Archives par mot-clé : auteurs

Parution – Toutes sortes de Misérables (Tiphaine Samoyault)

Toutes sortes de Misérables

Faut-il réécrire les classiques ?

Tiphaine Samoyault

Le Seuil

2026

Parution

À partir d’un souvenir de lecture d’enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l’étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu’à devenir l’un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question « Faut-il réécrire les classiques ? » apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives.
De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l’autrice montre qu’un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s’affranchir de son original.
Face à des polémiques souvent caricaturales opposant « cancel culture » et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l’enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l’indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n’est pas synonyme d’annulation, bien au contraire, puisqu’elle prolonge le plus souvent la vie des œuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.

Parution – Changer la vie (Denis Saint-Amand)

Changer la vie

Poétique et usages de Rimbaud

Denis Saint-Amand

Presses Universitaires de Rennes

2026

Présentation

Portée par l’ambitieux projet de « changer la vie », la brève trajectoire littéraire d’Arthur Rimbaud se solde par un échec, mais elle n’a pas empêché que le poète devienne une véritable icône. Cet essai cherche à saisir les cohérences d’un projet poétique complexe et engage une lecture pragmatique de ses usages contemporains. En plus d’une relecture sociopoétique d’une oeuvre pensée comme une expérience transgressive fondée sur une perspective transformatrice, se noue une réflexion sur les rôles et valeurs attribués à la littérature, à travers l’exploration de reprises variées du cas Rimbaud : il est question, entre autres, de prolongements fictionnels et d’héritages revendiqués (dans la fiction romanesque, mais aussi dans les domaines de la bande dessinée, du rock et du rap), de gestes dévots commis par la critique et par les fans du poète, de marques et de produits dérivés, d’une politique patrimoniale et du courrier qu’on continue à lui adresser au cimetière de Charleville.

Publié avec le soutien de l’ASBL Ceruna

Parution – « Balzac nous appartient » (Judith Lyon-Caen)

« Balzac nous appartient »

Une histoire politique de la transmission littéraire

Judith Lyon-Caen

CNRS Éditions

2026

Présentation

De quoi Balzac est-il le nom ? D’un classique de la littérature française, d’un géant de la littérature mondiale, du poète de Paris, du romancier de la vie de province ? D’un révolutionnaire, d’un conservateur, d’un anti-moderne ? Rares furent les auteurs si diversement interprétés, disputés, revendiqués.
En s’intéressant aux mille manières d’« aimer Balzac », de le lire, de l’étudier, de se l’approprier ou simplement d’en parler, ce livre fait de Balzac le terrain d’une anthropologie de la transmission littéraire et l’objet d’une histoire politique. Des communistes aux fascistes, d’une célèbre lettre d’Engels à l’« aryanisation » des Éditions Calmann-Lévy transformées en 1942 en Éditions Balzac, des ténèbres des camps aux espoirs de l’après-guerre, l’auteur de la Comédie humaine a traversé toute l’histoire socio-politique du XXe siècle.
Judith Lyon-Caen suit non seulement le fil de la lecture des œuvres, mais aussi celui des gestes, des projets et des arrière-pensées de la transmission, les plus vains et les plus efficaces, ceux qu’on admire et ceux qui indignent. C’est une histoire de la mémoire dont les enjeux n’ont pas fi ni de regarder notre présent.

Appel à communication – Représenter l’auteur.ice

Représenter l’auteur.ice : images, voix et archives à l’ère numérique

16 oct. 2026 – Bensançon

Journée d’étude

Échéance des propositions : 30 mai 2026

Organisation:

  • Amélie Macaud (ELLIADD, Université Marie et Louis Pasteur)
  • Sahar Kheirandish (CLIMAS, Université Bordeaux Montaigne)
  • Magali Bigey (ELLIADD, Université Marie et Louis Pasteur)
Appel à communications

Les représentations iconographiques d’écrivain.e.s ne sont pas un fait nouveau. Aux États-Unis, les écrivains se sont emparés de la photographie dès son apparition au 19e siècle, de Frederick Douglass à Ernest Hemingway, en passant par Toni Morrison ou Edgar Allan Poe. En 2017, le livre L’Écrivain vu par la photographie : Formes, usages, enjeux dirigé par David Martens, Jean-Pierre Montier et Anne Reverseau confirme l’omniprésence de l’image des écrivain.e.s, et leur manière d’utiliser et d’user de leurs images, de créer une figure d’auteur.ice à travers celles-ci.

Pour cette journée, nous nous intéressons à cette figure d’auteur.ice, créée à travers son paratexte. Le paratexte, tel que défini par Gérard Genette (1987), désigne l’ensemble des éléments qui entourent et prolongent le texte : titres, préfaces, notes, interviews, images. José-Luis Diaz parle lui de scénographie auctoriale, des présentations de soi qui permettent une réception particulière d’un.e auteur.ice et son oeuvre. À l’ère numérique, ces concepts s’étendent considérablement. Les images, voix et archives d’écrivain.e.s circulent en ligne, se transforment, se remédiatisent (Bolter et Grusin), créant un paratexte numérique collaboratif, les internautes participant de sa création sur les réseaux sociaux, les blogs, podcasts et archives digitales. Ce paratexte numérique n’est plus uniquement produit par les auteur.ice.s ou les institutions, mais aussi par les lecteur.ice.s. Les archives « rogues » (DeKosnik), les forums de fans, les remédiatisations vidéo et audio créent de nouveaux paratextes et réinventent parfois la scénographie de leur auteur.ice.

Cette journée d’étude propose d’explorer les stratégies de mise en scène que les écrivain.e.s créent en ligne, puis les appropriations et reconfigurations de ces représentations par les lecteur.ice.s.

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Appel à contributions – La célébrité littéraire : injonctions, dispositifs, négociations, 20e-21e siècles (Relief)

La célébrité littéraire : injonctions, dispositifs, négociations, 20e-21e siècles

Relief, vol. 21, n°2, 2026

sous la direction de Marceau Levin (Université de Toronto) et Jérôme Meizoz (UNIL Lausanne).

Date limite pour l’envoi des propositions : 31 mars 2026.

Remise des articles retenus : 1er septembre 2026

Publication : décembre 2026

Après le numéro 20 (juin 2026) consacré aux « écrivain·e·s face à l’impératif de célébrité » au 19e siècle, Relief invite à prolonger cette interrogation aux 20e et 21e siècles.  Le développement des pratiques culturelles dites « de masse » au cours du 20e siècle, ainsi que l’émergence de nouveaux médias, comme la radio et la télévision, transforment profondément les modalités de l’impératif de célébrité et les stratégies adoptées par les écrivains pour y répondre (Tudoret 2009 ; Meizoz & Vallotton 2018).

La recherche s’est déjà intéressée à l’impact de l’ère médiatique sur la littérature (Thérenty & Vaillant, 2001 ; Meizoz, 2020) ; à la représentation des écrivains dans les médias audio-visuels ; aux liens entre littérature et publicité (Guellec & Hache-Bissette, 2012) ; enfin à la naissance d’une poétique médiatique dans les productions littéraires (Thérenty, 2007).

Dans le sillage des travaux sur la médiatisation des écrivains et de leur essor depuis les années 2000, la question de la présentation publique de soi est désormais traitée dans la perspective de la « célébrité » (Lilti, 2014), de la « visibilité » (Heinich, 2012), de la « manifestation de soi » (Dewitte, 2010) ou de la « réputation » (Origgi, 2015), qu’il s’agisse des portraits photographiques d’auteurs, de leurs conduites publiques, des techniques de mise en scène de soi mais aussi de la ritualisation de genres comme l’entretien ou la conférence (Cornuz, 2016). De tels objets croisent les recherches sur les « postures » auctoriales (Meizoz, 2007, 2011, 2016) et sur « l’écrivain comme marque » (Thérenty & Wrona, 2020) auxquelles s’ajoutent des réflexions venues de l’art contemporain (Groys 2015) sur « l’auto-design », à savoir l’impératif d’image auquel sont soumis les artistes quant à leur œuvre et leur personne.

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Appel à contributions : Expansion et internationalisation de la bande dessinée produite au Canada (Revue internationale d’études canadiennes / International Journal of Canadian Studies)

 

 

Expansion et internationalisation de la bande dessinée produite au Canada

Revue internationale d’études canadiennes / International Journal of Canadian Studies, n°64 – Mai 2026

 Toronto, University of Toronto Press

Date d’échéance : 5 décembre 2025

Texte de l’appel :

Le comité de rédaction de la Revue Internationale d’études canadiennes (RIEC) lance un appel à articles originaux pour son numéro spécial (n°64) qui sera publié en juin 2026, autour de la thématique : “Expansion et internationalisation de la bande dessinée produite au Canada”. Il sera co-dirigé par deux chercheurs invités : Jean Sébastien (collège de Maisonneuve, Québec) et Chris Reyns-Chikuma (Université de l’Alberta).

La bande dessinée produite au Canada s’est cantonnée, au cours du vingtième siècle, à la publication dans la presse (périodiques et quotidiens). Elle a connu des sursauts, notamment pendant la Seconde guerre mondiale avec les Canadian whites dans le contexte de la Loi sur la conservation des changes en temps de guerre (War Exchange Conservation Act), puis dans les 60-70 avec les underground comix et la presse alternative. Cependant, c’est depuis trente ans qu’elle s’est fortement développée (Postema et Lesk 2020, Falardeau 2020) s’inscrivant ainsi de plain-pied dans le renouveau du médium pendant cette période où on a vu naître le roman graphique (Denson et al. 2013). Des maisons d’édition maintenant bien établies (notamment Drawn & Quarterly, La Pastèque, Conundrum Press, Pow Pow, Highwater Press, Glénat Québec) proposent les unes en anglais, les autres en français, plusieurs titres chaque année. Continuer la lecture de Appel à contributions : Expansion et internationalisation de la bande dessinée produite au Canada (Revue internationale d’études canadiennes / International Journal of Canadian Studies) →

Appel à contributions : La littérature fantasy française (revue Humanities)

 

 

 

La littérature Fantasy française

Numéro spécial de la revue Humanities (San Diego – en ligne)

Date d’échéance : 30 juin 2025

Texte de l’appel :

La revue en libre accès et à comité de lecture Humanities vous invite à soumettre des articles pour un numéro spécial consacré à la littérature Fantasy française. Malgré la place prépondérante de la fantasy dans le paysage littéraire mondial, les contributions des auteurs français restent peu étudiées dans la recherche anglophone. Ce numéro spécial vise à mettre en lumière la richesse et la diversité de la fantasy française contemporaine, ses cadres théoriques et sa place au sein de la tradition Fantasy plus large.

Nous accueillons des propositions sur des thématiques incluant, sans s’y limiter :

  • Études sur les auteurs contemporains de fantasy française et leurs œuvres
  • Analyses de romans récents d’écrivains français de fantasy
  • Entretiens avec des auteurs de fantasy français
  • Approches théoriques de la littérature fantasy française
  • Études comparatives entre la fantasy française et d’autres traditions nationales
  • Exploration des sous-genres de la fantasy française (fantasy mythologique, fantasy historique, steampunk, etc.)
  • Littérature médiévaliste à la française

Les articles seront publiés en anglais et doivent, par conséquent, être soumis en anglais

Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer leurs propositions d’articles à l’adresse suivante : alescart@pointloma.edu. Les articles complets devront être soumis entre mars et juin 2025 pour évaluation par les pairs.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de la revue Humanities.

Appel à communications : Défis sociétaux et politiques en Chine au prisme des récits de science-fiction (Montpellier)

Défis sociétaux et politiques en Chine au prisme des récits de science-fiction

Colloque les 16 et 17 octobre 2025

Université de Montpellier Paul-Valéry.

Date d’échéance : 10 juin 2025

Texte de l’appel :

Sous l’impulsion de Liu Cixin et de son épopée à succès Le Problème à Trois corps, la science-fiction est devenue un genre littéraire en plein essor en Chine et bénéficie d’une bonne diffusion à l’international. La production actuelle est en effet riche et variée, les motivations des auteurs également : si certains proposent une science-fiction à l’américaine basée sur l’existence d’entités extra-terrestres, d’autres se concentrent sur des problèmes d’actualité (progrès technologiques, intelligence artificielle, productivité au travail, problèmes sociaux, rapports entre hommes et femmes, procréation, environnement, intelligence artificielle…).

Si la tendance actuelle est plutôt à la dystopie, avec une vision pessimiste du futur de l’humanité, ce n’était toutefois pas le cas aux prémices de la science-fiction chinoise, qui se montrait résolument optimiste : destinée à instruire les foules, et plus spécialement la jeunesse chinoise, elle défendait les ambitions d’une Chine moderne et présentait des modèles de progrès technologique et scientifique visant à mener la Chine sur le chemin de la prospérité économique et de l’autosuffisance alimentaire. La tendance s’accentue sous les années 1950 et 1960, avec des récits scientifiques à visée didactique et propagandiste.

Notons également le rapport à la science qui a fortement évolué entre les précurseurs de la science-fiction chinoise à la fin du XIXe siècle / début du XXe siècle et les écrivains contemporains, mais aussi le lien étroit entre littérature de science-fiction et politique, ou encore la relation et l’inter-influence avec l’Occident. Il sera notamment intéressant d’étudier la réception et la traduction des romans de science-fiction occidentaux en Chine, ainsi que la traduction des romans de science-fiction chinois en Occident. Il sera enfin pertinent de s’intéresser à d’autres supports que les romans, à travers notamment l’étude des adaptations cinématographiques ou encore la science-fiction en bande dessinée.

Notre colloque propose ainsi de s’intéresser à l’évolution de la science-fiction chinoise depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, afin d’en cerner les principales caractéristiques, d’en relever les tendances majeures, de mettre en avant sa richesse et de soulever les différents défis d’hier et d’aujourd’hui.

Les propositions de communication (Titre et résumé en 200-300 mots) accompagnées d’une courte présentation de l’intervenant sont à envoyer à l’organisateur avant le 10 juin 2025 (at solange.cruveille@univ-montp3.fr ou solange.cruveille@gmail.com)

Il est possible d’intervenir à distance (par visioconférence), merci de le signaler dans votre proposition de communication.

Langues des interventions : français, anglais, chinois.

Les communications données lors de ce colloque donneront lieu à une publication.

Comité scientifique 

Catherine Berthet-Cahuzac

Michel Boeglin

Solange Cruveillé

Yingzhou Guo

Alba Lara-Alengrin

Florence Thérond

Contact et organisation

solange Cruveillé : solange.cruveille@univ-montp3.fr

Appel à communications : Bande dessinée et Beaux-Arts : patrimoines croisés (Bruxelles)

Bande dessinée et Beaux-Arts : patrimoines croisés

Colloque international, 20-22 novembre 2025

Bruxelles

Date d’échéance : 15 avril 2025

Texte de l’appel : 

Organisé par

Laurence Brogniez (Université libre de Bruxelles), Erwin Dejasse (Université libre de Bruxelles – KBR),

Fabrice Preyat (Université libre de Bruxelles), Ivanne Rialland (CHCSC, UVSQ – Université Paris-Saclay),

Hélène Védrine (CELLF, CNRS-Sorbonne Université).

Le programme d’expositions La BD a tous les étages qui s’est tenu tout récemment au Centre Pompidou témoignait de la volonté de faire dialoguer bande dessinée et arts plastiques. En même temps que l’élection d’auteur·rices de bandes dessinées à l’Académie des Beaux-Arts de Paris (Emmanuel Guibert, Catherine Meurisse, Marjane Satrapi), cette éclatante présence de la bande dessinée dans ce grand musée d’art moderne serait un symbole de l’accession de la bande dessinée au rang des « Beaux-Arts ». Cette rencontre n’est toutefois pas un aboutissement contemporain : dès les origines de la bande dessinée et tout au long de son histoire, celle-ci entretient des liens étroits avec les autres arts visuels. Beaux-arts et bande dessinée relèvent-ils d’ailleurs de champs différents ou de pratiques distinctes ? Fécond, traversé de tensions et de malentendus, leur dialogue s’inscrit dans des catégorisations variables selon les aires culturelles, et qui se sont construites et reconfigurées au fil du temps

Le présent colloque souhaite ainsi explorer les interactions de la bande dessinée avec les catégories, les œuvres et l’histoire des Beaux-Arts. Il s’agit de s’interroger sur ce que ces entrelacs nous disent de la bande dessinée, comme objet, comme art et comme pratique. Comment ce dialogue s’inscrit dans la trajectoire des artistes ? Dans les cadres institutionnels ? Quelle lumière projette-t-il sur la bande dessinée comme geste artistique et pratique sociale ?

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