Tous les articles par Anaïs Goudmand

Docteure en sciences du littéraire Première assistante École de Français Langue Étrangère Université de Lausanne

Approches contemporaines des jeux vidéo

Belphégor | Nouveau numéro

Approches contemporaines des jeux vidéo

Belphégor, n°24-1, 2026

Fanny Barnabé et Sara Dethise Martinez (dir.)


Lors des Assises de la recherche en Cultures Populaires et Médiatiques qui se sont tenues en 2023, plusieurs contributions ont pris pour objet le jeu vidéo et ont entrepris de faire – chacune à sa manière – un état des lieux des recherches en game studies. C’est une partie de ces interventions que le présent numéro entend rassembler, en tissant entre elles un parcours guidé par leur propension commune à repenser et à mettre à jour les méthodes de recherche en sciences du jeu. Les débats qui structurent le champ sont mis en perspective par une confrontation avec des enjeux actuels afin de produire des épistémologies renouvelées du jeu.

Continuer la lecture de Approches contemporaines des jeux vidéo →

Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations

Colloque – 2-4 décembre 2026

Salle des Actes – Sorbonne Université

1 rue Victor Cousin 75005 Paris

Organisateur·rices : Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF), Clément Sigalas (CELLF)

Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

Toute expérience narrative repose sur une tension fondamentale entre ce qui est raconté et ce qui aurait pu l’être. Comme l’a montré Hilary Dannenberg, le récit fonctionne à la manière d’une « matrice de possibilités, ontologiquement instable » (2008, p. 13) : le/la lecteur·rice anticipe, conjecture, envisage des dénouements alternatifs qui demeurent pourtant, dans la fiction linéaire, de simples hypothèses mentales. 

 Mais que se passe-t-il lorsque ces virtualités acquièrent une existence matérielle ? Jeux de rôle, jeux vidéo narratifs, récits multiversels, uchronies, fanfictions, livres dont vous êtes le héros, fictions arborescentes, fictions génératives et usages littéraires des LLM sont autant de dispositifs qui font de la bifurcation un principe organisateur explicite de l’œuvre. Dans ces différents objets médiatiques et littéraires, le choix – souvent délégué au·à la lecteur·ice/joueur·se – est généralement inscrit dans l’architecture du texte, ou plus précisément dans la matérialité de ce texte, qui vient reconfigurer à la fois la structure du récit et les modalités de sa réception. Parcourir ces objets, c’est accumuler des trajectoires, rejouer des embranchements, habiter plusieurs versions d’un même monde.

La bifurcation narrative peut être envisagée suivant une approche scalaire, des dispositifs dans lesquels la multiplicité reste corrélée à la planification auctoriale (Marti et Baroni, 2014) aux formes les plus explicitement interactives, où l’agentivité et l’encapacitation du/de la récepteur·rice infléchissent directement le cours du récit . Dans les premiers cas, la bifurcation ne résulte pas d’un choix du/de la récepteur·rice, mais constitue le noeud  de la mise en intrigue, qu’il s’agisse de versions alternatives à des événements historiques dans les uchronies (victoire des Nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale dans The Man in The High Castle, course à la lune gagnée par les Soviétiques en 1969 dans For all Mankind…), ou de versions alternatives à des événements fictionnels dans les récits contrefictionnels et/ou multiversels (Ryan 2024, Goudmand 2026). Dans les seconds cas, le/la lecteur·rice/joueur·se agence à sa guise des éléments préétablis, dans les limites des règles fixées, par une série de manipulations et de transformations : Emmanuelle Lescouët parle ainsi de « narrations modulaires » (2025). 

Ce colloque invite à interroger l’ensemble de ce spectre et à en examiner les enjeux théoriques, poétiques et culturels : en quoi l’expérience des bifurcations transforme-t-elle notre conception du récit, de l’auteur·rice, du/de la récepteur·ice ? Quels outils – théories du transmédia et des mondes possibles, approches intermédiales, études de la réception – permettent d’en rendre compte ? Et comment penser la notion même de choix, entre expérience vécue par procuration et question d’encapacitation, dans les cultures contemporaines de l’imaginaire ?

Le colloque s’articulera autour de quatre axes de recherche. Continuer la lecture de Appel à contributions : Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations →

Figures en chantier : les nouvelles fabriques du personnage

Figures en chantier : les nouvelles fabriques du personnage

Journée d’études

8 juin 2026

Sorbonne Université
Amphi Guizot
(1 rue Victor Cousin, 75005 Paris)

 

Organisation: Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF) et Clément Sigalas (CELLF)

Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

Si vous êtes extérieur·e à Sorbonne Université et que vous souhaitez assister à la journée d’études, merci de bien vouloir vous inscrire sur ce formulaire avant le mardi 2 juin 2026.

Du masque de l’acteur·rice (persona) aux protagonistes des œuvres de fiction, le personnage a été l’objet d’un vif intérêt théorique depuis les travaux fondateurs de Philippe Hamon (1972) et de Vincent Jouve (1992). Ces dernières décennies, loin de se tarir, les recherches sur le personnage ont essaimé dans de multiples directions : les jeux vidéo, les récits transmédiatiques ou encore les fictions à multivers ont considérablement renouvelé la « fabrique du personnage » (Lavocat, Murcia, Salado 2007), imposant d’envisager d’autres formes ou modalités d’élaboration et de réception, qui défient l’unité de son statut ontologique, dans un contexte où l’auctorialité elle-même fait l’objet de constantes redéfinitions. À l’heure des processus fictionnels hybrides (fanfictions, personnagisation de l’auteur ou d’une personne réelle, autofiction, transfictionnalité…), que reste-t-il du personnage dans les pratiques fictionnelles contemporaines ? C’est à cette réflexion, qui pourra emprunter deux axes, que nous vous invitons.

Continuer la lecture de Figures en chantier : les nouvelles fabriques du personnage →

Raconter, et construire des mondes

Raconter, et construire des mondes

Communications, n° 118

Dirigé par Olivier Caïra et Anaïs Goudmand

Présentation

Des Rougon-Macquart à l’univers Marvel, du panthéon de Lovecraft aux créatures Pokémon, du Seigneur des Anneaux à The Witcher en passant par Dungeons & Dragons, les mondes fictionnels ont envahi le paysage, tous médias confondus. Ils sont bien entendu tissés de récits, mais aussi enrichis d’illustrations, de généalogies, de cartes, d’entrées encyclopédiques, de langues autochtones, voire de livres de cuisine, de manuels techniques ou de grimoires occultes. Avec le développement des loisirs interactifs, ces mondes sont devenus des espaces de jeu, d’invention et de socialisation, mais aussi des terrains d’affrontement culturel.

Ces créations tous azimuts ne proviennent presque plus d’individus seuls, mais d’équipes de plus en plus spécialisées, et les communautés de fans s’impliquent souvent dans ces vastes entreprises de worldbuilding. Ce processus transforme conjointement la structure des œuvres de fiction et l’organisation des industries de divertissement.

Par leur poids économique croissant, par leur résonance culturelle parfois planétaire, par les questions esthétiques et éthiques qu’ils soulèvent, les mondes fictionnels constituent un point de rencontre – et souvent de friction – entre les équipes créatives, les diffuseurs médiatiques et leurs différents publics. Distribués à l’échelle internationale, dans un contexte globalisé, ils impliquent aussi de nombreuses problématiques et réappropriations locales. Pour le monde de la recherche, le worldbuilding offre des éclairages inédits sur la narratologie, la psychologie et la sociologie de la réception, l’économie de la culture et les théories de la fiction. Continuer la lecture de Raconter, et construire des mondes →

Journée d’études – Périodiques et Middlebrow Culture (XIXe-XXIe s.)

JOURNÉE D’ÉTUDE PÉLIAS (PÉRIODIQUES LITTÉRATURE, ARTS, SCIENCES)

Samedi 8 novembre 2025

Salle 677C | Université Paris Cité, Campus des Grands Moulins | Esplanade Vidal Naquet, Bâtiment C, 6e étage

 

ORGANISATION

  • Axel Hohnsbein, Université de Bordeaux, SPH
  • Alexia Kalantzis, UPCité, CERILAC

PROGRAMME

 9 h 45            ACCUEIL

10h05        INTRODUCTION – Alexia Kalantzis et Axel Hohnsbein

10h20       Le naturalisme comme littérature middlebrow : une construction médiatique sous la IIIe République – Marie-Astrid Charlier, Université Paul-Valéry Montpellier 3, IUF

 11h      L’histoire littéraire des Trente Glorieuses et le middlebrow – Marie-Eve Thérenty, Université Paul-Valéry Montpellier 3, IUF

 11h40       Entre poétique du support et discours sociaux : Le magazine comme matrice de l’esthétique middlebrow – Matthieu Letourneux, Université Paris Nanterre

12h20       REPAS

14h       Des périodiques middlebrow à l’épreuve du transfert culturel : les « journaux amusants » français (La Vie parisienne, Le Rire, Le Sourire, etc.) aux Etats-Unis (1913-1939) – Céline Mansanti, Université de Picardie-Jules Verne

14h40      Le voyage spatial et la fusée dans la presse jeunesse de l’entre-deux-guerres : entre fiction, vulgarisation scientifique et anticipation – Catherine Radtka, Cnam

15h20      Magazines au passé : des formes nouvelles pour l’histoire grand public, des années 1970 aux XXIe siècle – Jean-Charles Geslot, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

16h      Canards et Middlebrow Culture : l’exemple de Picsou Magazine – Anaïs Goudmand, Sorbonne université

16 h 40          CONCLUSIONS ET CLÔTURE DE LA JOURNÉE

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Jean-Charles Geslot, UVSQ, CHCSC
  • Axel Hohnsbein, Université de Bordeaux, SPH Alexia Kalantzis, Université Paris Cité, CERILAC Catherine Radtka, CNAM PARIS, HT2S
  • Viera Rebolledo-Dhuin, UPEC, CRHEC
  • Évanghelia Stead, UVSQ, CHCSC
  • Hélène Védrine, Paris-Sorbonne, CELLF 19-21
  • Norbert Verdier, GHDSO/EST

Télécharger le programme (.pdf)

Hommage à Dominique Pasquier

C’est avec une profonde tristesse que le bureau de la LPCM a appris la disparition de Dominique Pasquier, spécialiste de la télévision et de ses réceptions populaires, survenue le 8 avril 2025.

Ses travaux imprègnent largement les recherches menées par bien des membres de la LPCM. Plus de vingt-cinq ans après sa parution, La Culture des sentiments, l’expérience télévisuelle des adolescents continue de saisir par son ambition : Dominique Pasquier s’est notamment attelée à la lecture des milliers de lettres envoyées par les jeunes téléspectatrices d’Hélène et les garçons au groupe audiovisuel qui produisait la série. Cet ouvrage sensible a une résonnance particulière pour la génération de chercheur·ses né·es dans les années 1980, qui a grandi avec la télévision d’AB Productions. Mais au-delà de son objet spécifique, il est frappant de constater à quel point ses méthodes et ses conclusions restent d’actualité dans le contexte des usages numériques de la réception.

Dominique Pasquier lègue à ses successeur·ses une certaine éthique de la recherche, fondée sur une étude des médias attentive à leurs aspects populaires (comme les animateurs d’émissions de variété et de jeux), mais aussi à leurs usages intimes et sociaux ainsi qu’à à leur intégration dans l’expérience ordinaire. Elle a su, de même que sa collègue Sabine Chalvon-Demersay, déceler « le caractère si particulier de la télévision, un média qui s’inscrit et se fond dans les routines quotidiennes du foyer[1] », et, contre l’illusion d’une homogénéité des publics, analyser avec une grande justesse les variations des pratiques liées à la classe, à l’âge, au genre. Nous retiendrons tout particulièrement son rôle de passeuse de théories et de travaux anglophones, sa générosité ainsi que l’humilité de ses pratiques de recherche, très souvent collectives, à hauteur de téléspectateur·rice et éloignée de tout regard surplombant.

Compte tenu de son goût pour le défrichage des médias en déficit de légitimité, il n’est guère étonnant que Dominique Pasquier ait ensuite élargi ses recherches aux nouvelles technologies qui se sont installées dans les foyers, à travers des travaux sur la critique filmique amateur en ligne ou sur les usages du numérique parmi les classes modestes, et en accordant une attention toute particulière aux cultures numériques juvéniles. Nous souhaitons saluer son engagement fervent en faveur des publics populaires et la lutte qu’elle menait contre la fracture numérique au sein du Conseil national du numérique.

Le bureau de la LPCM adresse toutes ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collègues.

Anaïs Goudmand, présidente de la LPCM, pour le bureau

Victor Faingnaert, pour le comité d’organisation du séminaire de la LPCM

Bibliographie sélective

Dominique Pasquier et Sabine Chalvon-Demersay, « Les animateurs de télévision », Réseaux, 28-1, 1988, p. 55-111.

Dominique Pasquier, La Culture des sentiments, l’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1999.

Daniel Cefaï et Dominique Pasquier (dir.), Le sens du public, Paris, Presses Universitaires de France, 2003.

Dominique Pasquier, Cultures lycéennes. La tyrannie de la majorité, Paris, Éditions Autrement, coll. « Mutations », 2005.

Dominique Pasquier, Valérie Beaudouin et Tomas Legon, Moi, je lui donne 5/5. La critique amateur en ligne, Paris, Presse des Mines, 2014.

Dominique Pasquier (dir.), Explorations numériques. Hommages aux travaux de Nicolas Auray, Paris, Presses des Mines, 2017.

Dominique Pasquier, L’internet des familles modestes : Enquête dans la France rurale, Paris, Presse des Mines, 2018.

Dominique Pasquier et Frank Revillard (dir.), « Télévision : les publics », Réseaux, n°229, 2021/5.

Dominique Pasquier et Frank Revillard (dir.), « Télévision : industrie et programmes », Réseaux, n°230, 2021/6.

Dominique Pasquier et Anne Barrère (dir.), « L’école au temps des tutos », Éducation et Sociétés, n°53, 2025/1.

[1] Dominique Pasquier, « Les publics, entre usages de la télévision et réception des programmes », dans Dominique Pasquier et Frank Revillard (dir.), « Télévision : les publics », Réseaux, n°229, 2021/5, p. 34.

Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie » : année universitaire 2024-2025 –Héros/Héroïnes. Pouvoir(s) d’agir

Le séminaire se réunit tous les quinze jours, les 1er, 3e et 5e mardi du mois, de 16h à 18h
École Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm – 75005 Paris, Salle Celan –  Site du séminaire : http://narratologie.ehess.fr/

Le séminaire se déroulera en mode hybride (présentiel + distanciel).

Co-organisateurs du séminaire : Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS), Thomas Conrad (ENS, Paris), Anne Duprat (Université de Picardie-Jules Vernes/IUF), Anaïs Goudmand (Sorbonne Université), John Pier (Université de Tours et CRAL), Philippe Roussin (CRAL/CNRS).


Programme des séances

Mardi 1er octobre 2024

Thomas Conrad (ENS, Paris) « Introduction » et Jennifer Tamas (Rutgers University) – « Héroïne ou Victime ? Regards narratologiques de Perrault à Breillat sur la femme de Barbe Bleue ».


Mardi 15 octobre 2024

Florence Dupont (Université Paris Cité) – « Héraklès, Alexandre, César et les autres »


Mardi 5 novembre 2024

Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS) – « Génies et surdoués à l’écran : comment l’intelligence extrême transforme la notion d’héroïsme »


Mardi 19 novembre 2024

Jacques-David Ebguy (Université Paris Cité) – « Les héros de la vie moderne. Héroïsme et roman balzacien »


Mardi 3 décembre 2024

Hélène Sellier (Université Toulouse II Paul Sabatier) – « Héroïsmes au féminin dans les jeux vidéo et agentivité de la joueuse »


Mardi 17 décembre 2024

Anne Duprat (Université Picardie-Jules Verne/IUF) – « L’héroïsme est-il personnel? l’individuel et le collectif dans la constitution du personnage littéraire (XVIe-XIXe siècles) »


Mardi 21 janvier 2025

Cao Danhong (Nanjing University, Chine) – « La narratologie ‘chinoise’ au carrefour de deux traditions »


Mardi 4 février 2025

Simon Bréan (Université Sorbonne Nouvelle) – « Jouer au héros : mises en scène contemporaines du devenir héroïque »


Mardi 4 mars 2025

Sabine Chalvon Demersay (CNRS et EHESS) – « Le héros de série télévisée et son étrange nature »


Mardi 18 mars 2025

Sarah Mallah (Université Gustave Eiffel) – « Infra-héroïsme, hyper-héroïsme : quand la science-fiction joue avec ses codes »


Mardi 1er avril 2025

Benoît Hennaut (École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre – Bruxelles) -« Des héros et des mythes « affaiblis » : retour sur les fondements radicaux du théâtre de Romeo Castellucci dans les années 1990 »


Mardi 29 avril 2025

John Pier (Université de Tours et CRAL) – Titre à communiquer

Journées de recherche «indisciplinaires» : Fictions multiverselles, fictions multiversions. Pour une poétique des mondes fictionnels parallèles

Dates : jeudi 3 octobre et vendredi 4 octobre 2024

Lieu : Foyer de La Grange, campus de Dorigny, Université de Lausanne 

Journées d’étude organisées par le Pôle de narratologie transmédiale, transculturelle et transhistorique (NaTrans) de l’Université de Lausanne, avec le soutien du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures (CIEL) et du Centre d’études théâtrales (CET) 

Comment différentes disciplines scientifiques abordent-elles le concept de multivers ? Des chercheurexs en narratologie, cultural studies, astrophysique, philosophie et histoire se réunissent lors des premières journées de recherche francophones exclusivement consacrées à la question du multivers dans une perspective transdisciplinaire. L’occasion de partager leurs approches respectives avec leurs pairs et le public, tout en se saisissant du travail artistique des Compagnies du Multivers pour nourrir la rencontre.

Intervenantexs
Raphaël Baroni, Anne Besson, Romain Bionda, Florent Favard, Anaïs Goudmand, Oliver Janssen, Aurélien Maignant, Valentine Robert, Marie-Laure Ryan, Gérald Sinclair, Aliénor Vauthey et les Compagnies du Multivers

Événement lié

Grille horaire

Crédits image : © Nausicaa Planche / UNIL

Marina Delgado Rodríguez (Universidad Pública de Navarra)

Formation 

  • Universidad de Deusto – Licence en Philosophie, Politique et Économie
  • Universidad de Zaragoza – Master en Recherche en Philosophie
  •  Universidad Pública de Navarra – Programme de Doctorat en Sciences Sociales et Humaines

Curriculum Vitae 

Mes intérêts de recherche se situent tant dans la philosophie politique que dans la littérature et la sociolinguistique. Dans ces deux domaines, j’ai présenté des communications tant au niveau national qu’international.

En philosophie, j’ai présenté les résultats de ma recherche sur l’auteur Cornelius Castoriadis et son lien avec l’écologisme lors d’une communication intitulée “Le projet demeure” (2024) au Congrès Mondial de Philosophie à Rome, disponible à ce lien. 

J’ai également participé à la table ronde “Théories littéraires et postmodernité” au Congrès “Postmodernité : Bilans d’une condition et pertinence d’un concept” avec une communication intitulée “Qu’est-il advenu du canon ? Légitimation, frontières et marché” (2023), que vous pouvez lire sur ce lien.

De plus, j’ai participé au Congrès International “Littérature(s) française(s) : Nouvelles perspectives dans les études sur l’interculturalité, la spatialité, la nature, l’animalité et le genre” avec une communication intitulée “Légitimation de la littérature en dehors de la littérature” (2023) ; et au Congrès “Entre deux eaux : poésie et réalité” avec une communication intitulée “Tout est canonique, rien n’est canonique” (2023), disponible ici.

Je travaille actuellement sur ma thèse de doctorat dans le domaine de la philosophie politique, plus particulièrement sur le concept d’autonomie chez Cornelius Castoriadis.

Raphaël LUIS (ENS Lyon)

Raphaël Luis est maître de conférences en littérature générale et comparée à l’ENS de Lyon. Il a notamment publié un ouvrage consacré à l’influence de Robert Louis Stevenson sur la littérature latino-américaine (La carte et la fable. Stevenson, modèle d’une nouvelle fiction latino-américaine (Bioy Casares, Borges, Cortázar), Lyon, ENS Éditions, 2018), co-dirigé un ouvrage sur la relation entre football et littérature (Mythologies sportives d’aujourd’hui. Le football et ses langages, avec Jean-Marc Baud et Vincent Bierce, Paris, Hermann, 2021) et un numéro de Recherches & Travaux sur les littératures de genre (Littératures de genre et stratégies littéraires, 2023) avec Hélène Martinelli. Il a également rédigé la préface de L’Île au trésor de R. L. Stevenson pour la collection « Litera » de Gallmeister (2023).

Domaines de recherche

  • Littératures de genre
  • Littérature latino-américaine
  • Théories de la world literature
  • Sport et littérature

Quelques articles liés aux cultures populaires et médiatiques

2024 « Le réalisme magique, un genre mou ? », in Le réalisme magique et ses définitions : mode majeur ou mode mineur ?, s. dir. Pauline Franchini et Vanessa Besand, Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne.

2023 « Sports et pop culture : un nouvel espace médiatique pour la fantasy », in Fantasy & médias, s. dir. Anne Besson, Natacha Vas-Deyres et Florent Favard, Chambéry, Éditions ActuSF, 2023, p. 177-198.

2023 « Stratégies identitaires, stratégies d’effacement : le dilemme constitutif des littératures de genre », Recherches & Travaux, n°103. DOI : https://doi.org/10.4000/recherchestravaux.6676

2022 « Vers une théorie alternative des genres romanesques : Stevenson et la “simplicité significative” du roman », in Les genres du roman au xixe siècle s. dir. Émilie Pézard et Valérie Stiénon, Paris, Classiques Garnier, p. 149-162.

2020 « Sandman, récit métamorphe : l’espace du chapitre chez Neil Gaiman », Itinéraires [En ligne]. URL : http://journals.openedition.org/itineraires/7848

2018 « Leçons inversées : Robert Louis Stevenson et la morale ambiguë du roman d’aventures » in La leçon en fiction. XIXe – XXIe siècles, s. dir. Magalie Myoupo et Marion Brun, Paris, Eurédit, p. 77-93.

2017 « “A sound in the wind” : les Fables de R. L. Stevenson, une expérimentation fantastique », Otrante, n°41, « Écosse et Irlande fantastiques », s. dir. Catherine Conan et Camille Manfredi, Paris, Editions Kimé, p. 33-45.

2015 « Ballades de la mer salée : fictions du Pacifique chez Robert Louis Stevenson et Hugo Pratt », Loxias n°48, « Stevenson et la culture polynésienne », s. dir. Odile Gannier et Sylvie Ortega, URL : http://revel.unice.fr/loxias/index.html?id=7949.

2014 « Stevenson face à la tragédie de 1745 : conflit historique et surnaturel dans Le Maître de Ballantrae », Interférences littéraires, n°14, « Le réalisme magique comme stratégie narrative dans la réappropriation des traumatismes historiques », s. dir. Eugène Arva et Hubert Roland, p. 129-143.

L’ensemble de ses publications est consultable sur HAL.