Archives par mot-clé : archéologie des médias

Appel à communications – 25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

28 et 29 septembre 202

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, 4, rue des Irlandais, 75005 Paris

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Organisé par :

  • Lucie Alexis, Université Grenoble Alpes
  • Claire Blandin, Université Sorbonne Paris Nord
  • Kira Kitsopanidou, Université Sorbonne-Nouvelle
Contenu de l’appel

Depuis l’émergence de Loft Story sur le petit écran français en 2001, la télé-réalité s’est imposée comme un phénomène culturel et médiatique majeur (Jost, 2002 ; Lochard, Soulez, 2003). En vingt-cinq ans, ce genre – fondé sur la mise en scène de la vie ordinaire dans des contextes contrôlés – a donné naissance à une multitude d’émissions et a profondément transformé le secteur audiovisuel, ainsi que les pratiques télévisuelles. Longtemps décriée (Segré, 2008), la télé-réalité demeure l’un des formats les plus populaires du paysage audiovisuel contemporain (Spies, 2025). Les émissions se sont installées durablement dans les grilles de programmes, participant à la redéfinition des frontières entre public et privé, fiction et réalité, travail et divertissement. En parallèle, elles se sont adaptées aux logiques de programmation des plateformes et des réseaux socio-numériques. Ainsi, dans leur diversité, ses formats circulent, se déclinent, et se réinventent. Pourquoi une telle longévité ? Et que nous dit-elle des mutations de la télévision à l’ère des plateformes et de la transformation de notre culture audiovisuelle ?

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Appel à contributions – L’enfant criminel (L’Irrégulière)

L’enfant criminel

Médiatisation et construction de figures, du XIXe siècle à nos jours

Numéro 29 de L’irrégulière

Échéances des propositions : 10 juin 2026

Date de parution : août 2027

Dirigé par

Appel à contributions

La violence et la jeunesse sont des notions floues. Les frontières qui distinguent les mineurs criminels des jeunes adultes criminels s’avèrent poreuses. Si aux États-Unis le taux de criminalité chez les jeunes ne connait pas une évolution linéaire, sont enregistrés, malgré tout, « les crimes violents graves » commis entre 12 et 17 ans qui sont l’objet d’un traitement spécifique et qui restent stables, voire connaissent un repli depuis 1994. Dans d’autres pays, il s’avère difficile de prendre la mesure quantitative de la criminalité de la jeunesse pour des raisons très variées. Si des travaux récents évoquent la question du juvénicide, désignant ainsi des jeunes exposés à toutes formes de violence jusqu’à la mort, il n’existe pas de désignation pour évoquer la jeunesse criminelle, allant des gamins aux jeunes adultes. Toujours est-il que la prochaine livraison de L’Irrégulière prend l’enfance au sens large. Il s’agit de traiter de la médiatisation de la violence criminelle, elle-même sujette à un grand nombre de définitions, d’acceptions et d’usages, entrainant de grandes confusions entre délinquance et violence criminelle, adolescents et mineurs, impubères et jeunes. En France, dans le débat public, c’est la question de l’augmentation de la délinquance des jeunes qui suscite des observations alarmistes. La cour des comptes, dans un rapport de 2025, évoque la question particulière des « jeunes majeurs » et celle des mineurs délinquants dont les faits d’extrême violence sont « largement relayés par les médias ». Or la violence juvénile criminelle s’avère marginale, mais elle est l’objet d’un important traitement médiatique qui a pour effet de dramatiser et d’obscurcir les réalités.

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Parution – Une productrice engagée au temps de l’ORTF (Bernard Papin)

Une productrice engagée au temps de l’ ORTF : Michèle Arnaud et les Variétés rive gauche

Bernard Papin

L’Harmattan

2026

Présentation

À la fin des années 1950, Michèle Arnaud, une chanteuse au répertoire étiqueté rive gauche, devient productrice de variétés à la télévision. Pendant plus d’une décennie, elle va explorer, avec la complicité de quelques grands « téléastes » – Jean-Christophe Averty, Pierre Koralnik et Jacques Rozier – tous les possibles du genre des variétés à la télévision.
Elle perpétue la tradition du music-hall avec Music-Hall de France avant d’explorer l’art de la « mise en pages » avec Les Raisins verts de Jean-Christophe Averty puis l’esthétique du « plein air » avec Pierre Koralnik et la collection des Ni figue ni raisin. Elle propose enfin une série de téléfilms où la fiction finit par l’emporter sur le traditionnel défilé des attractions constitutif du genre des variétés, comme dans la comédie musicale Anna, en 1967.
Cette mise en scène innovante et audacieuse, voire iconoclaste, des artistes de la scène française et internationale va lui valoir la reconnaissance d’une partie de la critique et du public mais aussi des polémiques récurrentes qui vont alimenter une incessante « guerre des variétés » attisée par des organes de presse peu bienveillants à son égard.

Appel à communications – Retour vers le futur dans la publicité : faire, défaire et refaire

Retour vers le futur dans la publicité : faire, défaire et refaire

19 novembre 2026

Télécom Saint-Étienne – Université Jean Monnet de Saint-Étienne

Échéance des propositions : 31 mai 2026

Organisé par :

  • Marie-Lise BUISSON, GRIPIC, Celsa Sorbonne Université
  • Muriel CASSEL-PICCOT, CEL, Université de Lyon (UJML3)
  • Nathalie DELEY, ELICO, Université de Lyon (UJM Saint-Etienne)
  • Denis JAMET-COUPÉ, CEL, Université de Lyon (UJML3)
  • Imen SEGHIR, CEL, Université de Lyon (UJML3)
Contenu de l’appel

Dans le cadre de cette journée d’étude, nous nous proposons de questionner la publicité sous l’angle du rapport au temps.

Cette interrogation constitue la sixième édition d’une série de rencontres scientifiques traitant du discours publicitaire, fruit d’une collaboration entre le Centre d’Études Linguistiques – Corpus, Discours et Sociétés de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et l’Unité de recherche de Lyon en sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne. Initiés en 2019, ces événements ont porté successivement sur les stratégies argumentatives dans le discours publicitaire (2019), la figure du consommateur/usager comme énonciateur des marques (2020), la vieillesse comme représentation sociale majeure dans les discours marchands et non marchands (2021), le discours publicitaire comme discours genré (2023), et enfin, le discours publicitaire comme discours de tensions, détournements et renouvellements (2024).

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Parution – Le disque politique en France, 1929-1939 (Thomas Jonathan)

Le disque politique en France, 1929-1939

Thomas Jonathan

Presses Universitaires de Rennes

2026

Présentation

Qui penserait aujourd’hui que le disque 78 tours, cet ancêtre du disque vinyle, fut le moyen d’une évolution spectaculaire de la propagande des organisations politiques françaises au cours des années 1930 ? Symbole de la modernisation technique du son et de la maîtrise du temps, le disque fut décisif pour amplifier l’existence des discours et des chants partisans, portant les sons de la SFIO, du Parti communiste ou de l’Action française là où on ne les avait jamais entendus auparavant. Agent du chaos pour les uns, de la bonne éducation politique pour d’autres, et de l’émotion militante pour tous, le disque politique a changé les pratiques partisanes et annoncé la propagande audiovisuelle de l’après-guerre. L’ouvrage dévoile son histoire, restitue ses acteurs et son imaginaire, analyse ses contenus et ses pratiques, renseigne ce qu’il a fait à son temps, et constitue un guide original pour découvrir, grâce au renvoi vers de nombreux enregistrements accessibles en ligne, une partie fascinante et oubliée de l’esthétique de la vie politique française des années 1930.

Parution – La culture de masse en France (Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux)

La culture de masse en France

Tome 2 : 1930-1990

Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux

La Découverte, coll. Repères

2026

 

Présentation

Entre 1930 et 1990, la culture de masse s’impose en France avec l’essor des industries culturelles et l’intensification des liens entre culture et consommation. Que nous apprennent ces transformations, liées à l’augmentation du niveau de vie, à la diffusion des équipements (radio, télévision, électrophone, magnétoscope, etc.), à l’avènement de la société de loisir… ? L’analyse des logiques de production et de diffusion à grande échelle dessine un nouveau portrait de la société française. Celle-ci est traversée par des aspirations à participer à un monde en mutation où règnent sons, textes et images, mais aussi à en contester les fondements et les centres de pouvoir. L’histoire de la culture de masse éclaire également les relations entre l’État et les médias. Elle met en évidence la proximité entre les productions culturelles et les logiques consuméristes. Elle révèle plus largement ce que les nouvelles pratiques collectives disent des imaginaires, des désirs, des résistances et de la quête paradoxale de singularité dans une culture massifiée.
Cet ouvrage prolonge un premier tome, consacré à la période 1860-1930.

Appel à communications – Le Desktop film : formes, usages, circulations

Le Desktop film : formes, usages, circulations

19-20 novembre 2026

Université de Nice

Échéance des propositions : 30 avril 2026

Organisation : 

  • Bruno CAILLER (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Sarra CHAMAM (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Alena IANUSHKO (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Cathy MARGAILLAN (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Céline MASONI (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Charles MEYER (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Sophie RAIMOND (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Guglielmo SCARIFIMUTO (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Christel TAILLIBERT (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Alesya TRAFIMOVICH (LIRCES, Université Côté d’Azur)
  • Laura VICHI (LIRCES, Université Côté d’Azur)
Contenu de l’appel

Ce projet de colloque naît de l’intérêt porté à une forme émergente de productions filmiques, le Desktop film ou « films-écrans » (Bex 2022), issue la rencontre entre deux phénomènes conjoints : l’accélération exponentielle de la circulation des images animées, permise par leur numérisation et le développement du Web 2.0, et les évolutions de la création audiovisuelle et médiatique qui intègrent l’esthétique et les pratiques numériques à leurs modes d’action.

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Appel à communications – Longues durées et disruptions : temporalités des mutations dans les industries culturelles

Longues durées et disruptions : temporalités des mutations dans les industries culturelles

15 et 16 octobre 2026

Université Sorbonne Paris Nord, Campus Condorcet

Échéance des propositions : 13 avril 2026

Organisation : 

  • Ana Vinuela (IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle)
  • Samuel Zarka (LabSIC, Université Sorbonne Paris Nord)
Contenu de l’appel

Les transformations contemporaines des industries culturelles ont donné lieu à de nombreux travaux de recherche sur les technologies, les dispositifs et les écosystèmes numériques. La notion de plateforme y revêt un caractère pivot, à travers son triple aspect de système d’information, de marché et d’organisation (van Dijck at al. 2018 ; Nieborg & Poell 2018 ; Bullich 2021). Ainsi, les plateformes ont avant tout été envisagées comme des espaces : espace de participation (Demazière et al. 2009 ; Flichy 2010), de structuration de contenus (Vitali-Rosati 2020) ou encore d’extraction de rentes numériques (Durand 2023 ; Broca 2025). Cette approche spatiale des plateformes est confortée par la négation temporelle induite par la quasi-immédiateté de la communication numérique, en phase avec le phénomène d’« accélération » constitutif de la modernité capitaliste (Rosa 2013). Les phénomènes de redondance informationnelle, qu’ils soient le fait de la personnalisation des recommandations algorithmiques et/ou de logiques addictives, parachèvent cette approche des plateformes comme espaces clos sur eux-mêmes et déniant l’expérience de la durée. L’irruption de l’intelligence artificielle générative sur la scène numérique confirme ce diagnostic de redondance, puisqu’elle aboutit dans une critique de la stéréotypie des contenus qu’elle génère de manière quasi-instantanée.

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Appel à communications – Colloque : Médias et Nouvelles littératies

« Médias et Nouvelles littératies : héritages, disruptions
et conflits d’autorité à l’ère des plateformes »

Proposé par le Réseau interdisciplinaire franco-italien, et co-organisé avec le projet Nexus et l’Unité de Recherche LHUMAIN au cœur des Rencontres internationales sur les littératies numériques

9 et 10 juillet 2026

Université de Montpellier Paul-Valéry – Campus Route de Mende (Montpellier 34)

Date d’envoi des propositions : 20 février 2026.

De l’empire des signes à la crise des autorités médiatiques

On ne découvre pas que les médias, depuis l’avènement des presses de Gutenberg analysées par Eisenstein (1983/1991), aient toujours été des technologies c’est-à-dire à la fois techniques et logiques de pouvoir (Stiegler, 2004, 2015). Il était également manifeste qu’à travers leur technolangage, les littératies médiatiques contemporaines se reconfigurent dans desécologies dispositives – pour référer à Foucault (1975) et Deleuze (1989) – et symétriques, au sens de Latour appliqué par Paveau (2017) aux pratiques langagières, où humains et non-humains (algorithmes, interfaces) co-construisent du sens – souvent à l’insu des usagers eux-mêmes. Mais, à l’ère des plateformes algorithmiques, des IA génératives et des deepfakes, c’est la notion même de régime de vérité médiatique qui se fracture. Si Habermas (1962/1978) voyait dans les médias de masse un espace public rationnel, les travaux de van Dijck et alii (2018) sur les plateform societies ou de Zuboff (2019) sur le capitalisme de surveillance révèlent des logiques inverses : opacité des algorithmes, économie de l’attention (Citton, 2014), et fragmentation des récits. Dans ce contexte, à l’époque de la désinformation active, comment, en particulier, le journalisme – traditionnel garant d’une « littératie civique » (Jannie & alii, 2024) – peut-il réinventer ses pratiques, entre automatisation (celle des robots-journalistes, déjà à l’œuvre) et vérification face à la viralité (Reggiani & Santone, 2024) ou l’infodémie (Wardle, & Derakhshan, 2017) ? Existe-t-il du reste une alternative non technophobe à la marche aveugle de dispositifs surdéterminant de la sorte les « gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants » (Agamben (2007 : 31) ?

Au cœur de Rencontres internationales vouées aux littératies numériques (un appel à communication concernant les Rencontres s’ensuivra prochainement ici : AAC des Rencontres), ce colloque s’efforce plus spécifiquement de questionner les reconfigurations des littératies médiatiques à l’aune de ces mutations, en croisant notamment les acquis de l’analyse du discours, de la sociologie des usages (Casilli, 2019 ; Cardon, 2019), de la philosophie des techniques (Floridi, 2014 ; Ferraris, 2021), des sciences de l’information-communication et des media studies critiques (Usher, 2021 ; Roberts, 2019), toutes disciplines en dialogue avec les humanités numériques.

Une articulation en trois axes est proposée :

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Appel à contributions : “Archéologie des cultures médiatiques” (Sociétés & Représentations)

“Archéologie des cultures médiatiques”

Dossier de la revue Sociétés & Représentations, n° 62 – automne 2026

Date limite d’envoi des propositions : 15 avril 2025

Date de parution : septembre 2026 

Dirigé par Aurélie Huz (Université Paris Nanterre, CSLF) et Alice Jacquelin (Bibliothèque des Littératures Policières/Forellis)

Argumentaire :

Depuis le roman-feuilleton, né au XIXe siècle d’une nouvelle forme de presse, jusqu’aux séries télévisées du XXIe siècle, remodelées par le système des plateformes de vidéo à la demande, les dynamiques de la culture médiatique sont indissociables des transformations des médias qui la diffusent et la configurent. Ces médias peuvent aussi bien avoir acquis une centralité durable dans l’écosystème médiatique (cinéma, bande dessinée) ou n’avoir constitué qu’un moment relativement bref (Minitel), effacé (lanterne magique) ou désormais négligé (cassette audio) de l’histoire des productions culturelles. Dans les deux cas, l’archéologie des médias constitue une démarche précieuse pour excaver ces réalités médiatiques, en retrouver les contextes d’époque et désocculter ainsi les écosystèmes de production, de diffusion et de consommation qui donnent sens aux objets de la culture médiatique.  Continuer la lecture de Appel à contributions : “Archéologie des cultures médiatiques” (Sociétés & Représentations)