Contrer le rire fasciste
Trolling et résistance
Denis Saint-Amand
Rue de l’Échiquier, 2026
Présentation de l’ouvrage
On entend fréquemment que le rire, en tant que symbole de la liberté d’expression, est menacé. C’est surtout sa portée émancipatrice qui semble s’émousser, tant il apparaît aujourd’hui fréquemment mobilisé comme instrument de domination. Entre saluts nazis goguenards, mèmes cyniques et vidéos absurdes générées par intelligence artificielle, l’administration Trump et ses suiveurs récupèrent un rire trollesque typique d’une culture lulz développée en ligne. Ces provocations revendiquent une façon d’exercer le pouvoir brutalement, en riant au nez du monde et en jouissant d’une parfaite impunité. Face à ce rire fasciste, quelles sont les oppositions possibles ?
Spécialiste des poétiques de la parodie et de la satire, Denis Saint-Amand étudie les mécanismes rhétoriques et les logiques de ce rire fasciste, mais aussi les moyens de le contrer.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Fanny Barnabé (13 mai 2026). Contrer le rire fasciste. LPCM. Consulté le 13 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/167ux
Plutôt qu’émancipateur, le rire est plutôt consolateur (si la situation ne change pas).
Sinon, l’usage du rire par l’extrême droite est juste le symétrique tout aussi engagé de celui de l’extrême gauche (l’extrême droite se définit aussi par l’imitation systématique du mode organisationnel et tactique de l’extrême gauche).