Archives de catégorie : Parutions

Parution: éditions critiques: George Sand, La Tour de Percemont et Malgrétout

George Sand
Oeuvres complètes

Sous la direction de Béatrice Didier
1876
La Tour de Percemont
Édition critique par Dominique Laporte
2013. No 140. 1 vol., 248 p., relié, 15 × 22 cm. ISBN 978-2-7453-2295-1. 65 €

Ultime roman achevé de George Sand, La Tour de Percemont, dont l’histoire est datée de 1873 et située en Auvergne, consacre le républicanisme modéré après la Commune de Paris. Le récit est pris en charge par un narrateur dont la profession d’avocat emblématise l’essor socioéconomique de la bourgeoisie provinciale.
Ce modèle patriarcal du républicain initie de jeunes gens à leurs futures responsabilités matrimoniales et familiales, qu’il oppose à la mauvaise influence d’une marâtre et à l’éducation offerte par les congrégations religieuses. Son pouvoir laïc a raison non seulement du cléricalisme, mais aussi du monarchisme en déclin. Or, le manichéisme marquant le roman conjure malaisément la hantise d’un retour aux « convulsions » des pétroleuses, que connote la folie imputée à un
personnage de jeune fille rebelle, mais assujettie aux règles de la bourgeoisie plutôt que condamnée à la marginalité.

Dominique Laporte enseigne à l’Université du Manitoba (Canada). Il a publié des articles sur le roman et le théâtre français du XIXe siècle. Il poursuit des recherches sur la littérature populaire et les relations France-Canada français.

George Sand
Oeuvres complètes

Sous la direction de Béatrice Didier
1870, I
Malgrétout
Édition critique par Dominique Laporte
2013. No 141. 1 vol., 336 p., relié, 15 × 22 cm. ISBN 978-2-7453-2296-8. 85 €

Considéré depuis sa parution en 1870 comme un roman à clef sur l’Impératrice Eugénie, Malgrétout peut être lu comme une oeuvre charnière instruisant le procès du capitalisme et de l’embourgeoisement sous le Second Empire, tout en laissant entrevoir une issue à l’impasse politique par l’intermédiaire de l’art et de l’instruction populaire. Avant que la IIIe République n’institue l’identité nationale de la société française moderne, l’idéal républicain au coeur du récit motive la recherche d’un équilibre entre les valeurs sociofamiliales, la préservation des patrimoines naturels et régionaux, et la culture cosmopolite née du triple essor des transports, des communications et des loisirs. À la jonction de la tradition et de la modernité, Malgrétout soulève au fond les enjeux interculturels auxquels se mesure la société française dans l’histoire de sa démocratisation depuis la Révolution.

Dominique Laporte enseigne à l’Université du Manitoba (Canada). Il a publié des articles sur le roman et le théâtre français du XIXe siècle. Il poursuit des recherches sur la littérature populaire et les relations France-Canada français.

Parution: P. Delisle, Tintin et Spirou contre les négriers

Parution

Philippe Delisle

Tintin et Spirou contre les négriers

Paris, Karthala, 2013

Depuis les années 1940, la bande dessinée franco-belge a régulièrement stigmatisé la traite des Noirs et l’esclavage colonial. Deux de ses héros les plus fameux ont ainsi affronté, presqu’au même moment, de redoutables négriers : Tintin dans Coke en stock et Spirou dans Le gorille a bonne mine. D’autres aventuriers de papier les avaient précédés, ou les suivent : Jean Valhardi, Marc Dacier, Barbe-Rouge… Et le thème connaîtra une certaine postérité, à travers une série à
succès comme « Les passagers du vent », ou encore la récente adaptation d’un roman d’Eugène Sue : Atar Gull.
Mais, selon les époques, l’antiesclavagisme en bande dessinée ne s’appuie pas sur les mêmes fondements idéologiques. Au cours des années 1940-1960, les éditeurs et les auteurs paraissent être influencés par tout un discours de propagande,
qui met en avant la « mission civilisatrice et émancipatrice » de la Belgique ou de la France. Maintes vignettes font écho à une imagerie à la fois abolitionniste et paternaliste diffusée depuis la fin du xviiie siècle. à partir des années 1980, en revanche, l’antiesclavagisme en cases et en bulles vient puiser ses racines
dans l’anticolonialisme, dans une dénonciation des excès de la domination française ou belge…
Au final, cet ouvrage revient sur un pan important de l’histoire de la bande dessinée francophone, mais il permet aussi d’appréhender de manière originale la pensée européenne sur l’asservissement des Africains.

Philippe Delisle est professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Jean Moulin de Lyon. Après avoir étudié la vie religieuse dans les sociétés esclavagistes antillaises, il s’est orienté vers l’analyse de la propagande coloniale et missionnaire
à travers la bande dessinée franco-belge.

Parution: Belphégor, Fantômas

Belphégor 1, 2013

Fantômas dans le siècle

http://belphegor.revues.org/75

C’est il y a un siècle que l’ombre immense de Fantômas s’est allongée pour la première fois sur Paris. Continuer la lecture de Parution: Belphégor, Fantômas →

Parution: C. Chelebourg, Les Fictions de jeunesse

Christian Chelebourg

Les Fictions de jeunesse

L’étude des productions destinées à la jeunesse impose désormais un point de vue intermédiatique, qui détrône le livre comme support privilégié des fictions.

Caractéristiques

L’ouvrage

Les fictions de jeunesse privilégient l’aventure et mettent à profit les ressources immersives des médias pour en faire une expérience vécue. Elles participent à la construction identitaire de leurs consommateurs en les introduisant dans un monde périlleux sur les pas d’un guide, à la suite d’une catastrophe ou à la faveur d’un simulacre. Ces façons d’entrer dans l’aventure en déterminent le sens elles donnent au récit un tour qui peut être initiatique, nostalgique ou ludique. Du point de vue de la création, ces productions se caractérisent par un constant renouvellement de stéréotypes, de décors ou de personnages qui, au fil du temps, s’émancipent de leurs créateurs pour acquérir une vie propre, favorisée par la diversification des supports. Elles sont aussi l’occasion d’une réflexion sur la fiction et ses rapports à la réalité. Du point de vue de la réception, elles reflètent et alimentent les représentations du monde auxquelles adhère leur public, et mettent en place un système de valeurs à travers une série d’oppositions entre jeunes et vieux, filles et garçons, hommes et animaux. Elles contribuent à l’émergence d’une culture mondialisée et intermédiatique, concurrente de la culture scolaire.

Table des matières

INTRODUCTION : LITTÉRATURE DE JEUNESSE ET FICTION

1. EXTENSION DU DOMAINE DE LA FICTION

Les fictions de jeunesse ou le refuge de l’aventure

Le livre ou l’héritage du roman populaire

Des « histoires en images » : BD et albums

L’aventure sur grand écran

Petits écrans : télévision et jeu vidéo

Des histoires en musique : Concept Album et Rock Opera

2. DYNAMIQUE DE L’AVENTURE

Le dispositif du Lapin Blanc

Le dispositif de l’Échiquier

Le dispositif du Cyclone

3. CRÉATION ET PALIMPSESTE

Citation et emprunt

Adaptation et parodie

Continuité et continuations

4. RÉFLEXIONS SUR LA FICTION

La fiction et la vie

Merveille et vérité

L’art du mensonge

Le livre et l’écran

La lecture vive

La mort de l’auteur

Auctor in fabula

5. DES RÉCITS SOCIALISÉS

Enfants et adultes

Filles et garçons

Hommes et bêtes

CONCLUSION : FICTIONS DE JEUNESSE ET CULTURE JEUNE

Bibliographie des œuvres citées

Versions originales des citations

Index des œuvres, des personnages et des notions

L’auteur

Christian Chelebourg est Professeur à l’Université de Lorraine, où il dirige le laboratoire Littératures, imaginaire, sociétés. Il est notamment l’auteur de Jules Verne. L’œil et le ventre (1999), L’Imaginaire littéraire (2000), Prosper Mérimée. Le sang et la chair (2003), Le Surnaturel. Poétique et écriture (2006), Victor Hugo. Le châtiment et l’amour (2010), Les Écofictions. Mythologies de la fin du monde (2012).

Le directeur de collection

Alain Viala

Parution: Les séries américaines: la société réinventée ?

Les séries américaines: la société réinventée ?

éd. Aurélie Blot et Alexis Pichard, L’Harmattan.

Fruit de deux ans de travail, ce livre regroupe douze articles s’interrogeant sur les liens de figuration et de préfiguration que les séries entretiennent avec la société américaine (voir la table des matières ci-dessous).

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Les séries américaines: la société réinventée ?, éd. Aurélie Blot et Alexis Pichard, L’Harmattan

Table des matières:

– Purification morale et ode au conformisme : 7th Heaven ou la célébration de l’Amérique (Aurélie Blot)

– Du joggeur au cadavre : Critique de l’idéologie du corps sain dans Six Feet Under (Marie Parent)…

– Tony Soprano et l’américanité : Un trouble identitaire moderne ? (Yann François)

– De JAG À Army Wives : La femme américaine à travers la série militaire (Bruno Sasson)

– La célébration du système politico-médiatique américain : Mise en scène des démocrates dans The West Wing (Eric Gatefin)

– Rome, Sweet Rome : L’idée américaine du foyer dans la série Rome (Vivien Bessières)

– Quand la réalité historique rencontre The Grapes of Wrath : La reconstitution d’une époque dans Carnivàle (Damien Alcade)

– Drame et Dramatisation : L’écriture de l’histoire américaine dans The Kennedys (Alexis Pichard)

– Battlestar Galactica : Mémoire future de l’Amérique (Mehdi Achouche)

– « The Call of the Wild » : Le héros de série télévisée dans la wilderness nord-américaine (Ioanis Deroide)

– Le melting-pot est mort : Intégration et marginalisation dans la série True Blood (Victor-Arthur Piégay)

– « The Big Geek Theory » ou la revanche de la subculture geek (Célia Sauvage)

Parution: David Peyron, Culture Geek

Parution

David Peyron, Culture Geek, FYP éditions

192 pages; 19,50 euros

Aujourd’hui, être geek est une identité culturelle revendiquée par un grand nombre d’adeptes de tout âge.

Certains geeks sont devenus des modèles de réussite sociale et professionnelle. Autrefois perçue comme minoritaire et péjorative, la culture geek est devenue tendance.

Les geeks sont désormais à l’avant-garde de nos usages.

Cet ouvrage remonte aux sources de cette nouvelle culture, en explique toutes les racines

et en explore toutes les facettes : la science-fiction, la fantasy, les jeux de rôles, les pulps,

les comics, les fanfictions, l’informatique, les jeux vidéo, les oeuvres fondatrices,

l’internet, les mèmes, les hackers, l’influence d’une culture populaire mondiale, le culte du détail,

le rapport aux objets, la culture participative, etc.

Il révèle ce qui fait lien dans la multitude des pratiques, d’attitudes, de passions, d’aspects positifs

comme péjoratifs, accolés au terme geek, et dévoile la différence entre l’identité geek féminine ou masculine.

Il montre que ce qui est commun à tous les geeks, c’est un parcours, une trajectoire sociale, des objets fondateurs, et aussi le partage de références et d’un imaginaire communautaire dans les sociétés

contemporaines marquées par l’individualisme.

Cette monographie très complète apporte un regard neuf et inédit sur l’émergence de la culture geek,

un phénomène culturel actuel majeur.

David Peyron est docteur en sciences de l’information et de la communication et titulaire d’un master en sociologie de l’art et de la culture.

Il est l’auteur d’une thèse sur la construction sociale de la culture geek.

Membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (OMNSH) et de l’Association internationale des chercheurs en littérature populaire et culture médiatique, il a collaboré à divers documentaires sur le mouvement geek.

Parution: Alain Vaillant et Roselyne de Villeneuve (dir.) Le rire moderne

Le Rire moderne

Sous la direction d’Alain Vaillant et Roselyne de Villeneuve

Paris : Presses universitaires de Paris Ouest, coll. “RITM (Recherches Interdisciplinaires sur les Textes Modernes)”, 2013

EAN9782840161615

470 p.

Prix : 22EUR

Présentation de l’éditeur :

La France d’Ancien Régime était celle de la « gaieté » et de l’« esprit ». Avec la Révolution, commence le temps du rire moderne : d’un rire franc, dévastateur, protéiforme, et faisant flèche de tout bois (de l’ironie, de la parodie, de la satire, mais aussi des brindilles du calembour ou de la blague).

Ce rire naît des convulsions de la Révolution. Il sape l’autorité triste des rois de la Restauration. Il triomphe dans le Paris louis-philippard, pour le plus grand plaisir du Bourgeois qui ne se lasse jamais de sa propre caricature. Il constitue le plaisir ordinaire d’une bohème entrée en dissidence contre toutes les formes de sérieux. Il trouve sa consécration sous la Troisième République, avec le Chat noir et ses avatars fin de siècle.

Phénomène de société, le rire moderne est au cœur des inventions esthétiques du xixe siècle. Il inspire les journalistes, les poètes, les artistes et le monde de la scène. Il envahit les formes mineures de création culturelle aussi bien que les grandes œuvres du canon. En voici le premier panorama raisonné, issu du travail collectif de vingt-huit spécialistes, historiens de la littérature, des arts ou de la culture.

Sommaire

Introduction

Alain Vaillant et Roselyne de Villeneuve

Le rire et la société. Le propre de l’homme moderne

Alain Vaillant

Physiognomonie du rire

Anca Parvulescu

La crise du rire au xixe siècle : autopsie d’un lieu commun

Marie-Ange Fougère

De Bièvre à Brisset : du calembour de salon au calembour cosmique

Bernard Champion

Buchoz-Hilton, le rire fou de « la Poire-Molle »

Fabrice Erre

Le rire parlementaire. Une petite histoire des (Rires) de 1830 à 1851, ou l’apprentissage de la démocratie par le comique

Dominique Dupart

Rire en Chambre : le comique parlementaire au début de la IIIe République

Jean Ruhlmann

Le rire et la littérature. Le rire cénaculaire

Vincent Laisney

Les rapports circulaires du rire et de l’horreur dans le genre frénétique

Émilie Pezard

Rire dans le genre et rire du genre, pratiques sérielles et humour dans le roman d’aventures

Matthieu Letourneux

Le rire de Choses vues

Gabrielle Chamarat

Le rire épistolaire : un rire de contradictions. L’exemple Flaubert

Thierry Poyet

« La tyrannie de l’imprimé » déjouée

Hélène Bauchard

Rodolphe Salis et Émile Zola : rencontres chatnoiresques

Catherine Dousteyssier-Khoze

Le rire fantaisiste

Amandine Cyprès

Le rire et l’imprimé. Modernités du rire de réemploi. Les « Physiologies » ou l’art d’accommoder les restes

Valérie Stiénon

Parodies de journaux ou journaux pour de rire

Marie-Ève Thérenty

Le rire sous (petite) presse : le cas du Corsaire-Satan (1844-1847)

Sandrine Berthelot

Satires en trois mots : le dictionnaire pour rire

Denis Saint-Amand

Penser le rire au xixe siècle à travers les Histoires de la caricature

Michela Lo Feudo

Naïveté et régression ludique : les premiers pas de la bande dessinée au xixe siècle

Camille Filliot

Histoire de l’invalide à la tête de bois (improbable épiphanie du corps glorieux)

Charles Grivel

Le rire et les spectacles. Dérive, déliaison, délire : Odry dans la parade des Saltimbanques, ou le rire en 1838

Olivier Bara

Zola et le rire de Labiche

Silvia Disegni

Le pince-sans-rire a-t-il le mot pour rire ? L’exemple de Vincent Hyspa au cabaret

Carol Gouspy

Du rire à travers les arts : l’ironie dans l’adaptation littéraire d’un « échec » musical

Victoria Llort Llopart

Pantomime et vaudeville : le rire entre le pire et le dire

Jérôme Solal

La pantomime fin de siècle, caprice moderne

Parution: TV/Series n°3 Écho et reprise dans les séries télévisées (I) : Reprise et intermédialité

TV/Series n°3

Écho et reprise dans les séries télévisées (I) : Reprise et intermédialité

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du numéro 3 de la revue en ligne TV/Series, disponible à cette adresse :

http://www.univ-lehavre.fr/ulh_services/Numero-3-Issue-3-septembre-2013.html

Écho et reprise dans les séries télévisées (I) : Reprise et intermédialité

Ce numéro de TV/Series constitue le premier d’une série de trois volumes qui s’attacheront à explorer les diverses facettes de l’écho et de la reprise dans les séries télévisées. Répétition, récurrence, remaniement, remédiation sont au cœur des séries et constituent ce qui les distingue d’autres genres audiovisuels ou narratifs – leur sérialité même. Ce premier numéro aborde la question de l’« intermédialité » (au sens large de mise en relation d’au moins deux media différents dans un contexte créatif qui les fait interagir l’un sur l’autre), et plus précisément la question de la reprise « intermédia » ou « intermédiale », c’est-à-dire la façon dont les séries s’approprient des modes d’expression différents du medium télévisuel.

Numéro dirigé par Sylvaine Bataille et Florence Cabaret (septembre 2013)

SOMMAIRE

Préface (Sylvaine Bataille et Florence Cabaret)

Nathalie Vienne-Guerrin et Sarah Hatchuel. « Le Coup du Parapluie. Macbeth et Columbo à Scotland Yard »

Peter Marquis. « Cover, recover et uncover : les motifs de la reprise dans la série Treme »

Ariane Hudelet. « Treme : New Orleans Remix »

Virginie Marcucci « Glee et la reprise jubilatoire »

Monica Michlin. « Recurrence, Remediation and Metatextuality in Queer As Folk »

Hélène Monnet-Cantagrel. « CSI, de la série au jeu : « a more immersive experience »

Sarah Sepulchre. « Les constellations narratives. Que font les téléspectateurs des adaptations multimédiatiques des séries télévisées ? »

Notices biographiques des auteurs

Bien cordialement,

Sylvaine Bataille et Florence Cabaret (Université de Rouen)

Parution en ligne: Marc Angenot, 1889; Un état du discours social.

Parution en ligne
Marc Angenot, 1889; Un état du discours social

Média 19

http://www.medias19.org/index.php?id=11003

Près de vingt-cinq ans après sa parution en volume, l’équipe de Médias 19 est heureuse de proposer la réédition en libre accès du grand livre de Marc Angenot, 1889, un état du discours social. Depuis longtemps introuvable en librairie, cet ouvrage a marqué la recherche en renouvelant profondément les approches sociales de la littérature. Autour de la notion de « discours social », Angenot a forgé une méthode d’analyse des textes d’une grande rigueur, imposant la nécessité de ne pas isoler la littérature et au contraire de la considérer dans ses liens avec l’ensemble de la masse imprimée auquel elle appartient.

Sommaire

Guillaume Pinson Note de l’éditeur

Marc Angenot 1889 : pourquoi et comment j’ai écrit ce livre – et quelques autres

A. Préliminaires heuristiques
Chapitre 1. Le discours social : problématique d’ensemble
Chapitre 2. Corpus et plan de l’ouvrage
Chapitre 3. L’oral, l’écrit, l’imprimé, l’illustré
Chapitre 4. La chose imprimée : statistiques et données matérielles. Statut légal

B. Topologie
Chapitre 5. La division du travail discursif
Chapitre 6. Topologie : rôles et emplois

C. Hégémonie
Chapitre 7. Français littéraire, français national
Chapitre 8. Une gnoséologie romanesque

D. Ethnocentrisme, classocentrisme
Chapitre 9. Narcissismes et mépris de classe
Chapitre 10. Le fétiche patriotisme
Chapitre 11. Germanophobie et récit revanchard
Chapitre 12. « La France aux Français »
Chapitre 13. Gallocentrisme et imagologie des peuples étrangers
Chapitre 14. La civilisation et les races

E. Déterritorialisation
Chapitre 15. Malaise dans l’idée de progrès
Chapitre 16. Le paradigme de la déterritorialisation
Chapitre 17. « La race dégénère »
Chapitre 18. Fin de siècle et décadence
Chapitre 19. Les détraquements des esprits
Chapitre 20. Les à vau‑l’eau culturels

F. Menaces
Chapitre 21. Le péril social
Chapitre 22. La « fin d’un sexe » : détraquées et émancipées

G. Secteurs : la publicistique
Chapitre 23. La publicistique : considérations générales
Chapitre 24. La presse quotidienne
Chapitre 25. Genres et styles du journalisme
Chapitre 26. Typologie de la presse périodique
Chapitre 27. Un secteur en émergence : la publicité

H. Production de l’actualité
Chapitre 28. L’actualité comme produit de presse
Chapitre 29. Meyerling en France
Chapitre 30. Les hommes du jour
Chapitre 31. Opinion publique et débats
Chapitre 32. La Révolution française et son Centenaire

I. Champ politique
Chapitre 33. La propagande boulangiste
Chapitre 34. L’anticléricalisme

J. Champ littéraire
Chapitre 35. L’art comme aristocratie et comme religion : l’idéologie du champ littéraire
Chapitre 36. Banalisation et raréfaction du poétique
Chapitre 37. Le genre romanesque : le picaresque fin‑de‑siècle

K. Champ philosophique
Chapitre 38. Crise du champ philosophique : déclassement et démembrement

L. Champ scientifique
Chapitre 39. L’idéologie de la science : positivisme et évolutionnisme
Chapitre 40. Migrations d’un idéologème : « La Lutte pour la vie »

M. Dissidences et contre-discours
Chapitre 41. Dissidences : pacifisme, internationalisme, antimilitarisme
Chapitre 42. Le contre‑discours catholique

N. Extériorité, marges et ghettos culturels
Chapitre 43. Les en‑dehors du discours social
Chapitre 44. L’imprimé à l’usage du peuple
Chapitre 45. L’émergence des industries culturelles
Chapitre 46. Revues et romans pour les femmes
Chapitre 47. Le secteur pour l’enfance et la jeunesse

O. Pour conclure
Chapitre 48. Retour sur la méthode
Chapitre 49. Fonctions du discours social
Chapitre 50. Genèse de la modernité

Éphémérides. Ce qui se passait en l’An mil huit cent quatre‑vingt‑neuf

Bibliographie des bibliographies pertinentes au corpus primaire

Bibliographie secondaire générale : travaux évoqués ou cités

Parution: Sciences du jeu n° 1 (Hommage à Jacques Henriot)

Lancement du numéro 1 de la revue Sciences du jeu

n°1 | Automne 2013

30 ans de Sciences du jeu à Villetaneuse. Hommage à Jacques Henriot

Revue internationale et interdisciplinaire, Sciences du jeu a pour mission de développer la recherche en langue française sur le jeu, de lui donner une visibilité, de nourrir le dialogue entre les disciplines autour de cet objet, et de susciter des débats. Elle a pour objectif de publier des articles scientifiques inédits sur le jeu. Elle est ouverte à toutes les approches ou méthodes disciplinaires, portant sur tous les objets ludiques (dont, mais non exclusivement, les jeux vidéo), et a pour ambition de présenter des recherches issues de différents terrains concernant le jeu dans un sens large (objets, structures, situations, expériences, attitudes ludiques).

Actuellement l’université Paris 13 à travers le centre de recherche EXPERICE (axe B) en assume la gestion pratique dans le cadre d’une association avec d’autres universités représentées au comité de rédaction de la revue. D’autres personnes et institutions pourront se joindre à cette équipe de départ. La gestion pourra également tourner en fonction des possibilités offertes par telle ou telle institution.

Sciences du jeu est disponible intégralement en libre accès. Les numéros sont thématiques, et peuvent aussi contenir des articles hors dossier dans une rubrique « Varia », ainsi que des comptes rendus. Si les propositions hors dossier de qualité sont abondantes, des numéros de varia (ou avec des dossiers réduits) peuvent être mis en chantier.