Archives par mot-clé : architecture

Parution – Film Studios in Britain, France, Germany and Italy (collectif)

Film Studios in Britain, France, Germany and Italy

Architecture, Innovation, Labour, Politics, 1930-60

Sarah Street ; Tim Bergfelder ; Richard Farmer ; Eleanor Halsall ; Sue Harris ; Morgan Lefeuvre ; Carla Mereu Keating ; Catherine O’Rawe

Bloomsbury

2026

Presentation

This open access book investigates film studios in Britain, France, Germany and Italy between the 1930s and 1960s. During this time, studios faces unprecedented challenges including wartime disruptions, post-war fragmentation, movement of labour and the introduction of new technologies.

While the study of film studios has been dominated by the centralized Hollywood ‘studio system’, the authors present new research about the often very different histories of Europe’s film studios, comparing their geographic locations, architectures and infrastructural development. They explore a number of well-known studios including Pinewood, Joinville, Babelsberg and Cinecittà, as well as lesser-known production sites such as Manchester, Victorine, post-war West German studios and Tirrenia as diverse creative and economic infrastructures.

Drawing on a wealth of archival sources, photographs, films, aerial maps and visualizations, the book charts how artistic practices responded to transnational flows in film studio expertise, as studios constituted formative, materially based ‘spaces of the imagination’ that produced some of cinema’s most influential films. How studios worked in the past as dynamic, creative working environments that were profoundly influenced by their locations, architectures and personnel, is foregrounded as the authors produce new understandings of how the collaborative and material environments of studio spaces and technologies shaped film production and cultures.

The open access edition of this book is available under a CC BY-NC-ND 4.0 licence on www.bloomsburycollections.com. Open access was funded by the European Research Council.

 

Appel – Espaces et spatialités de science-fiction (Res Futurae)

“Espaces et spatialités de science-fiction”

Res Futurae, n° 29

Échéance des propositions : 30 janvier 2026

Remise des articles V1 (30 000 à 50 000 signes) : 10 juin 2026

Dirigé par Rosane Lebreton, Florent Favard et Lucas Friche

Les propositions d’articles, d’environ 250-300 mots, accompagnées d’une brève biobibliographie, sont à envoyer avant le 30 janvier 2026aux adresses suivantes : rosane.lebreton@gmail.com, lucas.friche@univ-lorraine.fr, florent.favard@univ-lorraine.fr

Le processus d’évaluation de la revue ainsi que les normes éditoriales sont disponibles en ligne : https://journals.openedition.org/resf/13028

Texte de l’appel

Au premier abord, la notion d’espace semble au cœur de ce qui constitue le genre de la science-fiction. En effet, ses productions les plus emblématiques s’illustrent par des motifs aussi caractéristiques que la conquête spatiale (Dune, Herbert, 1965 ; Le Problème à trois corps, Cixin, 2008) ; la modification et restructuration de nos espaces urbains (Neuromancien, Gibson, 1984 ; La Séquence Aartdman, Pandelakis, 2024) ; le brouillage des frontières (The City and the City, Miéville, 2009 ; Les Furtifs, Damasio, 2019) ; l’exploration de la galaxie à grand renfort de progrès technologiques (Star Trek, Roddenberry, 1966 ; Fondation, Asimov, 1942-1944) ; ou encore la défamiliarisation des pratiques spatiales (Manifold Garden, Chyr, 2019 ; Echo, Ultra Ultra, 2017). De même, la composante spatiale fait partie intégrante du sense of wonder de la science-fiction, et se retrouve jusque dans les termes consacrés que sont space opera, cyberespace ou encore dans les déclinaisons autour du topos, du lieu, que sont utopie et dystopie. Par ailleurs, les crises écologiques contemporaines, qui caractérisent l’Anthropocène (Bonneuil et Fressoz, 2013) et le Capitalocène (Haraway, 2016), sont associées à l’omniprésence de discours médiatiques sur la conquête spatiale (Régnauld, Saint-Martin, 2024 ; Gambin, 2023), rappelant tout autant les espoirs placés dans une habitabilité extraterrestre que la force de la science-fiction à dépeindre de futures territorialités. Ainsi, le novum du genre science-fictionnel, en reconfigurant les représentations spatiales, semble apporter une reconsidération des « manières de faire » (De Certeau, 1980) avec l’espace quotidien. Continuer la lecture de Appel – Espaces et spatialités de science-fiction (Res Futurae)

Appel à communications : Nouvelles perspectives sur l’intermédialité en art et littérature / Neue Perspektiven auf Intermedialität in Kunst und Literatur (Aix-Marseille)

Nouvelles perspectives sur l’intermédialité en art et littérature 

Colloque – 4 à 6 décembre 2025

Aix Marseille Université

Date d’échéance : 8 mai 2025

Texte de l’appel :

La création artistique, que ce soit en littérature, dans les beaux-arts ou même dans les arts de la scène, repose explicitement ou implicitement, consciemment ou non, sur les créations qui l’ont précédée. Le recours ou la référence à une œuvre antérieure peut même être considéré comme une véritable pratique chez certains auteurs, artistes, créateurs. Depuis les années 1960, s’est développé à partir de cette approche, aujourd’hui établie, de la création littéraire et artistique, tout un champ d’études consacré en particulier à l’intertextualité (Kristeva, Genette), l’intermédialité (Higgins) dans lequel ces concepts sont discutés et théorisés. S’y ajoutent des notions telles que l’interpicturalité (pendant de l’intertextualité émergeant dans les années 1970) ou encore l’intermatérialité. Le préfixe « inter- » désigne une interaction entre deux médias. Continuer la lecture de Appel à communications : Nouvelles perspectives sur l’intermédialité en art et littérature / Neue Perspektiven auf Intermedialität in Kunst und Literatur (Aix-Marseille)

Réédition : Pornotopie. Playboy et l’invention de la sexualité multimédia (Paul B. Preciado)

Paul B. Preciado, Pornotopie. Playboy et l’invention de la sexualité multimédia, Paris, Seuil, 2022 [2011].

Postface inédite de l’auteur

Traduit par Serge Mestre

« Je voulais faire de ce Manoir une maison de rêve. Un lieu où travailler et aussi s’amuser, sans les problèmes et les conflits du monde extérieur. À l’intérieur, un célibataire avait le contrôle total de son environnement. Je pouvais passer de la nuit au jour, visionner un film à minuit et commander à dîner à midi, avoir des réunions au milieu de la nuit et des rendez-vous galants l’après-midi.»

Voici le projet de Hugh Hefner, le créateur du magazine Playboy et concepteur du fameux Manoir à l’intérieur duquel il va se confiner pendant plus de quarante ans. Publié pour la première fois en 1953, Playboy n’a pas seulement été le premier magazine érotique populaire des États-Unis ; il a également fini par incarner un style de vie entièrement nouveau, construisant une série d’espaces multimédia et utopiques : manoir, penthouse, clubs, hôtels… tous ultraconnectés, comme s’ils préfiguraient l’ère contemporaine de l’incessante émission-réception d’images et d’informations et d’une vie conçue pour se donner en spectacle. Simultanément, l’invention de la pilule contraceptive donne accès à une technique biochimique qui sépare la sexualité (hétéro) et la reproduction.

Là où on a pour habitude de ne voir que des femmes déguisées en lapin pour le plaisir des hommes, Paul B. Preciado étudie les relations stratégiques entre l’espace, le genre et la sexualité dans des sites liés à la production et à la consommation de pornographie hétérosexuelle restés en marge des histoires traditionnelles de l’architecture : garçonnières, lits rotatifs multimédias ou objets de design.

En combinant les perspectives historiques avec la théorie critique contemporaine, la philosophie de la technologie et un éventail de sources primaires transdisciplinaires – Sade, Ledoux, Restif de la Bretonne, Giedion ou Banham, traités sur la sexualité, manuels médicaux et pharmaceutiques, journaux d’architecture, magazines érotiques, manuels de construction et romans –, Pornotopia explore l’utilisation de l’architecture comme technique biopolitique pour gouverner les relations sexuelles et la production du genre pendant la guerre froide aux États-Unis, et raconte la genèse de la nouvelle masculinité hétérosexuelle des réseaux sociaux d’aujourd’hui.

Paul B. Preciado est philosophe, commissaire d’exposition et auteur. Dans la lignée des travaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari, Michel Foucault, mais aussi de Monique Wittig et Judith Butler, ses ouvrages sont des références internationales des études queer, trans et non-binaires.

Parution : Architectures fictives (Eidôlon)

Eidôlon, n° 129 : “Architectures fictives“, sous la direction de Renaud Robert et Gaëlle Herbert de la Portbarré-Viard, Presses Universitaires de Bordeaux, 2021

Un intérêt renouvelé pour l’histoire des représentations de l’architecture a été éveillé par la floraison, depuis quelques années, de nouveaux supports d’image, dotés de moyens techniques nouveaux, grâce auxquels l’imaginaire architectural a pris une ampleur inédite : les jeux vidéo, les productions cinématographiques, la bande dessinée ou le roman graphique ont donné au décor une place prépondérante et l’architecture, mémorielle ou futuriste, y occupe une place de premier plan. Dès l’Antiquité, les architectures fictives jouent un rôle majeur dans le décor public ou privé ; aux époques médiévale et moderne elles investissent la littérature, mais aussi les arts visuels, notamment dans leur application aux décors feints du théâtre, des fêtes royales, des palais, voire même dans la peinture où les édifices imaginaires envahissent les arrière-plans.

Le présent volume a pour objet les rapports entre l’architecture et les autres arts à travers la question des architectures “rêvées”, qu’il s’agisse de transposer l’architecture par le langage ou l’art pictural, ou d’imaginer des formes nouvelles entretenant avec les constructions existantes des rapports complexes, fondés sur l’emprunt, l’hybridation ou la réinvention.

Les contributions réunies couvrent un large éventail de manifestations artistiques (scénographie, installations, design, dessin, gravure) et de formes littéraires (poésie, roman, textes théoriques). Après une première publication consacrée à l’Antiquité, le volume est centré sur les époques moderne et contemporaine.

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Table-Ronde publique: Archifictions #1 – Anticipations Archifictionnelles (Université de Strasbourg)

Archifictions #1 Anticipations Archifictionnelles

Mercredi 28 avril à 14h

En ligne : https://bbb.unistra.fr/b/sum-cca-m6s-ckt

Organisé par le Groupe de recherche Cultures visuelles de l’Unité de recherche ACCRA (3402) – Université de Strasbourg. Soutenu par les Unités de recherche ACCRA (3402) et Amup (7309) de l’Université de Strasbourg, et par l’ENSAS et l’INSA Strasbourg.

Présentation

Afin d’introduire cette série de réflexions au sujet des rapports entre architecture et fiction – série que nous avons choisi d’intituler Archifictions pour traduire notre intérêt à la fois pour les représentations architecturales au sein des œuvres de fictions et pour les fictions en tant que constructions intellectuelles susceptibles de produire des lieux communs – nous avons choisi pour thème l’anticipation. La première saison de cette série vise donc à interroger les manières dont nos sociétés se projettent dans le futur à travers certaines réalisations fictionnelles (qui seront ici principalement audiovisuelles) en mettant en avant le rôle joué par l’architecture ou l’espace urbain dans ces fictions. Bien sûr, si l’anticipation nous permet d’imaginer des mondes futurs, elle est avant tout un moyen de réfléchir notre présent : Quel monde sommes-nous en train de construire ? Que vont devenir nos constructions actuelles ? Comment seront-elles utilisées, poursuivies ou abandonnées par d’autres ? Tendent-elles à l’émancipation ou seront-elles vécues comme des contraintes ? Pour donner forme à ces questionnements qui, par la fiction, soumettent les réalisations humaines à l’épreuve du temps, les espaces urbains et autres constructions architecturales constituent des éléments de décor et d’intrigue assez spectaculaires. Ils opèrent à la fois comme le symbole de la construction humaine (ils en sont la manifestation, la structure visible à de multiples échelles) et comme un aspect de la vie que chacun s’approprie singulièrement (depuis l’intimité de la maison jusqu’aux lieux de socialisation que constituent les villes). En cela, ils “parlent” à chacun en tant qu’individu faisant partie d’une humanité et sont largement mis en scène dans les œuvres de fiction.

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Appel à contributions : Faire trembler les fondations (Colloque-anniversaire du Festival BD de Montréal)

Faire trembler les fondations. Colloque-anniversaire du Festival BD de Montréal

28, 29 et 30 octobre 2021

Université McGill, Montréal

Échéance  des propositions : 2 avril 2021                

Le Festival BD de Montréal (FBDM) et le Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) de l’Université McGill sont heureux de vous inviter au colloque Faire trembler les fondations, les 28, 29 et 30 octobre 2021, à Montréal. En plus de souligner le 10e anniversaire du FBDM, ce colloque a pour objectif de rassembler les chercheur·euse·s intéressé∙e∙s par le 9e art et les artisan∙ne∙s de la bande dessinée autour de présentations de recherche, d’expériences de terrain et de discussions. La direction scientifique du colloque est assurée par Mario Beaulac, professeur en bande dessinée à l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en Outaouais.

Faire trembler les fondations

Métropolis, Gotham City, New York, Berlin, Bruxelles, voire Montréal : qu’elles soient fantasmées ou ancrées dans la réalité, cités obscures ou villes lumière, les représentations urbaines s’immiscent souvent dans l’univers créatif des acteur∙trice∙s de la bande dessinée. En filigrane des tribulations de leurs protagonistes ou personnages prédominants, la ville et ses fondements sont d’ailleurs sans cesse malmenés, redessinés ou rêvés. Des immeubles sont fracassés ou utilisés comme armes, alors que des super-héro·ïne·s mènent une lutte effrénée dans la ville contre leurs adversaires. Des protagonistes circulent dans les villes du futur – qu’elles soient utopies ou dystopies – où des dessinateur∙trice∙s en profitent pour recréer les pourtours de la ville attendue, suscitant du même coup chez leurs critiques et adeptes une réflexion sur l’aménagement urbain et ses limites. D’autres brouillent les codes du médium ou usent de métaphores architecturales et urbaines pour remettre en question la construction ou le démantèlement de leur récit. Au fil de leurs coups de crayon, les créateur∙trice∙s de bandes dessinées font donc trembler les fondations littérales et métaphoriques de la ville, leurs représentations et les enjeux urbains auxquels celle-ci fait face.

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Appel à Communications: “Archifictions: L’architecture et la ville aux prises avec les bouleversements environnementaux dans les fictions télévisées” – Date limite revue : 1er février

Archifictions

L’architecture et la ville aux prises avec les bouleversements  environnementaux dans les fictions télévisées
 
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Journée d’études mars 2021
Publication n°revue 2021-2022
 
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Introduction / bilan

 
Initialement, ce projet a été imaginé en 2019 dans le cadre du Groupe de recherche en Cultures Visuelles (ACCRA-Unistra), espace de partage scientifique strasbourgeois, co-coordonné par Vivien Philizot et Sophie Suma. Il est ici question de poursuivre le travail débuté l’an passé (2019-2020) qui visait à étudier les liens entre architecture, télévision et fictions. Les contributions des intervenants de la première journée d’études (mars 2019) intitulée Archiséries ont confirmé l’existence d’une relation entre les sujets de l’actualité contemporaine et ceux abordées dans les séries, considérées désormais comme une matière dialogique ou/et réflexive. Cette première étape prévoyait d’étudier de façon très ouverte la présence de l’architecture dans les fictions télévisées et plus particulièrement dans les « séries ». L’objectif était d’évaluer la capacité de ce type de fictions à diffuser un ensemble de points de vue ou de critiques sur des sujets nouvellement ou encore contemporains au sein desquels l’architecture, la ville, ou les activités urbaines tiennent un rôle. En plus de discuter du caractère idéologique de certaines séries, plusieurs sujets ont été abordés : l’instrumentalisation de l’architecture par le pouvoir fédéral, la représentation de la modernité architecturale, la place de la femme architecte dans les représentations sociales, la série comme médium pédagogique et comme archive de l’histoire de l’architecture, ou encore la représentation d’un quartier new-yorkais dans les fictions télévisées des années 1990. Ces thématiques d’intérêts différents ont eu pour but d’expérimenter ce type d’études où la fiction tient un rôle médial (Citton, 2010), et de définir de quelle façon la diffusion en masse des séries crée une zone d’influence notamment sur la manière de penser désormais les sujets qu’elles abordent. 
 
 

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Parution: Rebuilding Story Worlds The Obscure Cities by Schuiten and Peeters, Jan Baetens

Rebuilding Story Worlds

The Obscure Cities by Schuiten and Peeters

by Jan Baetens

 

About This Book

A collaboration between Belgian artist François Schuiten and French writer Benoît Peeters, The Obscure Cities is one of the few comics series to achieve massive popularity while remaining highly experimental in form and content. Set in a parallel world, full of architecturally distinctive city-states, The Obscure Cities also represents one of the most impressive pieces of world-building in any form of literature.
 
Rebuilding Story Worlds offers the first full-length study of this seminal series, exploring both the artistic traditions from which it emerges and the innovative ways it plays with genre, gender, and urban space. Comics scholar Jan Baetens examines how Schuiten’s work as an architectural designer informs the series’ concerns with the preservation of historic buildings. He also includes an original interview with Peeters, which reveals how poststructuralist critical theory influenced their construction of a rhizomatic fictional world, one which has made space for fan contributions through the Alta Plana website.
 
Synthesizing cutting-edge approaches from both literary and visual studies, Rebuilding Story Worlds will give readers a new appreciation for both the aesthetic ingenuity of The Obscure Cities and its nuanced conception of politics.

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Parution : Patrimoine et TV

Chefs-d’oeuvre et racines – Le patrimoine à la télévision des origines à aujourd’hui, Thibault Le Hégarat, Presses de l’INA, “Médias et Humanités”, 2019.

Depuis la fin du XXe siècle, les Français se sont pris de passion pour le patrimoine : villages typiques, paysages pittoresques, forteresses et églises en restauration, ces sujets réunissent des millions de téléspectateurs devant leur écran.

Dans cet ouvrage, l’auteur entreprend, pour la première fois, une étude historique des programmes de télévision qui donnent à voir – et inventent- le patrimoine depuis les années 1950. Le traitement télévisuel du patrimoine s’est diversifié avec le temps – des programmes touristiques et culturels aux magazines de société et pour enfants. Objet de prestige, il est devenu de plus en plus banalisé, loin des mobilisations et indignations que sa sauvegarde pouvait susciter autrefois, et dont la télévision a été un acteur central.
Cette plongée à travers l’histoire du patrimoine au petit écran, de l’émission Chefs-d’oeuvre en péril au programme Des Racines et des ailes est aussi une promenade à travers la France, représentée à travers le mode de la carte postale et d’une histoire glorifiée. Le patrimoine devient ainsi un objet de réconfort et de fierté.

À propos de l’auteur
Thibault Le Hégarat est docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’Histoire Culturelle des Société Contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il mène des recherches sur l’histoire de la télévision française et sur les représentations du passé dans les contenus médiatiques.