Archives de catégorie : LPCM – activités membres

Parution: Elisabeth Pillet et Marie-Eve Thérenty (dir), Presse, chansons et culture orale au XIXe siècle. La parole vive au défi de l’ère médiatique

Elisabeth Pillet et Marie-Eve Thérenty (dir),

Presse, chansons et culture orale au XIXe siècle.

La parole vive au défi de l’ère médiatique

nouveau monde éditions, 2012

Au XIXe siècle, la société française entre dans la civilisation du journal, marquée par la périodicité et le flux médiatique ; une culture de masse imprimée se décline à travers des formes nouvelles (romans-feuilletons, journaux bon marché, etc.). Mais si le public urbain est friand de journaux, il est tout aussi demandeur de chansons et textes parlés, partagés dans la convivialité. La culture orale connaît alors des bouleversements majeurs grâce à de nouveaux lieux et sociabilités : goguettes et cafés-concerts, cabarets et music-halls.
Là encore, la presse joue un rôle décisif : médiatisant certains lieux, oeuvres et artistes, elle crée le vedettariat, avec des personnalités comme Thérésa ou Yvette Guilbert. Dans le même temps, certaines chansons ou textes à dire offrent un miroir critique à la révolution médiatique.
Cet ouvrage, contribution importante aux recherches récentes sur la culture médiatique, explore pour la première fois les interactions entre presse, chanson et culture orale, jusqu’ici étudiées indépendamment les unes des autres. Ni l’étude de la presse, ni celle de la chanson ne pourra dorénavant être traitée tout à fait de la même façon.

Séminaire « Histoire et poétique de la petite presse (1815-1870) »

Séminaire « Histoire et poétique de la petite presse (1815-1870) »

Alain Vaillant, université Paris Ouest et Jean-Didier Wagneur, BNF

2012-2013

Pour la deuxième année, le PhisTeM (équipe « Poétique historique des textes modernes » du
CSLF de l’université Paris-Ouest) consacre l’un de ses séminaires, suivi d’une journée
d’études, à l’étude de la « petite presse » du XIXe siècle.
Rappelons que, dans le cadre de l’ANR franco-québécoise « Médias 19. Pratiques et
poétiques journalistiques du XIXe siècle » qui est pilotée par le RIRRA 21 de l’université
Montpellier 3 (Marie-Ève Thérenty) et par la faculté des Lettres de l’université Laval de
Québec (Guillaume Pinson), le PHisTeM, l’un des trois partenaires français de l’ANR, s’est
fixé pour objectif de mener un travail systématique de repérage, de description et
d’interprétation de la « petite presse » de 1815 à 1881. Il est en effet admis que la « petite
presse » – la presse littéraire et peu ou prou satirique, « petite » par différence avec la
« grande » presse politique, plus contrôlée et moins libre – constitue au XIXe siècle un lieu
d’invention et d’innovation culturelles d’une importance historique capitale et qu’elle a même
été, sans doute, le creuset de notre modernité.
Le séminaire du PHisTeM, ouvert à tous les chercheurs ou étudiants intéressés par la poétique
de l’écriture journalistique, se veut un lieu de questionnement historique, de réflexion
méthodologique et de débat théorique sur le lien « presse et littérature » au XIXe siècle.

11 janvier – Vincent Laisney (université Paris Ouest) : « sociabilité cénaculaire et petite
presse ».

15 février – Fanny Bérat (PhisTeM) : « les origines journalistiques du poème en prose ».

15 mars – Corinne Saminadayar-Perrin (RIRRA 21, Montpellier 3), « Jules Vallès, acteur et
témoin de la petite presse du second Empire ».

19 avril – Fabrice Erre (Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris 1), « La caricature dans la
petite presse ».

24 mai : Journée d’études sur le thème « Qu’est-ce que la “petite presse” ? » (interventions
d’Olivier Bara, Jean-Louis Cabanès, Matthieu Letourneux, Marie-Ève Thérenty, Alain
Vaillan, Yoan Vérilhac, Jean-Didier Wagneur).

Les séances du séminaire ont lieu le vendredi de 17h à 19h, à l’université Paris Ouest
(Nanterre la Défense), bâtiment L, salle R 5 (rez-de-chaussée).

Colloque: La critique littéraire d’Alexandre Dumas (père), 15-16 nov. 2012, Caen.

La critique littéraire d’Alexandre Dumas (père)

Université de Caen, 15-16 novembre 2012

Colloque organisé par l’équipe LASLAR (EA 4256)

sous le patronage de la Société des Amis d’Alexandre Dumas

Jeudi 15 après-midi

14h Ouverture du colloque : introduction (Julie Anselmini, Université de Caen)

Dumas dans l’arène critique

14h30 Anne-Marie Callet-Bianco (Université d’Angers) : « Dumas et la polémique autour de la “littérature facile” »

15h05 Sandrine Carvalhosa (Université Montpellier 3) : « Alexandre Dumas (1836-1838). Leçons de critique »

15h40 Sarah Mombert (ENS-LSH Lyon) : « Alexandre Dumas et Jules Janin, le duel des critiques »

Pause café

Dumas critique d’autrui

16h45 Maxime Prévost (University of Ottawa, Canada) : « Dumas lecteur de Sand »

17h20 Barbara T. Cooper (Universiy of New Hampshire, USA) : « Dumas critique et “théoricien” de l’art théâtral à l’époque romantique »

19h30 Repas au restaurant Archidona

Vendredi 16 matin

La création dumasienne au miroir

9h Stéphane Arthur (Université Paris IV) : « Dumas critique de son propre théâtre dans Mes Mémoires »

9h 35 Julie Anselmini (Université de Caen) : « L’art et les artistes dans Les Mohicans de Paris »

10h 10 Sylvie Thorel (Université Lille 3) : «Aramis écrivain. L’Histoire et les histoires »

Pause café

11h Isabelle Safa (Université de Caen) : « La “ligne rêveuse de la poésie” : la poétique de la représentation de l’Histoire dans les romans d’Alexandre Dumas »

11h 35 Daniel Compère (Université Paris 3) : « L’art du lézard ou le retour de Dumas sur la scène romanesque (1865-1870) »

Déjeuner

Vendredi 16 après-midi

Critique, réemplois, modes d’emploi

14h Patricia Victorin (Université Montpellier 3) : « Dumas en Froissart : le romancier et le chroniqueur »

14h35 Christine Prévost (Université d’Artois) : « Quand Dumas traduit, adapte, ou transpose la littérature européenne, quel critique est-il ? »

Pause

15h 30 Charles Grivel (Université de Mannheim) : « Dumas, auteur critique en second »

16h 05 Claude Schopp (Président de la Société des Amis d’A. Dumas) : « Critique littéraire et critique gastronomique chez Dumas »

17h : clôture du colloque

Vient de paraître : Isabelle-Rachel Casta Pleins feux sur le polar

Aujourd’hui, le genre policier s’aventure et fleurit loin, bien loin souvent de son origine narrative « classique » : le crime se chante, se dessine et se peint, se met en scène, jouxte la littérature d’enfance autant que la nouvelle fantastique, se fait loufoque ou bien nous glace le sang… En un mot, le crime contamine toutes les formes de la fiction contemporaine.
Et c’est là l’idée forte de ce livre : en un siècle et demi, à mesure que s’éloignait l’ancien canon des frontières du littéraire, le dire policier est devenu la mère de tous les récits. Il leur a transmis son esthétique, ses propres registres d’attente et de réception, et il imprime son rythme (énigme-leurres-indices-résolution partielle-dénouement) à la « posture » mentale de générations entières.
En terme de problématologie (Michel Meyer), on peut dire que la procédure criminelle est à la fois du côté de la question (comme la science-fiction) et de la réponse (comme le mythe) et que, ainsi, elle nous constitue en sujet lyrique, contrairement à bien d’autres créations de la modernité.
Oui, tout se passe comme si l’œuvre criminelle savait trouver en nous une forme d’acquiescement fasciné, d’addiction sans retour, consumés que nous sommes par le feu noir.

Isabelle- Rachel Casta est professeur de littérature à l’université d’Artois; spécialiste des oeuvres noires, tant criminelles que fantastiques, elle a écrit de nombreux articles sur la dark fantasy, la sérialité et les sagas vampiriques et à publié récemment Nouvelles Mythologies de la mort.

 

Pour le sommaire , voir  http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100420840

Offre d’emploi: Queen’s University, Belfast.

Offre d’emploi

Queen’s University

Belfast

Job Details
Position: Research Fellow (5 Posts)
School/Department: Inst for Collaborative Research in the Humanities
Reference: 12/102284
Closing Date: Monday 12 November 2012
Salary: £30,122 – £39,257per annum (including contribution points)
JOB PURPOSE:
To be an active member of the Institute for Collaborative Research in the Humanities, assisting in the development of research proposals and the planning and delivery of a specific programme of research activity within the Institute.
Applicants should submit a full CV with a letter of application that sets out in detail the proposed research questions that are to be addressed during the three-year period of the Fellowship, including a realistic timetable with clear milestones and measureable outputs.

ESSENTIAL CRITERIA:

1. Completed PhD in a relevant area of research in the Humanities.
2. At least three years relevant research experience, including PhD work, with excellent publication record commensurate with stage of career to allow for a high quality REF return in a Humanities Unit of Assessment.
3. A viable proposal that addresses a clear research question, with a timetable for completion including clear milestones and measurable outputs.
4. Ability to develop high quality collaborative research programmes in the Humanities, relevant to the strategy and goals of the Institute.
5. Evidence of capacity to engage productively in research that engages with RCUK or ERC priority themes.
6. Sufficient breadth and depth of specialist knowledge and training and of research methods and techniques to work within a collaborative Humanities research setting.
7. Ability to communicate complex information clearly.
8. Ability to build contacts and participate in internal and external networks with relevant stakeholders in the Humanities.
9. Demonstrable intellectual ability.
10. Ability to assess and organise resources.
DESIRABLE CRITERIA:
1. Demonstrate a commitment to using comparative or interdisciplinary research methodology.
2. Experience of applying for externally-funded research projects.
3. Evidence of teaching experience at University level.
ADDITIONAL INFORMATION:
The Institute has been set up to demonstrate how research in the Humanities furthers our understanding of human culture and creativity in ways that have clear social, political or economic relevance and impact.

The Fellows appointed to the Institute will already have an excellent research record which will make a strong contribution to Queen’s research profile. They will be able to show why their research is important and relevant to national and international debates regarding the future of research in the Humanities, and to emerging themes of interest to RCUK.

Successful applicants will also be able to demonstrate how their planned research programme will both enrich and be enriched by other disciplines in the Humanities and beyond. They will be expected to set out in detail the proposed research questions they wish to answer during the three-year period of the Fellowship period, including a realistic research timetable with clear milestones and measureable outputs. Fellows will work closely with the Director and other colleagues in the Institute and across relevant Schools to plan and deliver their proposed programmes and to build a series of imaginative and dynamic cross-campus and inter-institutional

collaborative partnerships through the Institute.

Réédition: Louis Forest, On vole des enfants à Paris

Réédition

Louis Forest, On vole des enfants à Paris

Paris, Le Masque, 2012

Préface et postface de Matthieu Letourneux

Le 25 juin 1906, paraissait dans Le Matin le premier article d’un « reportage sensationnel » débutant sur cette annonce effrayante : « on vole des enfants à Paris ! » Pendant trois mois, ce mystère allait donner lieu à un compte-rendu quotidien, et à une enquête extraordinaire menée tambour battant par trois courageux journalistes, Aron Barbarus, Alain Bernard et Clovis Binard, et à une série d’entretiens et d’interventions des célébrités politiques et culturelles de l’époque (Louis Lépine, Georges Clémenceau, Anatole France…). Dans ce qui se révélait rapidement un roman-feuilleton, la plupart des personnages étaient ainsi des figures authentiques et fameuses de l’époque, converties par l’auteur facétieux en acteurs d’un drame de papier dans lequel ils endossaient leur propre rôle. En jouant en virtuose des frontières du roman-feuilleton et de la presse, en peignant la dynamique de l’enquête journalistique, l’auteur nous offrait une étonnante peinture des mécanismes médiatiques de la Belle Époque qui était aussi un roman criminel et un récit d’aventures fantastique.

Jamais réédité depuis 1909, ce roman dans la tradition d’un Gaston Leroux dresse ainsi un étonnant portrait de la culture médiatique de la Belle Époque.

Séminaire Afreloce: Littérature et culture de l’enfance : d’un support à l’autre

afreloce

association française de recherches

sur les livres et objets culturels de l’enfance

Littérature et culture de l’enfance : d’un support à l’autre

Séminaire de recherche organisé en collaboration avec le département LiLa

(littérature et langage) de l’École Normale Supérieure, 2012-2013

Ce séminaire interdisciplinaire rassemble des chercheurs en littérature, des historiens du livre, des sociologues, des spécialistes des sciences de l’éducation et des anthropologues. Il est organisé en partenariat avec l’Afreloce (Association française de recherche sur les livres et les objets culturels de l’enfance : http://magasindesenfants, hypotheses.org), lieu de confrontation et d’enrichissement des approches disciplinaires sur les livres, produits des industries culturelles contemporaines, objets des sociétés traditionnelles, destinés aux enfants. Le séminaire est ouvert à tous, et concernera cette année les transferts d’un support à un autre : entre le livre et les pratiques ludiques (jeux, jouets, activités fictionnalisantes), entre texte et l’image (illustration, arts plastiques, cinéma, musique), entre papier et versions numériques, audio, vidéo. La parole sera donnée aussi bien à de jeunes chercheurs qu’à des chercheurs confirmés, pour faire connaître des recherches récentes (thèses) ou des travaux en cours.

Samedi 20 octobre

Adrienne Boutang (Université Paris 3), Du journal intime au blockbuster, chroniques d’adolescentes ordinaires ?

Samedi 17 novembre

Nadeije Dagen (ENS), Grandir avec des jouets, grandir avec des animaux : la peinture et le genre.

Samedi 8 décembre

Irène Langlet (Université de Limoges), Retour sur la gamme LEGO Bionicle : les compétences analytiques des joueurs dans le dédale transmédiatique (avec la participation de Samuel Poulain).

Samedi 19 janvier

Olivier Caïra (EHESS), Transferts et jeux de rôles.

Samedi 9 février

Anne Besson (Université d’Artois), À la recherche du transmédia : quelques exemples d’exploitation d’univers de l’imaginaire contemporain.

Samedi 16 mars

De Lascaux à l’IPad

Pascale Gossin (Université de Strasbourg), C’est un livre ? Tour d’horizon et regard sur la production de «livres» numériques en littérature de jeunesse.

Anne Larue (Université Paris 13), Les grottes de Lascaux, un album grandeur nature ?

Samedi 13 avril

Annie Renonciat (ENS – MNE), Michel Manson (Paris 13), Culture matérielle de l’enfance : un champ de recherche

Atelier de Strenae

Florence Gaiotti et Eléonore Hamaide, Rythmes et temporalités de l’album.

Samedi 18 mai

Béatrice Michielsen (Association des Amis d’André Hellé), André Hellé, créateur et imagier du jouet.

Parution: Comicalités/Nouvelles publications septembre 2012

Comicalités/Nouvelles publications septembre 2012

En ce mois de septembre, Comicalités reprend ses activités en publiant deux articles qui, nous l’espérons, mettent en évidence la richesse de la culture graphique en s’interrogeant sur la portée de deux parti-pris éditoriaux. Si le premier entend proposer une lecture de l’histoire de la bande dessinée à travers la reproduction d’un ensemble de cases, le second nous invite à nous interroger par le choix d’un lettrage sur le « geste » qui est au fondement de création de bandes dessinées (résumés plus bas).

– « Sacralisation et légitimation. Les hors-textes de la revue L’Éprouvette : fragments d’une Histoire discriminante » d’Erwin Dejasse.

– « Le trait et la lettre. Apologie subjective du lettrage manuel » de Laurent Gerbier.

Ces articles s’inscrivent dans le cadre de notre rubrique « Éclectiques » ainsi que de notre thématique « La bande dessinée : un art sans mémoire ? » et nous entamerons avant Noël la publication des premiers articles de « Représenter l’auteur de bandes dessinées ». Nous rappelons à nos lecteurs que les Carnets de la bande dessinée sont à leur disposition pour publier leurs réflexions à propos de ces publications ou tout esquisse d’article destiné à Comicalités.

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Erwin Dejasse, « Sacralisation et légitimation. Les hors-textes de la revue L’Éprouvette : fragments d’une Histoire discriminante »

Entre 2006 et 2007, L’Association a publié les trois numéros de la revue L’Éprouvette. Ceux-ci sont notamment illustrés par trente-quatre hors-texte présentant des fragments de cases fortement agrandies. En les confrontant avec des réalisations comparables (l’exposition Bande dessinée et Figuration narrative, la rubrique « Cases mémorable » dans Les Cahiers de la bande dessinée), cet article s’interroge sur ce qu’implique la reproduction de fragments. Il tente aussi de déterminer le rôle joué par ces images au sein de la revue et les liens qu’elles entretiennent avec le reste du contenu. Enfin, toujours en les mettant en perspective avec les réalisations évoquées plus haut, il analyse dans quelle mesure ces images esquissent les contours d’une certaine histoire de la bande dessinée.

Laurent Gerbier, « Le trait et la lettre. Apologie subjective du lettrage manuel »
Comment se fait-il que le lettrage mécanique utilisé dans certaines bandes dessinées, et tout particulièrement dans les traductions, donne parfois l’impression d’être si mal adapté au dessin ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir à l’unité fondamentale du tracé de la lettre et du trait du dessin : en examinant cette unité non seulement dans la pratique des dessinateurs, mais aussi dans les rencontres du trait et de la lettre dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge, on essaiera de montrer que le dessin et le lettrage de la bande dessinée sont liés par une contemporanéité qui est celle de la trace. Parce qu’une main les forme, ces traits constituent des vestiges de geste, dans lesquels se joue la temporalité particulière des iconotextes. Le lettrage mécanique, utilisé sans précaution et sans finesse, écrase cette temporalité subtile, qui révèle la solidarité du texte et de l’image dans la bande dessinée.

Parution: Médias19, Presse et scène au XIXe siècle.

Médias 19

Presse et scène au XIXe siècle
Sous la direction de Olivier Bara et Marie-Ève Thérenty

http://www.medias19.org/index.php?id=1283

dossier-2-presse-et-scene-au-xixe-siecle