Archives par mot-clé : numérique/digital

Parution : Derrière les écrans. Les nettoyeurs du Web à l’ombre des réseaux sociaux

Sarah T. Roberts, Derrière les écrans. Les nettoyeurs du Web à l’ombre des réseaux sociaux, La Découverte, 2020. 

Employés par des sous-traitants aux quatre coins du monde, les modératrices et modérateurs de contenu sont les travailleurs de l’ombre chargés de purger les sites Internet, les réseaux sociaux et les applications mobiles des photos, vidéos ou commentaires abjects qui les inondent : propos haineux, cyber-harcèlement, injures racistes ou sexistes, automutilations et tortures, viols et décapitations, pédophilie…
À travers des dizaines d’entretiens menés avec ces collecteurs de déchets numériques dans les zones rurales de l’Iowa, dans la Silicon Valley, au Canada et aux Philippines, cette enquête met au jour l’économie souterraine d’une industrie dont les coulisses tranchent avec le progressisme revendiqué. À rebours de l’optimisme libertaire des pionniers du Web, le filtrage des torrents de violence, de pornographie et de fiel déversés sur nos écrans s’impose aujourd’hui comme une tâche à la fois indispensable et sisyphéenne. Ses enjeux en termes de réglementation de la liberté d’expression et de délimitation des frontières du dicible et du montrable à l’échelle planétaire restent néanmoins largement ignorés.
Alors que les controverses autour des fake news, des discours de haine et du harcèlement en ligne obligent peu à peu les plateformes à rompre l’illusion d’une modération « automatique », Sarah Roberts révèle les conditions de travail des substituts de l’« intelligence artificielle » et les risques psychologiques auxquels sont exposés celles et ceux dont le quotidien connecté consiste à visionner à la chaîne des contenus insoutenables pour que nous n’y soyons pas confrontés.

Sarah T. Roberts est chercheuse et enseignante en sciences de l’information à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Continuer la lecture de Parution : Derrière les écrans. Les nettoyeurs du Web à l’ombre des réseaux sociaux →

Parution : Méthodes de recherche en contexte numérique

Mélanie Millette, Florence Millerand, David Myles et Guillaume Latzko-Toth (dir.), Méthodes de recherche en contexte numérique. Une orientation qualitative, Presses Universitaires de Montréal, “Libre accès”, 2020. 

Ce livre fait le point sur les avancées et les enjeux de la méthodologie qualitative en contexte numérique. Il offre un panorama des méthodes de recherche les plus récentes pour l’étude des phénomènes en ligne par les sciences sociales – communication, sociologie, anthropologie. Cet ouvrage foisonnant présente des textes allant des fondements épistémologiques aux méthodes visuelles pour l’étude d’objets numériques, en passant par les stratégies ethnographiques, la collecte et l’analyse de traces d’activités en ligne. Au-delà du manuel, l’ouvrage se distingue par son actualité, sa cohérence entre la théorie et la pratique ainsi que par sa résonance interdisciplinaire. Continuer la lecture de Parution : Méthodes de recherche en contexte numérique →

Parution : La culture à l’ère du numérique. Plateformes, normes et politiques


Antonios Vlassis, Michèle Rioux et Destiny Tchéhouali (dir.), La culture à l’ère du numérique. Plateformes, normes et politiques, Presses Universitaires de Liège, 2020. 

Préface : Bernard Rentier / Épilogue : Charles Vallerand

Dans un contexte de convergence sectorielle entre culture, commerce et numérique (Internet et réseaux de télécommunications), l’ouvrage se fixe pour objet d’explorer les tensions entre globalisation numérique et industries culturelles. Plus spécifiquement, notre objectif est de mettre en lumière les pratiques des plateformes numériques dans le secteur culturel (audiovisuel, cinéma, musique, livre), d’analyser la cohérence des politiques culturelles dans une perspective comparative et de saisir pourquoi et comment les acteurs et leurs stratégies entendent embrasser des enjeux transversaux tels que la découvrabilité, la promotion et la protection des expressions culturelles diversifiées, le droit d’auteur et les conditions économiques et sociales des créateurs à l’ère du numérique, la coopération internationale dans le domaine culturel. À cet égard, nous visons à repenser les cadres de l’intervention publique dans le but de déboucher sur de nouvelles normes et trajectoires de gouvernance et sur de nouveaux modèles de politiques publiques en matière de culture et de numérique.


Antonios VLASSIS est chercheur au Center for International Relations Studies (cefir) et maître de conférences au Département de Science Politique de l’Université de Liège. Michèle RIOUX est professeure au Département de Science Politique de l’Université du Québec à Montréal (uqam) et directrice du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (ceim-uqam). Destiny TCHEHOUALI est professeur au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal (uqam) et directeur de l’Observatoire des réseaux et interconnexions de la société numérique (orison).

Appel à communications : Études du livre au XXIe siècle : chantiers étudiants en cours

Études du livre au XXIe siècle : chantiers étudiants en cours

Colloque étudiant en ligne organisé par

René Audet (Université Laval / Littérature québécoise mobile)
Julien Lefort-Favreau (Queen’s University/GRÉLQ)
et Mélodie Simard-Houde (Université du Québec à Trois-Rivières / Littérature québécoise mobile)

avec le soutien du Groupe de recherches et d’études sur le livre au Québec (GRÉLQ, Université de Sherbrooke)

Ce « printemps » des études du livre au XXIe siècle vise à mettre en valeur les chantiers de recherche en cours et à mettre en lien les jeunes chercheur⋅e⋅s d’un domaine scientifique qui se dessine à l’intersection de la littérature contemporaine, de l’histoire du livre et de l’édition, de la culture médiatique et des arts visuels.

Le site de l’événement rendra disponibles, à partir de la semaine du 8 mars 2021 et de façon périodique, les contributions des participant⋅e⋅s au colloque. Une discussion ouverte suivra chacune d’elles, pour conduire à un événement-synthèse qui se tiendra dans la semaine du 17 mai 2021. Continuer la lecture de Appel à communications : Études du livre au XXIe siècle : chantiers étudiants en cours →

Appel à contributions : Lire, (ré)écrire et partager: anciennes et nouvelles pratiques de signification

Lire, (ré)écrire et partager: anciennes et nouvelles pratiques de signification

Alma Mater Studiorum – Università di Bologna

Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture Moderne 

COLLOQUE INTERNATIONAL DE JEUNES CHERCHEURS

Bologne, 10 et 11 février 2021 

Conférence inaugurale : Professeur Paolo Costa (Université de Pavie) 

Le colloque invite à réfléchir à des questions d’une brûlante actualité sur les modalités d’écriture, de lecture et de partage dans la contemporaneité, selon des perspectives interdisciplinaires, intermodales et transmediales.

Mème[1], twittérature, micro-récits social, fanfictions et web comics ne sont que quelques exemples des nouvelles formes d’écriture apparues dans le domaine de la culture post-médiale. À l’arrivée des nouvelles technologies et de l’ère du social a suivi la prolifération de nouvelles pratiques de lecture, de (ré)écriture et de partage, qui transforment actuellement en profondeur le panorama littéraire, en ouvrant la voie à des phénomènes de production collective et en stimulant un vertigineux travail de re-signification. De telles expériences trouvent dans le web et en particulier dans les social media leur écosystème de développement et de propagation, en atteignant souvent une audience globale : on assiste ainsi à une extraordinaire multiplication des produits culturels dérivés, dont la matrice est fréquemment ignorée par l’utilisateur final.

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Parution : Vices pop. Dysfonctionnements dans la culture pop

Frédérique Toudoire-Surlapierre, Sébastien Hubier (dir.), Vices pop. Dysfonctionnements dans la culture pop, Éditions et Presses universitaires de Reims, 2020. 

La grande révolution hypermoderne correspond à ce moment théorique où bien-être et bonheur n’ont plus été conçus comme un accomplissement personnel, mais érigés au rang de valeur ultime. Bien entendu, cette quête paranoïaque du bonheur – qui s’accompagne de formes insensées d’hypermoralisation, d’hygiénisme, d’aseptisation, de conformisme, d’uniformisation politiquement correcte et de réduction des libertés – est une pure illusion. Au bout du compte, selon la célèbre formule américaine: « life is necessarily experiencing pain and defeat ». Ce volume s’attache justement à toutes les représentations des vices et des dysfonctionnements dans la pop culture – littérature de grande diffusion, littérature pour jeunes adultes, romans graphiques, bandes dessinées, musique, fictions cinématographiques, télévisuelles et néo-médiatiques (webcams, photographies numériques, blogs), reality tv shows, productions vidéo-ludiques. Les études de ce recueil se concentrent ainsi, dans les représentations actuelles, à l’amour du gras, de l’alcool ou des drogues, à l’excès, au sentiment de vide, au burn-out, à l’infantilisation narcissique, à l’hypocondrie, à la neurasthénie, à la névrose, au binge drinking(ou watching), aux nouvelles perversions sexuelles, à la terreur de la contagion, de la mort, voire de l’extermination. Continuer la lecture de Parution : Vices pop. Dysfonctionnements dans la culture pop →

Parution : Les imaginaires numériques au musée

Eva Sandri, Les imaginaires numériques au musée. Débats sur les injonctions à l’innovation,  MKF, “Les essais numériques”, 2020.

Préface de Joëlle Le Marec

L’introduction du numérique au musée génère autant d’enthousiasme que de craintes. Ce livre revient sur les débats virulents qui agitent la profession depuis plusieurs années maintenant. D’un côté, les technophiles vantent les vertus du numérique (les applications pour smartphone permettent notamment de démocratiser les connaissances et d’attirer le jeune public), tandis que les technophobes le rejettent, considérant qu’il est une atteinte à une rencontre authentique avec les œuvres (les expositions virtuelles en ligne condamneraient à plus ou moins long terme les musées à être totalement dématérialisés).
Eva Sandri s’intéresse au contexte idéologique dans lequel des dispositifs sont parfois mis en place à marche forcée et à la manière dont les professionnels s’ajustent face cette situation nouvelle.
L’autrice nous propose, en outre, des pistes pour la mise en œuvre de projets de médiation sortant des sentiers battus.

Eva SANDRI est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Inalco (équipes de recherche Cerlom et Gripic). Ses travaux portent sur les enjeux de la médiation culturelle et les imaginaires rattachés aux dispositifs numériques dans les musées. Elle a déjà publié plusieurs articles sur ces questions et partage depuis plusieurs années maintenant son expertise avec les professionnels du monde muséal. Les imaginaires numériques au musée ? est son premier ouvrage.

Parution : Des avant-dernières machines. Cinéma, techniques, histoire

Selim Krichane et Benoît Turquety (dir.), Des avant-dernières machines. Cinéma, technique, histoire, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2020.

Histoire des techniques et techniques de l’histoire. 

L’environnement numérique dans lequel nous baignons aujourd’hui nous a habitués à l’idée que les appareils se succèdent comme les générations. Or, faire l’histoire des techniques cinématographiques, c’est rappeler que chacune de ces machines est historique, en ce qu’elle est le résultat d’un processus d’innovation et d’appropriation inscrit dans un moment singulier du médium, de la culture, de l’économie et de la société.

Cet ouvrage démontre pourquoi il est nécessaire, pour comprendre un système technico-médiatique contemporain, de se tourner non pas seulement vers les dernières, mais aussi vers les avant-dernières machines. Par des analyses de cas concrets – depuis les manuels de lanterne magique jusqu’à la standardisation de la projection numérique – les contributions rassemblées par Selim Krichane (Centre d’études cinématographiques) et Benoît Turquety (Section d’histoire et esthétique du cinéma) explorent les relations entre les médias, les techniques, et l’écriture de l’histoire.

Ce volume collectif s’inscrit notamment dans la collaboration entre les sciences humaines et sociales et les sciences cultivées à l’EPFL au travers du Collège des humanités.

Appel à Contribution : THE COMICS GRID SPECIAL COLLECTION “TRANSLATION, REMEDIATION, SPREAD: THE GLOBAL CIRCULATION OF COMICS IN DIGITAL DISTRIBUTION”.

Special Collection: Translation, Remediation, Spread: The Global Circulation of Comics in Digital Distribution

Editors: Jonathan Evans, Kathleen Dunley and Ernesto Priego

Timeline:

  • CFP made public: May 2020
  • Deadline for first drafts: 30 June 2021
  • Initial editorial desk review: 30 August 2021
  • Peer Reviews due: 16 January 2022
  • Revised papers due: 30 June 2022
  • Estimated Publication of articles as they become ready: August 2022

Submissions called for the journal’s Research section (3000-7000 words). For full submissions information, please go to https://www.comicsgrid.com/about/submissions/. Please note we do not consider submissions on the basis of abstracts only; we only receive and consider full versions of submissions via our journal management system . Continuer la lecture de Appel à Contribution : THE COMICS GRID SPECIAL COLLECTION “TRANSLATION, REMEDIATION, SPREAD: THE GLOBAL CIRCULATION OF COMICS IN DIGITAL DISTRIBUTION”. →

Parution : Subjectivités numériques et posthumain

Sylvie Bauer, Claire Larsonneur, Hélène Machinal et Arnaud Regnauld (dir.)

Subjectivités numériques et posthumain

Presses Universitaires Rennes, collection “Interférences”, 2020.

Comment penser l’humain quand toutes sortes d’objets connectés, du téléphone à la montre, se donnent comme des prothèses, voire des doubles de nous-mêmes (augmented self) ? De quelle autonomie dispose un sujet quand toutes nos traces numériques – tant celles que nous avons laissées volontairement que celles qui ont été collectées à notre insu – sont inventoriées et archivées quasi automatiquement (quantified self) ? L’approche proposée dans ce livre est fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l’humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.

Avec le soutien du laboratoire Anglophonie : communautés, écritures (ACE, EA 1796) de l’université Rennes 2 et de l’université de Bretagne occidentale.

Introduction

Table des matières

Les auteurs

URL de référence : http://pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4982