Archives par mot-clé : Cinéma

Les Visages de l’IA à l’écran

Les Visages de l'IA à l'écranLes Visages de l’IA à l’écran

Alain Boillat

Presses Universitaires de Rennes, 2026

Résumé de l’ouvrage

Depuis l’essor de l’intelligence artificielle générative, les technologies numériques soulèvent de grands enjeux sociétaux. Or notre manière d’envisager ces questions a été façonnée depuis plus d’un demi-siècle par les imaginaires de l’IA véhiculés par le cinéma et les séries TV de science-fiction, de 2001 : L’Odyssée de l’espace à Mission Impossible – The Final Reckoning, en passant par Ex Machina ou Westworld. L’ouvrage retrace l’histoire médiatique et l’évolution de ces représentations en dégageant, par le biais d’analyses de films, des traits récurrents : l’objectif de conférer un “visage” humain à la machine qui interagit avec ses usagers (anthropomorphisation, simulation et synthèse vocale), la crainte que l’IA devienne l’outil ultime d’une surveillance des citoyens, le désir d’entretenir une relation avec une IA susceptible de ressentir des émotions, enfin le constat d’un dépassement de l’humain par une machine “consciente” qui lui survit. Quand le réel rejoint la fiction, l’étude des ressorts de tels récits nous aide à penser le monde d’aujourd’hui. Continuer la lecture de Les Visages de l’IA à l’écran

Temporalités alternatives

Temporalités alternatives

Uchronies et mondes parallèles

Elaine Després, Hélène Machinal (dirs.)

Presses de l’Université de Montréal, “Cavales”

2026

Résumé

Depuis le XIXe siècle, notre manière d’envisager le temps s’est complexifiée, donnant lieu à des formes narratives inédites peuplées de réalités alternatives et de mondes parallèles. Comment la perception humaine du temps, à l’heure des avancées de la physique quantique — telle l’expérience de pensée du chat de Schrödinger —, a-t-elle infléchi l’évolution des genres, notamment l’uchronie et la science-fiction ? Quel est l’avenir de ces formes narratives dans nos sociétés dites “écraniques”, où foisonnent plus que jamais les possibles, et où la technologie soulève des questionnements quant au devenir posthumain de notre espèce? Dans un monde où le temps semble s’accélérer dans un enchaînement de crises politiques, éthiques et existentielles, les œuvres à l’étude offrent un recul salutaire. Elles nous invitent à réévaluer les options non seulement de la collectivité, mais aussi des individus, dont elles poursuivent les trajectoires jusque dans leurs bifurcations les plus infimes.

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Parution – Cinéma d’animation, histoire(s) d’une exception française (Pascal Vimenet)

Cinéma d’animation, histoire(s) d’une exception française

Pascal Vimenet

Warm

2026

Présentation

Creuset indéniable du cinéma, la France l’est aussi du cinéma d’animation. Dans ce récit tout à la fois chronique historique et analytique, Pascal Vimenet, témoin et acteur de premier plan de la période 1970-2025, nous entraîne dans un dédale où se déplient toutes les histoires du cinéma d’animation français.

Dans la fantasmagorie du monde qu’elles réfractent, dans les meurtrières qu’elles ménagent à la manière d’un zootrope, naît un continuum atomisé où s’entrechoquent l’Hypergonar de l’Exposition universelle de 1937, le Théâtre optique d’Émile Reynaud de 1888, la naissance des images numériques, les Journées internationales du court métrage de Tours des années 1950 ou le Plan Image de Jack Lang des années 1980.

Ce vagabondage apparent, nourri par des archives et des entretiens inédits, active progressivement une réflexion sur le rapport privé/État, systématiquement rapportée au rôle central des créateurs, qui renouvelle profondément le point de vue sur l’histoire du cinéma d’animation français et l’exception qu’il constitue.

Parution – Bande dessinée et cinéma d’animation (Xavier Kawa-Topor et Pascal Vimenet)

Bande dessinée et cinéma d’animation

Xavier Kawa-Topor et Pascal Vimenet

Les Impressions Nouvelles

2026

Présentation

Voici l’ouvrage de référence qui manquait à la bande dessinée et au cinéma d’animation. À sa riche et rare iconographie croisée, qui réjouira tous les publics, répondent des textes originaux, fouillés, accessibles et même ludiques. La construction thématique de l’ouvrage en dix grandes parties permet au lecteur d’arpenter aisément espaces connus et zones inconnues, d’enjamber l’histoire et les cultures qui font aujourd’hui de la bande dessinée et du cinéma d’animation deux arts majeurs du xxie siècle.

Au fil des pages, le lecteur découvrira l’incroyable diversité des deux arts et leurs relations tumultueuses depuis deux siècles. Des mangas de Tezuka à Persepolis de Marjane Satrapi et Winshluss, des Amours de M. Vieux-Bois de Rodolphe Töpffer aux facéties de Felix le Chat, de la danse de Jerry avec Gene Kelly aux Building Stories de Chris Ware, des Avengers au professeur Moustache de Marion Montaigne, des Moomins aux premiers incunables tchèques, de l’incontournable Mickey Mouse au truculent Mister Magoo, de Little Nemo à Betty Boop et Popeye, des Pieds Nickelés d’Émile Cohl aux incursions bédéistes de Toulouse-Lautrec, des Maîtres du temps de Laloux et Moebius à Tintin ou Corto Maltese, de Manara aux Schtroumpfs, de Métal hurlant au studio Ghibli, de Muybridge aux Shadoks, de Superman aux Chroniques birmanes de Guy Delisle, Bande dessinée et cinéma d’animation propose un tour du monde en plus de 500 pages et autant d’images.

Parution – Travaux d’histoire culturelle du cinéma

Travaux d’histoire culturelle du cinéma

Sous la direction de Christophe Gauthier, Myriam Juan, Anne Kerlan, Mélisande Leventopoulos, Stéphanie-Emmanuelle Louis et Dimitri Vezyroglou

Éditions de ENC

2025

Présentation

Inauguré en 2000, le séminaire « Histoire culturelle du cinéma » a contribué à un véritable changement de paradigme en matière d’histoire du cinéma, en œuvrant activement, suivant une méthodologie résolument historienne, à la prise en compte de ce dernier par la recherche comme un fait social global.

L’histoire culturelle du cinéma s’est intéressée très tôt au spectacle cinématographique, aux publics et aux diverses modalités de réception des films, sans négliger pour autant les auteurs (de scénarios), les producteurs, les métiers du cinéma, ni les institutions cinématographiques. La diversification des terrains de recherche, l’élargissement des territoires d’étude à d’autres espaces que la France, la reconfiguration des questionnements lui offrent aujourd’hui de nouveaux horizons.

En donnant la parole à treize chercheurs et chercheuses internationaux, à tous les stades de leur carrière, et en reflétant la dynamique caractéristique du séminaire qui l’a inspiré, cet ouvrage associe les interventions d’historiennes et d’historiens se revendiquant de l’histoire culturelle du cinéma et celles d’autres collègues aux méthodologies et aux regards proches souhaitant y contribuer. Représentations et formes filmiques, acteurs et actrices de l’histoire, transmission et patrimonialisation sont autant de voies que les directeurs et directrices d’ouvrage invitent à emprunter pour appréhender, grâce à cette sélection d’études, le cinéma comme fait social et culturel.

Colloque – La nostalgie n’est plus ce qu’elle était

« La nostalgie n’est plus ce qu’elle était » : Fabrique et usages de la nostalgie en cinéma et audiovisuel

30 mars – 1 avril 2026

Université Bordeaux-Montaigne, (Odéon, Amphithéâtre de l’Archéopôle d’Aquitaine, 8 bis Esplanade des Antilles)

 

Le colloque interroge la place de la nostalgie dans le cinéma et l’audiovisuel contemporains, à travers les récits, les esthétiques et les pratiques industrielles qui rejouent et recomposent le passé entre mémoire intime et mémoire collective. À la croisée de l’analyse esthétique, de l’histoire culturelle et des études de réception, cette rencontre réunira des chercheurs français et internationaux. Elle donnera également la parole à des professionnels du cinéma, notamment le chef décorateur de film François Emmanuelli, le repéreur Luc Barrau et Olivia Dorado, qui dirige le master Décor à l’ENSAV, afin d’éclairer ces questions à partir de leurs pratiques. Continuer la lecture de Colloque – La nostalgie n’est plus ce qu’elle était

Parution – La Nouvelle Vague (Geneviève Sellier)

La Nouvelle Vague

Un cinéma au masculin singulier

Geneviève Sellier

Éditions Amsterdam

2025, réédition de 2005

Présentation

« L’héritage principal de la Nouvelle Vague est donc aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, le « cinéma d’auteur », dont l’existence dépend de ceux – critiques, professionnels, cinéphiles éclairés, institutionnels – qui ont le pouvoir de le désigner comme tel. »

Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage… Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu’ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique.
C’est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l’auteur, articulant l’analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.

Appel à communications – Colloque “L’horreur écranique ou les multiples formes de la peur et de la hantise à l’ère numérique” (Université de Caen Normandie)

Colloque “L’horreur écranique ou les multiples formes de la peur et de la hantise à l’ère numérique”

Dates : 18-20 novembre 2026

Lieu : Université de Caen Normandie

Échéance des propositions : 26 juin 2026

Organisé par Yann Calvet, Raphaël Jaudon, Philippe Ortoli – Laslar (Axe 3 : Esthétique, poétique et imaginaire) ; Jean-Baptiste Carobolante (École Supérieure d’Art de Dunkerque) ; Alice Laguarda (ESAM) ; Bernard Perron (Université de Montréal) ; et Fanny Barnabé (Université de Namur)

Texte de l’appel 

Les films et les séries télévisées fantastiques et d’horreur occidentales et orientales contemporaines connaissent, depuis la généralisation des plateformes de streaming, une prodigalité étonnante – citons, sans aucune volonté exhaustive, Hellbound de Yeon Sang-ho (2021, Corée du Sud), The Fall of the House of Usher de Mike Flanagan (2023, États-Unis), Channel Zero de Nick Antosca (2018), Dark de Baran bo Odar et Jantje Friese (2017-2020, Allemagne), The Girl from Nowhere (Kongdej Jaturanrasamee, Aticha Tanthanawigrai et Tinnapat Banyatpiyapoj, 2018, Thaïlande) ou Nightmare and Daydreams de Joko Anwar (2023, Indonésie) – en même temps que la sortie en salles de certains d’entre eux (Nosferatu de Robert Eggers, 2024 ; Sleep de Jason Yu, 2023 ; Gueules noires de Mathieu Turi, 2023 ; ou Terrifier 3 de Damien Leone, 2024) confirme, toutefois, la pleine existence sur grand écran d’un imaginaire aux figurations – plus ou moins – codifiées. Ces œuvres contredisent la vision homogène d’une réalité réduite à des idées et des concepts, dévalorisant l’image au détriment de la forme de vérité qu’elle dissimulerait ou, du moins, qu’elle travestirait. En effet, les genres liés au surnaturel favorisent la résurgence de symboles dont le syncrétisme et la polysémie nous amènent, épistémologiquement, à comprendre la manière dont nous pensons le réel. L’une des raisons de leur dimension populaire est précisément, nous semble-t-il, cette capacité qu’ils ont de ranimer les images dans leur pouvoir matriciel et créateur. Or les recherches qui prennent ces genres pour objet s’ancrent le plus souvent dans une perspective sociologique, ce qui laisse beaucoup de perspectives esthétiques à creuser. Continuer la lecture de Appel à communications – Colloque “L’horreur écranique ou les multiples formes de la peur et de la hantise à l’ère numérique” (Université de Caen Normandie)

Appel à communications – The Environment in English-language Cinema and Series

The Environment in English-language Cinema and Series

2026 SERCIA Conference

02-04 septembre 2026

Université de Montpellier Paul-Valéry

Échéance des propositions : 15 avril 2026

Organisé par :

  • Guilhem Billaudel
  • Anne Crémieux
  • Apolline Dosse
  • Hadrien Fontanaud
  • Hervé Mayer
  • David Roche

Contenu de l’appel

Environmental concerns are at the center of the 21st century. They are the object of heated political debates, including from those determined to frame climate change as a belief rather than scientific fact. They have impacted—and continue to do so—our everyday lives, from recycling and composting to solar panels to becoming a vegetarian and/or calculating our carbon footprint on a daily basis thanks to apps like Greenly or Klima. Our emotional lives are deeply affected by the annual reports of rising average temperatures, of polar icecaps melting, of decreasing biodiversity and of increasing natural disasters, giving rise to a new form of depression known as eco-anxiety.

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Appel à communications – Le Desktop film : formes, usages, circulations

Le Desktop film : formes, usages, circulations

19-20 novembre 2026

Université de Nice

Échéance des propositions : 30 avril 2026

Organisation : 

  • Bruno CAILLER (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Sarra CHAMAM (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Alena IANUSHKO (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Cathy MARGAILLAN (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Céline MASONI (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Charles MEYER (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Sophie RAIMOND (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Guglielmo SCARIFIMUTO (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Christel TAILLIBERT (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Alesya TRAFIMOVICH (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Laura VICHI (LIRCES, Université Côté d’Azur)
Contenu de l’appel

Ce projet de colloque naît de l’intérêt porté à une forme émergente de productions filmiques, le Desktop film ou « films-écrans » (Bex 2022), issue la rencontre entre deux phénomènes conjoints : l’accélération exponentielle de la circulation des images animées, permise par leur numérisation et le développement du Web 2.0, et les évolutions de la création audiovisuelle et médiatique qui intègrent l’esthétique et les pratiques numériques à leurs modes d’action.

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