FLEMING, USA, 1941
  • Frozen River, Courtney HUNT, Etats-Unis, 2008
  • Ha-kala ha-surit/La fiancée syrienne, Eran RIKLIS, Israël, 2004
  • The Hours, Stephen DALDRY, Etats-Unis/UK, 2002
  • Hudutlann Kanunu/La loi de la frontière, Lütfi Ömer AKAD, Turquie, 1966
  • Incendies, Denis VILLENEUVE, Canada, 2010
  • Laurence anyways, Xavier DOLAN, Canada/France, 2012
  • Loi, c’est la loi (La), Christian-Jaque, France/Italie, 1958
  • Los que se quedan, Juan Carlos RULFO, Mexique, 2009
  • Love Divided (A), Syd MACARTNEY, GB/Irlande, 1998
  • Man on a Thightorpe, Elia KAZAN, Etats-Unis, 1952
  • Men in Black, Barry SONENFELD, Etats-Unis, 1997
  • Mur, Simone BITTON, France/Israël, 2004
  • Searchers (The)/La prisonnière du désert, John FORD, Etats-Unis, 1956
  • Sin nombre, Cary Joji FUKUNAGA, Etats-Unis/Mexique, 2009
  • Storm/La révélation, Hans-Christian SCHMID, Allemagne, 2009
  • Terraferma, Emmanuele CRIALESE, France/Italie, 2011
  • The Time Machine/La machine à explorer le temps, George PAL, Etats-Unis, 1960
  • Tiresia, Bertrand BONELLO, France/Canada, 2002
  • To Vlemma tou Odyssea/Le regard d’Ulysse, Theo ANGELOPOULOS, France/Grèce/Italie, 1995
  • The Three Burials of Melquiades Estrada/Los tres enterrios de Melquiades Estrada/Trois enterrements, Tommy LEE JONES, Etats-Unis/France, 2005
  • Welcome, Philippe Lioret, France, 2008
  • The Wind that Shakes the Barley, Loach (Ken), Irlande, GB, Allemagne, Italie, Espagne, France, Belgique, Suisse, 2006
  • Wild side, Sébastien LIFSHITZ,France/Belgique, 2003
  • XXY, Lucia Puenzo, Argentine, 2007
  • Yadon ilaheyya/Intervention divine, Elia SULEIMAN, France/Maroc/ Allemagne/Palestine, 2002
  • Zona (La)/Zona, propriété privée (La), Rodrigo Pla, Mexique, 2007

Calendrier

Les propositions de communication devront être adressées

avant le 6 janvier 2014

à Magalie Flores-Lonjou mflores@univ-lr.fr et comporter :

  • au moins 3 000 signes ;
  • le titre de la communication, sa problématique, le corpus filmique ;
  • une petite notice biographique du/des contributeurs ;

La liste des propositions retenues par le comité scientifique sera communiquée le 24 février 2014.  Les contributions définitives devront être reçues le 24 mai 2014.

Le colloque international se tiendra à La Rochelle les 27 et 28 juin 2014. les langues de travail seront le français et l’anglais.

NB : les actes de ce colloque seront publiés : les deux journées imparties à ces rencontres limitant de facto le nombre d’interventions, le comité scientifique se réserve la possibilité de retenir pour publication seule des textes ou de les proposer pour des journées d’études/séminaires organisés dans le cadre du projet PRES Limousin Poitou-Charentes « Frontière(s) au cinéma » sur les autres sites universitaires de La Rochelle, Limoges et Poitiers.

Comité scientifique

  • Elyette BENJAMIN-LABARTHE, professeur d’études américaines à l’Université Bordeaux III,  CLIMAS EA 4196
  • Daniela BERGHAHN, professor of Film Studies, Department of Media Arts, Royal Holloway, University of London (Angleterre)
  • Christophe BONNOTTE, maître de conférences en droit public, Université de Limoges, OMIJ EA 3177
  • Xavier DAVERAT, professeur de droit privé, Université Montesquieu Bordeaux IV, IRDAP EA 4191
  • Camille GENDRAULT, maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, MICA EA 4426
  • Andrea GRUNERT, enseignante en études cinématographiques à l’Université protestante des sciences appliquées à Bochum (Allemagne)
  • Thomas HOCHMANN, maître de conférences en droit public, Université de Reims Champagne-Ardenne, CRDT EA 3312
  • Pascal KAMINA, professeur de droit privé, Université de Franche-Comté, CRJFC EA 3225
  • Eve LAMENDOUR, maître de conférences en gestion, Université de La Rochelle, CEREGE LR-MOS EA 1722
  • Ninon MAILLARD, maître de conférences en histoire du droit, Université de Nantes, Droit et Changement Social UMR 6297
  • Nathalie MARTINIERE, professeure de Littérature anglaise, département d’études anglophones, Université de Limoges, EHIC EA 1087
  • Gilles MENEGALDO, professeur émérite en littérature américaine et études et cinématographiques, UFR Lettres et Langues, Université de Poitiers, équipe FORELL B3, esthétiques comparées EA 3816
  • Nolwenn MINGANT, maître de conférences en civilisation américaine, Université Sorbonne nouvelle-Paris 3, CREW/CRAN EA 4399
  • François OST, professeur de droit et de philosophie, Université St Louis, Bruxelles (Belgique), directeur du Séminaire interdisciplinaire d’études juridiques
  • Séverine NICOT, maître de conférences en droit public, Université Grenoble-Alpes, Centre de Recherches Juridiques EA 1965, Institut Louis Favoreu-GERJC UMR 7318
  • Nicoletta PERLO, maître de conférences en droit public, Université Toulouse 1 Capitole, IDETCOM EA785
  • Marion POIRSON, maître de conférences en cinéma, Université Paul Valéry Montpellier 3, RIRRA 21 EA 4209

Comité d’organisation

  • Danièle ANDRÉ, maître de conférences en civilisation et culture populaire nord-américaines, Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA) EA 1163, Université de La Rochelle
  • Annabel AUDUREAU Docteur en Littérature comparée, Enseignante en Expression et Communication à l’Université de La Rochelle en qualité de PRAG (IUT), vacataire en Littérature française et comparée à la faculté de Lettres modernes de La Rochelle
  • Brigitte BASTIAT, docteure en sciences de l’information et de la communication, PRCE d’anglais, Université de La Rochelle, membre associé du CRHIA EA 1163 et du Centre d’études irlandaises de Rennes 2
  • Estelle EPINOUX, maître de conférences en études irlandaises, département d’études anglophones, Université de Limoges chercheur associé à la SOFEIR, à la SAES, membre du comité des publications de la FE2C, membre du groupe de recherche EHIC (Espaces Humains et interactions culturelles à Limoges)
  • Magalie FLORES-LONJOU, maître de conférences en droit public HDR, Université de La Rochelle, CEREGE LR-MOS EA 1722, Le blog Droit et cinéma
  • Franck HEALY, maître de conférences en anglais (CIEL), Université de la Rochelle
  • Lionel MINIATO, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Centre universitaire Jean-François Champollion, Institut de droit privé de l’Université Toulouse I Capitole, EA 1920, Le blog Droit et cinéma
  • Jean-Baptiste THIERRY, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Université de Lorraine, Institut François Gény EA 1138 Le blog Carnet de recherches d’un MCF en droit privé Sine lege

Conférence: François-Marie Pons: René Navarre raconte…

Conférence de François-Marie Pons
Quand c’était lui Fantômas à l’écran : René Navarre raconte …

Mercredi 18 septembre, à 19h30 au cinéma l’Entrepôt, 7 rue de Pressensé à Paris 14°

François-Marie Pons anime une conférence à partir d’extraits des films de Fantômas de Feuillade et des mémoires de son grand-père, René Navarre, créateur du rôle au cinéma en 1913.
Le comédien raconte avec humour et précisions comment se sont passées les séquences cultes : plonger dans une cuve pour échapper à Juve, sauter d’un train à l’autre, changer dix fois de visage, glisser un boa sous le lit de son ennemi, débusquer un butin caché dans une énorme cloche pendue au-dessus du vide…

Découvrez l’annonce complète sur le site de l’Entrepôt:

http://www.lentrepot.fr/+-Francois-Marie-Pons-+.html

Appel/parution: Pop-en-stock, Alien, une tératogonie de l'abjection

Nouveau dossier: Pop-en-stock

Alien, une tératogonie de l’abjection

Directeur:

Antonio Dominguez Leiva

Dossier ouvert

«Il y a une chose qui perturbe tout le monde et c`est le sexe… Je me suis dit : c’est comme ça que je vais attaquer le public; je vais l`attaquer sexuellement. Et je ne vais pas cibler les femmes dans l`audience, je vais attaquer les hommes. Je vais mettre toutes les images susceptibles de leur faire croiser leurs jambes de crainte. Viol oral homosexuel, reproduction… la chose pondant ses œufs dans votre gorge, la totale… » C` est ainsi que Dan O`Bannon, le scénariste du mythique Alien (1979) décrivait rétrospectivement la genèse d`une création qui changea durablement l`imaginaire phobique contemporain.

Oeuvre hybride à l`image de sa créature éponyme, fusionnant le body horror le plus extrême avec les codes de la science-fiction, mais aussi le thriller, le monster movie, le drame en huis clos, voire leslasher (avec notamment l`érection de la Final Girl en antagoniste ambivalent du Monstre), Alien ne lança pas seulement une des franchises les plus populaires et tenaces de l`âge des blockbusterssériels mais consolida un sous-genre liminaire (le sci-fi horror) et, partant, devint une des métaphores les plus obsédantes de l`altérité pour dire la débâcle cauchemardesque de l`Amérique à la fin desseventies.

Après avoir suscité dès sa sortie de nombreuses interprétations psychanalytiques, féministes et marxistes, la saga inaugurée par le film de Ridley Scott s’est retrouvée récemment au centre d’un débat passionnant provoqué par le livre de Stephen Mulhall intitulé On Film, opposant les tenants de la philosophie du cinéma aux partisans de la philosophie ou encore « critique philosophique » des films.  C`est dans le sillage de toutes ces approches critiques que nous proposons de revenir sur cette créature dont l`ombre protéiforme ne cesse de nous hanter. Pour cela nous prendrons en compte autant le corpus canonique de la « franchise » cinématographique, incluant la tétralogie, sescrossovers (le diptyque qui confronte le Monstre au grand chasseur interplanétaire Predator) et sesspin-offs (dont le polémique Prometheus, 2012) que ses multiples ramifications transmédiatiques (les comic books, les jeux vidéos, voire la littérature, des novélisations initiales aux œuvres originales de J. Shirley ou D. Evenson). Seront aussi envisagés les différents remaniements du mythe, des nombreuses imitations (avec notamment le cycle de l`Alienomanie italienne, de Contamination à Xtro) aux franches parodies.

Parution/ressources: Marginalia 77

Le numéro 77 de Marginalia est sorti.
Marginalia est un bulletin bibliographique qui recense les études sur les littératures et le cinéma populaires.
Créé en 1993, Marginalia recense les études sur les genres suivants : la science-fiction, le fantastique, la fantasy, le roman policier et d’espionnage, le western, la bande dessinée, la littérature érotique, le roman de guerre et le récit historique et d’aventures.
First published in 1993, Marginalia is a bibliographic bulletin of secondary sources on the following literary and filmic genres: science-fiction & fantasy, the fantastic, gothic, horror, mysteries & detective fiction, comics & cartoons, westerns, erotica, war stories and historical novel.
Norbert Spehner
éditeur de Marginalia, le bulletin bibliographique des études sur les littératures et les films de genre.

http://fr.scribd.com/Marginalia

Conférence: Fantômas ! Biographie d’un monstre moderne (BILIPO, 8 juin)

La bibliothèque des littératures policières a le plaisir de vous convier à la conférence « Fantômas ! Biographie d’un monstre moderne » le samedi 8 juin à 16 heures.

Présentation

En 1913, Pierre Souvestre et Marcel Allain mettaient un terme au premier cycle des aventures de Fantômas par un trente-deuxième volume annonçant « La fin de Fantômas ».

À cette date, le personnage avait déjà quitté en partie l’espace de la littérature populaire pour entamer une carrière au cinéma, sous la direction de Louis Feuillade, avant de susciter dès l’année suivante l’intérêt de Guillaume Apollinaire, de Blaise Cendrars, de Max Jacobs.

Il continuera par la suite sa course sanglante dans tous les médias, théâtre, cinéma, radio, bande dessinée, romans-photos, au point d’apparaître comme l’une des figures clés de l’imaginaire du xxe siècle.

Cette importance s’explique par la modernité du criminel masqué : le monde de Fantômas, c’est celui de la ville, des machines et de l’électricité ; c’est aussi celui des faits-divers et de l’actualité sanglante qui servent de sous-texte à la série, c’est celui encore des fantasmes d’une génération hantée par la violence. Mais cette modernité, c’est aussi celle d’auteurs appliquant les techniques les plus récentes de l’industrie culturelle, cherchant à exploiter leur personnage sur des médias différents, inventant de nouvelles formes, de nouvelles pratiques d’écriture, et invitant le lecteur à lire lui-même autrement.

C’est cette modernité que présenteront dans leur conférence Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux, auteurs d’un essai sur le criminel aux éditions Les Prairies Ordinaires (Fantômas ! Biographie d’un criminel imaginaire, 2013) et responsables de la réédition de l’intégrale de Fantômas aux éditions Bouquins (juin 2013).

Loïc Artiaga est maître de conférences en Histoire culturelle à l’Université de Limoges. Il a publié Des Torrents de papier (PULIM, 2007) et Le Roman populaire, 1836-1960 (Autrement, 2008).

Matthieu Letourneux est maître de conférences en Littérature française à l’Université Paris Ouest. Il a publié Le Roman d’aventures, 1860-1920 (PULIM, 2010) et La Librairie Jules Tallandier, histoire d’une grande maison populaire (avec Jean-Yves Mollier, Nouveau Monde, 2011).

Nous vous conseillons de réserver en nous contactant au 01 42 34 93 00 ou en nous écrivant à bilipo@paris.fr

Très cordialement,

Bibliothèque des littératures policières

48/50, rue du Cardinal-Lemoine

75005 PARIS

tél : 01 42 34 93 00

bilipo@paris.fr