Archives de catégorie : Parutions

Parution: Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers

Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers

Édition sous la direction de Jean-Luc Steinmetz avec la collaboration de Jacques-Remi Dahan, Henri Scepi.

Paris : Gallimard, coll. “Bibliothèque de la Pléiade”, 2012.

1488 p.

EAN 9782070128921

Prix de lancement : 50,00 EUR (jusqu’au 31/12/2012).

Présentation de l’éditeur :

Jules Verne, «lecture d’enfance» – soit. C’est bien ce qu’avait en tête Pierre-Jules Hetzel, l’heureux éditeur des «Voyages extraordinaires», tout en sachant (on l’imagine) que son fidèle auteur n’était pas homme à borner son génie. Sachant aussi déjà, peut-être, que parmi les écrivains «pour la jeunesse» celui-là aurait toujours une place à part.
À part : «l’air attentif et fiévreux d’un enfant qui lit un roman de Jules Verne» (Proust dixit) ne s’explique pas autrement. À peine parti pour son premier «Voyage extraordinaire», le jeune lecteur quitte les rivages du conte. Une forme de vie adulte est prête à l’accueillir, où les responsabilités côtoient dangers et merveilles, où les vérités scientifiques dévoilées confèrent au monde sa tangibilité de réel, sans lui ôter son mystère. C’est l’extase, celle dont parle Sartre dans Les Mots. Étrange, irremplaçable expérience de lecture. Elle demeure à jamais vivante dans le souvenir. On y songe comme à un paradis perdu — perdu et à reconquérir, car l’expérience est renouvelable. L’âge du lecteur et le poids de la vie peuvent bien donner au texte des couleurs nouvelles, la magie demeure. Selon Malraux, «le fond de tout, c’est qu’il n’y a pas de grandes personnes». Verne, qu’il avait lu (et auquel le farfelu n’était pas étranger), l’aura conforté dans cette croyance.
Cette édition propose quatre romans, et plus de cinq cents gravures, indissolublement liées au texte : autant de fenêtres ouvertes sur le rêve. D’une part, la seule «trilogie» de l’oeuvre (encore est-ce une trilogie a posteriori) : un voyage autour du monde, un voyage sous les eaux, et le long séjour des «naufragés de l’air» dans une île (apparemment) déserte. D’autre part, Le Sphinx des glaces, roman tardif et superbe, quête d’un pôle Sud alors inexploré; il vient en quelque sorte compléter le roman d’Edgar Poe, Aventures d’Arthur Gordon Pym, que Verne lut dans la traduction de Baudelaire. Poe, le «chef de l’École de l’étrange». Baudelaire, l’auteur de «Voyage», toujours prêt à plonger «Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau» et qui accola aux Histoires de Poe leur célèbre épithète, extraordinaires.
Voyage, inconnu, nouveau, extraordinaire… En qualifiant ses propres livres de «Voyages extraordinaires», Jules Verne signale discrètement, sous le patronage de Poe et de Baudelaire, que la modernité – la science, la technique, la machine en quoi il voyait une poésie du temps présent – comporte une part d’inassimilable, et que notre sûr pouvoir de dominer le monde se double d’une incertitude, féconde ou fatale. Ce monde, Verne ne s’est d’ailleurs pas contenté de l’inventorier. Il l’a peuplé des marques de ses rêves. Ses vaisseaux franchissent sans peine les portes du réel. Appareillons !

Extrait de l’Introduction de Jean-Luc Steinmetz

Avec zèle et application, les exégètes et lecteurs de Verne ont tenté (vainement) de dresser un panorama explicite de son oeuvre. Comprenons bien que lui-même, pluriel comme le monde, n’a pas facilité la tâche de quiconque voudrait le ramener à une unité problématique. Et pourtant des «Voyages», dont l’extrême variété nous défie, se dégagent une impression, une allure, un horizon. Quoi qu’il en soit de ces explorations, spéculations, anticipations, filatures, guides universels déguisés, nous constatons Jules Verne: son savoir à la portée de tous, ses désirs profonds, sa sédentarité aventureuse, ses rêveries effrénées, ses fantaisies, le confortable excès de ce montreur qui « connaît la musique » et les intenses visions de ce prophète de fin des temps, de ce poète qui se veut sans rime, encore un que ronge l’ennui des heures quotidiennes et qui, contemplant la circonférence de son encrier ou les trains qui passent sous sa fenêtre, ne se lasse pas de partir un peu plus loin, dans l’espérance d’un point final auquel succédera bientôt la majuscule initiale du livre suivant. En route vers ce qui est recherché avec une ardeur invincible : un homme, une terre, un objet idéal («solitude, récif, étoile», disait Mallarmé), le lecteur se confie avec délice au courant de l’écriture, conscient d’être voué à une forme d’inéluctable que lui réserve la providence ou l’infortune. Que signifie ce courant auquel on s’abandonne ? Quels sont les motifs de cet élan irrésistible ? Évidemment, première réponse, la plus utilitaire de toutes : satisfaire aux termes du contrat passé avec Hetzel. Mais, plus sûrement, poursuivre le travail d’écriture qui, en réalité, correspond au plus fol engagement sur les pistes de l’évasion, du rêve (appelez ça création, poïésis à tout prix, au-delà de toute nécessité). Ensuite de quoi une vision nous enveloppe à l’instar d’un mirage, comme sur les illustres couvertures rouges ou polychromes. À coup sûr, en quelque endroit du globe que l’on atteigne, la mer bat de son ressac un rivage, familier ou sauvage. En un coin se dresse un volcan, terrible jouet d’enfant dont Verne ne saurait se passer. Ne l’oublions pas, Verne, dessinant l’île mystérieuse, s’est refusé à lui conférer une allure avenante. Il a présenté presque offensivement le tracé de quelque monstruosité sous-jacente. C’est que le roman d’aventures manoeuvre des invariants, parmi lesquels la présence réitérée d’une menace.

Egalement dans le catalogue : L’Île mystérieuse – Le Sphinx des glaces (édition sous la direction de Jean-Luc Steinmetz avec la collaboration de Marie-Hélène Huet), 1264 p., EAN 9782070128938, prix de lancement 45,00 EUR

Parution : Punkademics, Zack Furness (dir.)

Punkademics

Edited by Zack Furness

The basement show in the ivory tower…

In the thirty years since Dick Hebdige published Subculture: The Meaning of Style, the seemingly antithetical worlds of punk rock and academia have converged in some rather interesting, if not peculiar, ways. A once marginal subculture documented in homemade ‘zines and three chord songs has become fodder for dozens of scholarly articles, books, PhD dissertations, and conversations amongst well-mannered conference panelists. At the same time, the academic ranks have been increasingly infiltrated by professors and graduate students whose educations began not in the classroom, but in the lyric sheets of 7” records and the cramped confines of all-ages shows.

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Parution – "Le littéraire en régime journalistique" (Contextes, 11/2012)

Sous la direction de Paul Aron et Vanessa Gemis, “Le littéraire en régime journalistique”, Contextes, 11/2012. URL : http://contextes.revues.org/5296.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du dossier « Le littéraire en régime journalistique », qui fait suite au colloque de mai dernier à l’Université libre de Bruxelles.

Ce dernier est désormais accessible  sur le site de la revue Contextes : http://contextes.revues.org/5296

Tous les articles sont accessibles en intégralité.

Sommaire

Parution – L'expérience esthétique. Une archéologie des arts et de la communication

Stéphane Olivesi, L’expérience esthétiqueUne archéologie des arts et de la communication, 456 p., ISBN 978-2-7453-2311-8.

Lire un polar, regarder un film d’auteur, interpréter une partition, représenter des paysages naturels ou mentaux relèvent de routines dont on ne s’étonne plus guère. Pourtant, cette familiarité avec les œuvres d’art laisse intacte l’énigme répétée que constitue l’expérience esthétique, c’est-à-dire la rencontre entre des producteurs et des consommateurs, des auteurs et des spectateurs, des créateurs et des publics, autour de ces objets singuliers. Des logiques très diverses portent les uns à s’exprimer, àproduire, à créer et les autres à contempler, à lire, à écouter… quand d’autres encore commentent, classent, éditent, produisent, répertorient.

Les analyses proposées sondent l’historicité de ces rapports aux œuvres. Elles déconstruisent les catégories impliquées dans les manières de faire de l’art, de le pratiquer, de l’apprécier et de le juger. Elles explorent les formes de subjectivité qui se cristallisent dans cette expérience. Elles tentent aussi d’expliciter ce qui rend possible une telle communauté d’expérience, parfois résumée à des «langages de l’art». Comprendre comment «ça» communique suppose en effet que soit esquivé le piège de l’abstraction et du formalisme auquel se heurtent les approches inspirées par la linguistique et la phénoménologie,mais il faut aussi que soit déjoué l’écueil du repli positiviste sur la seule explicitation de logiques sociales coupées du vécu propre à cette expérience.

The aesthetic experience, notably the meeting between producers and consumers, authors and spectators, creators and the public in regard to works of art, can be enigmatic. To understand its functioning the following domains need to be examined: linguistic formalism or even phenomenological abstraction. This study also looks at the cultural determination that is at the heart of our relation to art.

Auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages critiques consacrés à la communication, Stéphane Olivesi est Professeur à l’Université Lumière Lyon 2.

Comicalités, nouvelles publications (mai)

Comicalités

Nouvelles publications

En ce mois de mai pluvieux, Comicalités explore les non-dits et les marges de la bande dessinée à travers les travaux de trois chercheurs (résumés plus bas).

– « The construction of national and foreign identities in French and Belgian postwar comics (1939-1970) », de Pascal Lefèvre

– « Le journal humoristique El Papus (1973-1986). Contre-culture et transgression pendant la transition démocratique espagnole », de Marine Lopata

– « Wokker. Notes on a Surrealist comic strip », de Roger Sabin.

Nous rappelons à nos lecteurs que Les Carnets de la bande dessinée sont à leur disposition pour poursuivre les réflexions entamées dans ces articles. Il est également possible d’y retrouver des billets présentant la dernière thématique de Comicalités : « Raconter à l’ère du numérique ».

Réédition: Hans Magnus Enzensberger Culture ou mise en condition ?

Hans Magnus Enzensberger

Culture ou mise en condition ? Essais

Paris : Les Belles Lettres, collection “Le goût des idées”, 2012.

EAN 9782251200255.

336p.

15,50EUR

Réédition d’un recueil, devenu un classique, d’études sur les productions de la culture médiatiques et de l’industrie culturelle. On sera en particulier attentif à ses analyses consacrées au format poche.

Présentation de l’éditeur :

Essayiste et poète, H.M. Enzensberger, l’un des jeunes écrivains allemands les mieux doués de l’après-guerre, analyse ici en les démystifiant divers éléments de la vie culturelle de notre temps, muée depuis peu en une véritable « industrie de la culture ». Avec une intelligence et un humour peu communs il démonte les mécanismes d’un grand quotidien bourgeois, ceux du célèbre Spiegel, des actualités filmées, des livres de poche, des organisations touristiques… autant d’outils destinés, consciemment ou non, à façonner les esprits, à les pré-fabriquer ou à les abrutir.
Quelques études littéraires pénétrantes (sur Böll, Grass, Johnson et divers poètes) complètent ce recueil, ainsi qu’un essai sur l’ « avant-garde » politique et littéraire, aussi méchant que sain et lucide.
Mais H.M. Enzensberger ne se contente pas de dénoncer les maladies culturelles de notre temps, il propose des solutions, il éclaire déjà les voies possibles de l’avenir.

Ouverture de l’espace « Zone libre » sur Pop en stock

Chers collègues et amis,

Nous avons le plaisir de vous annoncer, à l´occasion du onzième dossier thématique Pop-en-Stock l’ouverture de notre espace “Zone Libre”.

http://popenstock.ca/Zone_libre

Nous accueillons dans cette section des articles individuels sur toute question ayant trait à la culture populaire contemporaine et qui ne s´inscrivent pas (pour l´instant) dans aucun des dossiers thématiques proposés.

POP-EN-STOCK étant en perpétuelle évolution, certains de ces articles seront éventuellement intégrés à des futurs dossiers thématiques au fur et à mesure de leur création, selon des critères de cohérence et de pertinence.

Merci de faire circuler cette information et au plaisir de vous compter des nôtres

Samuel Archibald et Antonio Dominguez Leiva

http://popenstock.ca

Parution: Christian Chelebourg, Les Ecofictions. Mythologies de la fin du monde

Christian Chelebourg, Les Ecofictions. Mythologies de la fin du monde

Bruxelles : Les Impressions Nouvelles, coll. “Réflexions faites”, 2012.

256 p.

Prix 19,50EUR

EAN 9782874491405.

Présentation de l’éditeur :

“Les écofictions. Mythologies de la fin du monde” est un essai qui relève à la fois des études de l’imaginaire et, partant,  des études écocritiques. Mais c’est aussi un livre hautement politique, dans la postérité des Mythologies de Roland Barthes.

Une écofiction n’est pas seulement une fiction (littéraire ou cinématographique) sur l’écologie, c’est avant tout et surtout une fiction sur le désastre écologique que tout le monde prédit.  Pollution, réchauffement climatique, catastrophes naturelles, épidémies, manipulations génétiques font partie de notre quotidien, engendrant une culpabilité et des angoisses dont nous avons de plus en plus de mal à nous défaire. Les fictions, littérature et cinéma en tête, exploitent ces nouvelles peurs, réactivant d’anciens mythes et créant de nouveaux.

À la lumière de plus de deux cents romans, films, bandes dessinées, documentaires, essais ou publicités, Christian Chelebourg démonte pour notre plus grand plaisir les mécanismes de ces écofictions qui nous divertissent autant qu’elles nous effraient, qui nous invitent à méditer sur notre fragilité autant qu’elles nous persuadent de notre puissance.

Parmi les oeuvres étudiées, on trouve:

Yann Arthus-Bertrand, Home
Michael Bay, Armageddon
Jan de Bont, Twister
Danny Boyle, 28 Days Later…
James Cameron, Avatar
Chris Carter, X-Files
Wes Craven, La Colline a des yeux
Robin Cook, Virus
Michael Crichton, État d’urgence
Roger Donaldson, Le Pic de Dante
Roland Emmerich, 2012
Alastair Fothergill, Un Jour sur terre
Terry Gilliam, L’Armée des douze singes
Al Gore, Une Vérité qui dérange
Nicolas Hulot, Le Syndrome du Titanic
Francis Lawrence, Je suis une légende
Mimi Ledder, Deep Impact
James McTeigue, V pour Vendetta
Hayao Miyazaki, Princesse Mononoké
Andrew Niccol, Bienvenue à Gattaca
Alex Proyas, Prédictions
Sam Raimi, Spider-Man 3
Kim Stanley Robinson, 50° au-dessous de zéro
Jean-Christophe Rufin, Le Parfum d’Adam
Steven Soderbergh, Contagion
Steven Spielberg, La Guerre des mondes
Andrew Stanton, Wall-E
Andy & Larry Wachowski, Matrix
Alexander Witt, Resident Evil: Apocalypse
Albert Camus, La Peste
Stephen King, The Stand
Jean-François Gosselin, La Fin du Monde – 21 décembre 2012
Hergé, L’Étoile mystérieuse

Christian Chelebourg est Professeur de Littérature à l’Université de Nancy 2 et directeur du Centre d’Études Littéraires Jean Mourot. Spécialiste de l’imaginaire, il s’est intéressé aux romanciers populaires du XIXe siècle avant de se consacrer à la Littérature de jeunesse contemporaine et aux fictions à destination du grand public. Il est principalement l’auteur de Jules Verne, l’oeil et le ventre (Minard, 1999), L’Imaginaire littéraire (A. Colin, « Fac », 2000) et Le Surnaturel – Poétique et écriture (A. Colin, « U », 2006).

Parutions: Fascismo senza fascismo? et Quattro “pinocchiate” fasciste (Luciano Curreri, Federico Foni)

Fascismo senza fascismo?
Indovini e revenants nella cultura popolare italiana (1899-1919 e 1989-2009)

Nerosubianco

Collana le bandiere

Rispetto ad altri incontri organizzati o coorganizzati da Luciano Curreri negli ultimi anni in seno all’Université de Liège, ma cercando sempre di coinvolgere tante altre istituzioni e diversi gruppi di studio del Belgio, dell’Italia, dell’Europa e del mondo intero, il convegno Fascismo senza fascismo? Indovini e revenants nella cultura popolare italiana (1899-1919 e 1989-2009) è una mossa più azzardata. Certo, non ambisce a creare una categoria, ché il punto interrogativo del titolo non è messo proprio a caso o per consuetudine. E tuttavia il sottotitolo che lo completa e gli atti che ne risultano vorrebbero provare a sfumare altre categorie, un po’ desuete e/o controverse, come quelle di prefascismo e di neofascismo (anche se a nessuno è stato impedito, et pour cause, di servirsene).
Con interventi di Curreri, Gigante, Comberiati, Foni, Benzoni, Jacquet, Giudicetti, Gola, Lo Presti, Di Vittorio, Manna, Mastropierro, Palumbo, Versari, Leoni, Orsitto, Burguet, Toppano, Viti, Jansen, Papponetti, Scarlini, Turchetta.
Luciano Curreri (1966) è professore ordinario di Lingua e letteratura italiana alla Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Liegi. Ha curato e sta curando edizioni di autori otto-novecenteschi per Einaudi, Greco&Greco, Ilisso, Mondadori, Quiritta, Salerno. Di recente ha pubblicato: Pinocchio in camicia nera (Nerosubianco, 2008 e II ed. corretta e aumentata, 2011); D’Annunzio come personaggio nell’immaginario italiano ed europeo (1938-2008). Una mappa (Peter Lang, 2008); Metamorfosi della seduzione. La donna, il corpo malato, la statua in d’Annunzio e dintorni (ETS, 2008); Mariposas de Madrid. Los narradores italianos y la guerra civil española (Prensas Universitarias de Zaragoza, 2009; ed. or. Bulzoni, 2007); Un po’ prima della fine? Ultimi romanzi di Salgari tra novità e ripetizione (1908-1915) (con F. Foni, Sossella, 2009); La consegna dei testimoni tra letteratura e critica. A partire da Nerval, Valéry,
Foscolo, d’Annunzio (FUP, 2009); Silenzi solitudini segreti. Altre metamorfosi dannunziane (Bonanno, 2011); L’elmo e la rivolta. Modernità e surplus mitico di Scipioni e Spartachi (con G. Palumbo, Comma 22, 2011). Ha esordito come narratore con A ciascuno i suoi morti. Un album di racconti (Nerosubianco, 2010). Di prossima pubblicazione: Il peplum di Emilio. Storie e fonti antiche e moderne
dell’immaginario salgariano (1862-2012) (Il Foglio, 2012); L’Europa vista da Istanbul. Mimesis e la ricostruzione intellettuale di Eric Auerbach (Sossella, 2012); Play it again, Pinocchio (Moretti&Vitali, 2012).
Fabrizio Foni (1980), studioso del fantastico popolare, si è laureato in Letteratura italiana a Pisa e ha conseguito il dottorato di ricerca in Italianistica a Trieste, usufruendo poi di una borsa di post-dottorato a Liège. Tra le sue pubblicazioni: le monografie Alla fiera dei mostri (Tunué, 2007) e Piccoli mostri crescono (Perdisa Pop, 2010), e la cura delle antologie Il gran ballo dei tavolini (Nerosubianco, 2008) e Ottocento nero italiano (Aragno, 2009, con C. Gallo). Assieme a Luciano Curreri ha curato il volume collettaneo Un po’ prima della fine? (Sossella, 2009), dedicato agli ultimi romanzi di Emilio Salgari e, con Álvaro Ceballos Viro e Riccardo Trani, la riedizione bilingue di Seis días fuera del mundo/Sei giorni fuori dal mondo di Juan Pérez Zúñiga (Nerosubianco, 2011).

Indice

Per un’introduzione a nove code (e senza troppe note).

Mappe,griglie,dintorni di due Ventenni alternativi:1899-1919 e 1989-2009

Luciano CURRERI(Université de Liège)……………………………………………………………………………………………………………………….. 7

Scrittori del Risorgimento “precursori del fascismo”?

A proposito di un luogo comune della storiografia letteraria fascista*

Claudio GIGANTE(Université Libre de Bruxelles)………………………………………………………………………………………………………….. 19

La profezia dell’impero nella prima narrativa di Arnaldo Cipolla

(Nell’impero di Menelik,1911)

DANIELECOMBERIATI (Université Libre de Bruxelles)…………………………………………………………………………………………………… 37

Il soprannaturale,antidoto all’imperialismo?

Fabrizio FONI (Université de Liège)………………………………………………………………………………………………………………………………. 46

Tendente al nero.

Voci e derive neofasciste al tempo della politica pop

Pietro BENZONI (Université de Liège – Vrije Universiteit Brussel)……………………………………………………………………………………. 58

A tempo scaduto. I film italiani sul fascismo (1989-2009)

Gabrielle JACQUET (Université catholique de Louvain)

Gian Paolo GIUDICETTI (F.R.S. – Université catholique de Louvain)……………………………………………………………………………….. 73

La religione del fascismo in Anatomia della battagliadi Giacomo Sartori

Sabina GOLA (Université Libre de Bruxelles)…………………………………………………………………………………………. 83

L’anima musicale d’Italia:il canto popolare come bandiera ideologica

Carlo LO PRESTI (Conservatorio Statale di Musica “G. Rossini”,Pesaro)…………………………………………………………………………. 98

Pensare il fascismo oggi

Pierangelo DI VITTORIO,Alessandro MANNA,Enrico MASTROPIERRO,Giuseppe PALUMBO,Andrea RUSSO…………….. 125

È fascista la Madonna del fascio? Arte e architettura a Predappio tra conservazione e polemica politica

Maria Elena VERSARI (Getty Research Institute)……………………………………………………………………………………………………………. 134

Ucronia fascista nella narrativa italiana,tra revisione,rivisitazione e paradossi quantici

Giulio LEONI (Università “La Sapienza”)………………………………………………………………………………………………………………………. 145

Ombre postfasciste e neofasciste nel cinema italiano del nuovo millennio

Fulvio ORSITTO (California State University)………………………………………………………………………………………………………….. 151

Andrea Vitali:il piccolo mondo del lago,un fascismo da operetta e un’intervista all’autore………………………………………………….. 168

Appendice …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 176

Willy BURGUET (Società Dante Alighieri, Liège)

Le premesse del condottiere fascista. La rivincita di Lissa(1909) di Yambo

Michela TOPPANO (Université d’Aix-en-Provence)………………………………………………………………………………………………………….. 181

Il rock del Duce:dal caso Disciplinatha al Neofascismo in musica

Alessandro VITI (Università degli Studi di Siena)…………………………………………………………………………………………………………….. 191

Fascismo e fascismi dopo Genova 2001:narrare le forze dell’ordine

Monica JANSEN (Universiteit Antwerpen – Universiteit Utrecht)………………………………………………………………………………………. 203

Giordano Bruno Guerri   Fra documento e racconto

Giuseppe PAPPONETTI (Centro Nazionale di Studi dannunziani,Pescara)………………………………………………………………………… 219

Occulti poteri:esoterismo e fascismo tra Ventennio e Neodestra

Luca SCARLINI (Accademia di Belle Arti di Brera)………………………………………………………………………………………………………… 224

Il Bronx fuori e dentro di noi. Qualche immagine dell’intolleranza,dal mondo-periferia (1989-2009)

Gianni TURCHETTA(Università degli Studi di Milano)………………………………………………………………………………………………….. 227

Quattro “pinocchiate” fasciste
raccolta illustrata a cura di Luciano Curreri
Cuneo, Nerosubianco, 2008, 144 p.
(Le drizze, 1)
Euro 12,00 – ISBN 88-89056-30-4

Le “pinocchiate” discendono, come è noto, dal personaggio immortalato dal capolavoro di Collodi e muovono dalla fine dell’Ottocento per giungere ai giorni nostri, in seno a una tradizione che le ha spesso snobbate come repliche noiose e indecorose de Le avventure di Pinocchio. Certo, sublimarne l’importanza letteraria sarebbe arbitrario; non, però, coglierne il valore di documento, di testualità ancorate a una storia che è la nostra. In particolare, le “pinocchiate” fasciste, fra anni Venti e anni Quaranta, sono uno spaccato propagandistico significativo del Ventennio e delle sue derive: si va dalle spedizioni punitive ai Balilla, dalla conquista dell’Etiopia alla Repubblica sociale italiana.

Indice

AVVENTURE E SPEDIZIONI PUNITIVE

DI PINOCCHIO FASCISTA

Testo di Giuseppe Petrai,disegni di Giove Toppi 7

PINOCCHIO FRA I BALILLA.

NUOVE MONELLERIE DEL CELEBRE

BURATTINO E SUO RAVVEDIMENTO

Testo e disegni di Cirillo Schizzo del 420 (ps.di  Schiatti,Gino) 25

PINOCCHIO ISTRUTTORE DEL NEGUS 51

IL VIAGGIO DI PINOCCHIO

Testo di Ciapo,disegni di Fulvio Bianconi 63

Appendice 95

PINOCCHIO…IN UN ALTRO MONDO!

Testo di Palmira Melesi-Fanti,illustrazioni di Carlo Pierantoni 97

Postfazione 115

«SOPRA BOSCHI DI BRACCIA TESE».

PLANATE 1923-1944

di Luciano Curreri 117

Nota ai testi 139

Ringraziamenti 142

Postfazione 2011 143

LE “PINOCCHIATE”FASCISTE SONO RACCONTI D’ITALIA?

APPROSSIMAZIONI AL ‘GIÀ DETTO’TRA NOVITÀ E RIPETIZIONE

di Luciano Curreri 145

Ringraziamenti 155

Publication of Greening the Media by Toby Miller and Richard Maxwell

Richard Maxwell and Toby Miller, Greening the Media, Oxford University Press: Greening the Media, 256 pages.

ISBN13: 978-0-19-991467-8

ISBN10: 0-19-991467-2

You will never look at your cell phone, TV, or computer the same way after reading this book. Maxwell and Miller not only reveal the dirty secrets that hide inside our beloved electronics; they also take apart the myths that have pushed these gadgets to the centre of our lives. With an astounding array of economic, environmental and historical facts, Greening the Media debunks the idea that information and communication technologies (ITC) are clean and ecologically benign. In this compassionate and sharply argued book, the authors show how the physical reality of making, consuming, and discarding them is rife with toxic ingredients, poisonous working conditions, and hazardous waste. But all is not lost. As the title suggests, Maxwell and Miller dwell critically on these environmental problems in order to think creatively about ways to solve them. They enlist a range of potential allies in this effort to foster greener media – from green consumers to green citizens, with stops along the way to hear from exploited workers, celebrities, and assorted bureaucrats. Ultimately, Greening the Media rethinks the status of print and screen technologies, opening new lines of historical and social analysis of ICT, consumer electronics, and media production.

Table of contents

ACKNOWLEDGEMENTS

INTRODUCTION

1. CONSUMERS

2. WORDS

3. SCREENS

4. WORKERS

5. BUREAUCRATS

6. CITIZENS

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHY

Authors

  • Richard Maxwell is Professor and Chair of Media Studies at Queens College, City University of New York.
  • Toby Miller is Distinguished Professor of Media & Cultural Studies at the University of California, Riverside.

See some podcasts and presentation on the Facebook page : https://www.facebook.com/greeningthemedia

Further information and purchase at : http://ukcatalogue.oup.com/product/9780195325201.do.