Mordred. Un chevalier de notre temps
Camille-Apollonia Narducci
L’Harmattan
2025
Résumé
Dans les chroniques du Xe siècle, « Mordred » est « Medrawt », mort à Camlann. Au XIIe siècle, il est « Mordret », chevalier félon, neveu du roi Arthur. Entre les XIIIe et XVe siècles, il devient le bâtard incestueux et parricide d’Arthur. Personnage mineur à ses origines, il est essentiel pour le dénouement de la matière arthurienne. Ses monographies sont partielles, et se limitent, pour la plupart, à l’analyse de son rôle par rapport à autrui — Arthur ou Lancelot.
À chaque époque, son rôle est réorienté pour incarner les maux contemporains, à la manière d’un bouc émissaire. Les réécritures contemporaines le revalorisent, voire le réhabilitent. Mordred se réinvente en modèle à suivre alors qu’il était à l’origine un repoussoir. Un roman catalan l’érige en rebelle au centralisme madrilène. Et dans un manga, il devient une figurine à collectionner…
Entre ces deux extrêmes, du corpus médiéval au corpus moderne et dans plusieurs domaines politico-linguistiques, la symbolique mordretienne évolue. Qu’impliquent les modifications de ses significations sociales, politiques et littéraires vis-à-vis du mythe arthurien, l’un des piliers majeurs de l’Occident ?
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Victor Faingnaert (4 décembre 2025). Parution – Mordred, un chevalier de notre temps. LPCM. Consulté le 17 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15a1c