Archives de catégorie : Appels

Expressions sonores de la violence et transformations technologiques dans le cinéma européen, des années 1970 à la transition numérique

Appel à communication

7-9 avril 2027

Université Lumière Lyon 2/École Normale Supérieure de Lyon

Échéance des propositions : 15 septembre 2026

Organisation: Martin Barnier, Chloé Huvet, Jérôme Rossi, Emmanuel Reibel

Présentation

Le colloque est le troisième et dernier événement scientifique du programme ANR Muviscreen intitulé “Représentations musico-sonores de la violence à l’écran. Résonances Hollywood/Europe (1970-2000)”. Il s’inscrit dans le prolongement de thématiques abordées lors des deux premiers colloques : une première typologie a été proposée sous l’angle esthéticohistorique et transversal des tropes, styles ou des démarches auteuristes [1] (manière dont un réalisateur appréhende musicalement la violence); la représentation musico-sonore de la violence a ensuite été soumise à l’épreuve de genres spécifiques du cinéma comme le thriller, le polar, le film de guerre ou encore l’art horror [2]. Le présent appel à communication se centre
plus précisément sur le lien intrinsèque qui se tisse entre violence, musique et son à l’aune de l’évolution technologique des années 1970 au début des années 2000 (dans un effet de relais son-design sonore-musique). Dans tous les cas, ce programme questionne les trois axes majeurs choisis comme problématique centrale reliant l’ensemble: exacerbation (accentuation de la monstration musico-sonore de la violence), distanciation (contrepoint, contre-emploi, ou encore ironie), intériorisation (focalisation subjective que l’on soit du côté de la victime ou de celui du bourreau) – dont on n’exclut ni la porosité ni les entrelacs.

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Les couleurs du français populaire

Appel à communication

Colloque international

4-5 mars 2027

Queen’s University, Belfast

Échéance des propositions : 15 septembre 2026

Organisation:

  • Luca Di Gregorio (H.E.A.J., Namur)
  • Dominique Jeannerod
  • Daniel Mc Auley (Queen’s University, Belfast)
Présentation

Le colloque, qui doit se tenir à Belfast en mars 2027 (4-5 mars 2027), examinera le rôle joué dans les industries créatives par le(s) français populaire(s), incluant des formes telles que l’argot, le verlan, les parlers jeunes et urbains, les régionalismes, les formes postcoloniales et le français numérique, perçues à la fois comme opératrices d’effets de genre, instauratrices d’horizons d’attente, voire de sérialités génériques. Dans Puissance et désinvolture, Roland Barthes a montré de manière convaincante que le noir, dans le film noir français, ne se voit pas seulement : il s’entend – et que l’argot constitue l’un de ses codes les plus immédiats et les plus durables.

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Appel à communications – Saisies littéraires, artistiques et médiatiques du mystère au tournant du XXe siècle

Saisies littéraires, artistiques et médiatiques du mystère au tournant du XXe siècle (1870-1914)

Université Paris Cité

14 et 15 mai 2027

Échéance des propositions : 15 novembre 2026

Organisé par :

  • Alexia Kalantzis
  • Marc Vervel
Contenu de lʼappel

 Le tournant du XXe siècle apparaît comme un moment de transition radicale pour la littérature. Cette époque de fixation et de cristallisation de l’idéologie littéraire républicaine, de patrimonialisation et de canonisation des grands auteurs, de sacralisation du texte alors que la presse triomphe et que s’affermissent les rouages de la culture médiatique, est notoirement associée à une coupure radicale du champ entre littérature de grande diffusion et de diffusion restreinte. C’est le temps du journal à grand tirage et de la revue de prestige à tirage limité, du Petit Parisien et de la Revue blanche – époque de bouillonnement artistique et médiatique, où se succèdent les mouvements d’avant-garde, où la culture médiatique affirme sa puissance, où les stratégies des acteurs se déploient à l’intérieur d’un écosystème fortement polarisé.

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Appel à communications – Renaissance et bande dessinée

Renaissance et bande dessinée

3-4 juin 2027

Maison de la Recherche Sorbonne université, 28, rue Serpente, Paris 6e Amphi Molinié

Échéance des propositions : 30 septembre 2026

Organisé par :

  • Thibaut Maus de Rolley
  • Anne-Pascale Pouey-Mounou
  • Sandra Provini
Contenu de l’appel

Parmi les chronotopes qui inspirent les auteurs et autrices de bandes dessinées, la Renaissance est loin d’être massivement représentée ; dans un univers de connaissances où elle a peu de place – du fait, notamment, de la faible part qui lui est concédée dans les programmes d’enseignement – et dans un univers de représentations intermédial où se sont imposés le médiévalisme et un modernalisme souvent tourné vers des périodes plus récentes, elle n’apparaît pas comme l’univers le plus familier d’une bonne part des créateurs comme de leur public. Toutefois, régulièrement, paraissent des ouvrages qui démentent cette impression. Ils révèlent le potentiel de séduction d’une « Renaissance imaginaire » qui ne laisse pas de stimuler la création, que ce soit sous la forme de best-sellers consacrés au niveau mondial (comme La Tour de François Schuiten et Benoît Peeters, 1987), de séries au succès international (comme le manga Cesare de Fuyumi Soryo et Motoaki Hara, 2005-), de succès de librairie durables (comme Peau d’homme d’Hubert et Zanzim, 2020, ou Les Indes fourbes d’Ayroles et Guarnido, 2019), d’événements littéraires récents (comme Les Sentiers d’Anahuac de Dytar et Romain Bertrand, 2025) ou de productions moins ambitieuses qui exploitent un certain nombre de stéréotypes sanglants, aventureux, érotiques ou ésotériques associés à la Renaissance.

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Cultures populaires et représentations de l’histoire : fécondités du cliché

Appel à communication

Colloque de l’ANR PASSIM

11-12 mars 2027

Bibliothèque de l’Arsenal, Paris

Échéance des propositions : 15 septembre 2026

Organisation: Anne Besson et Justine Breton

Cultures populaires et représentations de l’histoire : fécondités du cliché

Ce deuxième colloque de l’ANR PASSIM (Passés imaginaires. Représentations littéraires et médiatiques des périodes historiques dans les fictions populaires contemporaines) a pour objectif d’analyser collectivement les variables terminologiques et disciplinaires autour du traitement du « cliché » : comment le nomme-t-on ? Comment l’évalue-t-on ? Quelle place lui accorder dans l’analyse des fictions historiques et de leur réception ?

Foisonnement lexical

Cliché et stéréotype sont deux termes désignant des techniques d’imprimerie qui permettent la reproduction à l’identique : « clicher » s’emploie d’abord au XVIIIe siècle pour dire « imprimer une gravure », sens qu’on retrouve dans « cliché photographique », ou en informatique quand on « cliche » (sauvegarde sur un autre support). Dans un prolongement direct, depuis le XIXe siècle ces termes désignent dans le langage courant des expressions, images ou figures de style devenues banales à force d’être répétées ; en stylistique, le cliché renvoie à une expression constituant un écart de style par rapport à la norme et qui se trouve banalisée par l’emploi trop courant qui en a déjà été fait.

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Offre de post-doctorat – Patrimonialiser les expérimentations audiovisuelles

Offre de post-doc pour le programme Patrimonialiser les expérimentations audiovisuelles (Patrix), programme Hermès

Rennes

Échéance des propositions : 29/06/2026

Contrat du 01/10/2026 jusqu’au 31/09/2027

Présentation

L’Université Rennes 2 est membre du consortium HERMES « HERitage in the Making : Emerging Strategies » financé par le programme ANR-France 2030/AMI SHS, coordonné par l’Université Sorbonne Nouvelle et incluant 5 autres partenaires (Avignon Université, CNRS, CY Cergy Paris Université, INALCO, Université Bordeaux Montaigne, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis).

Le projet de recherche PATRIX – Patrimonialiser les expérimentations audiovisuelles s’inscrit dans le HERMES. Il interroge les modalités de conservation, de transmission et de valorisation des expérimentations audiovisuelles, qu’il s’agisse de télévision expérimentale, cinéma expérimental, animation, vidéo, dispositifs techniques ou nouveaux médias.
Il est porté par l’Université Sorbonne Nouvelle — IRCAV, l’Université Bordeaux Montaigne — ARTES et l’Université Rennes 2 — APP (Arts : Pratiques et Poétiques), en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel, la  Bibliothèque nationale de France, le Centre Pompidou, le Centre national du cinéma et de l’image animée et la Cinémathèque Française.

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Appels à articles – Télévision : du trucage aux intelligences artificielles

Télévision : du trucage aux intelligences artificielles

N°17 de Télévision

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Remise des articles : 16 octobre 2026

Parution : printemps 2027

Dossier coordonné par :

  • Lucie Alexis (Université Grenoble Alpes)
  • Céline Ségur (Université de Lorraine, Crem)
 Contenu de l’appel

Si l’ensemble des productions audiovisuelles relève d’une fabrication technique – et peut à ce titre être qualifié d’« artificielles » –, ce dossier propose de restreindre l’usage du terme aux formes dans lesquelles cette fabrication devient saillante, intensifiée ou problématisée. L’artificiel est défini par le CNRTL comme ce « qui est dû à l’art, qui est fabriqué, fait de toutes pièces ». Autrement dit, il ne s’agit pas d’appréhender l’artificiel comme une propriété générale des images audiovisuelles, mais comme un ensemble de procédés, de dispositifs et d’opérations qui rendent perceptible, visible ou stratégique l’intervention technique dans la représentation. C’est dans cette perspective que seront interrogées les pratiques contemporaines à la télévision, et plus largement dans l’audiovisuel, allant du trucage aux intelligences artificielles, en passant par les dispositifs immersifs ou les formes d’augmentation visuelle. Par « artificiel », nous faisons donc référence à un ensemble élargi de pratiques, d’opérations techniques et sémiotiques allant des effets spéciaux numériques aux intelligences artificielles, en passant par la réalité augmentée, les infographies ou les installations immersives.

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Le “doux pouvoir” de la littérature

Appel à contribution

Fabula-LhT : littérature, histoire, théorie

Échéance des propositions : 15 octobre 2026

Direction: Joséphine Vodoz et Jérémy Naïm


Le “doux pouvoir” de la littérature

La littérature est un moyen de séduction au sens où elle peut donner à lire, à expérimenter des vies, des pratiques et des éthiques qui donnent envie d’être vécues, imitées, adoptées. Germaine de Staël constatait déjà que « ce qu’on admire comme art, on veut l’introduire dans l’existence réelle » ([1813] 1968, p. 268). On s’en est offusqué parfois – tout au long du XIXe siècle, on accuse le roman d’entraîner les lecteurs et lectrices à imiter ses personnages (Diaz, 2015 ; Naïm, 2024 ; Pézard, 2018). En se tenant à distance des paradigmes théoriques manipulationnistes (qui prêtent une toute-puissance à un émetteur malveillant dominant un destinataire passif), ce dossier de Fabula-LhT aimerait s’intéresser à ce pouvoir de la littérature, en interrogeant le potentiel séducteur des œuvres littéraires, pour en déterminer les causes et les fonctionnements.

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Appel à communications – 25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

25 ans de télé-réalité : la revanche d’un mauvais genre

28 et 29 septembre 202

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, 4, rue des Irlandais, 75005 Paris

Échéance des propositions : 30 juin 2026

Organisé par :

  • Lucie Alexis, Université Grenoble Alpes
  • Claire Blandin, Université Sorbonne Paris Nord
  • Kira Kitsopanidou, Université Sorbonne-Nouvelle
Contenu de l’appel

Depuis l’émergence de Loft Story sur le petit écran français en 2001, la télé-réalité s’est imposée comme un phénomène culturel et médiatique majeur (Jost, 2002 ; Lochard, Soulez, 2003). En vingt-cinq ans, ce genre – fondé sur la mise en scène de la vie ordinaire dans des contextes contrôlés – a donné naissance à une multitude d’émissions et a profondément transformé le secteur audiovisuel, ainsi que les pratiques télévisuelles. Longtemps décriée (Segré, 2008), la télé-réalité demeure l’un des formats les plus populaires du paysage audiovisuel contemporain (Spies, 2025). Les émissions se sont installées durablement dans les grilles de programmes, participant à la redéfinition des frontières entre public et privé, fiction et réalité, travail et divertissement. En parallèle, elles se sont adaptées aux logiques de programmation des plateformes et des réseaux socio-numériques. Ainsi, dans leur diversité, ses formats circulent, se déclinent, et se réinventent. Pourquoi une telle longévité ? Et que nous dit-elle des mutations de la télévision à l’ère des plateformes et de la transformation de notre culture audiovisuelle ?

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Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Colloque – 2-4 décembre 2026

Salle des Actes – Sorbonne Université

1 rue Victor Cousin 75005 Paris

Organisateur·rices : Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF), Clément Sigalas (CELLF)

Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

Toute expérience narrative repose sur une tension fondamentale entre ce qui est raconté et ce qui aurait pu l’être. Comme l’a montré Hilary Dannenberg, le récit fonctionne à la manière d’une « matrice de possibilités, ontologiquement instable » (2008, p. 13) : le/la lecteur·rice anticipe, conjecture, envisage des dénouements alternatifs qui demeurent pourtant, dans la fiction linéaire, de simples hypothèses mentales. 

 Mais que se passe-t-il lorsque ces virtualités acquièrent une existence matérielle ? Jeux de rôle, jeux vidéo narratifs, récits multiversels, uchronies, fanfictions, livres dont vous êtes le héros, fictions arborescentes, fictions génératives et usages littéraires des LLM sont autant de dispositifs qui font de la bifurcation un principe organisateur explicite de l’œuvre. Dans ces différents objets médiatiques et littéraires, le choix – souvent délégué au·à la lecteur·ice/joueur·se – est généralement inscrit dans l’architecture du texte, ou plus précisément dans la matérialité de ce texte, qui vient reconfigurer à la fois la structure du récit et les modalités de sa réception. Parcourir ces objets, c’est accumuler des trajectoires, rejouer des embranchements, habiter plusieurs versions d’un même monde.

La bifurcation narrative peut être envisagée suivant une approche scalaire, des dispositifs dans lesquels la multiplicité reste corrélée à la planification auctoriale (Marti et Baroni, 2014) aux formes les plus explicitement interactives, où l’agentivité et l’encapacitation du/de la récepteur·rice infléchissent directement le cours du récit . Dans les premiers cas, la bifurcation ne résulte pas d’un choix du/de la récepteur·rice, mais constitue le noeud  de la mise en intrigue, qu’il s’agisse de versions alternatives à des événements historiques dans les uchronies (victoire des Nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale dans The Man in The High Castle, course à la lune gagnée par les Soviétiques en 1969 dans For all Mankind…), ou de versions alternatives à des événements fictionnels dans les récits contrefictionnels et/ou multiversels (Ryan 2024, Goudmand 2026). Dans les seconds cas, le/la lecteur·rice/joueur·se agence à sa guise des éléments préétablis, dans les limites des règles fixées, par une série de manipulations et de transformations : Emmanuelle Lescouët parle ainsi de « narrations modulaires » (2025). 

Ce colloque invite à interroger l’ensemble de ce spectre et à en examiner les enjeux théoriques, poétiques et culturels : en quoi l’expérience des bifurcations transforme-t-elle notre conception du récit, de l’auteur·rice, du/de la récepteur·ice ? Quels outils – théories du transmédia et des mondes possibles, approches intermédiales, études de la réception – permettent d’en rendre compte ? Et comment penser la notion même de choix, entre expérience vécue par procuration et question d’encapacitation, dans les cultures contemporaines de l’imaginaire ?

Le colloque s’articulera autour de quatre axes de recherche. Continuer la lecture de Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations