Archives par mot-clé : Cinéma

Expressions sonores de la violence et transformations technologiques dans le cinéma européen, des années 1970 à la transition numérique

Appel à communication

7-9 avril 2027

Université Lumière Lyon 2/École Normale Supérieure de Lyon

Échéance des propositions : 15 septembre 2026

Organisation: Martin Barnier, Chloé Huvet, Jérôme Rossi, Emmanuel Reibel

Présentation

Le colloque est le troisième et dernier événement scientifique du programme ANR Muviscreen intitulé “Représentations musico-sonores de la violence à l’écran. Résonances Hollywood/Europe (1970-2000)”. Il s’inscrit dans le prolongement de thématiques abordées lors des deux premiers colloques : une première typologie a été proposée sous l’angle esthéticohistorique et transversal des tropes, styles ou des démarches auteuristes [1] (manière dont un réalisateur appréhende musicalement la violence); la représentation musico-sonore de la violence a ensuite été soumise à l’épreuve de genres spécifiques du cinéma comme le thriller, le polar, le film de guerre ou encore l’art horror [2]. Le présent appel à communication se centre
plus précisément sur le lien intrinsèque qui se tisse entre violence, musique et son à l’aune de l’évolution technologique des années 1970 au début des années 2000 (dans un effet de relais son-design sonore-musique). Dans tous les cas, ce programme questionne les trois axes majeurs choisis comme problématique centrale reliant l’ensemble: exacerbation (accentuation de la monstration musico-sonore de la violence), distanciation (contrepoint, contre-emploi, ou encore ironie), intériorisation (focalisation subjective que l’on soit du côté de la victime ou de celui du bourreau) – dont on n’exclut ni la porosité ni les entrelacs.

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Parution – La représentation du corps malade dans le cinéma des premiers temps

La représentation du corps malade dans le cinéma des premiers temps

Actes du colloque de la Fondation Pathé

Fondation Pathé

2025

Présentation

Cet ouvrage se concentre sur la représentation des corps malades par le cinéma et la photographie entre 1885 et 1920.

La période a été marquée par une redéfinition des concepts physiologiques et psychologiques du corps. Des visions inédites des pathologies ont été produites sous diverses formes, des photographies microscopiques jusqu’aux films scientifiques montrant des opérations chirurgicales. Du côté des fictions, les mélodrames ont mis en avant les malheureuses victimes d’épidémies diverses ou, dans le cas des séries comiques, de neurasthéniques incapables d’assumer les nouveaux stimuli des temps modernes.

Sommaire

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Parution – Résister, décoloniser, enraciner (Marie Pierre-Bouthier)

Résister, décoloniser, enraciner

Cinéastes en quête d’un « nouveau regard » documentaire dans le Maroc indépendant (1956-2023)

Marie Pierre-Bouthier

Éditions Mimésis

2025

Présentation

« C’est en explorant les frontières entre production d’État et création indépendante, entre interdiction et autorisation, entre légalité et illégalité, que les cinéastes documentaires marocains ont pris, progressivement, leur(s) indépendance(s) vis-à-vis des systèmes organisés et des images, imageries et imaginaires surimposés par les autorités coloniales et post-coloniales. C’est dans les interstices de la production majoritaire officielle et contrôlée qu’ils ont poursuivi leur quête d’un art nouveau et décolonisé. »

L’indépendance du Maroc en 1956 suscite le rêve d’un art décolonisé, réinventé. Au cinéma, en particulier dans le documentaire, ces espoirs se heurtent aux « années de plomb », à une censure retorse, à un système productif contraint : un joug succède à l’autre. Quelles stratégies pour y résister, se tailler une part de liberté, développer un projet esthétique et politique ? L’autrice y répond par l’analyse génétique de gestes cinéastes, documents inédits à l’appui. À l’aune des documentaires du poéte-cinéaste Ahmed Bouanani (1938-2011), ce livre traque, de 1956 à 2019, les permanences et filiations formelles, thématiques, politiques, entre quatre générations de cinéastes. Explorer les marges, décoloniser l’histoire, enraciner les formes filmiques, inventer le « peuple qui manque »… Contre l’emprise coloniale et les silences étatiques, « un nouveau regard » s’ébauche. Une première histoire du cinéma documentaire au Maroc, ouverte aux lacunes, aux films manquants, aux films rêvés, et à l’avenir.

Marie Pierre-Bouthier est maîtresse de conférences à l’Université de Picardie. Normalienne, historienne du cinéma, et membre fondatrice de l’association Archives Bouanani, ses travaux portent sur le cinéma documentaire et sur les questions de décolonisation, fondation et résistance des cinémas au Maghreb. Elle a publié dans Trafic, 1895, la Revue d’Études des Mondes Musulmans et Méditerranéens, le Journal of North-African Studies ou encore l’International Journal of African Historical studies.

Parution – L’Esprit du burlesque (Marguerite Chabrol)

L’Esprit du burlesque

Une autre histoire du « musical » hollywoodien

Marguerite Chabrol

Presses Universitaires de Vincennes

2026

Présentation

L’ouvrage revisite l’âge d’or du film musical américain du XXe siècle en y cherchant l’héritage du théâtre burlesque qui se trouve aux origines du genre, mais que le cinéma a en partie effacé pour privilégier sa dimension romantique.

Si à Hollywood la comédie musicale est associée au romantisme et à l’onirisme, elle est dans le théâtre américain avant tout une forme satirique. Cet ouvrage enquête sur les vestiges cinématographiques de cette tradition satirique et les causes de son atténuation, pour des raisons notamment d’autocensure, mais aussi de ses résurgences. Cette histoire est centrée sur les performances féminines irrévérencieuses, issues du théâtre burlesque, qui ont caractérisé le style des grandes personnalités de la scène, et leur transposition hollywoodienne.

Cinégénies de Maylis de Kerangal

Journée d’étude

En présence de l’autrice

5 juin 2026

Université de Pau et des Pays de l’Adour
(Campus de la Nive, Bayonne)

Organisation: Laurence Riu-Comut et Guillaume Rousseau

Programme

8h45 – Accueil des participant·e·s et ouverture de la journée

Session 1 – Adaptations transmédiales
Modération : Laurence Riu-Comut

9h15 – Le stylo-caméra de Maylis de Kerangal : d’intermédialité à transmédialité
Martine Motard-Noar (McDaniel College, Westminster, USA)

09h35 – Existe-t-il un style cinématographique chez Maylis de Kerangal ?
Clément Lemaître (chercheur indépendant)

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Journée d’étude – Devenir et évolutions du cinéma au féminin en Espagne au XXIe siècle

Devenir et évolutions du cinéma au féminin en Espagne au XXIe siècle

19 juin 2026

Salle Athéna, Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris

Organisé par :

  • Marie-Soledad Rodriguez (Université Sorbonne Nouvelle)
  • Marta Álvarez (Université Marie et Louis Pasteur)

Au cours du XXe siècle, il y a eu peu de femmes réalisatrices en Espagne et, de surcroît, lorsqu’elles faisaient des films, ceux-ci pouvaient être ignorés par la critique (Zecchi, 2014). Depuis la Transition puis l’apparition d’une génération de cinéastes, nées dans les années 1960, tournant leurs premiers films dans les années 1990, le cinéma fait par des femmes a commencé peu à peu à être reconnu (Heredero, 1998 ; Cami-Vela, 2001) et quelques-unes de ces réalisatrices ont réussi à produire une œuvre qui compte aujourd’hui plus d’une dizaine d’opus. Toutefois, c’est avec la création de deux écoles de cinéma à Madrid et Barcelone en 1994 (ECAM et ESCAC) que se sont formées de nouvelles générations de réalisatrices qui aujourd’hui voient leurs films sélectionnés dans des festivals comme Berlin, Cannes ou Saint-Sébastien.

Programme

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Appel à contributions – Festivals de cinéma et cinémas du Moyen-Orient

Festivals de cinéma et cinémas du Moyen-Orient

Numéro 37 de Regards

Échéance des propositions : 20 juin 2026

Coordonné par :

Depuis près d’un siècle, les festivals internationaux de cinéma occupent une place déterminante dans la circulation mondiale des cinémas du Moyen-Orient. Les imbrications entre les festivals et le cinéma de la région remontent au moins à 1946, année où le film égyptien Dunia (réal. Mohammad Karim, 1946) fut projeté lors de la première édition complète du Festival de Cannes. Depuis, les films issus du monde arabe, d’Iran et de Turquie se sont imposés comme des piliers du circuit festivalier, présentés en avant-première et projetés dans les cinq grands festivals (Berlin, Cannes, Sundance, Toronto et Venise), ainsi que dans des manifestations de moindre envergure à travers le monde. Les films du Moyen-Orient qui parviennent à s’inscrire dans le circuit festivalier mondial bénéficient d’une visibilité accrue, d’une reconnaissance institutionnelle et, potentiellement, de contrats de distribution internationale lucratifs, autant d’éléments qui favorisent une diffusion plus large, un prestige rehaussé et un engagement plus profond des publics. Pour les cinéastes issus de marchés restreints tels que le Liban, les festivals sont indispensables afin de pallier les limites en ressources financières (Mouawad, 2020) ; pour celles et ceux qui opèrent au sein d’industries étroitement régulées, comme en Iran, ils offrent l’occasion de projeter des films qui ne recevraient pas autrement d’autorisation de diffusion nationale (Farahmand, 2002) ; et pour les cinéastes travaillant sous occupation, à l’instar des Palestiniens, ils constituent une opportunité singulière d’accéder à une reconnaissance nationale qui demeure impensable dans le cadre des institutions géopolitiques normatives (Cable, 2025).

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Raconter, et construire des mondes

Raconter, et construire des mondes

Communications, n° 118

Dirigé par Olivier Caïra et Anaïs Goudmand

Présentation

Des Rougon-Macquart à l’univers Marvel, du panthéon de Lovecraft aux créatures Pokémon, du Seigneur des Anneaux à The Witcher en passant par Dungeons & Dragons, les mondes fictionnels ont envahi le paysage, tous médias confondus. Ils sont bien entendu tissés de récits, mais aussi enrichis d’illustrations, de généalogies, de cartes, d’entrées encyclopédiques, de langues autochtones, voire de livres de cuisine, de manuels techniques ou de grimoires occultes. Avec le développement des loisirs interactifs, ces mondes sont devenus des espaces de jeu, d’invention et de socialisation, mais aussi des terrains d’affrontement culturel.

Ces créations tous azimuts ne proviennent presque plus d’individus seuls, mais d’équipes de plus en plus spécialisées, et les communautés de fans s’impliquent souvent dans ces vastes entreprises de worldbuilding. Ce processus transforme conjointement la structure des œuvres de fiction et l’organisation des industries de divertissement.

Par leur poids économique croissant, par leur résonance culturelle parfois planétaire, par les questions esthétiques et éthiques qu’ils soulèvent, les mondes fictionnels constituent un point de rencontre – et souvent de friction – entre les équipes créatives, les diffuseurs médiatiques et leurs différents publics. Distribués à l’échelle internationale, dans un contexte globalisé, ils impliquent aussi de nombreuses problématiques et réappropriations locales. Pour le monde de la recherche, le worldbuilding offre des éclairages inédits sur la narratologie, la psychologie et la sociologie de la réception, l’économie de la culture et les théories de la fiction. Continuer la lecture de Raconter, et construire des mondes

Les Visages de l’IA à l’écran

Les Visages de l'IA à l'écranLes Visages de l’IA à l’écran

Alain Boillat

Presses Universitaires de Rennes, 2026

Résumé de l’ouvrage

Depuis l’essor de l’intelligence artificielle générative, les technologies numériques soulèvent de grands enjeux sociétaux. Or notre manière d’envisager ces questions a été façonnée depuis plus d’un demi-siècle par les imaginaires de l’IA véhiculés par le cinéma et les séries TV de science-fiction, de 2001 : L’Odyssée de l’espace à Mission Impossible – The Final Reckoning, en passant par Ex Machina ou Westworld. L’ouvrage retrace l’histoire médiatique et l’évolution de ces représentations en dégageant, par le biais d’analyses de films, des traits récurrents : l’objectif de conférer un “visage” humain à la machine qui interagit avec ses usagers (anthropomorphisation, simulation et synthèse vocale), la crainte que l’IA devienne l’outil ultime d’une surveillance des citoyens, le désir d’entretenir une relation avec une IA susceptible de ressentir des émotions, enfin le constat d’un dépassement de l’humain par une machine “consciente” qui lui survit. Quand le réel rejoint la fiction, l’étude des ressorts de tels récits nous aide à penser le monde d’aujourd’hui. Continuer la lecture de Les Visages de l’IA à l’écran

Temporalités alternatives

Temporalités alternatives

Uchronies et mondes parallèles

Elaine Després, Hélène Machinal (dirs.)

Presses de l’Université de Montréal, “Cavales”

2026

Résumé

Depuis le XIXe siècle, notre manière d’envisager le temps s’est complexifiée, donnant lieu à des formes narratives inédites peuplées de réalités alternatives et de mondes parallèles. Comment la perception humaine du temps, à l’heure des avancées de la physique quantique — telle l’expérience de pensée du chat de Schrödinger —, a-t-elle infléchi l’évolution des genres, notamment l’uchronie et la science-fiction ? Quel est l’avenir de ces formes narratives dans nos sociétés dites “écraniques”, où foisonnent plus que jamais les possibles, et où la technologie soulève des questionnements quant au devenir posthumain de notre espèce? Dans un monde où le temps semble s’accélérer dans un enchaînement de crises politiques, éthiques et existentielles, les œuvres à l’étude offrent un recul salutaire. Elles nous invitent à réévaluer les options non seulement de la collectivité, mais aussi des individus, dont elles poursuivent les trajectoires jusque dans leurs bifurcations les plus infimes.

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