Archives de catégorie : Appels

Appels à articles – Télévision : du trucage aux intelligences artificielles

Télévision : du trucage aux intelligences artificielles

N°17 de Télévision

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Remise des articles : 16 octobre 2026

Parution : printemps 2027

Dossier coordonné par :

  • Lucie Alexis (Université Grenoble Alpes)
  • Céline Ségur (Université de Lorraine, Crem)
 Contenu de l’appel

Si l’ensemble des productions audiovisuelles relève d’une fabrication technique – et peut à ce titre être qualifié d’« artificielles » –, ce dossier propose de restreindre l’usage du terme aux formes dans lesquelles cette fabrication devient saillante, intensifiée ou problématisée. L’artificiel est défini par le CNRTL comme ce « qui est dû à l’art, qui est fabriqué, fait de toutes pièces ». Autrement dit, il ne s’agit pas d’appréhender l’artificiel comme une propriété générale des images audiovisuelles, mais comme un ensemble de procédés, de dispositifs et d’opérations qui rendent perceptible, visible ou stratégique l’intervention technique dans la représentation. C’est dans cette perspective que seront interrogées les pratiques contemporaines à la télévision, et plus largement dans l’audiovisuel, allant du trucage aux intelligences artificielles, en passant par les dispositifs immersifs ou les formes d’augmentation visuelle. Par « artificiel », nous faisons donc référence à un ensemble élargi de pratiques, d’opérations techniques et sémiotiques allant des effets spéciaux numériques aux intelligences artificielles, en passant par la réalité augmentée, les infographies ou les installations immersives.

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Le “doux pouvoir” de la littérature

Appel à contribution

Fabula-LhT : littérature, histoire, théorie

Échéance des propositions : 15 octobre 2026

Direction: Joséphine Vodoz et Jérémy Naïm


Le “doux pouvoir” de la littérature

La littérature est un moyen de séduction au sens où elle peut donner à lire, à expérimenter des vies, des pratiques et des éthiques qui donnent envie d’être vécues, imitées, adoptées. Germaine de Staël constatait déjà que « ce qu’on admire comme art, on veut l’introduire dans l’existence réelle » ([1813] 1968, p. 268). On s’en est offusqué parfois – tout au long du XIXe siècle, on accuse le roman d’entraîner les lecteurs et lectrices à imiter ses personnages (Diaz, 2015 ; Naïm, 2024 ; Pézard, 2018). En se tenant à distance des paradigmes théoriques manipulationnistes (qui prêtent une toute-puissance à un émetteur malveillant dominant un destinataire passif), ce dossier de Fabula-LhT aimerait s’intéresser à ce pouvoir de la littérature, en interrogeant le potentiel séducteur des œuvres littéraires, pour en déterminer les causes et les fonctionnements.

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Appel à communications – 25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

28 et 29 septembre 202

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, 4, rue des Irlandais, 75005 Paris

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Organisé par :

  • Lucie Alexis, Université Grenoble Alpes
  • Claire Blandin, Université Sorbonne Paris Nord
  • Kira Kitsopanidou, Université Sorbonne-Nouvelle
Contenu de l’appel

Depuis l’émergence de Loft Story sur le petit écran français en 2001, la télé-réalité s’est imposée comme un phénomène culturel et médiatique majeur (Jost, 2002 ; Lochard, Soulez, 2003). En vingt-cinq ans, ce genre – fondé sur la mise en scène de la vie ordinaire dans des contextes contrôlés – a donné naissance à une multitude d’émissions et a profondément transformé le secteur audiovisuel, ainsi que les pratiques télévisuelles. Longtemps décriée (Segré, 2008), la télé-réalité demeure l’un des formats les plus populaires du paysage audiovisuel contemporain (Spies, 2025). Les émissions se sont installées durablement dans les grilles de programmes, participant à la redéfinition des frontières entre public et privé, fiction et réalité, travail et divertissement. En parallèle, elles se sont adaptées aux logiques de programmation des plateformes et des réseaux socio-numériques. Ainsi, dans leur diversité, ses formats circulent, se déclinent, et se réinventent. Pourquoi une telle longévité ? Et que nous dit-elle des mutations de la télévision à l’ère des plateformes et de la transformation de notre culture audiovisuelle ?

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Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Colloque – 2-4 décembre 2026

Salle des Actes – Sorbonne Université

1 rue Victor Cousin 75005 Paris

Organisateur·rices : Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF), Clément Sigalas (CELLF)

Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

Toute expérience narrative repose sur une tension fondamentale entre ce qui est raconté et ce qui aurait pu l’être. Comme l’a montré Hilary Dannenberg, le récit fonctionne à la manière d’une « matrice de possibilités, ontologiquement instable » (2008, p. 13) : le/la lecteur·rice anticipe, conjecture, envisage des dénouements alternatifs qui demeurent pourtant, dans la fiction linéaire, de simples hypothèses mentales. 

 Mais que se passe-t-il lorsque ces virtualités acquièrent une existence matérielle ? Jeux de rôle, jeux vidéo narratifs, récits multiversels, uchronies, fanfictions, livres dont vous êtes le héros, fictions arborescentes, fictions génératives et usages littéraires des LLM sont autant de dispositifs qui font de la bifurcation un principe organisateur explicite de l’œuvre. Dans ces différents objets médiatiques et littéraires, le choix – souvent délégué au·à la lecteur·ice/joueur·se – est généralement inscrit dans l’architecture du texte, ou plus précisément dans la matérialité de ce texte, qui vient reconfigurer à la fois la structure du récit et les modalités de sa réception. Parcourir ces objets, c’est accumuler des trajectoires, rejouer des embranchements, habiter plusieurs versions d’un même monde.

La bifurcation narrative peut être envisagée suivant une approche scalaire, des dispositifs dans lesquels la multiplicité reste corrélée à la planification auctoriale (Marti et Baroni, 2014) aux formes les plus explicitement interactives, où l’agentivité et l’encapacitation du/de la récepteur·rice infléchissent directement le cours du récit . Dans les premiers cas, la bifurcation ne résulte pas d’un choix du/de la récepteur·rice, mais constitue le noeud  de la mise en intrigue, qu’il s’agisse de versions alternatives à des événements historiques dans les uchronies (victoire des Nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale dans The Man in The High Castle, course à la lune gagnée par les Soviétiques en 1969 dans For all Mankind…), ou de versions alternatives à des événements fictionnels dans les récits contrefictionnels et/ou multiversels (Ryan 2024, Goudmand 2026). Dans les seconds cas, le/la lecteur·rice/joueur·se agence à sa guise des éléments préétablis, dans les limites des règles fixées, par une série de manipulations et de transformations : Emmanuelle Lescouët parle ainsi de « narrations modulaires » (2025). 

Ce colloque invite à interroger l’ensemble de ce spectre et à en examiner les enjeux théoriques, poétiques et culturels : en quoi l’expérience des bifurcations transforme-t-elle notre conception du récit, de l’auteur·rice, du/de la récepteur·ice ? Quels outils – théories du transmédia et des mondes possibles, approches intermédiales, études de la réception – permettent d’en rendre compte ? Et comment penser la notion même de choix, entre expérience vécue par procuration et question d’encapacitation, dans les cultures contemporaines de l’imaginaire ?

Le colloque s’articulera autour de quatre axes de recherche. Continuer la lecture de Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Histoire de la culture de masse : la part amateure

Appel à communication

Colloque international

12-13 novembre 2026

Université de Pau et des pays de l’Adour

Échéance des propositions : 6 juillet 2026

Organisation:

  • Fabien Archambault,
  • Loïc Artiaga,
  • Emilie Guyard,
  • Matthieu Letourneux
Contenu de l’appel

L’historiographie de la culture de masse est désormais bien établie et ce domaine constitue un secteur particulièrement dynamique de la recherche en histoire culturelle. L’apport des historien·nes a été fondamental pour périodiser le phénomène, préciser sa cartographie, celle de ses territoires, de ses agents et de ses structures. Mais le milieu académique n’a été ni le seul ni le premier à s’intéresser à ces sujets.

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Appels à communications – Contrefactualité, intelligence artificielle et temporalités alternatives

Appel à communications

Colloque international

Contrefactualité, intelligence artificielle et temporalités alternatives

23-24 novembre 2026

Centre des arts d’Enghien-les-bains, Paris

Échéance des propositions : 25 juin 2026

Organisation: Arnaud Regnauld (Paris 8), Gwen Le Cor (Paris 8), Stéphane Vanderhaeghe (Paris 8), Judith Deschamps (Paris 8), Icare Bamba (Paris 8), Silvia Neri (Parus 8).

Contenu de l’appel

L’essor de l’intelligence artificielle (IA) générative réactive une série de questions philosophiques, esthétiques et politiques relatives au temps et à ses modalisations. Entraînées par des données massives, les IA se déploient selon des temporalités multiples : temps computationnel accéléré, temps prédictif anticipant des scénarios futurs, temps rétroactif réévaluant et réécrivant des passés possibles. Or, le contrefactuel ne se réduit pas à une uchronie ou à un simple jeu d’hypothèses (« que se serait-il passé si… ? ») : il désigne la capacité à explorer les mondes possibles qui ne se sont pas réalisés, à manifester ce qui aurait pu advenir autrement, à rendre sensible l’écart entre l’actuel et ses virtualités.

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Appel à contributions – Quand la photographie fait enquête. Une approche par les sciences humaines et sociales

Quand la photographie fait enquête. Une approche par les sciences humaines et sociales

Numéro 15 de la revue Photographica

Échéance des propositions : 1er septembre 2026

Dirigé par :

  • Aurianne Chevandier (Anthropology of Science and Technology, TUM)
  • Rose Durr (Canthel, HAR)
  • Manon Faucher (LAVUE, Alter)
  • Alicia Plesse Colucci (LaSA)
  • Clara Ruestchmann (LAP, LAVUE)
  • Juliette Salme (LASC)
Contenu de l’appel

Ce numéro thématique propose d’explorer la place de la photographie au sein des dispositifs d’enquête en sciences sociales de la fin du XIXe siècle à nos jours, dans une perspective ethnographique attentive aux processus de production et coproduction des données de terrain. Si l’imbrication du médium et du renouvellement des modalités de regard et d’observation scientifique aux XIXe et XXe siècles n’est plus à démontrer (Edwards, 1992 ; Daston et Galison, 2010 ; Wilder, 2009), l’élaboration passée et présente de pratiques visuelles au croisement entre sciences humaines et sociales (SHS) et photographie a quant à elle été plus récemment explorée (Figini et Jehel, 2025 ; Joseph et Mauuarin, 2018). Dans la continuité de ces travaux, ce numéro souhaite tracer l’évolution au long cours des méthodes de l’enquête ethnographique avec et/ou par la photographie ainsi que la construction progressive de ses modalités contemporaines. Ainsi, qu’est-ce qui fait enquête (photographique), et pour qui ? Quels rôles y jouent les acteurs du terrain, les ethnographes-photographes, et les institutions qui encadrent et commandent des enquêtes ?

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Appel à contributions – La désindustrialisation à travers l’image

La désindustrialisation à travers l’image : les friches entre rémanence /évanescence du travail et restructuration de l’espace urbain

Numéro 24 de Images du travail, travail des images 

Échéance des propositions : 15 septembre 2026

Coordonné par :

  • Henri Eckert
  • Nadège Mariotti
  • Nicolas Verschueren
Contenu de l’appel

Friche de la Manufacture d’impression de Wesserlign-MIW

Si la désindustrialisation n’est « pas synonyme de fin de l’industrie » (Fontaine et Vigna, 2019, 6), elle a profondément affecté les espaces urbains et périurbains, en particulier, par la multiplication de zones abandonnées, d’où toute activité productive s’est retirée. Ces zones « encombrantes » (Daumas, 2006, p.12) ont ensuite, progressivement sinon de manière erratique et parcellaire, fait l’objet de réappropriations ou de réhabilitations multiples, en vue de leur attribution à de nouvelles activités et de nouveaux usages (Aubert Brielle, 2021). La photographie, mais aussi d’autres images, fixes ou animées, ont permis de documenter ces transformations et ouvrent la possibilité d’analyser et d’interpréter ces mutations. Ainsi, l’historien Steven High a entrepris, dans le cadre d’un projet de recherche international (projet DéPOT), d’explorer les mémoires ouvrières, les héritages industriels et les enjeux politiques liés à la fermeture des usines, en s’appuyant notamment sur des photographies, ouvrant ainsi des pistes méthodologiques pour analyser les friches à travers le prisme des images (High, 2022). Le numéro 24 d’Images du travail, travail des images, dédié aux friches industrielles notamment, vise de même à explorer ce foisonnement d’images et à saisir les pistes d’études et de recherche qu’elles ouvrent et nourrissent.

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Appel à communications – Étudier les idées politiques en contexte numérique

Étudier les idées politiques en contexte numérique

Journée d’étude, Centre des Colloques du Campus Condorcet à Aubervilliers

21 septembre 2026

Échéance des propositions : 15 juin 2026

Organisé par :

  • Bastien Roques-Colas (CÉMTI, Paris 8)
  • Arnaud Miranda (Tech-ILL, Inalco)
Contenu de l’appel

Les transformations contemporaines de l’espace public, sous l’effet de la généralisation des technologies numériques, invitent à reconsidérer les conditions de production et de circulation des idées politiques. Loin des supports institutionnels et canoniques, les idées politiques se déploient désormais dans des environnements sociotechniques caractérisés par l’hybridation des formats, la circulation accélérée des contenus et la diversification des acteurs. Dans ce contexte, l’étude des idées politiques ne peut se limiter ni à une analyse internaliste des doctrines, ni à une sociologie des intellectuels. Elle suppose d’intégrer les conditions sociotechniques de leur diffusion, ainsi que la diversité des formes discursives dans l’espace numérique. Il est essentiel de prendre en compte le caractère réticulaire et fragmenté des nouvelles formes de circulation, et comment celui-ci bouscule les cadres classiques de l’interprétation des idées politiques.

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Appel à communications – Prendre en compte les concerné·e·s dans la production et l’analyse des représentations genrées de l’autisme

Prendre en compte les concerné·e·s dans la production et l’analyse des représentations genrées de l’autisme

16 et 17 novembre 2026, présentiel hybride à l’université Toulouse Jean-Jaurès

Échéance des propositions : 8 juin 2026

Organisé par :

  • Mélanie Lallet (CHUS, UCO)
  • Yael Armangau (CHUS-UCO, LISST-UT2J)
  • Marianne Tremblay (McGill University)
Présentation

Le colloque des 16 et 17 novembre prend place à l’intérieur du projet ANR JCJC AuFic (2024-2027) sur les représentations genrées de l’autisme dans les fictions. Il fait suite à la journée d’étude AuFic 1 et a pour objectif d’élargir la réflexion à des perspectives de recherche internationales, aux écritures alternatives de la recherche et à la création, au-delà du monde académique.

Il interroge spécifiquement la prise en compte des concerné·e·s dans la production et l’analyse des représentations genrées de l’autisme dans les fictions. À ce titre, il est ouvert à des propositions permettant de décloisonner la production des savoirs et des représentations (récits d’expérience, savoirs militants, création documentaire, artistique ou littéraire, etc.).

Les propositions d’intervention pourront prendre la forme d’une communication scientifique, d’ateliers ou de performances, accompagnées d’un texte en vue de la réalisation d’ouvrage collectif à l’issue du colloque (voir modalités de soumission en fin d’appel).

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